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  • Côte-Nord

  • Deux hommages  s’ajoutent pour un  Fermontois  d’exception

    Cancer Fermont célébré à nouveau

    Une 23 août, 2021

    Deux hommages s’ajoutent pour un Fermontois d’exception

  • Un prolongement qui se prolonge…

    Route 138

    Un prolongement qui se prolonge…

  • Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

    Fin de la grève chez ArcelorMittal

    Une 21 juin, 2021

    Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

  • Des négociations au point mort

    ArcelorMittal

    Des négociations au point mort

  • La solidarité syndicale dépasse les frontières

    Grève chez ArcelorMittal

    La solidarité syndicale dépasse les frontières

  • La grève est déclenchée…

    ArcelorMittal

    Une 24 mai, 2021

    La grève est déclenchée…

  • Le vent dans les voiles sur la Côte-Nord

    Infrastructures portuaires

    Le vent dans les voiles sur la Côte-Nord

  • Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

    Commémoration du 28 avril

    Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

  • Hommage aux victimes d’accidents de travail

    Jour de recueillement

    Hommage aux victimes d’accidents de travail

  • Autre retour en zone orange pour la  Côte-Nord

    Pandémie

    Autre retour en zone orange pour la Côte-Nord

  • Des travaux attendus depuis des décennies

    Réfection de la route 389

    Des travaux attendus depuis des décennies

  • Tranquillement, le prolongement  va de l’avant

    Route 138

    Une 26 avril, 2021

    Tranquillement, le prolongement va de l’avant

  • Une décennie bien remplie !

    Taïga Carnaval

    Une 29 mars, 2021

    Une décennie bien remplie !

  • Un Fermontois prend les rênes

    Assemblée des MRC de la Côte-Nord

    Un Fermontois prend les rênes

  • Mesures renforcées entre la Côte-Nord et Terre-Neuve-et-Labrador

    Pandémie

    Mesures renforcées entre la Côte-Nord et Terre-Neuve-et-Labrador

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Côte-Nord

Deux hommages  s’ajoutent pour un  Fermontois  d’exception

Cancer Fermont célébré à nouveau

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Un prolongement qui se prolonge…

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Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

Fin de la grève chez ArcelorMittal

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Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

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Hommage aux victimes d’accidents de travail

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Hommage aux victimes d’accidents de travail

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Cancer Fermont célébré à nouveau

Deux hommages s’ajoutent pour un Fermontois d’exception

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Qui ne connaît pas monsieur Denis Grenier ? Si vous habitez la région, vous avez certainement croisé cet homme passionné ou à tout le moins entendu parler de lui. Le président fondateur de l’organisme caritatif Cancer Fermont, qui entamera bientôt sa 16e année au service des personnes atteintes du cancer et leurs proches localement, fait preuve de détermination, de persévérance et de ténacité en consacrant temps et énergie à cette cause qui lui tient particulièrement à cœur.

Ce bénévole infatigable, dont la motivation première, après son travail à la mine de fer du Lac Bloom, est de venir en aide à cette clientèle, récolte deux autres prestigieux prix qui s’ajoutent à une impressionnante liste bien méritée.

Reconnaissance marquée

M. Grenier est lauréat de la 24e édition des prix Hommage bénévolat-Québec 2021, qui reconnaissent l’apport considérable de personnes et d’organismes bénévoles partout au Québec. Sa candidature qui a été soumise par ses pairs a été confirmée pour la Côte-Nord dans la catégorie bénévole 36 ans et plus par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, le 17 juin dernier. Cette reconnaissance lui sera remise pour son remarquable engagement social et sa contribution à l’amélioration de la qualité de vie dans son milieu. Cet honneur décerné par le gouvernement du Québec a été immédiatement suivi d’un autre. En effet, M. Grenier est gagnant du prix Cares Jefferson 2021 du district 5 du Syndicat des Métallos/Steelworkers, attribué par le bureau de Pittsburgh en Pennsylvanie, honorant des membres syndiqués ou retraités qui favorisent une culture d’entraide au Canada et aux États-Unis. M. Grenier a en effet reçu, le 14 juillet, une lettre signée du président international des Métallos, Thomas Conway, et du directeur québécois, Dominic Lemieux, confirmant qu’il recevra cette distinction dans le cadre d’une cérémonie officielle à Montréal en décembre prochain.

« Je suis à la fois ému et fier d’accepter ces prix. Je suis très heureux, mais je ne saurais passer sous silence le travail des nombreux bénévoles et l’apport inestimable des donateurs qui se sont relayés et qui contribuent à assurer la pérennité de Cancer Fermont. Merci à vous puisque vous avez un rôle primordial à jouer dans le succès de notre mission », confie M. Grenier avec modestie et humilité.

Succession de considérations

Ces deux nouveaux prix constituent les cinquième et sixième hommages de ce genre pour l’organisme caritatif et son fondateur, M. Grenier, qui semblent indissociables. M. Grenier représente les valeurs de l’organisation avec brio et peut compter sur l’aide précieuse de bénévoles dévoués qui l’appuient sans réserve. Ce dernier a en outre été honoré par le passé sur la colline du Parlement à Ottawa par la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, pour sa grande contribution communautaire et sociale dans sa collectivité grâce à la mission de cette œuvre de bienfaisance en plus de recevoir la médaille de la députée. M. Grenier a également reçu des mains de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, la médaille de l’Assemblée nationale à Québec, pour les mêmes raisons et a aussi obtenu une distinction similaire, le prix du Gouverneur général pour l’entraide remise par le gouverneur général du Canada, David Johnston, lors de son passage à Fermont en 2014 à l’occasion du 40e anniversaire de cette municipalité.

Félicitations à cet homme engagé et à son équipe de bénévoles pour leur engagement envers la communauté qui ne passe pas inaperçu.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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Route 138

Un prolongement qui se prolonge…

par Éric Cyr

source photo : Connie F. Stone

Voilà belle lurette que les gouvernements successifs à Québec et à Ottawa promettent le désenclavement de la Côte-Nord et du Labrador par le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. Une autre récente annonce confirme la tendance. Cette fois-ci, certains travaux devraient bel et bien commencer cet été, près de La Romaine.

Le 10 juin dernier, le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ainsi que la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, au nom de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, ont annoncé de bonnes nouvelles aux Nord-Côtiers, lors d’une conférence de presse virtuelle. Ils étaient accompagnés du préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, féru du dossier, qui assistait à l’événement depuis son lit d’hôpital, ainsi que des trois Chefs des communautés innues du territoire, le chef du Conseil de la Première nation de Nutashkuan, Réal Tettaut, le chef du Conseil des Innus d’Unamen Shipu, Bryan Mark, et le chef du Conseil des Innus de Pakua Shipu, Guy Mestenapéo. Les maires de Baie-Comeau, Yves Montigny, de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que les préfets de Manicouagan, Marcel Furlong, et de la Minganie, Luc Noël, ont aussi assisté à la rencontre.

