• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Volume 39

  • La course Cain’s Quest reportée

    Motoneige

    La course Cain’s Quest reportée

  • Modernisation du procédé

    Eaux usées

    Une 1 mars, 2021

    Modernisation du procédé

  • Le milieu scolaire à bout de souffle

    Lettre ouverte

    Le milieu scolaire à bout de souffle

  • Un nouveau souffle

    Ville de Fermont

    Un nouveau souffle

  • Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

    Centraide Duplessis

    Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

  • Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

    Défendre les services à la population

    Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

  • Entretien avec un contremaître

    Ville de Fermont

    Une 15 février, 2021

    Entretien avec un contremaître

  • Une vaccination clairsemée

    Pandémie

    Une vaccination clairsemée

  • Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

    Transport aérien

    Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

  • Déclenchement des élections provinciales

    Terre-Neuve-et-Labrador

    Déclenchement des élections provinciales

  • Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

    Des reculs indécents dans le secteur industriel

    Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

  • Une réforme qui rate la cible

    Projet de loi 59

    Une 1 février, 2021

    Une réforme qui rate la cible

  • Un pompier d’expérience tire sa révérence

    Service de prévention des incendies

    Un pompier d’expérience tire sa révérence

  • Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

    Pandémie

    Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

  • Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

    Déplacements interfrontaliers

    Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

    • publications précédentes
    • publications plus récentes

Volume 39

La course Cain’s Quest reportée

Motoneige

La course Cain’s Quest reportée

Modernisation du procédé

Eaux usées

Une 1 mars, 2021

Modernisation du procédé

Le milieu scolaire à bout de souffle

Lettre ouverte

Le milieu scolaire à bout de souffle

Un nouveau souffle

Ville de Fermont

Un nouveau souffle

Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

Centraide Duplessis

Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

Défendre les services à la population

Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

Entretien avec un contremaître

Ville de Fermont

Une 15 février, 2021

Entretien avec un contremaître

Une vaccination clairsemée

Pandémie

Une vaccination clairsemée

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

Transport aérien

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

Déclenchement des élections provinciales

Terre-Neuve-et-Labrador

Déclenchement des élections provinciales

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

Des reculs indécents dans le secteur industriel

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

Une réforme qui rate la cible

Projet de loi 59

Une 1 février, 2021

Une réforme qui rate la cible

Un pompier d’expérience tire sa révérence

Service de prévention des incendies

Un pompier d’expérience tire sa révérence

Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

Pandémie

Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

Déplacements interfrontaliers

Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Motoneige

La course Cain’s Quest reportée

par Éric Cyr

La course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui est reconnue comme l’une des plus longues et des plus difficiles au monde et dont le départ et l’arrivée se font à Labrador City, a été annulée pour 2022 en raison de la pandémie. La décision de repousser à 2023 le défi bisannuel d’envergure mondiale qui s’échelonne sur plus de 3000 kilomètres a été récemment rendue publique dans un communiqué de presse diffusé, le 1er février dernier, sur la page Facebook de l’événement.

Le comité organisateur explique que la santé et la sécurité des bénévoles, des participants et du public sont une priorité et qu’une manifestation de cette ampleur, qui attire de grands rassemblements et qui nécessite une année de planification et de préparation, doit considérer plusieurs facteurs afin d’assurer le succès et la pérennité de l’événement. L’incertitude relative à la situation actuelle entourant la Covid-19, qui constitue un risque réel, a pesé lourd dans la décision qui n’a pas été prise à la légère et qui a aussi tenu compte du temps nécessaire aux coureurs pour se préparer à l’épreuve sportive qui attire tous les deux ans des centaines de participants, du personnel de soutien et des partisans dans plusieurs communautés du Labrador.

Le président de Cain’s Quest, Chris Lacey, confie que c’est une décision difficile, mais nécessaire puisqu’il est dans l’intérêt de tous de reporter la rencontre biennale entre autres afin d’éviter les risques de propagation du coronavirus et des efforts et des frais inutiles à certaines équipes d’autres provinces et d’autres pays qui se déplacent parfois un an à l’avance afin de préparer leur participation qui nécessite une importante logistique et une organisation exemplaire, notamment pour le repérage et l’expédition de matériel. Celles-ci seraient désavantagées puisqu’elles ne peuvent actuellement le faire compte tenu de la fermeture de la frontière du Labrador aux non-résidents.

Partie remise

Ce n’est que partie remise pour cette aventure hors-piste unique de calibre international qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006 et dont le degré de difficulté élevé exige une détermination, une discipline et une ténacité hors pair et qui propose un parcours unique dans certaines des régions les plus reculées du vaste territoire sauvage du Labrador à travers des conditions climatiques changeantes et extrêmes qui vont de la neige épaisse, des lacs gelés à des zones boisées.

