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  • La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

    Rio Tinto IOC

    La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

  • La grève à Sept-Îles  est repoussée

    Rio Tinto IOC

    Une 16 avril, 2018

    La grève à Sept-Îles est repoussée

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    Mine du lac Bloom

    Un redémarrage hâtif et très attendu

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    Nouveaux bassins d’eau au Mont-Wright

    Une 22 janvier, 2018

    Début de l’audience publique à Fermont

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    Deux nouveaux bassins à la mine du Mont-Wright

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    Santé et sécurité du travail dans les mines

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    Une 29 mai, 2017

    L’entente de principe est acceptée

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La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

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Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

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L’entente de principe est acceptée

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Rio Tinto IOC

La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

par Éric Cyr

Les membres de la section locale 9344 du Syndicat des Métallos affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires de la compagnie minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont rejeté, les 18 et 19 avril derniers, en assemblée générale la proposition d’entente de principe conclue entre l’employeur et le comité de négociations, dans une proportion de 94,4 % imitant ainsi leurs collègues du Labrador Ouest des sections locales 5795 et 6731 qui avaient fait de même, à 76,5 %, les 16 et 17 avril. Les 1300 travailleurs de Labrador City ont donc choisi de poursuivre la grève entamée le 26 mars.

Grève ou mise à pied

« Il faut voir ce rejet [des syndiqués de Sept-Îles] dans la suite logique de ce qui s’est passé avec les confrères de la mine au Labrador. Ces derniers ont eux aussi rejeté l’entente de principe et choisi de poursuivre leur grève. Nos membres n’étaient pas à l’aise dans ce contexte d’entériner un nouveau contrat de travail. De toute façon, il faut être lucide, tant qu’il n’y a pas reprise des activités au nord, il n’y a pas de boulot à transporter du minerai pour nos membres sur le chemin de fer et au port. C’est la grève ou les mises à pied pour nous », explique le coordonnateur des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Unité nord-sud

« Ce résultat doit être vu comme un geste de solidarité. Nous croyons que nous avions entre les mains une entente satisfaisante. Mais le rejet de la part des membres des autres sections locales au Labrador, dont les enjeux sont à certains égards différents des nôtres, est venu changer la donne. Nous souhaitons reprendre les négociations à la même table que nos confrères et consœurs du Labrador », fait valoir le président de la section 9344 des Métallos, Eddy Wright.

Les 305 membres de cette unité syndicale sept-îlienne ont théoriquement le droit de grève depuis le 10 avril dernier, mais ne peuvent l’exercer, faute d’entente avec l’employeur quant au niveau de services essentiels à maintenir notamment en ce qui a trait au seul lien terrestre vers Schefferville, le chemin de fer QNS&L, qui assure un service de passagers et un ravitaillement de marchandises vers l’endroit. Un arbitre fédéral doit statuer à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Le Syndicat des Métallos a annoncé, le 20 avril dernier, lors d’un rassemblement en soutien aux grévistes du Labrador, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Sept-Îles, que la minière IOC mettra à pied quelque 200 travailleurs québécois soit près du deux tiers de ses 350 employés sept-îliens à compter du 14 mai prochain. Cette information a été confirmée par la directrice des relations médias chez Rio Tinto, Claudine Gagnon, qui explique cette décision est la conséquence de la grève qui perdure à Labrador City tout en ajoutant que la compagnie est ouverte aux discussions et espère trouver des solutions rapidement.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

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Publié sur le site le 30 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La grève à Sept-Îles est repoussée

par Éric Cyr

Les syndiqués affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires à la minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles, qui ont rejeté massivement dans une proportion de 98 % les dernières offres patronales le 29 mars dernier, ne pourront pour l’instant rejoindre leurs quelque 1300 collègues grévistes à Labrador City en déclenchant eux aussi une grève parallèle. C’est que ces derniers sont assujettis aux normes du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), un tribunal quasi judiciaire indépendant, en vertu de la législation canadienne qui régit l’accréditation syndicale de la section locale 9344 des Métallos à Sept-Îles.

Selon le coordonnateur régional du Syndicat des Métallos, Nicolas Lapierre, les syndiqués et l’employeur ne se sont pas entendus sur les services essentiels à maintenir durant le conflit de travail et les deux partis devront donc se conformer à la décision de ce tribunal administratif fédéral responsable de l’interprétation et de l’application des relations de travail selon le Code canadien du travail dans le cadre d’un différend, ce qui pourrait prendre quelques semaines selon le Syndicat. C’est que les Métallos sept-îliens de la section locale 9344 relèvent de la juridiction fédérale.

Primordial pour le lac Bloom

Le chemin de fer QNS&L constitue en partie un lien terrestre essentiel pour les citoyens de Schefferville, car il assure le transport de passager et de marchandises via Transport ferroviaire Tshiuetin, mais aussi le transport du minerai de fer de la minière Tata Steel à Schefferville et de Minerai de fer Québec (MFQ). Le représentant syndical Dany Maltais parle de l’importance pour MFQ, qui vient de redémarrer les installations minières de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, de pouvoir poursuivre ses activités en utilisant ce chemin de fer pour le transport du minerai puisqu’un contrat est en vigueur avec la minière IOC à cet effet.

Des membres de l’exécutif de la section locale 9344 chez IOC à Sept-Îles, qui représente 305 adhérents, se sont récemment rendus à Labrador City pour appuyer leurs collègues grévistes du Nord et leur remettre un chèque de 25 000 $. « C’est un message d’appui à nos confrères et d’unité que nous souhaitons envoyer à l’employeur », fait valoir le président de cette unité syndicale, Eddy Wright. Les 1300 confrères du Labrador, qui travaillent à la mine, ont quant à eux déclenché une grève dans la nuit du 26 mars dernier.

« Nous ne pouvons en faire autant pour l’instant. Nous souhaitons toutefois que les négociations soient fructueuses tant pour les Métallos de Sept-Îles que pour ceux de Labrador City », fait valoir le syndicaliste Dany Maltais.

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a confié que des pourparlers ont repris pour la quatrième fois, après deux semaines de grève, le vendredi 13 avril à Sept-Îles.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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Rio Tinto IOC

Un mandat de grève fort

par Éric Cyr

Après la rupture des pourparlers au sujet du renouvellement de la convention collective à deux reprises et malgré l’intervention de deux conciliateurs nommés par deux paliers de gouvernement, un pour le Québec et un pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Syndicat des Métallos a rejeté de façon indéniable les demandes de concessions de la minière Rio Tinto IOC sur la Côte-Nord du Québec et au Labrador. Ses adhérents ont voté sans équivoque dans une très forte proportion pour un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

Action collective concertéeAprès avoir délibéré, les travailleurs employés par la minière IOC ont voté massivement pour une grève éventuelle lors d’assemblées générales qui se sont tenues à Sept-Îles et à Labrador City. Après les 1300 syndiqués de la section locale 5795 à Labrador City, qui ont adopté un mandat de grève à 99,6 %, soit presque à l’unanimité, et la section locale 6731 des employés de bureau qui ont refusé les offres à 100 % après un plébiscite, les 305 membres de la section locale 9344 à Sept-Îles, qui assurent les opérations de transport du minerai en provenance de la mine du Labrador vers le port de Sept-Îles, ont imité leurs confrères et consoeurs du Labrador en se prononçant sur les mêmes offres patronales qu’ils ont écartées dans une proportion de 99,2 %.