Les ministres ont confirmé que des étapes cruciales à la poursuite du projet de prolongement de la route 138 viennent d’être franchies. Les travaux de construction pour le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine commenceront cet été, près de La Romaine. Quant au tronçon situé entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, les travaux devraient commencer au cours de 2022. Au total, près de 80 kilomètres de route seront construits d’ici 2025 dans l’objectif de relier les localités de la Basse-Côte-Nord entre elles et éventuellement, à plus long terme, avec le reste du Québec, tout en soutenant le développement du territoire nordique.

Approbation du Conseil des ministres et ententes-cadres

La démarche a reçu l’aval du Conseil des ministres pour la réalisation des travaux de construction des tronçons retenus. De plus, le gouvernement du Québec a signé une entente-cadre avec la communauté d’Unamen Shipu, une avec celle de Nutashkuan et une avec la communauté de Pakua Shipu, afin de développer des collaborations déterminées liées à la réalisation du projet. Pour sa part, le gouvernement fédéral poursuit toujours sa consultation auprès des trois communautés innues du territoire. L’aboutissement de ces jalons importants pour le projet en assure ainsi la poursuite.

• La réalisation de ces deux tronçons représente un investissement de 695,5 millions de dollars, soit 285,6 M$ du ministère des Transports, 225,1 M$ de la Société du Plan Nord et 184,8 M$ du Nouveau Fonds Chantiers Canada – volet Infrastructures provinciales-territoriales – Projets nationaux et régionaux du gouvernement du Canada.

• Le projet consiste à aménager, sur deux tronçons, une route à deux voies, soit une dans chaque direction.

• Le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine aura une longueur d’un peu moins de 49 kilomètres et comprendra 13 structures.

• Pour relier Tête-à-la-Baleine à La Tabatière, environ 30 kilomètres de route et cinq ponts devront être construits.

• Deux autres tronçons sont inscrits au Plan québécois des infrastructures, dans la catégorie « à l’étude », soit ceux situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine ainsi qu’entre La Tabatière et Vieux-Fort.

• L’amélioration de la route 138 fait partie des 49 mesures du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), sous l’orientation 1 : améliorer l’accès au territoire. Le PAN 20-23 répond aux priorités énoncées par les acteurs du Nord québécois. Il vise à fournir les outils appropriés aux communautés concernées afin qu’elles habitent pleinement leur territoire.

• Le gouvernement du Québec investira ainsi 778,6 millions de dollars, soit plus de la moitié de la somme prévue dans le PAN 20-23, pour soutenir les entreprises et les citoyens établis et actifs au nord du 49e parallèle. Les 49 actions socio-économiques du PAN 20-23 ont été précisées conjointement par 20 ministères et organismes du gouvernement du Québec.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Fin de la grève chez ArcelorMittal

Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

À la suite de plusieurs assemblées ayant eu lieu, le 8 juin 2021, les 2500 membres de cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord ont entériné, dans une très forte proportion, la seconde entente de principe négociée dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, le 5 juin, entre leurs représentants et les dirigeants de l’entreprise minière. Cette décision met fin à la grève générale illimitée qui a été déclenchée par ces travailleurs, le 10 mai, ouvrant ainsi la porte à la reprise des activités.

« Je salue la détermination de nos membres et de leur comité de négociation. Leur unité et leur inébranlable solidarité, en pleine période de pandémie, ont fait la différence entre les premières offres reçues de l’employeur et ce nouveau contrat de travail qui profitera à toute la région. Je remercie l’ensemble des sections locales du Syndicat des Métallos au Québec pour leur solidarité envers les 2500 syndiqués de la Côte-Nord. Nos membres ont lutté pour obtenir le respect et ce message a été entendu par l’employeur », lance le coordonnateur régional des Métallos pour la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre.

La richesse d’ici pour l’économie d’ici

Le nouveau contrat de travail est d’une durée de quatre ans. En considérant l’intégration au salaire de l’indemnité de vie chère, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales moyennes de plus de 3 % par année et des augmentations annuelles moyennes des prestations de retraite de 3,75 %. Les retraités actuels verront aussi leurs rentes être indexées de 1 à 3 %.

« Grâce à ce nouveau contrat de travail, nous estimons que les retombées économiques pour la région devraient atteindre 178 M$ pour les quatre prochaines années, soit une augmentation annuelle moyenne de 14 % dans l’apport à l’économie régionale. À travers cette lutte pour leurs conditions de travail, nos membres se sont aussi battus pour le tissu économique de la Côte-Nord et du Québec. Nous pouvons aujourd’hui être fiers de leur lutte », fait valoir le syndicaliste, Nicolas Lapierre.

La lutte des membres du Syndicat des Métallos pour que la richesse d’ici revienne à l’économie d’ici, thème du slogan rassembleur de la grève, aura porté ses fruits. En plus de voir l’employeur abandonner son projet d’horaire 14/14 pour les employés du chemin de fer à Port-Cartier, la prime nordique pour les travailleurs de Fermont grimpe de plus de 90 % pour se fixer à 1200 $ par mois en 2024, la prime de nuit augmente pour l’ensemble des salariés de 50 % et tous les travailleurs de Port-Cartier ou en navettage aérien (permanents non résidents) obtiennent la parité avec leurs collègues de Fermont en ce qui a trait au calcul des vacances.

Deux lettres d’entente s’annexant à ce nouveau contrat de travail témoignent de l’importance des gains obtenus par le Syndicat pour l’économie de la région et du Québec. La première lettre d’entente, intitulée « Contribution à la vitalité de la grande région de Port-Cartier », permet d’instaurer une prime annuelle de 1000 $ à 1200 $ pour tous les travailleurs habitant dans les localités de la Côte-Nord situées entre Baie-Trinité et Sept-Îles. La seconde permettra de créer un groupe de travail pour la mobilisation et la transformation d’ArcelorMittal. Celui-ci aura pour mandat de trouver des solutions aux nombreux enjeux évoqués par les travailleurs et leurs représentants durant la grève : le concentrateur aux installations de Mont-Wright, la santé et sécurité du travail, la main-d’œuvre et l’emploi local, la rénovation et l’entretien du parc immobilier à Fermont, les retombées économiques pour les fournisseurs locaux de biens et services, l’implication et l’initiative dans la communauté, le développement du sentiment d’appartenance, etc.