Selon M. Lacey, ce report permettra cependant aux organisateurs de donner de la formation et de consulter les bénévoles dans les différentes communautés afin d’améliorer le concept de la course et de préparer un retour en force en 2023.

L’édition de 2020 a attiré un nombre record de compétiteurs en provenance de deux continents, soit d’Amérique du Nord et d’Europe, notamment du Maine et de l’Alaska aux États-Unis ainsi que de Suisse et de Laponie en Finlande. Des équipes de motoneigistes de plusieurs nationalités composant 48 équipes de deux coéquipiers, incluant pour la première fois deux équipages féminins et des représentants de quatre nations autochtones (Cris, Naskapis, Innus, Inuits), ont enfourché leurs bolides rugissants et se sont élancées du fil de départ par paires sous le vrombissement des moteurs et les applaudissements des spectateurs. La tenue du Cain’s Quest, qui n’a été annulée qu’à une seule autre reprise en raison du climat trop chaud, constitue une période très occupée dans l’Ouest du Labrador et coïncide avec un achalandage touristique accru qui injecte des sommes importantes dans l’économie de l’endroit et notamment pour les hôtels qui affichent complet ainsi que pour les restaurants.

Partager

Publié le 1 mars, 2021, dans la publication : Numéro_04 Volume 39

  • Aventure hors-piste
  • Cain's Quest
  • Compétition internationale
  • Course d’endurance
  • Labrador
  • motoneige
  • Scooter des neiges
  • Ski-doo
  • Sports

Publié sur le site le 1 mars 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Eaux usées

Modernisation du procédé

par Éric Cyr

L’usine d’épuration des eaux usées de la Ville de Fermont, reliée au réseau d’égouts, s’est récemment munie d’un dégrilleur X-Screen de marque Claro à la fine pointe de la technologie au coût de 700 000 dollars. Ce système robuste ultramoderne, autonettoyant et complètement hermétique, pourra répondre aux besoins d’une éventuelle population de 5000 habitants, tout en recevant dorénavant les boues des fosses septiques (résidences isolées, chalets avoisinants, villégiateurs du camping) en plus de répondre à toute demande ponctuelle des prospecteurs et des minières.

Infrastructures performantes

Grâce à cet ajout de qualité supérieure, qui peut traiter quotidiennement près de 8000 m3 d’eaux usées, la Ville peut se targuer d’être innovatrice en matière environnementale. La conception de ce dégrilleur fin à escaliers comprend un compacteur-laveur à vis destiné à réduire considérablement le volume des matières organiques dégrillées grâce à une technologie de séparation privilégiée qui les déshydratent. Cet équipement compresse la matière retirée des eaux sortant de l’étape de prétraitement en occupant environ 10 fois moins d’espace qu’auparavant. Ensuite, les résidus sont redirigés vers une trémie de réception (conteneur à déchets). L’eau dégrillée est par la suite acheminée vers les étangs aérés, ces bassins épurent l’eau par décantation à l’aide de coagulant avant que celle-ci ne soit rejetée dans l’effluent du lac Daviault.

Efficacité accrue

Le contremaître aux Services techniques de la municipalité, Michel Hudon, qui a piloté le projet, supervisé par l’entreprise Déric Construction, de concert avec la firme Brault Maxtech, explique que ce processus exempt d’odeur est beaucoup plus efficace.

« Je suis particulièrement fier des résultats de ces modifications au sein de cette installation qui pourra dorénavant accueillir les camions-citernes, ce qui éliminera l’achalandage routier et les odeurs nauséabondes qui incommodent actuellement les résidents de la rue Duchesneau. Autre avantage du dégrilleur, il ne sera plus nécessaire de ventiler en permanence ce qui économisera des coûts de chauffage puisque l’unité comprend un système d’ensachage ultra hygiénique. Ces transformations faciliteront grandement le travail des techniciens des eaux et des éboueurs. Sa conception en acier inoxydable prolongera sa durée utile jusqu’à un demi-siècle. Un système de mesure et de facturation intégré pourra à terme comptabiliser les débits d’eaux à épurer. »

Selon le maire de Fermont, Martin St-Laurent, ces investissements étaient nécessaires et seront grandement profitables, car ce service, en plus de répondre aux besoins des citoyens du périmètre urbain, accommode aussi les villégiateurs et les propriétaires de fosses septiques en retrait de la ville qui devaient auparavant faire transporter leurs boues usées vers Baie-Comeau. Il saura aussi répondre aux éventuelles demandes des entreprises minières.