Solidarité et détermination

« Nos membres ont envoyé un message clair : ils sont prêts à se battre pour préserver un seul et même régime de retraite et pour protéger leur droit à des vacances. L’employeur doit en prendre acte et corriger le tir à la table de négociations », souligne le président de la section locale 9344, Eddy Wright. Le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais a pour sa part confié que les salaires ne constituent pas un enjeu majeur à l’heure actuelle et que pour l’instant, le syndicat ne souhaite pas avoir recours à la grève. L’objectif est plutôt que la partie patronale se rassoit afin de discuter de bonne foi tout en retirant ses demandes de concessions déraisonnables et que l’entreprise minière abdique ses tentatives de changer le régime actuel.

« À court terme, nous espérons une reprise des négociations. L’employeur connaît maintenant notre position. La solidarité au sein de l’unité syndicale est essentielle. Les syndiqués rejettent l’idée de créer deux sortes d’employés et sont opposés à la disparité de traitement pour les nouvelles générations de travailleurs (clauses orphelin), c’est un principe que les Métallos ont défendu avec succès dans le cadre de plusieurs négociations récentes et auquel ils ne démordront pas. Il est totalement inadmissible de tolérer un régime de retraite moins généreux à deux vitesses qui pénaliserait les nouveaux venus et hypothèquerait la postérité. Dans le même esprit à l’heure de la conciliation travail-famille, il est impensable de priver les travailleurs de vacances bien méritées. Ces demandes de concessions semblent sorties tout droit d’une autre époque et l’employeur doit y renoncer »

Au Labrador

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a pour sa part déclaré que les premières demandes de la compagnie étaient inacceptables puisqu’elles s’attaquaient à la classification d’ancienneté et proposaient la suppression d’une catégorie d’emploi en plus de vouloir amputer du deux tiers la pension de la relève. « Personne ne veut une grève. Nous ne souhaitons pas de conflit, nous voulons simplement obtenir notre juste part du gâteau. Si nous y sommes obligés, si nous n’avons pas le choix, nous n’hésiterons cependant pas à employer cette méthode. »

La dernière grève chez IOC a eu lieu du 9 mars au 23 avril 2007. Un retour à la table des négociations est prévu pour le 14 mars. L’actionnaire principal de cette minière, Rio Tinto, est aussi copropriétaire de l’aluminerie ABI de Bécancour où un lockout sévit depuis le 11 janvier dernier affectant 1030 syndiqués affiliés aux Métallos.

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Publié le 19 mars, 2018, dans la publication : Numéro 05 Volume 36

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Publié sur le site le 20 mars 2018

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Mine du lac Bloom

Un redémarrage hâtif et très attendu

par Éric Cyr

L’entreprise Champion Iron a relevé plus tôt que prévu le défi qu’elle s’était fixée par le biais de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) avec la relance des activités de la mine de fer du lac Bloom, le 16 février dernier. Le premier convoi ferroviaire contenant 16 500 tonnes métriques de concentré de fer est parti du site minier situé à proximité de Fermont, le 22 février, en direction de Sept-Îles via le chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L).

Sur les rails

Cette procession de wagons illustre que la reprise des activités de cette deuxième mine en territoire fermontois est bel et bien amorcée. La direction de l’entreprise a réussi à réaliser cet exploit tout en respectant les délais et le budget anticipé. Cette première caravane d’acier représente une étape tangible vers la réalisation du plein potentiel de la mine en vue de devenir un fournisseur majeur de minerai de fer de haute qualité sur les marchés mondiaux. La relance a été favorisée par l’optimisation du circuit de séparation destiné à améliorer concrètement le taux de récupération du minerai. La quantité transportée démontre sans équivoque que MFQ a réussi à atteindre cet objectif important.

Nouvelle ère de prospérité

Selon le président et chef de la direction de MFQ et de Champion, Michael O’Keeffe : « Le premier train représente une réalisation majeure et a été rendu possible grâce à l’engagement de tous les intervenants, y compris la communauté locale et le soutien du gouvernement [du Québec]. J’aimerais saluer l’excellent travail de tous les employés et entrepreneurs qui ont contribué à cette belle réussite. Cela confirme que nous avons été capables de produire un concentré de fer de haute teneur de qualité exceptionnelle, comme le souligne l’étude de faisabilité de la mine. De plus, non seulement nous respectons l’échéancier et le budget prévus, mais étant donné que les prix actuels du minerai de fer de 78 $ américain par tonne métrique pour une teneur de 62 % de fer sont substantiellement plus élevés que les estimations de 56 $ US que nous avons utilisées dans notre planification, nous dépassons déjà les prévisions. C’est un résultat remarquable. »

Selon le chef de l’exploitation, David Cataford, l’objectif est d’atteindre un train quotidien en partance de Fermont à compter des prochaines semaines, ce qui est réaliste puisque MFQ envisage de produire 6 millions de tonnes de minerai de fer dès cette année, plus que ce que son prédécesseur Cliffs n’a jamais produit localement. Les premiers chargements maritimes sur des minéraliers devraient être expédiés en avril prochain à partir du nouveau quai multi-usager du port de Sept-Îles. La totalité de la production annuelle de la mine a déjà trouvé preneur par le biais du géant suisse Glencore et de la nippone Sojitz qui s’en sont portés acquéreurs.

Une formule gagnante

La mine du lac Bloom est dotée d’une boucle ferroviaire comportant un tronçon de 31,9 km et d’un accès aux marchés internationaux par l’entremise d’installations ferroviaires et portuaires existantes. Elle dispose de plus de 735 wagons spécialisés pour le transport du minerai de fer et la stratégie logistique de MFQ lui assure un accès à long terme à certains des plus grands consommateurs au monde de son produit grâce à des ententes de transport avec Chemin de fer QNS&L et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) près de Sept-Îles qui entreposera sa production avant son expédition par bateaux. Les réserves de minerai de cette mine, qui pourrait devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région, sont évaluées à 411,7 millions de tonnes et son exploitation devrait s’échelonner sur une période d’une vingtaine d’années. MFQ a déjà engagé 400 professionnels du secteur minier, employés de soutien et entrepreneurs, et vise ultimement à embaucher 450 personnes au lac Bloom.

