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    Taïga Carnaval

    Une 29 mars, 2021

    Une décennie bien remplie !

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    Assemblée des MRC de la Côte-Nord

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    Pandémie

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Côte-Nord

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Taïga Carnaval

Une décennie bien remplie !

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La pandémie n’aura pas freiné les organisateurs de la dixième édition du Taïga Carnaval de Fermont qui ont fait le pari de la tenue de cet événement annuel d’envergure, du 16 au 21 mars 2021, malgré les nombreuses incertitudes et les nécessaires adaptations liées aux mesures sanitaires changeantes de la Santé publique. Il faut dire que plusieurs concepts innovateurs ont été présentés durant cette manifestation culturelle et sportive annuelle au cours des années, dont une première mondiale, la fameuse course de souffleuses qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Un carnaval qui fait bouger

Ce fut toute une gageure pour les organisateurs d’offrir à la population des activités variées respectant les mesures de distanciation physique permettant aux familles de s’amuser sans inciter aux rassemblements. Les festivités ont commencé par deux spectacles soit celui des humoristes Sinen Kara et Neev des soirées Juste pour rire, le 16 mars, suivi de la performance solo de Mario Jean, le 18 mars, qui nous a présenté à la demande populaire une reprise de son dernier spectacle « Aller de l’avant ». Les 18 et 19 mars, les élèves des écoles fermontoises se sont amusés au sein de leur bulle classe à la grande glissade extérieure.

Un vent d’air frais

L’ambassadeur du Taïga Carnaval, la mascotte Taïgoin, que le public a pu apercevoir durant plusieurs événements n’a rien perdu de sa jovialité et de sa popularité. Parmi les nouvelles activités proposées cette année, la guerre de forts, un défi s’échelonnant sur 24 heures qui a été relevé par une douzaine d’enfants, qui consistait à construire un fort et à garder son drapeau à l’abri des voleurs pirates. Le rallye hivernal familial a attiré 53 participants, principalement des jeunes, qui ont gagné des tubes à glisser dans le cadre d’un tirage au sort. La chasse aux cadeaux à motoneige a aussi été très populaire et les prix se sont envolés très vite.

Attelages des neiges

Les randonnées en traîneau à chiens, dont le départ se tenait à proximité de l’anneau de glace extérieur, les 20 et 21 mars, ont vite été remplies. Trois équipes de meneurs de chiens (mushers) ont fait plaisir à de nombreux bambins ravis de vivre cette expérience unique en nature. Félicitations à l’équipe de responsables des Mushers du Grand Nord, composée de Michel et Carole Lécuyer, de Yan et Florence Shaw et de la « Française » nouvellement mariée Vanessa Guesdon, qui a mené rondement ces promenades à propulsion canine. Un clin d’œil à Fred Mckenzie, qui a monté une tente traditionnelle innue, cuit du pain banique, et offert de la tisane aux parents.

Croquer quoi ?

Plusieurs autres activités ont aussi été proposées, notamment du cardio en plein air, du ski de fond sur les sentiers du club Les traceurs, un petit déjeuner en collaboration avec la Coop Metro, le « flash mob », une chorégraphie à exécuter avec les membres de votre bulle familiale dans le confort de votre foyer, que les gens pouvaient partager en ligne et une curiosité, le crokicurl, un sport d’hiver inventé au pays qui est un jeu extérieur hybride à grande échelle du curling et du jeu de société Crokinole.

La fête dans les rues

Une soirée musicale a été animée par DJ Dnoy qui, juché sur un char allégorique, a déambulé dans les rues de la ville faisant entendre sa musique entraînante qui était diffusée en simultané sur les ondes de la radio CFMF 103,1, et, en format vidéo sur la page Internet du Taïga Carnaval. Celui-ci invitait les familles à sortir dehors et à applaudir durant le passage du cortège musical escorté par des voitures de police. Plusieurs citoyens avaient fait des feux de foyer dans leur cour afin de se réchauffer en attendant le défilé sonore. Bravo aux concepteurs de la cabine installée sur une remorque de ce convoi singulier.

Pyrotechnie festive

Le clou du carnaval a certainement été le spectacle pyrotechnique où les gens pouvaient assister à des feux d’artifice lancés du mont Daviault, une première à Fermont. C’est avec émerveillement que chacun a pu entendre les pétarades et admirer les sillages lumineux dans le ciel nocturne de chez soi, installé sur sa terrasse, dans sa cour ou sur le toit de sa maison.

Merci au comité organisateur de l’événement, à la Ville de Fermont et aux employés municipaux, à la MRC de Caniapiscau et aux nombreux partenaires dont le club de motoneige Les Lagopèdes, aux commanditaires ainsi qu’aux bénévoles infatigables qui ont grandement contribué à la réussite de ce dixième épisode carnavalesque.

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Publié le 29 mars, 2021, dans la publication : Numéro_06 Volume 39

  • Activités hivernales
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  • Festivités hivernales
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Publié sur le site le 29 mars 2021

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Assemblée des MRC de la Côte-Nord

Un Fermontois prend les rênes

par Éric Cyr

L’Assemblée des municipalités régionales de comté (MRC) de la Côte-Nord a annoncé, le 25 février 2021, la nomination de M. Martin St-Laurent à titre de nouveau président. M. Martin St-Laurent est également préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de la municipalité de Fermont.

Le Fermontois s’assurera dorénavant de la bonne marche de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, qui compte six municipalités régionales de comté. Il succède au préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent en Basse-Côte-Nord, M. Randy Jones. « Je suis très heureux d’avoir obtenu la confiance de mes pairs et je suis prêt à relever ce nouveau défi particulièrement stimulant. Mon parcours préalable et mon expérience dans certains dossiers me seront utiles afin de mener à bien ces nouvelles responsabilités qui sont complémentaires aux fonctions que j’occupe déjà au sein des instances politiques de ma région. J’entends mettre la main à la pâte de concert avec mes collègues des autres MRC afin de contribuer à faire avancer plusieurs dossiers d’importance pour la Côte-Nord, notamment le désenclavement du territoire, qui constitue la priorité des élus nord-côtiers de tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal », confie M. St-Laurent.

Parcours professionnel

Martin St-Laurent a commencé sa carrière politique à Fermont en 2003 en tant que conseiller municipal pour par la suite être élu maire par acclamation quelques années plus tard en 2014. En plus d’accomplir son rôle de maire et de préfet, ce dernier occupe un emploi à temps plein à la mine de fer d’Arcelor Mittal au Mont-Wright en tant que pompier. Demeurant dans la région de la MRC de Caniapiscau depuis son plus jeune âge, il a à cœur le développement local et s’assure du bien-être de ses citoyens.