Selon la compagnie, la dernière ronde des négociations tenue en présence d’un conciliateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a permis de régler les derniers points en suspens et de convenir d’un accord de principe. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, qui a participé à ces derniers pourparlers confie. « Nous sommes heureux de tourner la page sur ce conflit. Les dernières semaines ont marqué un temps d’arrêt pour nous permettre de repartir ensemble sur des bases nouvelles. Nous avons hâte d’accueillir à nouveau nos employés et je les assure personnellement de mon engagement, ainsi que celui de tous les gestionnaires et membres de la direction, envers un environnement de travail sain et sécuritaire où le respect mutuel devra primer. » La minière considère que la nouvelle convention collective assurera une stabilité tant aux employés qu’à tous les partenaires d’affaires.

Dans le cadre de son projet de transformation entrepris en 2020, ArcelorMittal entend affirmer encore davantage au cours des prochaines années sa volonté d’être activement engagée dans la vitalité des communautés de Fermont et de Port-Cartier et des projets en ce sens sont déjà en cours depuis quelques mois avec les intervenants locaux.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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  • Contrat de travail
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Publié sur le site le 17 juin 2021

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ArcelorMittal

Des négociations au point mort

par Éric Cyr

Une rencontre virtuelle visant à expliquer les revendications et les doléances des travailleurs ainsi que les motifs ayant mené au conflit de travail, déclenché le 10 mai 2021, s’est tenue entre la haute direction d’ArcelorMittal et les comités de négociation du Syndicat des Métallos, le 14 mai dernier. Le président de la multinationale, Lakshmi Mittal, et le président et chef de la direction de la division d’exploitation minière de l’entreprise au Canada, Mapi Mobwano, ont assisté à cet entretien qui ne se voulait pas une tribune de négociation, mais qui a cependant semé l’espoir d’un dialogue constructif.

Quatre jours plus tard, le conciliateur convoquait les belligérants à un retour à la table de négociation. Les premiers pourparlers officiels depuis le début de la grève se sont donc déroulés, le 20 mai, à Sept-Îles. La conjoncture n’a malheureusement pas donné de résultats concluants et les négociations ont rapidement achoppé. Force est de constater que la partie patronale et la partie syndicale sont encore loin d’un compromis. L’impasse demeure puisque cet exercice n’a pas permis d’en arriver à un dénouement.

« La séance a permis de constater de façon évidente qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible à l’heure actuelle. La grève se poursuit donc dans l’ensemble des installations d’ArcelorMittal à Fermont, à Fire Lake et à Port-Cartier. Nous ne succomberons pas au chant des sirènes », confie le coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui explique de façon métaphorique qu’avant d’en venir à un accord, il faudrait au préalable évoluer sur la même patinoire et qu’avant d’attacher les lacets des bottines, il faut défaire les nœuds. Selon les Métallos, les principaux points en litige concernent les assurances, les primes, le régime de retraite, les salaires et l’horaire de travail de 14 jours consécutifs, suivis de 14 jours de congé, inspiré du système de navettage aérien des travailleurs qui favorise l’exode à l’extérieur de la Côte-Nord.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, juge que rien ne permet de croire à un retour à la table de négociation puisqu’il n’y a eu aucune évolution depuis la rencontre. Mme Paré explique que l’entreprise minière se prépare à un conflit qui pourrait se prolonger.

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente avec le Syndicat des Métallos. Nous avons tendu la main pour faire évoluer la conversation, mais ne pouvions malheureusement pas poursuivre les discussions dans un contexte où la partie syndicale refuse de négocier et maintient une position de « tout ou rien » sans démontrer d’ouverture. Nous avons donc interrompu les négociations pour le moment. Considérant l’impact majeur à divers niveaux sur tous nos employés, qu’ils soient syndiqués ou cadres, et sur la communauté dans son ensemble, cette situation ne profite à personne. Nous demeurons disposés à négocier, de façon raisonnable, constructive et ouverte. »

Le conciliateur a convoqué les deux parties à la table de négociation, le 3 juin. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, y prendra part.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Grève chez ArcelorMittal

La solidarité syndicale dépasse les frontières

par Éric Cyr

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos (district 5) qui est aussi le vice-président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Dominic Lemieux, son adjoint, Denis Noël, et le coordonnateur des Métallos de l’Est-du-Québec et de la région Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se sont déplacés à Fermont afin d’appuyer les grévistes d’ArcelorMittal des sections locales 5778, 7401 et 7401-FP Nord.

Les dirigeants syndicaux ont confié l’importance d’être sur le terrain en compagnie des membres qu’ils représentent à l’occasion de la première journée du conflit de travail afin « d’appuyer des gens fiers qui se tiennent debout, car ils ne se sentent plus respectés et qui ont décidé de se battre contre cette multinationale ». Les trois syndicalistes ont participé à la marche de solidarité organisée en appui aux grévistes, le 11 mai 2021, et se sont rendus le lendemain sur les lignes de piquetage des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake afin de rencontrer les syndiqués et leur témoigner du soutien en les assurant de l’appui inconditionnel du Syndicat international des Métallos et de plusieurs autres centrales syndicales qui adhèrent à leur cause avant de se diriger vers Port-Cartier pour les mêmes raisons.

Appui international

Les Métallos de la Côte-Nord sont épaulés par des travailleurs brésiliens et européens notamment de France. Affiliée à la Confédération européenne des syndicats et fondée en 1895, la Confédération générale du travail (CGT), l’un des plus importants syndicats français de salariés, qui regroupe plus d’un million et demi d’adhérents, a offert son appui à la cause des grévistes d’ArcelorMittal.

Selon le secrétaire général de l’Union locale CGT Romilly Nogent, Christophe Latrasse : « La compagnie fait des bénéfices, mais veut négocier à la baisse. Ceci est inacceptable. Au nom de l’UL CGT Romilly Nogent, nous apportons notre soutien aux camarades du Syndicat des Métallos dans leur lutte qui, nous l’espérons, sera victorieuse. »

Appui transfrontalier

Le 12 mai, c’était au tour de deux délégations du Syndicat des United Steelworkers/Métallos du Labrador Ouest (district 6) soit les sections locales 5795 et 6731 de la minière Rio Tinto IOC et 5795-A de l’entreprise Orica à Labrador City de se rendre à la rencontre des syndiqués en grève à la barrière de sécurité de la mine du Mont-Wright, où ils ont été accueillis par le vice-président de la section locale 5778, Pascal Michaud, afin de souligner leur appui à leurs confrères (sur la photo). Le président de la section 5795 à Labrador City, Mike Furlong, a témoigné de l’importance des liens solides qui existent entre les syndiqués du domaine minier en signifiant l’appui de son unité syndicale aux revendications des travailleurs d’ArcelorMittal qui sont, selon lui, pleinement justifiées. Le président de la section 6731, Tony Record était aussi sur place. Comme le veut la tradition lors d’une grève, les représentants syndicaux du Labrador ont apporté du café et des beignets à leurs confrères fermontois. Le président de la section 6285 de la minière Tacora Resources à Wabush, Collin Cook, a également prévu de se rendre appuyer les Métallos de Fermont.