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Publié le 5 mars, 2018, dans la publication : Numéro 04 Volume 36

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Publié sur le site le 5 mars 2018

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Nouveaux bassins d’eau au Mont-Wright

Début de l’audience publique à Fermont

par Éric Cyr

La commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) mandatée par le gouvernement Couillard a tenu la première partie des séances d’audiences publiques sur le « Projet d’aménagement de nouveaux bassins d’eau de procédé et de sédimentation à la mine du Mont-Wright à Fermont » par ArcelorMittal au Centre multifonctionnel Cliffs dans le mur-écran, les 19 et 20 décembre dernier.

Première partie : s’informer

Le président du BAPE, Philippe Bourke, a nommé un président de la commission, Michel Germain, et un commissaire Georges Lanmafankpotin, qui se sont déplacés à Fermont et se sont assurés que les différents intervenants, dont certains de l’extérieur, ainsi que les membres du public souhaitant le faire, puissent s’exprimer sur le sujet à tour de rôle et obtiennent des réponses satisfaisantes à leurs questions de la part du promoteur et des personnes-ressources (spécialistes) et organismes convoqués à cet effet.

Plusieurs représentants étaient sur place notamment pour le Québec, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Le ministère de la Sécurité publique ainsi que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports ont aussi été invités mais ont choisi de répondre aux questions à distance par écrit tout comme Pêches et Océans Canada et Changement climatique Canada pour le fédéral.

Des délégués de l’entreprise minière et des instances syndicales et municipales incluant le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, ont pris part à la commission tout comme un porte-parole de la nation innue et des organismes incluant l’Association de protection de la rivière Moisie. D’autres ont participé à distance dont la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Mining Watch Canada et le Réseau québécois des groupes écologistes. Les échanges étaient filmés et diffusés en direct sur le site Internet du BAPE où ils peuvent être consultés.

Deuxième partie : s’exprimer

La seconde partie de l’audience publique débutera le 23 janvier 2018 à Fermont au même endroit pour se déplacer à Sept-Îles le lendemain. La commission recueillera alors l’opinion et les suggestions du public. Elle entendra les participants qui désirent s’exprimer sur le projet sous forme de mémoire ou de présentation verbale.

En résumé, ArcelorMittal a l’intention d’entamer la construction d’un bassin d’eau de procédé et d’un bassin de sédimentation à la mine de fer du Mont-Wright afin de permettre de stocker 825 millions de tonnes de résidus miniers jusqu’en 2045 assurant ainsi la pérennité de ses opérations minières à Fermont. Les travaux pourraient commencer dès l’été 2018 si l’autorisation est obtenue. Les coûts de l’ensemble des infrastructures du projet et de la gestion de l’eau sont estimés à 458 M $.

La documentation sur le projet est mise à la disposition de la population à la bibliothèque publique de Fermont et l’ensemble du dossier est également disponible dans le site Web du BAPE à l’adresse : www.bape.gouv.qc.ca. Vous pouvez aussi vous informer par téléphone en composant sans frais le 1 800 463-4732. Le BAPE est un organisme consultatif et neutre qui rédige un rapport public. C’est au gouvernement que revient la décision d’accorder l’autorisation d’un tel projet.

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Publié le 22 janvier, 2018, dans la publication : Numéro 01 Volume 36

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Publié sur le site le 22 janvier 2018

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Deux nouveaux bassins à la mine du Mont-Wright

Période d’information et de consultation des renseignements

par Éric Cyr

Source : Archives CMQC

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a dévoilé, le 26 septembre dernier, l’étude d’impact et l’ensemble du dossier relatif au projet d’aménagement de nouveaux bassins d’eau de procédé et de sédimentation à la mine du Mont-Wright que souhaite implanter ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) près de Fermont et qui aura une incidence sur la faune et la flore de la région en plus d’engendrer la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux. Les documents sont accessibles à la population dans le cadre de la période d’information et de consultation des renseignements par le public jusqu’au 10 novembre 2017.

La publication de l’étude d’impact par le BAPE constitue une des étapes prévues dans le processus que doit franchir le projet. Durant cette période d’information de 45 jours, tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme qui désire que le dossier soit discuté et évalué publiquement peut réclamer la tenue d’une audience publique auprès du ministre québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, en transmettant une demande écrite. Si une telle démarche est entreprise et que la revendication est considérée [Une seule requête jugée recevable (non frivole) par le ministre de l’Environnement peut justifier la tenue d’une audience publique], le ministre confiera alors au BAPE le mandat d’enquêter et de consulter la population sur le projet dans le cadre d’une audience publique à laquelle tous les citoyens et organismes peuvent participer.

Ces séances devraient normalement se dérouler à Fermont comme ce fut le cas par le passé dans d’autres dossiers. Le ministre pourrait aussi décider de confier au BAPE le mandat d’enquêter et, si les circonstances s’y prêtent, de procéder à une médiation en environnement. Ce mandat se déroule, en principe, entre la ou les personnes ayant adressé une demande d’audience publique et le promoteur du projet.

Selon une porte-parole du BAPE, Alexandra Barbeau, le BAPE ne prend pas de décisions, mais émet des recommandations au Conseil des ministres (le principal organe décisionnel du gouvernement qui est présidé par le premier ministre Philippe Couillard à qui appartient la prérogative de nommer ceux et celles qui le forment), qui prend les décisions finales.

Le projet

ArcelorMittal veut entreprendre l’aménagement de deux nouveaux réservoirs au complexe minier du Mont-Wright. Ce projet, visant à optimiser la gestion de l’eau, comprend la construction d’un bassin d’eau de procédé (bassin B+), qui aurait une superficie d’environ 3 610 000 m2, et d’un bassin de sédimentation du futur parc à résidus nord-ouest (bassin nord-ouest) d’environ 420 m2. La construction de canaux intercepteurs, de canaux d’eaux rouges et de chemins est également prévue. Le promoteur envisage de commencer les travaux de construction à l’été 2018 et ceux-ci devraient se poursuivre jusqu’en 2025. Les coûts de l’ensemble des infrastructures reliées au projet et de la gestion de l’eau jusqu’en 2045 sont estimés à 458 M$ et permettraient de poursuivre l’exploitation de la mine jusqu’à cette date.

Répercussions et mesures d’atténuation

Selon l’étude du BAPE, les principaux enjeux concernent la stabilité des sols qui peuvent entraîner des déversements accidentels, l’émission de poussières et de contaminants, ainsi que la perturbation d’habitats naturels pour la faune. En ce qui concerne le milieu physique, les activités de la mine en phase d’exploitation modifieraient le régime hydrologique et pourraient altérer la qualité de l’eau de surface surtout dans le cas d’une rupture accidentelle de digue ainsi que la qualité de l’eau souterraine dans le cas de contamination dans le sol. Afin de limiter ces risques, ArcelorMittal prévoit réaliser des inspections périodiques et, en cas d’accident, restaurer le milieu naturel.