Partager

Publié le 1 mars, 2021, dans la publication : Numéro_04 Volume 39

  • Compacteur-laveur
  • Dégrilleur
  • Eaux usées
  • Fermont
  • Fosses septiques
  • Matières organiques
  • Michel Hudon
  • Réseau d’égouts
  • Usine d’épuration

Publié sur le site le 1 mars 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Lettre ouverte

Le milieu scolaire à bout de souffle

par Monica Chiasson

En respectant les consignes sanitaires, nous avons rencontré nos enseignantes et nos enseignants ainsi que notre personnel de soutien scolaire en décembre dernier afin de voir avec eux s’ils étaient favorables à un mandat de grève « équivalent à cinq jours à utiliser au moment jugé opportun ». Pour ce qui est du Centre de services du Fer, c’est-à-dire : Sept-Îles, Port-Cartier et Fermont, nos membres nous ont donné un mandat extrêmement clair. Le personnel de soutien scolaire a voté à 94 % en faveur du mandat de grève et les enseignants à 97%.

Maintenant, il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes. La Coalition avenir Québec (CAQ) répète depuis des années que l’éducation est sa grande priorité, pourtant rien ne bouge aux différentes tables de négociations sectorielles et intersectorielles. Les mandats politiques ne sont pas au rendez-vous. Tout ce que nous proposons obtient une fin de non-recevoir.

Si vous demandez aux enseignantes et enseignants de Fermont quelles sont leurs priorités, ils vous parleront sans aucun doute de la complexification de la tâche, de la composition déséquilibrée des classes, des salaires les plus bas au Canada et de l’insuffisance des services pour les élèves.

Pour le personnel de soutien, il est très important de créer des postes avec le plus grand nombre d’heures possibles. Améliorer les conditions de travail et l’échelle salariale de nos membres soutien est prioritaire et devrait être urgent pour notre gouvernement afin de régler la pénurie de main-d’œuvre. Dans des régions comme les nôtres, le domaine privé est un concurrent très féroce. Donc c’est encore plus difficile de garder notre monde.

Le contrat de travail des enseignantes et des enseignants ainsi que celui du personnel de soutien scolaire sont échus depuis le 31 mars 2020. Nous ne voulions pas négocier pendant cette pandémie, nous voulions attendre, mais le gouvernement nous a forcé la main, maintenant il ne fait que gagner du temps aux tables de négociation.

Les mandats de grève feront peut-être bouger les choses. Nous avons à cœur la réussite éducative de nos élèves et ne souhaitons pas en arriver-là, mais si le gouvernement ne décide pas de faire de vraies négociations, nous le ferons. Lorsque l’employeur avec qui l’on négocie est le gouvernement, il n’y a pas énormément de façons de mettre de la pression.

Profil du SERF-CSQ

Le Syndicat de l’enseignement de la région du Fer-CSQ représente les quelque 1 500 membres des centres de services scolaires du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord. Il compte parmi ses membres du personnel enseignant et du personnel de soutien scolaire de tous les secteurs. Il est affilié à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), à la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) et à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Partager

Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

  • Centrale des syndicats du Québec
  • CSQ
  • Enseignants
  • Enseignement
  • Fermont
  • FPSS-CSQ
  • FSE-CSQ
  • Milieu scolaire
  • Monica Chiasson

Publié sur le site le 15 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ville de Fermont

Un nouveau souffle

par Éric Cyr

Le maire, Martin St-Laurent, est fier d’annoncer la nomination d’un nouveau directeur général à la Ville de Fermont, M. Claude Gagné, dont l’entrée en fonction est prévue pour la mi-mars. Spécialisé en gestion municipale et diplômé en administration des affaires, management et administration publique, M. Gagné a œuvré dans le milieu municipal au cours des trois dernières décennies.

Il quitte la région de Lanaudière où il dirigeait la municipalité de Sainte-Mélanie depuis quatorze ans. Auparavant, il a aussi exercé pendant douze ans les fonctions de directeur général et agent de développement pour la localité de Radisson à la Baie-James dans le Nord-du-Québec.

« Je suis particulièrement heureux de confier les responsabilités de la direction générale à M. Gagné. Il a démontré, tout au long du processus de sélection, plusieurs habiletés intéressantes. Il possède une formation générale et une expérience professionnelle très pertinente pour Fermont. M. Gagné a toute la confiance du conseil municipal et je tiens à lui souhaiter la meilleure des chances dans ses nouvelles fonctions », précise M. St-Laurent.