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

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Publié sur le site le 15 mars 2021

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Pandémie

Mesures renforcées entre la Côte-Nord et Terre-Neuve-et-Labrador

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a annoncé, le 18 février dernier, que le protocole de gestion des entrées dans les territoires isolés, incluant Fermont et Schefferville, s’applique maintenant à toutes les personnes qui arrivent de la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Ce protocole prévoit de nouvelles mesures pour les entrées en provenance des autres régions du Québec et des provinces ou territoires canadiens dans les MRC de Caniapiscau (Fermont, Schefferville), du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse-Côte-Nord) et de la Minganie. Les visiteurs devront dorénavant appeler au 1 877-644-4545 pour prendre un rendez-vous de dépistage de la Covid-19 à l’arrivée et après sept jours en plus de respecter un confinement préventif de sept jours à l’arrivée (incluant les personnes résidant sous le même toit) et éviter les interactions physiques pendant 14 jours.

Exception

Cette règlementation ne s’applique pas dans le cas d’un déplacement de moins de 24 h par la route entre le Québec et les villes ou villages frontaliers de la province de Terre-Neuve-et-Labrador et n’est donc pas appliquée pour les résidents de la bulle nordique d’exception qui englobe Fermont, Labrador City et Wabush, qui sont exemptés de ces mesures sauf dans le cas où un Fermontois ou une Fermontoise passerait plus de 24 h au Labrador Ouest. Dans une telle situation, la personne devra se conformer au protocole en vigueur et subir, entre autres, un test de dépistage à son retour en sol québécois. Tous doivent respecter le couvre-feu en vigueur à Fermont de 21 h 30 à 5 h du matin et les nouvelles consignes de la Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador qui a inclus le Labrador Ouest dans le palier d’alerte 5 (zone rouge).

Une brigade de sensibilisation de la Croix-Rouge a été déployée dans certains secteurs frontaliers où des équipes étaient présentes pour accueillir les visiteurs à leur arrivée sur la Côte-Nord par avion et par traversier, notamment à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, afin de les informer à propos des mesures de santé publique à respecter. Au moment de mettre sous presse, la Croix-Rouge évaluait les besoins et les possibilités pour le secteur de Fermont. La Sûreté du Québec offre une présence active auprès de la population et des visiteurs ainsi que des interventions policières accrues afin de s’assurer du respect des règles sanitaires en vigueur (rassemblements interdits, respect du couvre-feu, etc.).

Il sera demandé aux visiteurs qui arrivent de Terre-Neuve-et-Labrador de se rendre directement à leur domicile ou vers leur lieu de travail. Dans ce dernier cas, un isolement en dehors des heures de travail est fortement recommandé. Mentionnons que certains groupes de travailleurs suivent un protocole alternatif déterminé approuvé par la direction de la Santé publique de la Côte-Nord.

Dans les autres MRC de la Côte-Nord, il est demandé à toute personne qui entre sur le territoire de respecter un confinement préventif de 7 jours et d’éviter les interactions physiques pendant 14 jours. Les personnes résidant sous le même toit sont aussi invitées à respecter ces mesures.

En cas d’apparition de symptômes liés à la Covid-19, vous pouvez consulter le lien internet suivant : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/guide-auto-evaluation-symptomes-covid-19/ ou appeler au 1 877-644-4545 pour obtenir de l’information.

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Publié le 1 mars, 2021, dans la publication : Numéro_04 Volume 39

  • Bulle nordique d’exception
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Publié sur le site le 1 mars 2021

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Pandémie

Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Plusieurs voix s’élèvent et dénoncent les nouvelles mesures relatives à la Covid-19 instaurées par le gouvernement Legault sur la Côte-Nord dont la situation épidémiologique est enviable. L’imposition d’un confinement généralisé, sous forme d’un couvre-feu, est largement critiquée par de nombreux élus de la région qui souhaiteraient plutôt une solution mieux adaptée tenant compte des réalités singulières du vaste territoire.

Les députés nord-côtiers de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet, qui font partie du caucus du Parti québécois, ont mandaté leur chef afin qu’il sensibilise le premier ministre du Québec, François Legault, à la situation unique de la Côte-Nord. Selon ces derniers, la région devrait être épargnée par le confinement total de 20 h à 5 h le matin en vigueur jusqu’au 8 février prochain.

Confinement et couvre-feu

Lorraine Richard est inquiète des répercussions de l’ajout de consignes plus sévères telles que l’imposition d’un couvre-feu et la fermeture de certains commerces durant une période d’un mois. Elle craint que ces modifications causent un désengagement auprès des Nord-Côtiers. « Je crois, comme plusieurs élus de la région, que le nouveau confinement et le couvre-feu sont des mesures excessives par rapport à la situation actuelle de pandémie dans la région. Le Parti québécois s’oppose aux stratégies mur-à-mur et préconise une approche adaptée aux différentes réalités régionales. Le système de codes de couleur n’aura finalement servi à rien. Je demande au gouvernement de la Coalition avenir Québec de faire preuve d’écoute et d’entendre le message des élus de la Côte-Nord », confie la députée nord-côtière péquiste qui implore le gouvernement et la Santé publique de réévaluer leur décision unilatérale et d’adapter la nouvelle règlementation en fonction des réalités propres aux régions.

Mme Richard dit vouloir faire pression sur le gouvernement Legault afin que le plan de confinement des prochaines semaines au Québec soit revu et adapté en fonction de la réalité locale sur le terrain. Même son de cloche du côté de son collègue et autre député nord-côtier, Martin Ouellet, qui juge que la Côte-Nord devrait être dispensée de cette orientation exceptionnelle non justifiée. « Cette mesure ne passe pas. La situation est actuellement maîtrisée et il n’y a pas d’éclosion. Pourquoi mettre tout le monde dans le même panier si rien ne le justifie ? Il n’y a aucune raison que la Côte-Nord, qui pour une fois est première de classe, soit traitée de la même façon que le reste du Québec ».

Absurdité et unilatéralisme

Les maires des deux plus grandes agglomérations urbaines nord-côtières, celui de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Baie-Comeau, Yves Montigny, doutent de la pertinence d’imposer ces nouvelles restrictions uniformes et sont du même avis que leurs homologues qui réclament un traitement particulier pour la Côte-Nord qui tienne compte des réalités régionales. M. Porlier est également sceptique quant aux réels impacts de ces dispositions en ce qui concerne les résultats escomptés dans une région qui fait déjà très bien. Il aurait préféré l’instauration de seuils au-delà desquels ces mesures seraient entrées en application, dans le but de conserver la mobilisation de la population. Il considère que ces contraintes additionnelles n’auront que peu d’incidence pour freiner la propagation du coronavirus dans la région. M. Montigny juge pour sa part que la situation pandémique du secteur n’a rien de comparable avec ce qui se passe ailleurs en sol québécois et que ce facteur devrait être pris en considération. Il estime qu’un contrôle routier à l’entrée ouest de la Côte-Nord s’avérerait beaucoup plus efficace. À la suite d’explications de la Santé publique, ce dernier se résigne à accepter cette nouvelle réalité tout comme le maire de Fermont, Martin St-Laurent. Tous les élus incitent cependant les citoyens à respecter la règlementation.