Pour le milieu biologique, le projet engendrerait la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux, causant une perte de l’habitat du poisson sur une superficie de 104 hectares (ha) et l’empiétement sur 205,9 ha de milieux humides. Le promoteur propose la restauration de près de 92 ha d’habitat du poisson et la création ou la restauration de 91,1 ha de nouveaux milieux humides dans le secteur de l’ancien site minier du lac Jeannine. Le projet impliquerait également des pertes d’habitats pour la faune aviaire (oiseaux) et pour certains mammifères (incluant le gros gibier). Selon l’étude d’impact, le déboisement se ferait en dehors des périodes de nidification afin d’empêcher la destruction de nids. Sur le plan humain, les activités de construction et d’exploitation pourraient modifier le climat sonore et la qualité de l’air pour les villégiateurs et les utilisateurs du territoire.

Consultation des documents

Les citoyens peuvent se renseigner en consultant l’étude d’impact réalisée par le promoteur et les autres documents décrivant le projet et, entre autres, ses répercussions sur l’environnement jusqu’au 10 novembre prochain aux endroits suivants : bibliothèque publique de Fermont, 10, rue le Carrefour et Conseil de la Nation innue de Matimekush-Lac John, 170, Pearce Lake, Schefferville. L’ensemble du dossier est aussi disponible sur le site internet du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca sous la rubrique « Mandats en cours » et au bureau du BAPE à Québec au 575, rue Jacques Parizeau, bureau 2.10 ainsi qu’à Montréal à la bibliothèque des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Pavillon Hubert-Aquin, au 400, rue Sainte-Catherine Est.

Les personnes désireuses d’obtenir plus de renseignements peuvent communiquer avec Alexandra Barbeau au 418 643-7447 ou sans frais au 1 800 463-4732 poste 532 ou par courriel à l’adresse suivante : bassins-mont-wright@bape.gouv.qc.ca

Comment requérir une audience publique

Toute personne, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire une demande d’audience publique. Le demandeur décrit les motifs de sa requête et son intérêt par rapport au milieu touché par les mesures proposées. La demande doit être faite par écrit et transmise au plus tard le dernier jour de la période d’information et de consultation du dossier par le public soit le 10 novembre 2017. La demande comprend les coordonnées complètes et est acheminée par la poste au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Édifice Marie-Guyart, 30e étage, 675 boulevard René-Lévesque Est, Québec (Québec) G1R 5V7.

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Publié le 9 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 16 Volume 35

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Publié sur le site le 11 octobre 2017

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Santé et sécurité du travail dans les mines

Prise de bec avec l’Association minière du Québec

par Éric Cyr

Le Syndicat des Métallos et l’Association minière du Québec (AMQ) sont en désaccord concernant les conditions de travail et la sécurité des travailleurs dans le secteur minier québécois. Une rupture qui aurait été initiée par l’AMQ a contribué à une recrudescence des accidents mortels (deux à ce jour en 2017) et avec blessés graves dans le domaine minier au Québec depuis le début de l’année.

À couteaux tirés

Le Syndicat des Métallos déplore le fait que des gens meurent pendant que les minières boudent les comités de prévention. « L’AMQ et les minières doivent cesser les enfantillages et collaborer pour la santé et sécurité du travail (SST). » Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau est cinglant : « Le carnage doit cesser dans les mines du Québec! Les minières doivent mettre fin à leur boycottage des comités de travail de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui dure depuis près d’un an et travailler sérieusement à améliorer la santé et la sécurité dans les mines. La ministre [québécoise] du Travail doit aussi mettre son poids dans la balance pour qu’il y ait un vrai coup de barre [en la matière]. » C’est le message lancé au lendemain d’un second décès dans les mines au Québec depuis le début de l’année et qui est appuyé par la majorité des présidents de sections locales du secteur minier de partout au Québec.

Mauvaise foi des minières

Voilà maintenant près d’un an que les sous-comités de travail de la CNESST n’ont pu se réunir faute de participation des représentants des minières, vraisemblablement à cause d’un mot d’ordre de l’AMQ. Cette abstention coïncide avec une ordonnance de la CNESST de cesser le travail de soutirage minier (le fait de retirer du minerai), lorsque des charges explosives sont installées ou prêtes à être déclenchées. « La CNESST est au courant, la ministre du Travail aussi, nous lui avons écrit en mai pour lui demander d’intervenir. Maintenant, l’hécatombe se poursuit et nous sentons que les minières ne sont plus du tout en mode prévention. Elles rejettent le modèle de comités paritaires qui a pourtant permis de faire des avancées majeures depuis 30 ans dans le secteur minier », fait valoir le syndicaliste. Un point de presse destiné à dénoncer la situation problématique s’est tenu devant le siège social de l’AMQ, qui représente les minières du Québec.

« Tout est paralysé en matière de prévention et d’élaboration de plan d’action en santé et sécurité du travail. Nous dénonçons l’AMQ, ce lobby des minières, ce syndicat des boss, qui semble avoir donné un mot d’ordre de bouder les comités de la CNESST parce qu’ils ne sont pas d’accord avec une ordonnance. Ils se livrent à des avocasseries et des enfantillages alors que des vies de travailleurs sont en jeu. On sent un relâchement en matière de santé et de sécurité au cours des dernières années. Les mines ont déjà été beaucoup plus meurtrières, le bilan s’était amélioré dans les 40 dernières années grâce à la prévention qui se fait en partenariat entre les employeurs et les représentants des travailleurs. Il ne faut pas revenir en arrière. La situation doit être redressée rapidement », s’est exclamé Alain Croteau.

Le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre abonde dans le même sens et déplore que l’AMQ boude ces outils essentiels à la santé et sécurité des travailleurs à cause d’un dossier en litige devant le tribunal administratif du travail mettant ainsi les bâtons dans les roues à de nouvelles mesures de prévention destinées à favoriser une réglementation efficace s’adaptant aux réalités du monde minier qui pourrait éviter de graves accidents et sauver des vies. « On ne veut pas revenir au Far West. Nous avons sommé le gouvernement du Québec et la CNESST à forcer l’AMQ à revenir participer aux travaux des sous-comités. »

Sur la défensive

L’AMQ déplore quant à elle la sortie publique des Métallos qui laisse planer le doute sur le sujet. Selon la présidente-directrice générale de l’AMQ, Josée Méthot : « Jamais, au grand jamais, les entreprises minières ne mettront en danger leurs travailleurs. Leur santé et leur sécurité passent avant tout, ça doit être clair. » Cette dernière précise que grâce aux efforts déployés chaque jour en prévention, le bilan en santé et sécurité du travail (SST) s’améliore continuellement. « La SST est l’affaire de tous dans les mines, peu importe le niveau hiérarchique. Le dévouement de tous les travailleurs et des gestionnaires a permis de diminuer de 22 % la fréquence des accidents dans les mines souterraines au cours des six premiers mois de 2017, comparativement à la même période en 2016. » Mme Méthot poursuit en expliquant que les accidents diminuent parce que la vigilance est à son maximum et que rien n’est plus prioritaire que d’offrir un milieu de travail sécuritaire. « C’est faux de dire le contraire »,  soutient-elle. « Pour l’AMQ, il est clair que l’industrie minière, comme tous les secteurs d’activité, n’est pas à l’abri [d’incidents malheureux] » SIC. « Oui, des accidents surviennent sur les sites miniers malgré toutes les actions que l’industrie met en place. Ce qu’il faut faire et ce qu’on fait d’ailleurs, c’est de s’assurer de [limiter les risques au minimum] SIC et de travailler en collaboration pour conserver le bilan fort enviable de l’industrie minière en matière de SST », a conclu Mme Méthot.