L’appel du Nord

« Je suis amoureux des grands espaces et du Nord et lorsque l’occasion de poursuivre ma carrière à Fermont s’est présentée, je n’ai pas hésité à postuler en souhaitant vivement obtenir le poste. Mon arrivée sur place s’accompagne d’une grande fierté et d’un désir de travailler en équipe avec les élus et les employés municipaux au service des Fermontoises et des Fermontois à qui je fais une seule promesse, celle de faire de mon mieux », explique M. Gagné qui croit beaucoup à l’importance d’être heureux au travail et de s’y plaire, à la prise en main régionale et locale, et qui est visiblement enthousiaste de relever ce nouveau défi qui s’aligne sur son parcours antérieur et sur son désir de renouer avec les grands espaces nordiques.

« Pour moi le Nord est un milieu de vie avant d’être un milieu de travail et j’avais éventuellement l’intention d’emprunter la TransQuébec-Labrador afin de découvrir le territoire même avant d’obtenir cet emploi. Il faut savoir apprivoiser l’isolement et composer avec l’éloignement géographique. J’ai déjà habité au bout de la route de la Baie-James non loin de la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa à Radisson où la fréquence de la radio communautaire CIAU-FM 103,1 est la même qu’à Fermont. J’ai interprété ça comme un signe du destin. Je cherchais à retourner dans la taïga et j’ai insisté pour emprunter la route 389 lorsque je suis venu visiter Fermont avant mon embauche », confie l’homme de 55 ans qui adore l’hiver et les aurores boréales et qui a déjà parcouru en plus évidemment de la route de la Baie-James, la Transtaïga, la route du Nord, la route de l’Alaska, et qui s’est rendu au bout de la route 138 jusqu’à Kegaska en Basse-Côte-Nord, ce qui illustre bien que la distance n’a aucune emprise sur lui. « Mon fils est adulte et autonome, j’ai ma jeep et il me reste 10 ans d’essence dans le réservoir avant la retraite. » Bienvenue à Fermont M. Gagné.

Partager

Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

  • Administration publique
  • Claude Gagné
  • Directeur général
  • Fermont
  • Maire Martin St-Laurent
  • Mairie
  • Milieu municipal
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 15 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Centraide Duplessis

Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

par Éric Cyr

Au début février de cette année particulièrement difficile pour l’ensemble du réseau communautaire de la région, ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada (AMEM) et le Syndicat des Métallos par le biais de ses cinq sections locales ont permis de remettre un généreux montant de 100 000 $ à Centraide Duplessis. Rio Tinto IOC et ses employés ont pour leur part alloué une somme de 101 179 $ à l’organisation caritative.

« En ces temps de crise, les besoins des organismes ne cessent d’augmenter. Nous sommes heureux que ce travail de collaboration et d’entraide avec nos employés nous permette de faire une réelle différence au sein de notre communauté. C’est aussi cela, concrètement, la transformation que nous avons entrepris pour notre organisation », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

« La solidarité est au cœur de nos actions et les bienfaits de Centraide Duplessis pour nos communautés sont inestimables. Grâce à cet organisme, on contribue à réduire les inégalités sociales », a commenté le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine et coprésident de la campagne de Centraide Duplessis, Nicolas Lapierre.

Du côté de Rio Tinto IOC, la campagne Centraide dans le milieu de travail aura permis d’amasser plus de 50 000 $ de la part des employés grâce aux déductions à la source auxquels l’entreprise ajoute 50 000 $ additionnels. La contribution majeure des employés et de la compagnie s’élève pour une troisième année consécutive à un montant supérieur à 100 000 $. « La mission de Centraide Duplessis est essentielle pour notre communauté. En cette période particulière, nous constatons l’essence même d’un engagement continu lorsque l’imprévisible se produit. Nous sommes heureux de réaffirmer l’engagement des employés et de la Compagnie minière IOC envers l’amélioration de la qualité de vie des gens en contexte de vulnérabilité par l’entremise des actions de Centraide Duplessis. Je tiens à remercier tous les employés pour leur générosité, ils démontrent encore une fois, par leur soutien, que le travail des organismes communautaires est essentiel et reconnu », mentionne le directeur général, Chemin de fer, Port et Énergie chez IOC, José Riopel.

« Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur des partenaires aussi engagés pour nous appuyer dans notre mission. Avec la crise que nous traversons actuellement, nous avons dû revisiter nos actions de sensibilisation en entreprises. La mobilisation des minières et de leurs employés s’est tout de suite ressentie et nous leur en sommes reconnaissants », affirme la directrice générale de Centraide Duplessis, Joannie Francoeur-Côté.

L’aluminerie Alouette de Sept-Îles et ses employés avaient versé 150 000 $ à Centraide Duplessis à la fin novembre 2020 à la suite de la campagne annuelle auprès des travailleurs qui a permis de recueillir des engagements totalisant plus de 50 000 $ en déduction à la source. L’entreprise a ajouté 100 000 $ soit 50 000 $ de plus que prévu en raison du contexte lié à la pandémie.