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Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

  • Côte-Nord
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Publié sur le site le 18 janvier 2021

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Pandémie

Un couvre-feu à Fermont et à Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

En raison de l’évolution récente de la situation épidémiologique, tout le Québec incluant la Côte-Nord, à l’exception des Terres-Cries-de-la-Baie-James et le Nunavik situés au nord du 55e parallèle, se retrouve en alerte maximale (zone rouge) du 9 janvier au 8 février 2021 inclusivement. Le gouvernement Legault a choisi de ne faire aucune exception pour la MRC isolée de Caniapiscau qui ne comptait aucun cas actif de Covid-19 sur son territoire.

Dans l’intérêt commun, le gouvernement a imposé un couvre-feu qui est entré en vigueur le 9 janvier dernier. Des restrictions de déplacement ont été instaurées de 20 heures à 5 heures du matin et les Fermontois et Scheffervillois doivent impérativement s’y conformer. Les policiers feront preuve de compréhension, mais aucune intransigeance ne sera tolérée par les autorités et des amendes seront imposées aux récalcitrants et aux réfractaires. Il est donc dorénavant interdit à quiconque de se trouver hors de son lieu de résidence, de son chalet, ou de son terrain durant ces heures, hormis dans le cas d’exceptions justifiées.

Application de la loi

Les policiers continueront d’assurer le respect des mesures sanitaires et pourront intervenir si un citoyen se trouve à l’extérieur de son domicile lors des heures non autorisées. Les contrevenants s’exposent à des amendes de 1000 $ à 6000 $ et seront sanctionnés s’ils ne sont pas en mesure de justifier adéquatement la raison de leur sortie durant les périodes de restriction. Les jeunes de 14 ans et plus sont passibles de recevoir une amende de 500 $.

Afin de permettre aux gens qui circulent durant le couvre-feu en raison de leur travail de démontrer facilement la nécessité de leur déplacement, les employeurs sont invités à télécharger, à remplir et à signer le formulaire « Attestation de l’employeur – déplacement » durant le couvre-feu décrété par le gouvernement du Québec.

Dérogations permises pour les déplacements

– Une personne qui doit obtenir des soins ou des services requis par son état de santé, qui doit fournir de tels soins ou de tels services à une personne qui les requiert; qui doit se rendre à l’hôpital ou à la clinique, chez le dentiste, l’optométriste, ou en revenir.
-Quelqu’un qui doit accompagner une autre personne incapable de conduire pour se rendre à un rendez-vous médical. Un parent qui doit accompagner un enfant malade à l’hôpital ou à une clinique.
– Une personne qui doit se procurer des biens essentiels ne pouvant être différés par exemple des médicaments dont elle a besoin à la suite d’un rendez-vous médical.
– À des fins humanitaires par exemple une personne qui doit se rendre au chevet d’un parent malade ou blessé.
– Un étudiant ou un enseignant à destination ou en provenance d’un établissement d’enseignement ou de formation pour adultes qui doivent participer à un cours du soir en présentiel ou à un laboratoire dans une école reconnue.
– Une personne dont la présence est essentielle sur les lieux de son travail pour une activité professionnelle et dont le déplacement ne peut être différé.
– Une personne qui effectue un déplacement de longue distance et qui doit faire un transit vers ou depuis une gare ou un aéroport (en raison d’un retour de l’étranger ou du travail par exemple) par un vol de nuit et doit retourner à sa résidence.
– Un parent qui doit aller reconduire son adolescent à son travail.
– Une personne qui doit répondre à une convocation judiciaire ou administrative.
– Une personne qui doit se conformer à une ordonnance contenue dans un jugement rendu par un tribunal ou pour permettre l’exercice des droits de garde ou d’accès parentaux contenus dans une entente. Un parent qui doit reconduire son ou ses enfants chez l’autre parent qui en a la garde.
– Une personne qui assure le transport de biens et de marchandises en transit au Québec (avions, bateaux, camions, trains).
– Une personne qui doit sortir pour que son chien puisse faire « ses besoins » dans un rayon restreint maximal d’un kilomètre autour du domicile.

Pour en savoir plus sur les nouvelles mesures ou pour télécharger le document, consulter le site internet : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/confinement-du-quebec-covid-19/

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Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

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Publié sur le site le 18 janvier 2021

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Causerie virtuelle

Les ambitions d’ArcelorMittal

par Éric Cyr

Source photo : ArcelorMittal

Une causerie virtuelle intitulée Devenir les meilleurs !, s’est déroulée, le 1er décembre dernier, en compagnie du nouveau président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano. L’événement organisé par la Chambre de commerce de Port-Cartier de concert avec la Chambre de commerce de Fermont a attiré plus de 80 participants, dont des personnalités influentes du milieu nord-côtier.

L’activité a accueilli des décideurs politiques dont la députée de Duplessis, Lorraine Richard, les maires de Port-Cartier et de Fermont, messieurs Alain Thibault et Martin St-Laurent, et une représentante du ministre québécois responsable de la Côte-Nord et ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien ainsi que des journalistes.

Ingénieur en gestion des ressources minérales, M. Mobwano a commencé sa carrière sur le terrain comme conducteur de camion et opérateur de pelles en Afrique du Sud. Durant son allocution, il a décrit la force du groupe ArcelorMittal, une multinationale présente dans 60 pays qui produit 10 % de tout l’acier de la planète. Au sujet d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord, M. Mobwano a dit : « Nous exploitons la plus grande mine de fer à ciel ouvert au pays. Nous contribuons directement et indirectement au maintien et à la création de plus de 430 millions de dollars par année, nous dépensons annuellement 1,2 milliard de dollars au Québec en biens et services. Notre contribution au produit intérieur brut québécois dépasse aussi le milliard de dollars chaque année. » Celui-ci explique la vision d’avenir du plus important employeur de la Côte-Nord en parlant d’un grand projet de transformation qui s’échelonnera d’ici 2024 pour faire d’ArcelorMittal une référence mondiale en matière de production sécuritaire et efficace de minerai de fer. Il souligne l’importance des infrastructures, dont le chemin de fer, qui a célébré son 60e anniversaire le 10 décembre 2020, le plus grand port privé au Canada ainsi que l’usine de bouletage, l’une des plus performantes au monde.