Aide financière

La même journée, lors de leur réunion mensuelle, les syndiqués de l’unité 5795 ont voté pour faire un don d’un dollar par membre pour chaque semaine de grève au groupement syndical 5778 dont des représentants se sont par la suite rendus à leurs bureaux de Labrador City pour recevoir un chèque qui a été remis par le président, Mike Furlong, à la présidente de la section 5778, Karine Sénéchal. Ce dernier a aussi invité, dans une lettre publiée sur la page Facebook USW 5795, le 14 mai, les membres qu’il représente à aller encourager les grévistes d’ArcelorMittal sur le piquet de grève à l’entrée de la mine du Mont-Wright en leur apportant du café des beignets et des bûches tout en portant un couvre-visage afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur liées à la pandémie. D’autres sections locales des Métallos d’ArcelorMittal en Montérégie et à Montréal, 6586, 8060, 6586-2, 6951, 8897 et 9399 ont aussi annoncé un appui financier récurrent.

 

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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ArcelorMittal

La grève est déclenchée…

par Éric Cyr

Événement annonciateur de la grève à venir chez ArcelorMittal sur la Côte-Nord du Québec, un rassemblement regroupant plusieurs centaines d’employés de la minière s’est tenu en avant de l’attraction touristique « le camion en ville » à l’entrée de Fermont, le 10 mai dernier, avant même la publication des résultats du vote des membres du Syndicat des Métallos au sujet de l’offre finale de l’entreprise. Des travailleurs gonflés à bloc, parfois accompagnés de membres de leurs familles, scandaient des cris de ralliement sur des airs de solidarité.

Le verdict est tombé peu après, un rejet très fortement majoritaire de l’offre patronale oscillant de 97 % à 99,6 % dans les cinq accréditations syndicales des Métallos représentant 2500 employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord. C’est avec pour slogan « Les ressources d’ici pour l’économie d’ici » que le déclenchement de la grève générale illimitée s’en est suivi pour les syndiqués de l’entreprise dans l’ensemble de ses installations nord-côtières incluant les bureaux, la mine, le chemin de fer, l’usine de bouletage et le port.

Refus sans équivoque

Lors d’assemblées qui se sont déroulées durant cette même journée, les travailleurs syndiqués de la multinationale sur la Côte-Nord ont écarté presque à l’unanimité la proposition définitive de leur employeur, sonnant ainsi le glas des négociations et l’appel du clairon avant le piquetage qui a commencé durant la soirée. Des piquets de grève ont rapidement été érigés en permanence devant les installations de la compagnie sur le site des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake ainsi qu’à Port-Cartier.

« L’employeur n’a pas su saisir l’occasion qui aurait pu éviter un conflit. La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint actuellement des sommets historiques inégalés. Cette ressource naturelle est ici. Une portion de la richesse doit donc rester dans la région, demeurer au Québec, contribuer à faire tourner l’économie régionale plutôt que de se retrouver dans les poches des actionnaires à Londres », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a des salaires, des conditions de travail et des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale devrait avoir pour les travailleurs et les travailleuses qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit faire preuve de davantage de respect pour ceux qui concrétisent ses profits », souligne le syndicaliste.

Des promesses non tenues

Les sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP représentant 2500 travailleurs, soit la vaste majorité de la main-d’œuvre de la compagnie ArcelorMittal à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake sur la Côte-Nord réclament notamment de leur employeur, qui profite d’un prix du fer très lucratif, une amélioration des conditions de travail, un meilleur respect et davantage sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique. Des promesses faites lors des négociations de 2017 et restées sans suite ont aussi creusé l’amertume des syndiqués, entre autres quant à la salubrité de certains campements et de certains aliments servis aux travailleurs.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Infrastructures portuaires

Le vent dans les voiles sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : SFP Pointe-Noire

Le prix mondial du fer atteint actuellement des niveaux inégalés, ce qui contribue à assurer une activité économique très reluisante pour les ports de Sept-Îles, avec son quai multiusager, et de celui d’ArcelorMittal Infrastructure Canada s.e.n.c. à Port-Cartier, qui affichent des records de transbordement et d’expédition de marchandises.

En effet, la Société ferroviaire et portuaire (SFP) de Pointe-Noire a inscrit un record mensuel de chargement sans précédent au quai multiusager du Port de Sept-Îles, en mars 2021. C’est le gouvernement du Québec qui avait racheté ces installations par le biais de la Société du Plan Nord à la suite de l’abandon des activités de Cliffs Ressources naturelles il y a quelques années. Un partenariat public-privé (PPP) a par la suite été créé avec trois entreprises minières afin d’instaurer un centre de logistique qui existe depuis 2015. Deux de celles-ci, Minerai de fer Québec (Fermont) et Tacora Resources (Wabush, Labrador) y expédient actuellement environ 11 millions de tonnes de minerai de fer par année.

Selon le PDG de SFP Pointe-Noire, Louis Gravel, qui a confié à macotenord.com, que la première phase de modernisation de 180 millions de dollars est presque complétée. La grande majorité du chantier tire à sa fin. Il s’agissait de remettre en fonction les équipements existants, de refaire la distribution électrique du site, d’étancher les cours d’entreposage et d’installer de nouveaux convoyeurs afin d’assurer une flexibilité de l’ancienne cour de Wabush, qui peut être utilisée pour l’expédition de marchandises, vers le quai multiusager. Il reste à finaliser quelques travaux sur une portion du chemin de fer et à améliorer le volet environnemental, ce qui devrait être terminé cette année.

M. Gravel a aussi mentionné que, pour l’instant, aucun promoteur ne semble intéressé par l’ancienne usine de bouletage qui nécessiterait des investissements importants et qui pourrait éventuellement être démolie. Il explique que le prix du fer a considérablement bondi, mais que celui des boulettes n’a pas suivi.