Centraide Duplessis est une organisation philanthropique autonome, gérée par un conseil d’administration bénévole. L’organisation recueille des dons auprès de la population et des entreprises de son territoire pour soutenir un vaste réseau d’organismes communautaires. Ces derniers œuvrent au quotidien à assurer l’essentiel, à bâtir des milieux de vie rassembleurs, à briser l’isolement social ainsi qu’à soutenir la réussite des jeunes. Sa mission est de contribuer au renforcement de la collectivité et à l’amélioration de la qualité de vie des gens en contexte de vulnérabilité en misant sur l’entraide, l’engagement et l’action concertée.

Partager

Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

  • Alouette
  • Aluminerie
  • ArcelorMittal
  • Centraide Duplessis
  • Générosité Côte-Nord
  • Organisation philanthropique
  • Organisme caritatif
  • Réseau communautaire
  • Rio Tinto IOC
  • Solidarité ouvrière
  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 15 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Défendre les services à la population

Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Représentant 125 000 personnes concernées par les négociations du secteur public œuvrant en éducation, en enseignement supérieur et en santé, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses fédérations, accompagnées de l’Association provinciale des enseignants et des enseignantes du Québec (APEQ-QPAT), rapportent que leurs membres appuient à 73 % la tenue d’une grève.

Les organisations dénoncent le statu quo qui perdure aux tables de négociations et des offres gouvernementales qui, tout en étant inflexibles, ne permettent pas de répondre aux besoins, sur le terrain, des écoles, des cégeps ainsi que des centres et des établissements de santé. Les assemblées virtuelles s’étant déroulées aux quatre coins du Québec dans le respect des consignes de la Santé publique, chaque syndicat membre de la CSQ devait se prononcer sur un mandat de grève équivalant à cinq jours à exercer au moment jugé opportun. Les membres de la CSQ se réuniront prochainement en instance décisionnelle afin de déterminer les balises de l’exercice de ces mandats.

Tendre la main aux élus

Pour la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, les travailleuses et les travailleurs envoient un message très clair au gouvernement du Québec dans le contexte de la rentrée de l’Assemblée nationale. « C’est précisément parce que nos 125 000 membres ont à cœur la défense des services à la population, ceux de leurs élèves, de leurs étudiants et de leurs patients qu’ils appuient la grève. À l’aube de la reprise des travaux parlementaires, nous lançons un appel à l’ensemble des élus pour porter la voix de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé. » Selon cette dernière, les membres de la CSQ vivent une crise sans précédent de leurs conditions de travail au quotidien à cause de l’austérité des dernières années qui a poussé les écoles, les cégeps, les centres et établissements de santé à leur limite. Alors que la pandémie met en lumière l’incapacité du système à répondre aux besoins, le gouvernement n’offre aucune réponse structurelle aux problèmes de fond vécus depuis trop longtemps, qui rendent malade ou qui causent des démissions.

Sonia Éthier dénonce le fait que les solutions à la pièce, annoncées au jour le jour, font fi de la réalité du terrain. « Nous attendons le coup de barre promis par le gouvernement Legault pour répondre aux besoins de la population. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent tout simplement plus de porter à bout de bras leurs établissements par manque de ressources, trop souvent au péril de leur santé ». La présidente de la CSQ souligne que ce n’est pas de gaieté de cœur que les membres appuient la grève, moyen de pression ultime, mais que cette solution s’impose devant la fermeture totale du gouvernement aux tables de négociations du secteur public. Malgré les promesses de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui se sont accumulées au fil des ans, la syndicaliste se désole de constater l’intransigeance du gouvernement de François Legault qui consiste fondamentalement à voir les services publics comme des dépenses plutôt que des investissements.

« Cela fait des années que les appels à l’aide, les dénonciations et les cris de détresse sur le terrain sont ignorés par le gouvernement. Nous continuerons à porter le message de nos membres disant qu’il faut que ça change maintenant ! », conclut Sonia Éthier.

Dossiers parlementaires à suivre

La CSQ surveillera de près l’évolution de plusieurs autres dossiers durant la session parlementaire actuelle. Après avoir participé aux consultations sur la réforme de la santé et de la sécurité du travail, la Centrale souhaite que des changements soient apportés au projet de loi no. 59 dans le cadre de l’étude détaillée. Elle suivra également de près la refonte de la Charte de la langue française. Finalement, elle portera une attention particulière à l’avancement du projet de loi no. 83 sur l’accès des enfants dont les parents ont un statut migratoire précaire aux régimes d’assurance maladie et d’assurance médicaments.