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Publié le 25 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 15 Volume 35

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Publié sur le site le 25 septembre 2017

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Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

par Éric Cyr

La compagnie Champion a annoncé, le 28 août dernier, qu’elle a obtenu un engagement de financement conditionnel de 25 millions de dollars américains (environ 31 M $ canadiens) avec l’entreprise mondiale anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières Glencore International AG, un chef de file intégré dans la production et la commercialisation de produits de base, pour la vente non effectuée par l’entremise d’un courtier par voie d’un placement privé d’une débenture (titre d’emprunt émis uniquement garanti par la réputation de l’emprunteur) non garantie subordonnée assortie d’une clause de convention obligatoire.

L’engagement de financement est conclu dans le cadre de la relance de l’exploitation de la mine de fer du lac Bloom de la filiale de Champion, Minerai de fer Québec (MFQ), située à proximité de Fermont. Il est aussi prévu dans cette entente que MFQ et Glencore concluront un accord d’approvisionnement « off-take » dont les modalités sont fixes pour une durée de dix ans. Un contrat d,approvisionnement similaire a déjà été conclu avec la société japonaise Sojitz. Champion annonce donc qu’elle réduit la taille prévue de son placement public déjà annoncé de reçus de souscription d’environ 50 M $ à un maximum de 20 M $ canadiens.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu les services de mise en marché et le soutien financier de Glencore, une contribution importante à nos efforts pour réunir les capitaux dont nous avons besoin. Cet engagement financier marque une autre étape importante pour la mine du lac Bloom qui nous garantit un réel accès à long terme aux marchés alors que la demande est forte pour le minerai de fer de qualité supérieure de cette mine », a déclaré le président du conseil et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe.

À propos de Glencore

Glencore est l’une des plus importantes sociétés multinationales de ressources naturelles diversifiées dans le monde et un grand producteur et distributeur de plus de 90 produits de base. Le groupe exploite environ 150 sites miniers et métallurgiques, des actifs de production pétrolière et des installations agricoles. Les activités industrielles et commerciales de Glencore s’appuient sur un réseau mondial qui est actif dans plus de 50 pays.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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Tacora Resources

Nouveau propriétaire pour la mine Scully

par Éric Cyr

L’entreprise américaine Tacora Resources a reçu les autorisations gouvernementales nécessaires pour l’achat de la mine Scully située à Wabush. La Cour supérieure du Québec a donné son aval à cette transaction qui s’élève à plus de 2 millions de dollars dont une garantie de 750 000 $ a déjà été versée. Cela devrait redonner un second souffle à cette petite municipalité monoindustrielle du Labrador qui voguait depuis trois ans dans l’incertitude depuis que Cliffs ressources naturelles avait fermé le site minier en 2014, tout comme celui de la mine du lac Bloom en sol québécois qui avait subi le même sort en raison de la hausse des coûts de production.

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador se réjouit de cette annonce qui constitue une étape importante en vue de la réouverture de la mine selon la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, qui entend poursuivre les efforts nécessaires à sa concrétisation. La remise en service de ces infrastructures contribuera à insuffler une plus grande vitalité à la région, mais aussi à la Côte-Nord dont l’économie est intimement liée à celle du Nord québécois et du Labrador. Bien que l’usine de bouletage de Pointe-Noire près de Sept-Îles ne fasse pas partie de cette entente, ses tentacules s’étendent tout de même sur la Côte-Nord puisque la nouvelle entité prévoit produire au départ du concentré de minerai de fer qui devrait être, selon toute logique, transporté par le chemin de fer QNS&L avant d’être expédié sur les marchés internationaux via le nouveau quai multiusager du port de Sept-Îles.

Le phénix renaît de ses cendres

En vertu de la proposition d’achat approuvée par la Cour, la compagnie qui s’est portée acquéreur des installations devra respecter les obligations environnementales dont la défunte Cliffs était responsable avant la transaction selon la loi sur les mines (Mining Act). Tacora envisage d’accumuler le financement nécessaire au redémarrage des installations avant de réaliser une étude de faisabilité dès cette année. Le député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui s’est activement impliqué afin de faire progresser le dossier accueille favorablement cette annonce dont la conclusion s’avérera certainement bénéfique à la collectivité qu’il représente. Il s’attend de plus à ce que Tacora présente sous peu un plan d’affaires incluant un échéancier de l’évolution des travaux. Un porte-parole du syndicat des Métallos/Steelworkers de l’Atlantique au Labrador, Euclide Haché, explique que des consultations publiques se sont tenues à Wabush les 14 et 15 août derniers afin de présenter les visées de l’entreprise minière aux représentants syndicaux de la section locale 6285 et aux anciens travailleurs avec qui une convention collective de cinq ans a récemment été signée en juin 2017. « Cette aventure minière audacieuse représente un nouvel essor pour les travailleurs du secteur qui pourront éviter l’exil en profitant de la création d’emplois locaux. Ça signifie de l’ouvrage bien rémunéré qui pourrait s’échelonner sur plusieurs années » confie le syndicaliste acadien qui anticipe un redémarrage des opérations dès l’an prochain.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

par Éric Cyr

Champion ne cesse de multiplier les bonnes nouvelles, un tremplin pour la mine du lac Bloom près de Fermont qui appartient à sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ). En mai dernier, MFQ avait annoncé que la société nippone (japonaise) Sojitz achèterait 40 % de la production de la mine en plus de prêter 20 M $. Après une entente de transport ferroviaire avec la société de chemin de fer QNS&L, en juin dernier, voilà maintenant que Champion a confirmé en juillet s’être entendue avec le port de Sept-Îles pour régler le différend entourant le paiement de sa part pour la construction du quai multiusager qui sera utilisé pour l’expédition de sa marchandise après avoir réuni via sa succursale des prêts de 180 millions de dollars américains dont 100 M $ US provenant de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le bas de laine des Québécois.