Deux secondes phases en symbiose

Le gouvernement du Québec a annoncé, en décembre dernier, un financement pour une seconde phase liée à l’augmentation de la capacité de SFP Pointe-Noire qui devrait être en mesure d’accueillir et d’entreposer annuellement jusqu’à 20 millions de tonnes de marchandises incluant éventuellement une production additionnelle de huit millions de tonnes de minerai de la mine de fer du Lac Bloom près de Fermont, découlant de la réalisation de la deuxième phase du projet de Minerai de fer Québec, une filiale de la société Champion, qui a annoncé une expansion minière de la mine du Lac Bloom. M. Gravel, qui anticipe une exécution rapide des travaux, confirme que le processus avance selon un échéancier serré puisque les équipements ont déjà été commandés et que la construction est prévue dès cet été. Le gouvernement du Québec soutient à hauteur de 120 millions de dollars le projet d’investissement de SFP Pointe-Noire visant à augmenter la capacité de ses installations et dans l’ensemble près de 700 millions de dollars seront investis par Québec sur la Côte-Nord pour la réalisation de ces deux initiatives.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Commémoration du 28 avril

Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

par Éric Cyr

Lors de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, le 28 avril dernier, le Québec a pleuré les 173 personnes qui ont perdu la vie en tentant de la gagner en 2020. Les Québécois se sont aussi souvenus de tous ceux et celles qui se sont blessés en travaillant. En cette année de pandémie, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Conseil central Côte-Nord–CSN expriment leur solidarité avec les victimes de la Covid-19, virus souvent propagé au travail.

« Ayons une pensée pour les 40 000 personnes des secteurs de la santé et des services sociaux, et tout le personnel qui participe à l’éducation de nos enfants, bien souvent des femmes, qui ont contracté le virus. N’oublions pas, non plus, les milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé qui ont souffert de la maladie. Ayons une pensée pour l’ensemble de ces gens issus de tous les milieux de travail de la région », demande le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

« La réforme proposée par le projet de loi 59 va compliquer et judiciariser la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention. Pire encore, l’abolition des groupes prioritaires prévue par la loi actuelle privera les milieux de travail industriels des mécanismes éprouvés depuis les 40 dernières années », poursuit le syndicaliste. « La prévention, c’est non négociable. Ce qu’il faut, pour que le Québec cesse d’être le cancre en matière de santé-sécurité au Canada, c’est plutôt d’étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail et de leur donner les outils nécessaires à leur prise en charge. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas devenir les victimes de la réforme qui semble vouloir économiser sur leur dos », déplore Guillaume Tremblay qui s’indigne et juge ironique qu’au cœur de cette funeste tragédie sanitaire, le gouvernement Legault choisisse de déposer une réforme en santé-sécurité aussi désolante. « Ce projet de loi fait reculer les droits des travailleurs et des travailleuses en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention. »

Des conséquences durables

Selon le regroupement syndical, il est minuit moins une pour bonifier le projet de loi 59, qui est toujours à l’étude. À quand une vraie reconnaissance des problèmes d’épuisement au travail ? Quand va-t-on répandre les mécanismes de prévention efficaces, décentralisés avec des moyens encadrés pour les faire fonctionner ? Quand va-t-on admettre que lorsque le travail nous blesse, physiquement et psychologiquement, il faut le reconnaître, sans tracasseries administratives ?

« Il aura fallu 40 ans pour accoucher d’une nécessaire réforme en santé-sécurité au travail. Nous sommes en train de rater un rendez-vous historique. Les conséquences de l’éventuelle adoption du projet de loi 59, sans modifications, risquent de nous affliger collectivement pour longtemps. Cette réforme ne doit pas être un affront à la mémoire des disparus dont nous nous souvenons », conclut le président du Conseil central Côte-Nord-CSN.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Jour de recueillement

Hommage aux victimes d’accidents de travail

par Éric Cyr

De nombreux rassemblements à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés dans le cadre de leurs fonctions ont été organisés un peu partout au Québec, le 28 avril dernier, afin de souligner la journée internationale de commémoration annuelle qui leur est consacrée. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) y a pris part. Les Conseils FTQ de la Côte-Nord se sont rassemblés pour l’occasion devant les bureaux nord-côtiers de la CNESST afin de rendre hommage aux victimes de tragédies survenues sur leurs lieux de travail, mais également pour signifier leur mécontentement au sujet de la réforme du régime de santé et sécurité du travail proposée par le gouvernement Legault.

Plusieurs militants et militantes de la FTQ étaient massés devant les bureaux de la CNESST à Sept-Îles et à Baie-Comeau. À la suite d’une minute de silence, les porte-paroles se sont adressés aux personnes sur place et ont notamment exprimé la contrariété de la FTQ concernant le projet de loi 59 visant à réformer le régime de santé et de sécurité du travail pour la première fois en près de quatre décennies et qui n’est pas du tout bien reçu par les travailleurs qui y voient, sous sa forme courante, un repli important.

« Si le projet de loi 59 est adopté dans son état actuel, non seulement s’agira-t-il d’un recul majeur dans nos mécanismes de prévention, mais il fera en sorte que nous aurons malheureusement à observer plus de décès, de blessures et de maladies du travail chez les travailleuses et les travailleurs lors des futures journées du 28 avril », a déclaré le conseiller régional de la FTQ, Pascal Langlois.

« Au lieu d’assurer une rigueur dans la mise sur pied des mêmes mécanismes de prévention, le ministre du Travail, Jean Boulet, va plutôt les diluer en n’imposant aucun seuil minimum dans leur application en milieu de travail », a poursuivi la présidente du Conseil régional FTQ Haute-Côte-Nord / Manicouagan, Joanie Fortin.

L’ancien Fermontois Yves-Aimé Boulay, aujourd’hui conseiller régional de la FTQ au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dénonce aussi la dérive rétrograde que pourrait engendrer ce projet de loi bâclé et réclame des actions musclées des instances concernées et du gouvernement afin de réduire les accidents sur les lieux de travail.

À Fermont, une délégation des Métallos, le plus important syndicat privé au Québec, s’est rendue devant le monument érigé à côté du columbarium en mémoire de leurs collègues disparus afin d’observer un moment de silence. Trois croix noires avaient été plantées devant le mémorial afin de signifier la rétrogression inacceptable qu’occasionnerait l’adoption du projet de loi 59 tel que suggéré dans sa présente configuration. La présidente de la section locale 5778, Karine Sénéchal, a prononcé un bref, mais émouvant discours, en rappelant que les travailleurs vont au travail pour y gagner leur vie et non pour la perdre.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Pandémie

Autre retour en zone orange pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

La Côte-Nord ne sera pas restée longtemps en zone jaune puisqu’elle est repassée en zone orange, le 14 avril dernier. Le jeu du yoyo et des changements d’orientation se poursuit avec l’apparition du nouveau variant britannique qui vient changer la donne. Des nouveautés s’ajoutent à ce palier d’alerte soit le port du masque dans tous les milieux de travail.