Les fédérations du secteur public de la CSQ sont les suivantes :

Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)

Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)

Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ)

Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ)

Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ)

Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ)

Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ)

L’APEQ-QPAT négocie en cartel avec la FSE-CSQ.

Partager

Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

  • APEQ-QPAT
  • Centrale des syndicats du Québec
  • CSQ
  • Enseignants
  • Enseignement
  • FEC-CSQ
  • FPPC-CSQ
  • FPPE-CSQ
  • FPSES-CSQ
  • FPSS-CSQ
  • FSE-CSQ
  • FSQ-CSQ

Publié sur le site le 15 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ville de Fermont

Entretien avec un contremaître

par Éric Cyr

Originaire de Fermont, l’un des deux contremaîtres aux Services techniques de la Ville de Fermont, Enrick Girard, est dans son élément au garage municipal où se situe son bureau. Ce dernier, embauché à ce poste il y a un an, aime bien la polyvalence que lui permet son emploi et les tâches diversifiées qu’il doit accomplir dans le cadre de ses fonctions.

Les tâches de ce superviseur de 18 employés se concentrent principalement sur l’état des routes, l’entretien des chemins, le déneigement, l’éclairage des rues (lampadaires), la signalisation et les stationnements ainsi que la mécanique. Avant de s’orienter vers ce nouveau travail, ce dernier a travaillé à la mine de fer du Mont-Wright durant une dizaine d’années entre autres en tant que soudeur, chargé de projet, délégué en santé et sécurité. Il a aussi été auparavant compagnon, monteur-mécanicien, vitrier et charpentier-menuisier et a fondé en parallèle une entreprise en inspection de bâtiments. Il souhaitait relever un nouveau défi à échelle plus humaine et ces nouvelles fonctions lui semblaient appropriées à ses aspirations.

Le père de famille de deux enfants est très heureux dans son nouvel environnement professionnel. « J’aime l’ambiance de travail et la camaraderie qui règne au sein de l’équipe. Évidemment, il y a une certaine routine qui s’installe, mais il y a toujours des imprévus qui nécessitent une grande adaptabilité principalement à cause des caprices de dame Nature, qui exigent de prendre en considération les nouvelles réalités climatiques comme les écarts de température et le verglas, de l’éloignement géographique, et plus récemment de la Covid-19 » confie M. Girard, qui explique que la débrouillardise est de mise quand il faut composer avec certains facteurs imprévus, mais que le domaine préventif détrône les interventions d’urgence. « Mes collègues sont très proactifs et anticipent les besoins et les exigences, ce qui économise des coûts pour les contribuables. » D’ailleurs, lui et son équipe, en collaboration avec le Service des loisirs et de la culture, ont récemment travaillé à l’élaboration d’infrastructures destinées à proposer de nouvelles activités familiales extérieures en contexte de pandémie : un anneau de glace et une glissade.

« Quand je constate le sourire et la joie des enfants qui peuvent profiter de ces nouvelles installations, c’est ma récompense pour les efforts consentis par moi-même et les ouvriers que je dirige. »

Interventions diversifiées

« Les employés de la Ville se font souvent aborder par des citoyens pour toutes sortes de raisons qui peuvent aller de quelqu’un qui s’est embourbé dans la neige avec son auto à un enfant en pleurs qui s’est égaré et qui cherche ses parents, ou simplement afin de discuter de certaines problématiques particulières qui nécessitent notre attention. Nous sommes toujours ouverts au dialogue constructif, ce qui peut parfois nous amener à améliorer et à changer nos façons de procéder. Par exemple, nous avons modifié la méthode de nivellement des chemins cette année afin d’accommoder les motoneigistes. On laisse dorénavant environ 2 cm de glace ou de neige durcie pour faciliter leurs déplacements entre leur domicile et les pistes. Nous avons aussi installé des pancartes lumineuses dans le secteur du corridor scolaire afin d’inciter les automobilistes à la prudence », conclut M. Girard.

Partager

Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

  • Cols bleus
  • Contremaître
  • Enrick Girard
  • Fermont
  • Garage municipal
  • Ouvriers
  • Services techniques
  • Superviseur
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 15 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pandémie

Une vaccination clairsemée

par Éric Cyr

Le début de la campagne de vaccination pour les citoyens autres que les travailleurs de la santé et les résidents des hôpitaux, centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et résidences pour aînés (RPA) s’est amorcé sur la Côte-Nord, le 21 janvier dernier, alors que les premiers patients de 80 ans et plus de Sept-Îles étaient accueillis. La semaine suivante, c’était au tour de Baie-Comeau. Les résidents de tous les CHSLD de la région qui le désiraient ont été vaccinés. La cadence a quelque peu ralenti par la suite à cause du fournisseur Pfizer qui a arrêté ses livraisons de vaccins au pays durant une semaine.