Le contenu de l’entente avec le port de Sept-Îles est confidentiel, mais celui-ci pourra toucher 20 M $ canadiens dont 6 M $ ont déjà été versés. En vertu de cet accord, Champion s’engage a régler le solde à la suite d’un financement par actions. Il faut dire que l’État québécois pourrait injecter jusqu’à 52,7 M $ soit plus du double de son engagement actuel dans le projet de relance de la mine du lac Bloom qui vient de franchir un pas de géant vers son redémarrage. La CDPQ et la financière Sprott ont garanti un financement de 180 M $ US (230 M $ canadiens) à Minerai de fer Québec propriétaire du site minier. Pour compléter le montage financier estimé à 327 M $, la société minière compte lever 45 M $ des 72 M $ qui doivent encore être amassés. Afin de conserver sa participation de 36,8 % dans la mine, le fonds Capital Mines Hydrocarbures géré par Investissement Québec (IQ) a signifié son intention de verser les 27 M $ manquants. Selon une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, c’est un projet qui va bien, qui n’a pas de problème à réunir de l’argent.

Le bas de laine des Québécois, qui reçoit 21 millions de bons de souscription, a consenti un prêt subordonné de 100 M $ US sur sept ans à un taux établi, sauf pour la première année, en fonction des prix du fer en expliquant que cette transaction s’inscrivait dans sa stratégie visant à épauler les compagnies minières québécoises. Du côté de Sprott, il s’agit d’un prêt prioritaire de 80 M $ US sur cinq ans. Selon le chef des opérations et vice-président à l’ingénierie de Champion, David Cataford, la quantité de capitaux nécessaires pour le redémarrage a été réduite de beaucoup et les sommes recueillies à l’heure actuelle permettent d’envisager une relance des activités au début de l’année 2018. Il reste selon ce dernier à sécuriser une portion en capitaux propres et ensuite l’entreprise devrait être en mesure d’annoncer un démarrage officiel.

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Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

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Publié sur le site le 28 août 2017

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Rio Tinto IOC

Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

par Éric Cyr

Source photo : CBC

La minière Rio Tinto IOC a officiellement entamé cet été les travaux de préparation de son projet d’exploitation de la fosse Wabush 3 à Labrador City en mobilisant les employés et les équipements nécessaires lors de son lancement le 22 juin dernier. Cette expansion, qui nécessite des investissements de 79 millions de dollars, prolongera la durée de vie de la mine, permettra de produire davantage de concentrés et de boulettes de fer de haute qualité tout en maximisant l’utilisation des infrastructures existantes. Le nouvel aménagement qui favorisera une réduction des coûts d’exploitation nécessitera cependant d’adopter des mesures pour minimiser son impact sur le territoire impliquant le déménagement de poissons et la réalisation de nouveaux sentiers de ski.

Le chef des opérations de la compagnie, Thierry Martel, explique que ces mesures additionnelles visent à exercer les opérations tout en assurant la sécurité des citoyens et en préservant leur utilisation récréative du territoire. Le président et chef de la direction d’IOC, Clayton Walker, confie pour sa part : « Chez IOC, le développement durable à long terme nous tient à cœur et Wabush 3 est un projet important pour la communauté de Labrador Ouest qui nous aidera à renforcer la durabilité de nos opérations qui profiteront aux générations futures dans la région. Nous sommes très heureux de la forte mobilisation de nos employés, entrepreneurs et parties prenantes à l’égard de ce projet et nous sommes tous ravis de voir les travaux débuter. »

Assurer l’avenir

Le nouveau puits de Wabush 3, dont le minerai de fer est à la surface donc plus facilement accessible et qui contient peu de contaminants ce qui favorise une qualité plus constante, jouxtera la mine actuelle et permettra à IOC de grandement renforcer la durabilité de ses activités en lui fournissant une source additionnelle de minerai de fer. Le contrat visant les travaux de terrassement préliminaires pour la construction du puits a été accordé en sous-traitance à Dexter Mining, une entreprise du Labrador Ouest qui emploiera environ 70 employés tout au long des travaux de développement. Un représentant du syndicat des Métallos/Steelworkers au Labrador, Euclide Haché, précise que c’est un sous-traitant qui s’occupe de l’aspect du développement, mais que ce sont les travailleurs de la section locale 5795 à Labrador City qui prendront le relais et qui vont se charger par la suite de la production qui devrait passer de 18 à 23 millions de tonnes de fer annuellement au second trimestre de 2018 grâce à cet ajout situé à côté de la mine actuelle qui existe depuis 1962. « Ce nouvel apport constitue une garantie pour l’avenir. »

L’IOC aménagera une partie des sentiers de ski de fond du club Menihek Nordic à Labrador City pour remplacer ceux qui devront être fermés et dotera le centre de ski alpin Smokey Mountain d’un nouveau remonte-pente situé plus loin des activités minières anticipées en plus de procéder à une compensation des habitats de poissons qui vivent dans deux lacs près de la fosse.

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Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

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Publié sur le site le 28 août 2017

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Mine Scully

Nouvel élan pour Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Panoramio

Une entreprise du Minnesota aux États-Unis lorgne du côté de Wabush au Labrador et envisage une véritable relance de la mine Scully, qui faisait partie des activités des anciennes installations de Cliffs ressources naturelles, de Mines Wabush. Tacora Resources souhaite redémarrer cette mine inactive, ce qui redonne espoir aux résidents de cette localité qui vivent des moments difficiles depuis que la défunte Cliffs a déclaré faillite en 2014, en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer.

Selon le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Tacora a conclu une entente pour l’achat de Mines Wabush. Un communiqué de presse de la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, indique que la compagnie américaine de Grand Rapids a signé une convention d’achat d’actifs selon la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mais précise que Cliffs a cependant toujours l’obligation financière et la responsabilité d’assurer la restauration du site et l’assainissement environnemental même après la vente de la mine. « Nous sommes heureux de constater que le contrat d’achat tient compte de ces facteurs et que Tacora s’engage à fournir une assurance financière de remplacement. » La ministre provinciale libérale poursuit : « Nous avons hâte que cette transaction entre Cliffs et Tacora se concrétise de façon fructueuse dans un avenir rapproché. » Mme Coady a tenu à souligner le travail du député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui a aussi participé aux discussions en sa compagnie.