Fermont et Schefferville ne sont pas épargnés et suivent la cadence. À Schefferville, un cas de Covid-19 a été déclaré à Matimekush-Lac John (Innus) et les autorités sanitaires de cette communauté autochtone tout comme celle de Kawawachikamach (Naskapis) ont durci leurs consignes sanitaires. De nombreux services publics ont fermé et les déplacements entre les deux communautés ont été interdits pour une durée de deux semaines.

Une augmentation importante du dépistage effectué à Fermont s’est aussi produite, à la mi-avril, à la suite d’une éclosion en milieu de travail comptant quatorze cas véhiculés par des travailleurs de l’extérieur liés à un entrepreneur employé par la minière ArcelorMittal. Chez Minerai de fer Québec (MFQ), il n’y a eu qu’un employé lié à l’entrepreneur en question qui a été testé non négatif au laboratoire de MFQ qui n’a pour sa part pas eu d’éclosion depuis janvier dernier et lorsque celle-ci est survenue, elle avait été contrôlée rapidement grâce au laboratoire de la minière sur place. La direction de la Santé publique de la Côte-Nord, qui considère que le risque de contamination communautaire est faible, a tout de même recommandé aux personnes qui ont fréquenté le Pub Le Réphil, le resto-bar Le Zonix et Le bar La Fer-Tek d’aller passer un test de dépistage.

La Santé publique a mentionné effectuer des suivis réguliers avec les entreprises visées afin de prévenir la transmission du virus dans la communauté et a indiqué que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) suivait aussi ces dossiers de près.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé que davantage de tests de dépistage ont été effectués dans la région en lien avec la hausse des cas de Covid-19 sur le territoire nord-côtier. Le nouveau directeur de la Santé publique de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun encourage d’ailleurs la population à aller passer un test dès l’apparition des symptômes liés au coronavirus.

ArcelorMittal n’a pas accès à un laboratoire localement et utilise plutôt des lots de tests de dépistage rapide de la Covid-19 qui lui ont été offerts par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. La directrice des communications chez ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c., Annie Paré explique : « Nous n’avons pas créé de laboratoire parce que cela n’est pas nécessaire pour pouvoir utiliser ces tests. Par ailleurs, les critères pour l’utilisation de ces tests, sur une base volontaire, sont ceux établis par la direction régionale de Santé publique et le tout sera mis en œuvre d’ici peu. Cette mesure additionnelle de prévention s’ajoute à toutes celles qui sont déjà en place dans le but de protéger nos employés et la population, et mettre fin dès que possible à cette pandémie. » MFQ dispose pour sa part d’un laboratoire à ses installations et le vice-président relations investisseurs chez MFQ, Michael Marcotte affirme que : « Chaque travailleur qui arrive sur le site de la mine doit se soumettre à un test de dépistage de la Covid-19. Advenant un résultat non négatif, le travailleur est placé en isolement temporaire. L’objectif de notre laboratoire est de limiter la propagation du virus afin de protéger nos employés et les membres des communautés de la région. »

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Réfection de la route 389

Des travaux attendus depuis des décennies

par Éric Cyr

Après les chantiers installés dans les portions de Baie-Comeau à Manic-2 et au nord de Manic-5 dans le cadre du programme d’amélioration de la route 389, qui constitue l’unique lien routier vers le Labrador et qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, c’est maintenant au tour des travaux préparatoires de déboisement d’un nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont qui ont commencé à la mi-mars. Ceux-ci se sont poursuivis jusqu’à la mi-avril et devraient reprendre à la mi-août après une interruption durant la période de nidification des oiseaux migrateurs.

Des consultations publiques au sujet du projet A, qui consiste à améliorer la portion nord de cette liaison terrestre interprovinciale qui est imbriquée dans la TransQuébec-Labrador, s’étaient tenues à Fermont il y a plus d’une décennie et ce choix a été retenu par une vaste majorité de la population qui préférait cette option plutôt qu’une réfection de l’ancienne portion extrêmement sinueuse truffée à l’époque d’une douzaine de passages à niveau sur 67 kilomètres. Deux nouveaux tronçons routiers de près de 13,5 et 45 kilomètres sont prévus ainsi qu’une amélioration de la route sur 11 kilomètres dans ce secteur.

La préparation des plans et devis en vue de la réalisation de ce dessin se poursuit en parallèle. Les principaux gains sont la réduction du parcours d’environ une vingtaine de kilomètres, la correction ou l’élimination de courbes, la diminution du nombre de passages à niveau de 11 à un seul, l’augmentation importante des possibilités de dépassement et l’ajout de voies de refuge pour les véhicules hors normes.

Le gouvernement du Québec juge que la route 389, qui est incluse dans les 49 actions que le gouvernement devrait mettre en place dans le cadre du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), est une infrastructure essentielle au développement socio-économique de la Côte-Nord et du Nord québécois en entier. Le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles qui est aussi le responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, ont souligné, le 9 avril dernier, la signature d’une entente-cadre avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) ainsi qu’une entente pour le déboisement. Le programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois.

« Il s’agit d’une étape majeure pour la mise en œuvre de ces travaux d’envergure qui sont si attendus par les usagers de cette portion de la route 389. Il y aura de l’action sur le terrain. Votre gouvernement met tout en œuvre pour réaliser, dans les meilleurs délais [sic], ce projet qui améliorera grandement cette infrastructure » confie le ministre Bonnardel. Selon le ministre Julien : « L’ensemble du programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois. C’est donc un bénéfice dont tous les Québécois et les Québécoises pourront profiter »,
poursuit le ministre Julien.

Partenariat autochtone

Le ministre Lafrenière explique : « Le partenariat avec la communauté d’Uashat-Maliotenam est primordial. Ses membres seront appelés à participer aux projets sous plusieurs facettes et apporteront des retombées économiques pour l’ensemble de la région. Le projet A, qui bénéficie de l’appui du milieu, sera une belle réalisation en collaboration avec la communauté. » Le chef du Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie, est heureux que ce projet de développement entraîne des retombées économiques importantes pour la communauté innue et ses entreprises tout en leur permettant de démontrer leur savoir-faire.