Selon le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, la vaccination a été élargie partout sur la Côte-Nord, incluant les territoires isolés et éloignés qui ont reçu le vaccin de la compagnie Moderna. Le vaccin était d’abord offert aux travailleurs de la santé qui sont en contact étroit avec les usagers et d’autres clientèles s’ajouteront au fil des semaines : « Des cliniques de vaccination destinées à la population seront organisées prochainement ailleurs sur le territoire en fonction de la disponibilité des vaccins. Dans chaque milieu, la vaccination s’effectuera en respectant la priorisation des groupes à vacciner telle qu’établie par le ministère de la Santé et des Services sociaux et des vaccins sont distribués partout sur la Côte-Nord. Jusqu’à maintenant, plusieurs doses de vaccins contre la COVID-19 ont été administrées dans la région. »

Pour Fermont et Schefferville

Le conseiller en communications à la Direction des ressources humaines, communications et affaires juridiques au CISSS de la Côte-Nord, Pascal Paradis, n’a pas approfondi plus en détail sur la situation à Fermont malgré une demande d’information additionnelle du journal Le Trait d’union du Nord. Il n’a pas répondu aux questions suivantes : quelles sont les dates où se sont tenues les séances de vaccination localement ? Quel est le nombre de personnes vaccinées ? Est-ce que ces personnes sont toutes des professionnels de la santé ou du domaine médical ? Y a-t-il eu où y a-t-il des vaccins prévus pour les personnes plus vulnérables comme celles atteintes du cancer ou de maladies chroniques localement et si oui quelles sont les dates ?

Pour seule réponse, il a expliqué : « Nous n’avons pas plus d’information à communiquer que ce que nous avons déjà transmis. Pour Fermont, ce sont les travailleurs de la santé qui sont visés en priorité. Nous ne donnons pas l’information sur le nombre de doses par secteur. Il faut se référer aux données provinciales qui sont présentées par région. »

Ce dernier invite les citoyens à aller consulter le site internet : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/situation-coronavirus-quebec/donnees-sur-la-vaccination-covid-19/#c81574. Selon ce site, 6358 doses de vaccins avaient été administrées sur la Côte-Nord, au moment de mettre sous presse.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • CISSS de la Côte-Nord
  • Covid-19
  • Fermont
  • Ministère de la
  • MSSS
  • Pandémie
  • Québec
  • Santé et des Services sociaux
  • Vaccination
  • Vaccins

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Wikipédia

Une nouvelle coopérative québécoise de transport aérien régional qui desservira l’aéroport régional de Wabush au Labrador a vu le jour récemment. La décision d’Air Canada de se retirer d’une trentaine de régions du Québec et totalement du Labrador a propulsé le lancement de la Coopérative de transport régional du Québec (Treq) dont les dirigeants ont actuellement complété 75 % du financement de 60 M$ nécessaire au démarrage.

En chantier depuis plusieurs années, le projet, lancé en juillet dernier, a pris son essor sous l’impulsion de professionnels québécois de l’aviation qui ont pris le temps d’établir un plan d’affaires crédible avant de lancer cette coopérative dont la mission est avant tout de desservir la plupart des régions du Québec afin de permettre leur développement. Selon les dirigeants de la Coop Treq, il est plus que temps que les régions se dotent de cet outil essentiel et le modèle coopératif est aussi le moyen de s’assurer que plus jamais elles ne seront prises en otage par une société aérienne privée. Depuis plusieurs décennies, le Québec connaît une défaillance de son transport aérien régional. L’annonce d’Air Canada de se retirer de 30 régions confirme que le modèle actuel, privé et à but lucratif, n’est plus adapté aux besoins des territoires éloignés des grands centres urbains. Ce modèle doit maintenant faire place à une nouvelle approche qui favorisera les régions et leurs populations qui auront la chance de devenir des actionnaires. Cette démarche prévoit que les dividendes seront transformés en ristournes pour les coopérants.