Nouvelle ère

Grand visionnaire, M. Mobwano souhaite améliorer la compétitivité de l’entreprise par une approche méthodique, rigoureuse et planifiée incluant une saine gestion. Il considère qu’il a de bons atouts en main dont la carte maitresse est l’innovation. Celui-ci a notamment vanté les mérites de la société québécoise et de ses nombreux avantages : des ressources humaines compétentes, de l’électricité en abondance, son avancement dans les technologies de pointe et un centre névralgique de l’intelligence artificielle dans le monde. « Nous amorçons une nouvelle ère pour notre organisation. Il faut faire le nécessaire pour les générations qui nous suivent. » Il parle ici d’assurer la pérennité des opérations, mais aussi de la responsabilité de laisser une planète viable à nos enfants puisque la minière aspire à devenir carboneutre d’ici 2050.

« ArcelorMittal est prête à monter dans le train et même à jouer le rôle de locomotive. Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Nous avons quatre ans devant nous pour transformer notre organisation. »

Grande transformation

L’objectif et la plus grande priorité pour les prochaines années, selon le haut dirigeant, sont d’amener AMEM dans le giron des mines qui durent grâce à une grande transformation en profondeur. « Nous voulons devenir les meilleurs en faisant appel aux forces et aux compétences de nos employés. » M. Mobwano parle de quatre piliers essentiels pour assurer cette transformation : offrir un environnement de travail sain et sécuritaire, être reconnu comme un employeur de choix, avoir une chaîne de valeur performante et être une organisation responsable et activement engagée dans son milieu. Conscient du déclin démographique sur la Côte-Nord, M. Mobwano souhaite favoriser l’essor économique et contribuer encore davantage au dynamisme des communautés fermontoise et port-cartoise en travaillant activement en collaboration avec les milieux et en soutenant les organismes locaux. « Quand on parle de revitaliser Port-Cartier et Fermont, moi j’embarque ! »

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Publié le 14 décembre, 2020, dans la publication : Numéro_21 Volume 38

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Publié sur le site le 11 décembre 2020

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La CSQ, la FSQ et le SIISNEQ revendiquent

Plans de sauvetage pour soutenir le personnel de la santé de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Avec pour slogan « 2e vague : on veut pas se noyer », la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) et le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) ont lancé une offensive visant à obliger la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord à rendre public son plan concret pour protéger le personnel de la santé au cours des prochains mois de la crise sanitaire.

« La première vague a créé une situation de crise sans précédent dans le réseau de la santé et des services sociaux, particulièrement dans les établissements de santé de la Côte-Nord. Plusieurs décisions prises dans l’urgence ont mis à mal le personnel de la santé déjà très épuisé par la surcharge de travail, l’instabilité des équipes de soins et le manque d’effectifs. Si le personnel a su tenir la tête hors de l’eau, il risque de ne pas réussir cet exploit une deuxième fois! », appréhende la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

Un plan de sauvetage qui presse

Pour sa part, la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, explique que « nous entrons dans une deuxième vague avec des travailleuses et des travailleurs fragilisés, qui ont besoin qu’on prenne soin d’eux si l’on veut qu’ils soient pleinement en mesure de prendre soin, à leur tour, de la population. Le personnel des établissements de santé de la Côte-Nord revendique un plan de sauvetage d’urgence maintenant, avant que la deuxième vague n’entraîne dans la noyade un plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs ».

Des conditions de travail insupportables

La présidente du SIISNEQ-CSQ, Nathalie Savard, s’inquiète des actions actuelles de l’employeur, qui ne semble pas tirer de leçons de la première vague.

« Les conditions de travail sont devenues insoutenables sur la Côte-Nord. La crise sanitaire est venue accentuer la pénurie de personnel alors qu’on voit de plus en plus de démissions, de départs en maladie ou à la retraite. L’employeur affiche de nouveaux postes peu attractifs et les conditions de travail offertes sont inhumaines. Elles démontrent un manque de respect envers les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes ».

Soigner le privé au détriment du public

Cette dernière ajoute que l’employeur s’entête à refuser d’améliorer le sort du personnel en place et préfère payer le gros prix pour attirer le personnel des agences privées. « Pendant la crise, le CISSS a sollicité notre aide afin de faciliter la gestion des horaires devenue difficile due au manque de personnel. Nous leur avons donc proposé des ententes de travail de 12 heures avec bonifications des conditions de travail pour les membres, mais le CISSS a refusé. Pendant ce temps, des contrats lucratifs sont signés avec du personnel de la santé provenant du secteur privé à qui l’on garantit des horaires de travail plus attrayants que ceux qu’ont déjà nos membres. Cela a pour conséquence que des travailleuses, qui n’en peuvent plus d’endurer ces piètres conditions de travail, démissionnent et reviennent ensuite via une agence privée afin de bénéficier de meilleurs avantages et conditions », dénonce Nathalie Savard.

Des politiques de gestion qui encouragent les départs

La leader syndicale mentionne que la gestion absurde de l’employeur ne s’arrête malheureusement pas là. « Dans sa volonté d’attraction et de rétention de personnel, le CISSS a privé nos membres de la possibilité d’obtenir un poste de jour en créant plutôt de nouveaux postes de rotation de jour-nuit et de jour-soir. Nos membres se sentent bafouées par cette situation et, après tout ça, le CISSS s’étonne des départs massifs et ne comprend pas pourquoi il a tant de difficulté à recruter du personnel, mais surtout à retenir le personnel déjà en poste. »

Un CISSS qui s’improvise agence touristique

La présidente du SIISNEQ-CSQ remet en question les récentes initiatives promotionnelles du CISSS de la Côte-Nord pour essayer d’attirer des volontaires à l’équipe de renfort COVID-19 en soutien au personnel de la santé. « À défaut d’offrir des conditions de travail attrayantes, on organise des tirages pour convaincre les gens de s’impliquer dans l’équipe de renfort sur la Côte-Nord. C’est ridicule! Le CISSS fera tirer, entre autres, des croisières aux baleines, des séjours sur une île, des expéditions en raquettes et en traîneaux à chiens, des sorties en kayak, des nuits dans des nichoirs et j’en passe. La direction du CISSS se transforme en agence de promotion touristique plutôt que de s’occuper de son monde ».

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Publié le 2 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_18 Volume 38

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Publié sur le site le 2 novembre 2020

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Covid-19

Aucun cas dans Caniapiscau

par Éric Cyr

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a confirmé dans le cadre d’un point de presse virtuel, le 6 octobre 2020, qu’il n’y a actuellement pas de nouveau cas de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau ni aucun cas actif.