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Route 138

Tranquillement, le prolongement va de l’avant

par Éric Cyr

Source : Randy Jones

Malgré une année 2020 marquée par la pandémie, le ministère des Transports du Québec (MTQ) poursuit le travail déjà entamé de l’extension de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. En attendant son accomplissement, des jalons importants ont été réalisés en vue de relier la Côte-Nord au Labrador en boucle par la TransQuébec-Labrador grâce aux routes 510, 500 et 389.

En route vers une concrétisation

Le projet d’allongement du lien routier qui longe le fleuve Saint-Laurent consiste à construire environ 400 kilomètres de route entre Kegaska et Vieux-Fort, qui se rend déjà à Blanc-Sablon, afin de relier cette portion de territoire avec le reste du Québec et la province de Terre-Neuve-et-Labrador. En mars 2020, le gouvernement du Québec confirmait sa volonté d’aller de l’avant avec le projet en inscrivant les tronçons situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine et entre La Tabatière et Vieux-Fort dans la catégorie des projets « à l’étude » [sic] au Plan québécois des infrastructures 2020-2030. La même année, l’équipe de projet de Transports Québec a rencontré les différentes parties prenantes : maires, préfets, directeurs généraux et représentants des ministères et organismes concernés.

Avancement du projet

Pour les portions en planification, soit celles mentionnées ci-dessus, le MTQ a procédé à des travaux de forage et à des relevés de terrain au cours des étés 2019 et 2020. Ces travaux ont permis de conclure les études géotechniques portant sur les secteurs sensibles identifiés lors de précédents sondages et forages, notamment pour les sols argileux et les tourbières. Ces données qui ont été ajoutées aux plans et devis sont nécessaires pour la construction et pour l’obtention des autorisations environnementales.

D’ici quelques années, le fameux panneau indiquant la fin de la route 138 devrait donc se retrouver, si la volonté politique se maintient, dans le village de La Romaine, près d’une cinquantaine de kilomètres plus loin que sa localisation actuelle, à Kegaska, jusqu’où la route avait été prolongée en 2013.

En attendant la finition

Le gouvernement fédéral a déjà confirmé sa contribution au projet à hauteur de 184,8 M$ pour les tronçons situés entre Kegaska et La Romaine et entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière. Le ministre des Transports, François Bonnardel, et le ministre responsable de la région Côte-Nord, Jonatan Julien, se sont déplacés, en juillet dernier, à Sept-Îles afin d’annoncer le lancement de l’appel d’offres public pour la mise à jour de l’étude d’opportunité concernant les tronçons situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine et entre La Tabatière et Vieux-Fort. L’annonce a permis au ministre Bonnardel de réitérer l’importance du parachèvement de la route 138 pour les communautés isolées de la Basse-Côte-Nord, mais aussi pour l’ensemble du Québec. En effet, l’accomplissement de ce projet permettra, entre autres, de créer un corridor économique avec le reste de la belle province et Terre-Neuve-et-Labrador.

Grâce à son nouveau Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) coordonné par la Société du Plan Nord, le gouvernement du Québec veillera notamment à bonifier les infrastructures stratégiques afin de faciliter le transport des personnes et des marchandises sur l’ensemble du territoire nordique. Cela inclut les travaux de continuation de la route 138 en Basse-Côte-Nord. Trois communautés autochtones sont impliquées dans les chantiers : le Conseil de la Première Nation de Nutashkuan, à l’ouest, la communauté d’Unamen Shipu, au centre, et la communauté de Pakua Shipi, plus à l’est.

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Taïga Carnaval

Une décennie bien remplie !

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La pandémie n’aura pas freiné les organisateurs de la dixième édition du Taïga Carnaval de Fermont qui ont fait le pari de la tenue de cet événement annuel d’envergure, du 16 au 21 mars 2021, malgré les nombreuses incertitudes et les nécessaires adaptations liées aux mesures sanitaires changeantes de la Santé publique. Il faut dire que plusieurs concepts innovateurs ont été présentés durant cette manifestation culturelle et sportive annuelle au cours des années, dont une première mondiale, la fameuse course de souffleuses qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Un carnaval qui fait bouger

Ce fut toute une gageure pour les organisateurs d’offrir à la population des activités variées respectant les mesures de distanciation physique permettant aux familles de s’amuser sans inciter aux rassemblements. Les festivités ont commencé par deux spectacles soit celui des humoristes Sinen Kara et Neev des soirées Juste pour rire, le 16 mars, suivi de la performance solo de Mario Jean, le 18 mars, qui nous a présenté à la demande populaire une reprise de son dernier spectacle « Aller de l’avant ». Les 18 et 19 mars, les élèves des écoles fermontoises se sont amusés au sein de leur bulle classe à la grande glissade extérieure.

Un vent d’air frais

L’ambassadeur du Taïga Carnaval, la mascotte Taïgoin, que le public a pu apercevoir durant plusieurs événements n’a rien perdu de sa jovialité et de sa popularité. Parmi les nouvelles activités proposées cette année, la guerre de forts, un défi s’échelonnant sur 24 heures qui a été relevé par une douzaine d’enfants, qui consistait à construire un fort et à garder son drapeau à l’abri des voleurs pirates. Le rallye hivernal familial a attiré 53 participants, principalement des jeunes, qui ont gagné des tubes à glisser dans le cadre d’un tirage au sort. La chasse aux cadeaux à motoneige a aussi été très populaire et les prix se sont envolés très vite.

Attelages des neiges

Les randonnées en traîneau à chiens, dont le départ se tenait à proximité de l’anneau de glace extérieur, les 20 et 21 mars, ont vite été remplies. Trois équipes de meneurs de chiens (mushers) ont fait plaisir à de nombreux bambins ravis de vivre cette expérience unique en nature. Félicitations à l’équipe de responsables des Mushers du Grand Nord, composée de Michel et Carole Lécuyer, de Yan et Florence Shaw et de la « Française » nouvellement mariée Vanessa Guesdon, qui a mené rondement ces promenades à propulsion canine. Un clin d’œil à Fred Mckenzie, qui a monté une tente traditionnelle innue, cuit du pain banique, et offert de la tisane aux parents.

Croquer quoi ?

Plusieurs autres activités ont aussi été proposées, notamment du cardio en plein air, du ski de fond sur les sentiers du club Les traceurs, un petit déjeuner en collaboration avec la Coop Metro, le « flash mob », une chorégraphie à exécuter avec les membres de votre bulle familiale dans le confort de votre foyer, que les gens pouvaient partager en ligne et une curiosité, le crokicurl, un sport d’hiver inventé au pays qui est un jeu extérieur hybride à grande échelle du curling et du jeu de société Crokinole.