Lumière au bout du tunnel

Le directeur des Métallos pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, Marty Warren, confie : « Trois longues années se sont écoulées depuis la fermeture de la mine Scully, et plusieurs craignaient qu’elle ne soit abandonnée définitivement, mais nous travaillons sans relâche depuis 2014 afin de trouver un acheteur et de rapporter les emplois dans la région. Nous sommes prudemment optimistes quant aux avantages potentiels pour la communauté du plan de réouverture de la mine proposé par Tacora. »

Un duel pour Wabush

L’entreprise Tacora, qui pourrait tirer jusqu’à 25 années additionnelles de production avec la mise au point d’un procédé de séparation du fer et du manganèse, prévoit vendre ces deux métaux, mais reste toutefois discrète ne souhaitant pas en dévoiler davantage sur ses projets envisagés au Labrador peut-être parce qu’un autre joueur, bien que presque dorénavant écarté, Alderon, a également déposé une offre de un million de dollars pour cette même mine. Alderon souhaite simplement transformer celle-ci en dépôt pour les matières stériles afin de l’inclure dans son projet de mine de fer Kami entre Fermont et Labrador City, ce qui contribuerait à réduire considérablement ses coûts d’implantation de près de 400 millions de dollars, mais qui serait beaucoup moins intéressant en matière de création d’emplois sur place et qui rebute une majorité d’intervenants du milieu dont ceux du mouvement syndical qui souhaitent plutôt une nouvelle impulsion. C’est un maigre montant si l’on considère que selon l’adjoint au directeur du district 6 du syndicat des Métallos/Steelworkers, Tony DePaulo, les discussions entre Tacora et Cliffs s’orienteraient actuellement sur les 50 millions de dollars que Cliffs a du verser en cautionnement pour la protection de l’environnement sur le site.

« Je crois que Tacora veut faire valoir que Cliffs ne devrait pas récupérer la totalité de cet argent puisque cette entreprise a contribué à la destruction de l’environnement. Tacora devrait pouvoir conserver une partie de cette somme. »

De bon augure

La proposition de réouverture de la mine, qui créera jusqu’à 300 emplois une fois la pleine production atteinte, a exigé la négociation d’une nouvelle convention collective et Tacora Resources a récemment conclu un contrat de travail de cinq ans avec ses employés affiliés aux Métallos qui tient compte de l’éventuel redémarrage de cette mine au Labrador. Selon le syndicat, Tacora a l’intention de racheter les installations, mais son offre doit au préalable être acceptée par le tribunal dans le cadre du processus de restructuration de Cliffs qui se poursuit. M. DePaulo, qui a mené les pourparlers syndicaux, se dit emballé par la possibilité d’un tel scénario et confie qu’une rencontre à cet effet est d’ailleurs prévue d’ici la fin du mois pour préparer le terrain pour une hypothétique reprise des activités qui est anticipée en juin 2018.

« Nous sommes ravis [de la convention collective quinquennale]. Le plan mis de l’avant par Tacora promet de nouveaux emplois pour les familles de Wabush et un élan économique pour la communauté. Nous sommes impatients de voir la réouverture de la mine Scully aussi rapidement que possible au bénéfice de toute la région. »

À l’époque de sa fermeture, le complexe minier de Wabush constituait la troisième exploitation de minerai de fer en importance au Canada avec 6 millions de tonnes produites annuellement et 500 travailleurs avaient alors perdu leur emploi.

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Publié le 26 juin, 2017, dans la publication : Numéro 12 Volume 35

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Publié sur le site le 26 juin 2017

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Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

par Éric Cyr

Le gouvernement du Québec attribue une aide financière de 5,2 millions de dollars à l’entreprise Minerai de fer Québec, une filiale de Champion, pour deux projets de conversion énergétique à la mine du lac Bloom, à proximité de Fermont. Cette contribution provient du Fonds vert et s’inscrit dans le cadre du programme ÉcoPerformance découlant du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord et de la Côte-Nord, Pierre Arcand, qui en a fait l’annonce à la mine du lac Bloom, le 5 juin dernier, en compagnie du président-directeur général (PDG) de Champion, Michael O’Keeffe et du maire de Fermont.

Description des projets

Le premier projet vise le remplacement d’une chaudière vapeur fonctionnant au mazout léger par une chaudière vapeur à électrode dans la chaufferie principale de l’usine. La nouvelle chaudière permettra de répondre à une portion importante de la demande de vapeur de procédé ainsi qu’à des besoins de chauffage en mi-saison. Le passage au chauffage électrique permettra non seulement de diminuer la consommation de mazout liée aux activités de la mine, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale et les coûts de fonctionnement. Le second projet consiste à mettre en place un convoyeur aérien destiné au transport du minerai. Le minerai extrait était  historiquement acheminé par des camions de 240 tonnes de capacité jusqu’au concasseur et ensuite transporté sur un convoyeur vers le site de stockage. Le nouveau convoyeur aérien permettra de réduire considérablement le recours aux camions pour le transport du minerai permettant ainsi de réduire la production de gaz à effet de serre. Ces conversions énergétiques permettront donc de diminuer les émissions gazeuses nocives à la couche d’ozone de 19 689 tonnes de C02 par année, soit l’équivalent du retrait de près de 5 800 véhicules légers des routes annuellement.

Transformer le portrait de l’énergie au Québec

Le ministre Arcand a expliqué aux quelques journalistes et aux travailleurs attentifs réunis sur place que :

« Avec la politique énergétique 2030, notre gouvernement s’est fixé des cibles ambitieuses en ce qui a trait à l’utilisation d’énergies moins dommageables pour l’environnement ainsi qu’à l’efficacité avec laquelle nous les utilisons. C’est en soutenant des entreprises comme Minerai de fer Québec, qui participe déjà pleinement à notre transition énergétique, que nous parviendrons à développer et à moderniser l’économie du Québec. »

« It’s on with the show »

Le PDG de Champion, M. O’Keefe, s’exprimant en anglais s’est aussi adressé à l’auditoire : « Cette annonce s’inscrit dans un vaste plan pour rendre nos installations plus performantes et moins énergivores afin de réduire au maximum notre empreinte écologique. Notre objectif est de redémarrer cette mine à fort potentiel dans l’intérêt des communautés locales et autochtones, dans le respect de l’environnement et avec la complicité d’un partenaire de la première heure, le gouvernement du Québec. » Selon le directeur de projet, l’ingénieur Alexandre Belleau (à gauche sur la photo) : « On mobilise les travailleurs au fur et à mesure des besoins. Ça va bien, les planètes s’alignent. »

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

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Publié sur le site le 12 juin 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

par Éric Cyr

Une nouvelle injection financière de 40 millions de dollars, dont 11,2 millions en provenance de Québec, permettra à Minerai de fer Québec, une filiale de la compagnie Champion, de garnir ses coffres et de poursuivre son élan vers le redémarrage des installations de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont. De plus, une entente a été signée avec la société nipponne Sojitz Corporation, une importante maison de commerce établie à Tokyo au Japon, garantissant qu’elle achètera 40 % de la production future de la mine.

Soutien financier

Champion a annoncé, le 18 mai dernier, qu’elle était parvenue à réunir les sommes nécessaires à la réalisation de la première phase des travaux préparatoires à la relance des activités de la mine dont la mise à niveau de son site prévue pour l’été. Déjà copropriétaire de la mine, le gouvernement du Québec allonge un investissement de 5,2 millions $ additionnels par le biais du fonds Capital Mines Hydrocarbures. Ressources Québec accorde pour sa part un prêt supplémentaire de 6 millions $. Champion débourse aussi 8,8 millions $ alors que la moitié du montage financier provient de la multinationale japonaise Sojitz avec qui la minière a scellé une entente pour un prêt de 20 millions $. Le géant japonais achètera le fer de la mine du lac Bloom pour le revendre à des aciéristes de haute qualité au Japon. Le contrat d’approvisionnement prévoit que Sojitz se portera acquéreur de 3 millions de tonnes de minerai de fer par année dès la reprise de l’exploitation, envisagée pour la première moitié de 2018.