Un total de six cas a été répertorié dans Caniapiscau depuis le début de la pandémie, dont un originaire du secteur de Schefferville qui est malheureusement décédé à Ottawa et cinq à Fermont qui se sont rétablis après avoir été isolés. La situation est sous contrôle pour l’instant et le risque de transmission demeure faible dans Caniapiscau, cependant les citoyens sont invités à respecter les mesures sanitaires en vigueur : port du masque, lavage des mains et distanciation physique afin d’éviter une éventuelle propagation. À la suite de la recrudescence des cas au Québec qui compte plusieurs zones rouges, un total de cinq lits a été réservé à l’hôpital de Sept-Îles, qui dessert Fermont et Schefferville, pour des personnes ayant contracté le coronavirus, mais qui ne nécessitent pas de soins intensifs. Pour les patients affectés à l’hôpital de Baie-Comeau, des transferts pourraient être effectués vers Rimouski, Québec ou Chicoutimi. Au moment de publier, il n’y avait pas non plus de cas au Labrador Ouest voisin toujours épargné par la pandémie.

Information de dernière heure complémentaire à l’article

Au moment de mettre sous presse, deux travailleurs aéroportés utilisant un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out) qui ont été déclarés positifs à la Covid-19 étaient en isolement.

Deux cas à Fermont

Le médecin-conseil en santé publique pour la direction de la Santé publique de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun, a dévoilé après avoir été questionné durant un point de presse, le 13 octobre dernier, par la journaliste de la radio CFMF 103,1 que durant la semaine du 5 octobre, deux cas de Covid-19 dans une compagnie ont été découverts à Fermont, mais ne seront pas répertoriés localement puisque leur adresse de résidence est située ailleurs.

« Les contacts ont été identifiés, l’enquête épidémiologique a été faite, on a fait un dépistage de prévalence et aucune autre personne de cette compagnie n’a eu un test positif. La situation est surveillée de très près. Pour ce qui est du fly-in/fly-out, il existe des mesures notamment avant que les gens n’embarquent (dans l’avion). Il y a un questionnaire pour le triage, il y a la prise de température et dans le milieu de travail, c’est important, les gens doivent respecter la distanciation physique de 2 M et il y a des procédures pour le travail à moins de 2 M ». Selon M. Fachehoun, toutes les mesures sont en place dans ces milieux-là avec pour objectif de limiter la propagation de la Covid-19. « C’est sûr qu’on aura des cas de temps à autre. On ne peut dire qu’on n’en aura pas, mais quand on regarde notre situation par rapport à la situation ailleurs…Notre rôle est de circonscrire ces cas-là. On peut avoir un cas si autour il n’y a pas de transmission et qu’on évalue la situation et qu’on met en place des mesures, ça va être correct. Donc oui on a des cas à Fermont qui seront (très) bientôt déclarés rétablis. On n’a pas d’autres cas secondaires et la situation est surveillée. »

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Route nationale 389

Matières dangereuses sans surveillance

par Éric Cyr

Source photo : Don Studdart

Les services d’urgence incluant des policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à se rendre sur les lieux d’un accident impliquant un camion-citerne transportant des matières dangereuses, le 27 septembre dernier, non loin de la mine de fer de Fire Lake.

Selon l’agent d’information du Service des communications et de la prévention de la Sûreté du Québec, le sergent Jean-Raphaël Drolet : « La collision s’est produite sur la route 389 près du km 512 ». Ce dernier explique que selon les informations recueillies par les policiers, le poids lourd circulait en direction nord vers Fermont lorsque le conducteur a perdu la maîtrise de son véhicule dans une courbe et le camion s’est renversé dans le fossé. « Le camionneur de 58 ans a subi des blessures mineures et a été transporté au centre hospitalier le plus proche à Fermont. Il n’y a pas eu de déversement et les patrouilleurs ont quitté les lieux en fin de soirée. » La conseillère en communications au ministère des Transports du Québec à Baie-Comeau, Sarah Gaudreault, confirme la date et le lieu de l’événement. « La chaussée était mouillée puisqu’il avait plu, mais elle n’était pas boueuse ni détrempée. Quant aux causes de l’accident, seule la Sûreté du Québec, suite à son enquête, pourra en tirer des conclusions. » La Société de l’assurance automobile du Québec n’a pour sa part pas répondu aux demandes d’information du journal.

Le km 512 est serti dans le tracé problématique entre les mines de Fire Lake et du Mont-Wright qui ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par Transports Québec et qui a déjà attiré l’attention par le passé. Un accident mortel est survenu dans ce secteur, le 19 octobre 2016. Le camionneur Claude Forest, 44 ans, a perdu la vie lorsque son camion s’est renversé. Le 16 octobre 2017, un poids lourd a aussi été percuté par un train à cet endroit. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent rappelait alors l’urgence d’entamer les travaux pour rendre le dernier tronçon de cette route plus sécuritaire en mentionnant que la voie ferrée y traverse 11 fois le chemin.

Le gérant de Transport spécialisé JRB, Richard Boucher, confie que le chargement du camion-citerne contenait des matières potentiellement explosives. « Quelqu’un de malfaisant y aurait pu y mettre le feu comme c’est arrivé récemment dans le cas d’une automobile au km 390 et cela aurait pu avoir des effets désastreux. Ce n’est pas une vulgaire marchandise. Je ne comprends pas pourquoi un accident similaire survenu il y a deux ans a nécessité la fermeture de la route durant deux jours alors que dans ce cas-ci, le camion-citerne a plutôt été laissé sans surveillance durant deux jours en attendant qu’un autre camion-citerne se rende sur place pour transvider son contenu ? »
Comble de malchance, le camionneur se serait en plus fait voler des effets personnels dans la cabine.

Quelques jours plus tard, un autre accident impliquait cette fois-ci un camion de livraison d’Ameublements Tanguay qui s’est renversé sur la portion asphaltée au km 480 dans la déviation de Fire Lake. Le camion qui obstruait la route aurait été laissé sur place durant une journée et demie selon M. Boucher, qui déplore le fait que bien que Fermont dispose d’un service de remorquage spécialisé qui aurait été approprié compte tenu des lieux où sont survenus les accidents, dans ces deux cas, c’est un remorqueur de Baie-Comeau qui s’est rendu sur les lieux.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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ArcelorMittal

Une rumeur démystifiée

par Éric Cyr

Légende photo : Usine de bouletage à Port-Cartier. Source photo : ArcelorMittal

Des rumeurs à l’effet que le premier fabricant mondial d’acier, ArcelorMittal, souhaitait vendre des actifs au Québec qui ont notamment été véhiculées par certains médias dont le Financial Times, le diffuseur public Radio-Canada, le journal économique Les Affaires, le quotidien La Presse, Le Journal de Québec, le site internet d’actualité macote-nord.com ainsi que zonebourse.com ont finalement été démenties par la directrice des communications de la multinationale au Canada, Annie Paré, sur les ondes de la radio de Fermont CFMF 103,1.