La fête dans les rues

Une soirée musicale a été animée par DJ Dnoy qui, juché sur un char allégorique, a déambulé dans les rues de la ville faisant entendre sa musique entraînante qui était diffusée en simultané sur les ondes de la radio CFMF 103,1, et, en format vidéo sur la page Internet du Taïga Carnaval. Celui-ci invitait les familles à sortir dehors et à applaudir durant le passage du cortège musical escorté par des voitures de police. Plusieurs citoyens avaient fait des feux de foyer dans leur cour afin de se réchauffer en attendant le défilé sonore. Bravo aux concepteurs de la cabine installée sur une remorque de ce convoi singulier.

Pyrotechnie festive

Le clou du carnaval a certainement été le spectacle pyrotechnique où les gens pouvaient assister à des feux d’artifice lancés du mont Daviault, une première à Fermont. C’est avec émerveillement que chacun a pu entendre les pétarades et admirer les sillages lumineux dans le ciel nocturne de chez soi, installé sur sa terrasse, dans sa cour ou sur le toit de sa maison.

Merci au comité organisateur de l’événement, à la Ville de Fermont et aux employés municipaux, à la MRC de Caniapiscau et aux nombreux partenaires dont le club de motoneige Les Lagopèdes, aux commanditaires ainsi qu’aux bénévoles infatigables qui ont grandement contribué à la réussite de ce dixième épisode carnavalesque.

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Publié le 29 mars, 2021, dans la publication : Numéro_06 Volume 39

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Publié sur le site le 29 mars 2021

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Assemblée des MRC de la Côte-Nord

Un Fermontois prend les rênes

par Éric Cyr

L’Assemblée des municipalités régionales de comté (MRC) de la Côte-Nord a annoncé, le 25 février 2021, la nomination de M. Martin St-Laurent à titre de nouveau président. M. Martin St-Laurent est également préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de la municipalité de Fermont.

Le Fermontois s’assurera dorénavant de la bonne marche de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, qui compte six municipalités régionales de comté. Il succède au préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent en Basse-Côte-Nord, M. Randy Jones. « Je suis très heureux d’avoir obtenu la confiance de mes pairs et je suis prêt à relever ce nouveau défi particulièrement stimulant. Mon parcours préalable et mon expérience dans certains dossiers me seront utiles afin de mener à bien ces nouvelles responsabilités qui sont complémentaires aux fonctions que j’occupe déjà au sein des instances politiques de ma région. J’entends mettre la main à la pâte de concert avec mes collègues des autres MRC afin de contribuer à faire avancer plusieurs dossiers d’importance pour la Côte-Nord, notamment le désenclavement du territoire, qui constitue la priorité des élus nord-côtiers de tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal », confie M. St-Laurent.

Parcours professionnel

Martin St-Laurent a commencé sa carrière politique à Fermont en 2003 en tant que conseiller municipal pour par la suite être élu maire par acclamation quelques années plus tard en 2014. En plus d’accomplir son rôle de maire et de préfet, ce dernier occupe un emploi à temps plein à la mine de fer d’Arcelor Mittal au Mont-Wright en tant que pompier. Demeurant dans la région de la MRC de Caniapiscau depuis son plus jeune âge, il a à cœur le développement local et s’assure du bien-être de ses citoyens.

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

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Publié sur le site le 15 mars 2021

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Pandémie

Mesures renforcées entre la Côte-Nord et Terre-Neuve-et-Labrador

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a annoncé, le 18 février dernier, que le protocole de gestion des entrées dans les territoires isolés, incluant Fermont et Schefferville, s’applique maintenant à toutes les personnes qui arrivent de la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Ce protocole prévoit de nouvelles mesures pour les entrées en provenance des autres régions du Québec et des provinces ou territoires canadiens dans les MRC de Caniapiscau (Fermont, Schefferville), du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse-Côte-Nord) et de la Minganie. Les visiteurs devront dorénavant appeler au 1 877-644-4545 pour prendre un rendez-vous de dépistage de la Covid-19 à l’arrivée et après sept jours en plus de respecter un confinement préventif de sept jours à l’arrivée (incluant les personnes résidant sous le même toit) et éviter les interactions physiques pendant 14 jours.

Exception

Cette règlementation ne s’applique pas dans le cas d’un déplacement de moins de 24 h par la route entre le Québec et les villes ou villages frontaliers de la province de Terre-Neuve-et-Labrador et n’est donc pas appliquée pour les résidents de la bulle nordique d’exception qui englobe Fermont, Labrador City et Wabush, qui sont exemptés de ces mesures sauf dans le cas où un Fermontois ou une Fermontoise passerait plus de 24 h au Labrador Ouest. Dans une telle situation, la personne devra se conformer au protocole en vigueur et subir, entre autres, un test de dépistage à son retour en sol québécois. Tous doivent respecter le couvre-feu en vigueur à Fermont de 21 h 30 à 5 h du matin et les nouvelles consignes de la Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador qui a inclus le Labrador Ouest dans le palier d’alerte 5 (zone rouge).

Une brigade de sensibilisation de la Croix-Rouge a été déployée dans certains secteurs frontaliers où des équipes étaient présentes pour accueillir les visiteurs à leur arrivée sur la Côte-Nord par avion et par traversier, notamment à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, afin de les informer à propos des mesures de santé publique à respecter. Au moment de mettre sous presse, la Croix-Rouge évaluait les besoins et les possibilités pour le secteur de Fermont. La Sûreté du Québec offre une présence active auprès de la population et des visiteurs ainsi que des interventions policières accrues afin de s’assurer du respect des règles sanitaires en vigueur (rassemblements interdits, respect du couvre-feu, etc.).

Il sera demandé aux visiteurs qui arrivent de Terre-Neuve-et-Labrador de se rendre directement à leur domicile ou vers leur lieu de travail. Dans ce dernier cas, un isolement en dehors des heures de travail est fortement recommandé. Mentionnons que certains groupes de travailleurs suivent un protocole alternatif déterminé approuvé par la direction de la Santé publique de la Côte-Nord.

Dans les autres MRC de la Côte-Nord, il est demandé à toute personne qui entre sur le territoire de respecter un confinement préventif de 7 jours et d’éviter les interactions physiques pendant 14 jours. Les personnes résidant sous le même toit sont aussi invitées à respecter ces mesures.

En cas d’apparition de symptômes liés à la Covid-19, vous pouvez consulter le lien internet suivant : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/guide-auto-evaluation-symptomes-covid-19/ ou appeler au 1 877-644-4545 pour obtenir de l’information.

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Publié le 1 mars, 2021, dans la publication : Numéro_04 Volume 39

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Publié sur le site le 1 mars 2021

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