Ces nouveaux ajouts pécuniaires vont permettre de procéder durant l’été à l’amélioration du système de gestion du parc à résidus et du circuit de récupération de minerai. « Ce qu’on fait dans le fond, c’est qu’on va utiliser un système de pompage des résidus au lieu d’utiliser des équipements de chargement et des camions qui étaient opérés au diésel », souligne le chef des opérations à Minerai de fer Québec, David Cataford qui précise que ce système fonctionnera à l’électricité. Les appels d’offre devraient être lancés d’ici peu. M. Cataford se réjouit des nouveaux investissements. Selon ce dernier, il fallait avoir les fonds avant le mois de juin pour être en mesure de commencer ces travaux-là et profiter de la saison estivale à Fermont.

La minière espère toujours amasser une cagnotte de 327 millions $ pour relancer les activités sur place. Depuis mars dernier, quelque 80 millions $ « ont été sécurisés » selon M. Cataford qui assure que le processus va bien et qu’il existe de l’intérêt pour le projet. Actuellement, il est impossible de savoir si Québec investira à nouveau.

« Le gouvernement est directement notre partenaire, mais on travaille aussi avec d’autres investisseurs pour attacher le projet ».

Un total de 55 travailleurs est actuellement à pied d’œuvre à la mine du lac Bloom, mais ce nombre devrait passer à 400 travailleurs d’ici les prochaines semaines au cœur des travaux prévus cet été.

Champion qui avait profité de la liquidation légale de Cliffs ressources naturelles pour mettre la main sur la mine du lac Bloom est devenu, en avril dernier, l’un des premiers partenaires de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, la société en commandite formée par la Société du Plan Nord avec l’achat par l’État des actifs stratégiques de Cliffs à Sept-Îles. Champion doit cependant encore 19,6 millions $ au Port de Sept-Îles et ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations qui devaient atteindre 25 millions $. L’entreprise est l’un des cinq partenaires privés du quai multiusager dans le secteur de Pointe-Noire (une méga infrastructure qui devrait permettre à Champion d’économiser 30 à 40 % du coût d’expédition vers les marchés étrangers) construit au coût de 220 millions $ et financé à moitié par l’industrie minière dont Champion. Le Port, qui traverse des années difficiles (puisque Cliffs occupait 40 % du chiffre d’affaires du Port avec un volume annuel oscillant autour de 9 millions de tonnes), souhaite un dénouement fructueux et espère en arriver à une solution. Le Port avait d’ailleurs initié en 2016 une démarche d’arbitrage pour régler le litige alors que Champion n’avait effectué qu’un seul versement de 6 millions $ pour la construction du quai livré en 2015. L’arrêt des activités de la mine du lac Bloom en 2014 avait renvoyé à la maison quelque 600 travailleurs.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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Publié sur le site le 30 mai 2017

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Métallos/ArcelorMittal

L’entente de principe est acceptée

par Éric Cyr

Source photo : Serge Côté

La grève a finalement été évitée aux installations minières de la multinationale ArcelorMittal sur la Côte-Nord à la suite de l’adoption d’une entente de principe survenue avec l’employeur, en marge  d’un blitz de pourparlers et d’un vote subséquent, le 11 mai dernier. La majorité des quelque 2 000 travailleurs a penché en faveur de l’accord qui met fin aux négociations de la nouvelle convention collective qui durait depuis janvier 2017.

Le rythme de croisière est reparti

Les discussions ont été difficiles alors que les syndiqués avaient massivement rejeté la dernière offre patronale et menaçaient de déclencher la grève si aucune entente ne survenait après 72 heures. C’est à ce moment que l’entreprise a fait appel à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pour tenter de dénouer l’impasse. Les partis ont fini par trouver dans un intérêt commun un terrain fertile à un rapprochement. Le comité de négociations a recommandé à ses membres de voter favorablement pour l’adoption de l’entente. « Nous pensons avoir ce qu’il faut pour un règlement en fonction des mandats qui nous ont été confiés. » Le nouveau contrat de travail de quatre années comprend des augmentations salariales annuelles variant entre 2,2 et 3 %. Le coordonnateur régional du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se réjouit du résultat du scrutin. Il estime que les syndiqués ont obtenu des gains substantiels concernant principalement le régime de retraite puisque le contrat confirme le maintien d’un même régime de retraite pour tous les travailleurs, les assurances et la parité salariale progressive pour les travailleurs de la mine de Fire Lake qui rejoindront le salaire de ceux de la mine du Mont-Wright d’ici 2020. Le principal enjeu selon lui consistait à rétablir la situation et éviter les disparités de traitement.

« Les conditions doivent être les mêmes pour tous les syndiqués. On partait de loin pour les relations de travail. Nous avions la ferme volonté de tout rédiger alors que l’employeur ne voulait rien par écrit. Il fallait trouver un juste équilibre et rétablir le respect mutuel. Le climat de confiance est dorénavant rétabli. On se remet en selle pour quatre ans avec une entente de principe manifestement satisfaisante. »

Paix sociale pour quatre ans

Le géant mondial de l’acier a reculé sur sa volonté de faire disparaître le régime de retraite à prestations déterminées pour les nouveaux employés et a aussi retiré toutes ses demandes concernant la mobilité de la main-d’œuvre. ArcelorMittal souhaitait signer pour une période de six ans, mais les Métallos ont insisté pour limiter l’arrangement à quatre ans. « On ne voulait pas s’embarquer dans une longue convention. Ça n’a pas été facile au cours des six dernières années. On ne souhaitait pas étirer la prochaine rencontre à la table de négociations et régler nos problèmes seulement dans six ans. » ArcelorMittal a simplement réitéré qu’elle souhaitait en arriver à une entente « gagnante-gagnante ».

L’acceptation du contrat permettra également le rapatriement des emplois accordés au préalable en sous-traitance notamment au Mont-Wright et à Fermont. La mairesse de Port-Cartier, Violaine Doyle est soulagée du dénouement et heureuse de la paix sociale qui va s’installer pour les quatre prochaines années.

Les résultats dans les cinq sections syndicales locales de Fermont, Fire Lake et Port-Cartier varient entre 57,9 % et 94,7 %. Contrairement à ce qui avait été véhiculé au départ, le résultat du vote de la section locale 5778 à Fermont, Fire Lake et Gagnon n’est pas de 73 %, mais plutôt de 57,9 %. Une erreur de calcul était survenue et a été rectifiée par la suite.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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Publié sur le site le 30 mai 2017

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