Contrairement aux informations qui se sont propagées depuis plusieurs mois, il ne serait pas question pour la société mère du groupe ArcelorMittal située à Londres en Angleterre de vendre son capital au pays. Ce sont plutôt la totalité des activités de la filiale américaine du géant de la sidérurgie, ArcelorMittal USA, situées au sud de la frontière qui seront cédées au groupe Cleveland-Cliffs à la suite d’un accord définitif totalisant 1,4 milliard de dollars et non pas ses actifs au Canada. Mme Paré nie catégoriquement les allégations qui ont préalablement circulé à ce sujet en insistant sur le fait que les filiales canadiennes, Exploitation minière Canada (AMEC) et Infrastructure Canada (AMIC), situées sur la Côte-Nord au Québec ne sont nullement visées par cette démarche. « C’est absolument faux…la filiale canadienne n’est aucunement concernée par cette transaction. » La porte-parole de l’entreprise explique que les installations de Fermont et de Port-Cartier sont hautement stratégiques pour le premier sidérurgiste mondial et constituent un maillon important de la chaîne de valeurs de la multinationale en plus de fournir une large partie du minerai de fer utilisé par le groupe ArcelorMittal. Il n’y a donc pas actuellement d’intention de s’en départir, au contraire, les mines de la région seraient considérées comme des forces dans l’entreprise.

Le groupe Cleveland-Cliffs, qui a déjà été copropriétaire des installations minières de la mine Scully à Wabush au Labrador et de Pointe-Noire à Sept-Îles, se portera acquéreur de l’entièreté des infrastructures d’ArcelorMittal aux États-Unis sur une base sans numéraire et sans dette par une combinaison de 78,2 millions d’actions ordinaires de Cleveland-Cliffs, d’actions privilégiées sans droit de vote d’une valeur totale approximative de 373 millions de dollars et de 505 millions de dollars en espèces. La valeur d’entreprise de la transaction est d’environ 3,3 milliards de dollars. En 2018 et 2019, ArcelorMittal USA a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen d’environ 10,4 milliards de dollars. Les actifs acquis comprennent entre autres six installations sidérurgiques, huit installations de finition et deux exploitations d’extraction et de bouletage de minerai de fer.

Par ailleurs, le géant minier et principal employeur de la Côte-Nord, qui souhaite augmenter ses performances à l’échelle mondiale tout en assurant la pérennité de son organisation, songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage à Port-Cartier afin d’accroître sa production de boulettes de fer. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos en Suisse en janvier 2020.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Monts Groulx-Uapishka

Achalandage accru et destination prisée

par Éric Cyr

Source photo : Brieuc Leballeur

La fréquentation des sentiers des monts Groulx-Uapishka situés le long de la route nationale 389 sur la Côte-Nord a connu un accroissement important ces derniers temps, du jamais vu depuis les éditions du Raid international Mahikan, une course très prisée à la carte et boussole de trois jours et trois nuits qui se tenait de 1989 à 1991.

L’événement, organisé de concert avec la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes, attirait beaucoup de passionnés de plein air et un hôpital de campagne était installé sur place par Médecins sans frontières se souvient Michel Denis de l’Association des amis des monts Groulx, qui assure la préservation et l’entretien des sentiers d’accès. « Il y avait de nombreux bénévoles et des randonneurs, des gens de partout de l’Europe jusqu’à la Russie. Des médias du monde entier couvraient l’activité notamment Radio France Internationale (RFI) et la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF). Durant la fin de semaine de la fête du Travail, le 7 septembre dernier, j’ai constaté un engouement exceptionnel pour cette destination qui a attiré des centaines de randonneurs du Québec. C’était comme à la belle époque », confie celui qui habite dans un camp rustique à proximité de ce massif rocheux de la chaîne de montagnes des Laurentides. M. Denis explique que les monts Groulx sont de plus en plus connus, mais que la situation liée à la pandémie de Covid-19 pourrait avoir contribué à cette attraction puisque les destinations touristiques à l’extérieur du pays étaient interrompues.

« Il faut bien prévoir avant de tenter une excursion, car les conditions climatiques sont difficiles et cela comporte un degré de dangerosité dont il faut tenir compte. »

Destination d’aventure à ne pas prendre à la légère

Selon le guide d’aventure professionnel, Guy Boudreau, un expert de l’endroit qui réside sur place, les monts Groulx sont une destination d’envergure prestigieuse accessible, mais difficile, et qui est de plus en plus fréquentée. L’impossibilité de se rendre à l’étranger durant plusieurs mois a certainement poussé les aventuriers québécois à explorer les espaces verts du Québec, ce qui a eu une incidence favorable sur la destination des monts Groulx qui a reçu trois fois plus de visiteurs qu’à l’habitude. « On évalue que de 700 à 800 excursionnistes ont fréquenté ce massif montagneux durant la saison estivale. » Ce dernier souhaite sensibiliser les aventuriers et éduquer les utilisateurs qui doivent au préalable s’assurer d’avoir les compétences et les équipements requis pour effectuer la traversée des monts Groulx. Bien que ce massif de montagnes est accessible, il est situé en région éloignée et isolée nécessitant une préparation minutieuse essentielle. « Les gens doivent mesurer leurs capacités afin qu’une belle aventure ne s’avère pas dramatique. L’improvisation n’a pas sa place quand on planifie accéder au territoire et il faut savoir que cette région montagneuse fait partie d’un microclimat subarctique sans saison sèche avec une pluviométrie importante où les écarts de température peuvent être importants. Il faut viser l’autonomie complète. Tout est vrai ici : moustiques, mouches noires, pluie, vent violent, humidité, froid. Les conséquences sont directes! Il faut prévoir et laisser la pensée magique de côté. Le climat rigoureux est changeant et la neige est tombée à deux reprises cet été. »

Les monts Groulx font partie de la réserve mondiale de la biosphère de Manicouagan-Uapishka, reconnue par l’UNESCO en 2007. La portion ouest du massif est protégée du développement industriel par la réserve de la biodiversité Uapishka créée en 2009. Pour en savoir plus consulter le site Internet : amisdesmontsgroulx.com et la page Facebook : Amis des Monts Groulx.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Covid-19

Aucun cas dans Caniapiscau

par Éric Cyr

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a confirmé lors d’un point de presse dans le cadre d’un bilan de la Covid-19 sur la Côte-Nord, le 29 septembre dernier, qu’il n’y avait plus aucun cas actif de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau qui englobe Fermont, Schefferville, Matimekush-Lac John et Kawawachikamach. La Basse-Côte-Nord était pour sa part toujours épargnée.

Les autorités de la Santé publique de la Côte-Nord avaient au préalable annoncé un septième cas dans la MRC de Caniapiscau qui s’est finalement avéré être une fausse alerte puisque le citoyen en question n’y résidait plus depuis plusieurs mois. Ce cas a donc finalement été répertorié dans la MRC de Manicouagan (Baie-Comeau). Un total de six personnes de Caniapiscau a contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, la première victime nord-côtière est malheureusement décédée. Un ancien chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John (Schefferville), Thaddée André, est mort à Ottawa des suites de la Covid-19 à l’âge de 74 ans selon le diffuseur public Radio-Canada. Il restait donc alors cinq cas actifs à Fermont et ces cinq personnes, qui étaient en isolement, se sont par la suite rétablies.

Un résumé de l’évolution de la situation dans Caniapiscau, qui est limitrophe au Labrador, est envoyé régulièrement par les responsables du ministère de la Santé du Québec à leurs homologues de la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador. Une éclosion est pour l’instant écartée selon le médecin-conseil en santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun, qui considère que le risque de contamination demeure actuellement faible puisque les personnes de la MRC ayant contracté le coronavirus ont été rapidement isolées. Au sujet des travailleurs aéroportés utilisant un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out), des investigations sont en vigueur dans les milieux de travail et un programme de prévention ainsi que des actions spécifiques se poursuivent.

Malgré des craintes irrationnelles motivées par la peur et véhiculées par certains citoyens qui ont fait pression sur leurs élus à travers les réseaux sociaux, aucune éventuelle nouvelle fermeture de la frontière avec le Labrador Ouest n’avait été évoquée à la suite de ces récents épisodes et la rassurante mise à jour a justifié le maintien des mesures d’exception liées à la bulle nordique pour les citoyens des trois municipalités minières de Fermont, de Labrador City et de Wabush. Les Fermontois, qui ne présentent aucun symptôme lié à la Covid-19 et qui n’ont pas voyagé à l’extérieur de la région depuis au moins deux semaines, doivent montrer une preuve de résidence aux représentants des forces de l’ordre avant de pouvoir circuler exclusivement dans le périmètre de Labrador City et de Wabush.

Dépistage

La clinique de dépistage de la Covid-19 qui avait été déménagée à la caserne 12 (poste de pompiers) a été rapatriée aux installations du Centre de santé de Fermont. Pour obtenir un rendez-vous veuillez appeler au 418 287-5461 option 2.

La Côte-Nord est récemment passée au palier de préalerte jaune qui coïncide avec une intensification des mesures de surveillance afin de s’assurer que les mécanismes de prévention et de contrôle sont suivis et respectés. Il y avait au moment de mettre sous presse quatre cas actifs sur la Côte-Nord incluant trois dans la MRC de Manicouagan et un dans la MRC de Sept-Rivières. La Santé publique rappelle l’importance de respecter les mesures sanitaires.

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Publié sur le site le 5 octobre 2020

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Une frontière fragile

Une frontière fragile

par Éric Cyr

Source photo : CDC

La peur de la propagation du virus de la Covid-19 (coronavirus) suscite les inquiétudes et bien qu’aucun n’ait été encore répertorié tant au Labrador Ouest qu’à Fermont et sur la Côte-Nord, la décision a été prise, le 20 mars dernier, par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador d’obliger ceux qui traversent la frontière entre le Québec et le Labrador à s’isoler pour une période de 14 jours.

Selon des publications du député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest et de la députée fédérale libérale du Labrador, Yvonne Jones, certaines exemptions à ce confinement obligatoire émises le lendemain s’appliquent toutefois pour les résidents des villes frontalières de Fermont et de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord qui peuvent franchir la frontière sans avoir à se soumettre à ces nouvelles directives dans certains cas particuliers notamment des déplacements jugés essentiels par exemple pour se rendre à un rendez-vous médical en avion, pour le travail ou pour aller chercher des denrées essentielles qu’ils ne peuvent se procurer dans leur localité. Les conducteurs professionnels (camionneurs) transportant des marchandises de première nécessité, comme la nourriture, sont aussi exemptés de ces mesures tout comme huit travailleurs essentiels du chemin de fer Western Labrador Railway qui dessert Minerai de fer Québec (MFQ) et Tata Steel afin d’assurer le service. Ceux-ci seront transportés par avion et par la suite directement sur le chantier.

Les minières Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) ont arrêté temporairement toutes les activités de travailleurs aéroportés (Fly-in/Fly-out appelés aussi FIFO). Si ces entreprises ont besoin d’un travailleur essentiel qui doit être transporté par avion, elles devront obtenir le consentement du médecin-chef de Terre-Neuve-et-Labrador qui leur transmettra une dérogation. MFQ, qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont au Québec, a reçu une exemption qui a été émise, le 21 mars, à la suite de l’assurance d’avoir adopté des dispositions jugées adéquates et suffisantes afin d’éviter une propagation du virus.

Celle-ci stipule que ses employés doivent se déplacer à bord de vols nolisés avec un maximum de 25 passagers par avion et que tous les travailleurs à bord ont au préalable subi une évaluation médicale avant leur départ incluant une déclaration médicale et un contrôle de température corporelle. Une infirmière devra accompagner ceux-ci durant le vol. Un autobus ira à la rencontre de chaque avion affrété transportant cette main-d’œuvre afin de faire monter les travailleurs utilisant cette navette aérienne directement sur le tarmac (piste) sans passer par le terminal afin de les transporter sur leur lieu de travail sans transiger par des lieux publics. Un médecin devra être sur place à leur arrivée en cas de nécessité.

Le même scénario s’applique pour l’embarquement lors du vol de retour qui se fera également sur le tarmac de l’autobus vers l’avion. Les travailleurs issus de ce mode de transport aérien employés par des entrepreneurs ou entreprises privées du Labrador Ouest devraient aussi obligatoirement s’auto-isoler en arrivant avant de pouvoir aller travailler. ArcelorMittal n’avait obtenu aucune exemption et devait donc obéir à la nouvelle règlementation, mais des pourparlers se poursuivaient à ce sujet au moment de mettre sous presse.

Selon les nouvelles indications, les voyageurs qui sont sortis du territoire de cette juridiction provinciale et qui reviennent par avion ou par route devront s’isoler durant une période de 14 jours à leur retour dans cette province. Des amendes peuvent être données pour les personnes et sociétés (compagnies) reconnues coupables d’avoir enfreint ces ordonnances.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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CISSS de la Côte-Nord

Coronavirus : des renseignements utiles

par Éric Cyr

Source photo : CDC

Dans un effort de freiner la propagation de la Covid-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a transmis, le
19 mars dernier, des informations utiles à la population de Fermont et de Schefferville en cette période de bouleversement liée à cette crise.

À Fermont, les lignes téléphoniques Info Santé/Info Social 811 et Info Covid-19 sont accessibles via la ligne du Centre multiservice de santé et de services sociaux local en composant le 418 287-5461 option 1 pour le 811 et option 2 pour la ligne Info Covid-19. L’horaire habituel peut être changé quotidiennement afin de permettre au personnel médical de s’adapter à la situation au jour le jour. En dehors des heures d’ouverture, les personnes qui se présentent doivent d’abord sonner et répondre à un questionnaire afin de déterminer si elles peuvent entrer dans l’établissement de santé. Si l’autorisation est accordée, la porte sera débarrée et quelqu’un de mandaté à cet effet viendra immédiatement accueillir les patients et leur donner les instructions à suivre afin de les aiguiller vers le bon service tout en veillant à restreindre l’accès aux visiteurs non autorisés. Pour Schefferville, il n’y a pas de changement en ce sens pour l’instant.

La clinique dentaire est fermée au public, mais demeure ouverte pour les urgences seulement. Il faut cependant appeler avant de s’y rendre. Certains rendez-vous non urgents ont été reportés et des interventions chirurgicales non urgentes sont annulées et seront reportées. Toutes les visites sont interdites dans l’ensemble des installations du CISSS de la Côte-Nord y compris pour Fermont et Schefferville, à l’exception de certaines visites humanitaires (par exemple pour un patient en soins de fin de vie).

Le dépistage s’amorce

Des cliniques désignées de la Covid-19 ont ouvert à la mi-mars sur le territoire nord-côtier dont les premières, à Sept-Îles et à Baie-Comeau, ont fait preuve de créativité puisque ce sont dans les arénas Guy-Carbonneau et Henry-Léonard que celles-ci ont été installées dans un concept de service à l’auto. Cette formule permet aux passagers de demeurer à l’intérieur du véhicule pour subir leur test tout en désenclavant l’Hôpital de Sept-Îles et l’Hôpital Le Royer de Baie-Comeau. D’autres cliniques attitrées à la même fonction ont suivi à Port-Cartier, Havre-Saint-Pierre, Fermont, Blanc-Sablon, Les Escoumins et Forestville. Dans ces nouvelles installations, les prélèvements s’effectuent dans les garages pour ambulances rattachés aux établissements du réseau de la santé à l’exception de Fermont où ceux qui passeront le test devront le faire à pied dans le nouveau garage des livraisons adjacent au Centre de santé récemment rénové. Comme ailleurs au Québec, les gens doivent au préalable composer le numéro de téléphone de la ligne Info-Covid-19, le 1 877 644-4545 ou le 418 287-5461 option 2, afin de déterminer si un dépistage est recommandé. Si tel est le cas, il faudra d’abord obtenir un rendez-vous avant de se présenter sur place. Les symptômes les plus apparents de la Covid-19 sont la toux ou la fièvre et parfois des difficultés respiratoires qui peuvent devenir sévères. Au moment de mettre sous presse, un seul cas positif à été confirmé sur la Côte-Nord.

Mesures de prévention

« Chaque personne a un rôle majeur à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. Il est donc très important de respecter les différentes mesures en vigueur », soutient le porte-parole du CISSS de la Côte-Nord, Pascal Paradis. Parmi ces mesures, mentionnons : respecter les mesures d’hygiène, telles que le lavage fréquent des mains, éviter les voyages, même les déplacements d’une région à l’autre, sauf en cas de nécessité, s’isoler pendant 14 jours si l’on revient de l’étranger et surveiller le développement de symptômes. Il est aussi important d’éviter les rassemblements et, pour les personnes âgées de 70 ans et plus, rester à la maison, sauf en cas de nécessité par exemple un rendez-vous médical important. Pour plus de détails, visitez lequebec.ca/coronavirus.

Deux respirateurs et une chambre à pression négative sont offerts à Fermont alors que Schefferville peut compter sur un respirateur pour les trois dispensaires et deux chambres à pression négative soit une au CLSC de Schefferville et l’autre sur la communauté autochtone naskapie de Kawawachikamach. L’hôpital de Labrador City dispose de deux respirateurs et de deux chambres à pression négative.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Désenclavement de la Côte-Nord

La lutte des Nord-Côtiers s’intensifie

par Éric Cyr

Source : CSN

À la veille du dépôt du budget, les membres de la Coalition Union 138 ont récidivé en employant des moyens de pression. Ils ont tenu une nouvelle manifestation surprise destinée à accentuer leur influence sur le gouvernement Legault afin que celui-ci laisse les sommes prévues au programme québécois des infrastructures pour assurer la reprise des travaux du bureau de projet du pont à l’embouchure de la rivière Saguenay.

Toujours sans nouvelle du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, et du ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonathan Julien, dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord, qui fait pourtant consensus auprès des élus nord-côtiers des trois paliers de gouvernement et des chefs autochtones innus de ce territoire et qui est attendu par une vaste majorité de la population, les représentants de la Coalition Union 138 se sont déplacés, ironiquement en traversier, au bureau de circonscription de la députée caquiste de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Émilie Foster, le 17 février dernier afin de l’interpeller pour que celle-ci intervienne rapidement auprès de ses collègues afin d’obtenir de sa part des réponses positives et claires par rapport aux demandes des élus de la Côte-Nord : le parachèvement de la route 138 en Basse-Côte-Nord jusqu’à Blanc-Sablon et le maintien du bureau de projet pour un pont sur le Saguenay.

De Coalition à Coalition

Selon un porte-parole de la Coalition Union 138, le syndicaliste Guillaume Tremblay, « La députée Foster, qui a déjà résidé sur la Côte-Nord, est bien placée pour comprendre à quel point les traversiers sont un frein majeur au développement économique de cette région et pour connaître les enjeux liés à l’absence d’un lien fixe avec le reste du Québec. Nous avons fait des demandes appuyées par les préfets et les maires nord-côtiers afin de rencontrer une personne mandatée par la Coalition avenir Québec (CAQ) dans ce dossier et, à ce jour, elles ont toujours été refusées.»

« Nous en sommes donc malheureusement rendus à devoir faire des manifestations pour être entendus par le gouvernement actuellement au pouvoir. »

Conviction et ténacité

Le regroupement pour le désentravement de la région veut être certain que le message est bien compris et qu’il sera livré au gouvernement de la CAQ et demande à la députée Foster de s’assurer que les montants prévus au programme québécois des infrastructures pour la reprise des travaux du bureau de projet du pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine soient inclus au budget du ministre des Finances pour 2020. « Il y a urgence d’agir et le gouvernement Legault doit s’engager à livrer la marchandise. Une somme de 12 millions de dollars était réservée pour les études de faisabilité de la construction d’un pont sur le Saguenay et nous ne reculerons pas sur ce dossier. Tant que nous n’aurons pas de réponse satisfaisante concernant cet enjeu prioritaire qu’est le désenclavement de la Côte-Nord, la mobilisation et la pression vont se poursuivre et s’accentuer soyez-en assurés. Nous vous en faisons la promesse! »

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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