Nouvel envol

Cette initiative, qui a reçu l’appui des différentes instances légales ainsi que de nombreux élus et gens d’affaires de plusieurs régions du Québec, propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places afin de permettre un coût de billet abordable. Le membre cofondateur et président de l’aéroport international de Mont-Tremblant, Serge Larivière, confie : « Le Québec est le dernier de classe en ce qui a trait au transport aérien régional. Les statistiques de l’Association du transport aérien international (IATA) le montrent. Il y a cinq fois moins de passagers per capita (par personne) au Québec qu’en Ontario. Offrons un service de qualité à des prix normaux et les Québécois seront au rendez-vous. » Le membre cofondateur et ancien président de l’Alliance touristique du Québec, Éric Larouche poursuit : « Ça fait longtemps que je le dis; sans un transport aérien régional efficace et des prix de billets accessibles, il faut oublier notre développement touristique international en région. Et ce, sans parler du développement économique. » La vice-présidente du conseil d’administration et déléguée de la Côte-Nord, Mirka Boudreau, louange la compétence de l’équipe de direction. La femme d’affaires explique que l’objectif de Treq est de proposer des tarifs fixes et non d’engranger des profits.

« Le choix d’inclure l’aéroport de Wabush est une décision stratégique logique. Cela va de soi, car il constitue un terminal aérien très achalandé et particulièrement avec toute l’activité liée à l’industrie minière qui y est associée. Cette destination a un marché potentiel, mais nous voulions en priorité offrir un service aux citoyens de la région qui englobe Fermont et le Labrador Ouest. Nous ne faisons pas de bluff pour obtenir des subventions comme certaines autres compagnies aériennes. Nous sommes là pour rester et assurer un service adapté aux besoins des communautés éloignées ! »

Pour en savoir plus consulter le site internet : treq.ca.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • Aéroport de Wabush
  • Aviation
  • Bombardier Q400
  • Coopérative de transport régional du Québec
  • Fermont
  • Régions du Québec
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Terre-Neuve-et-Labrador

Déclenchement des élections provinciales

par Éric Cyr

Les citoyens du Labrador Ouest seront appelés aux urnes, le 13 février prochain, afin d’élire leur député. Le représentant actuel de cette circonscription, Jordan Brown, élu sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD) le 16 mai 2019, tentera de conserver son siège qu’il a remporté par deux voix seulement après un recomptage judiciaire défaisant ainsi son opposant de l’époque, un ministre libéral influent et ancien maire de Labrador City de 2001 à 2009, Graham Letto, qui siégeait depuis 2015. Cette victoire à l’arraché a ainsi empêché le premier ministre de cette province, Dwight Ball (plus tard remplacé par son successeur Andrew Furey le 19 août dernier) d’obtenir un gouvernement libéral majoritaire.

Un total de trois formations politiques seront représentées dans la circonscription électorale du Labrador Ouest, créée en 1962, mais le député provincial néodémocrate, Jordan Brown, semble être dans les bonnes grâces des électeurs. Il est conscient que le vote précédent a été très serré, mais il a bien l’intention de renouveler l’exploit et de conserver son poste pour un second mandat consécutif. « Je suis très fier du travail que nous avons effectué dans la circonscription ces deux dernières années. Servir nos communautés est stimulant et gratifiant. Je me bats de façon non partisane pour les gens du Labrador Ouest et j’espère avoir la chance de continuer à le faire. Je leur demande donc de me réitérer leur confiance. » Ce dernier, très présent dans son milieu et dont la formation politique est fortement appuyée par le mouvement syndical local, n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de défendre les intérêts de ses concitoyens et s’est investi dans plusieurs dossiers relatifs à la région en se faisant entendre lors de décisions préjudiciables au Labrador prises par le gouvernement au pouvoir notamment lors de nombreuses compressions libérales et de relocalisations de services.

« Les libéraux ont tenté de fermer la Cour provinciale et la bibliothèque de Wabush, ils ont considérablement réduit les services offerts par le bureau local d’enregistrement des plaques d’immatriculation de véhicules automobiles en plus de déplacer l’avion-citerne pour combattre les incendies forestiers et de fermer le bureau des Affaires du Labrador. »

Jordan Brown a lutté pour la préservation des services d’urgence-incendie à l’aéroport de Wabush, un dossier fédéral, et a interpellé, en invoquant l’universalité de l’accessibilité aux soins de santé, le ministre de la Santé et des Services communautaires, John Haggie, à la chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador dans l’édifice de la Confédération. Il l’a confronté au sujet de la problématique liée aux déplacements médicaux pour les patients du Labrador qui doivent consulter un spécialiste à l’extérieur de leur région et qui devraient être mieux encadrés par le gouvernement de Saint-Jean.

Les aspirants

Deux autres candidats ont annoncé leurs couleurs pour le Labrador Ouest. L’ancien maire de Labrador City, Wayne Button, qui avait brigué la mairie qu’il avait remportée lors des dernières élections municipales avant de démissionner peu après sans donner de raison, affichera la bannière libérale. L’ancien député progressiste-conservateur, Nick McGrath, qui avait dû démissionner de son poste de ministre des Transports en 2014 à la suite de son implication dans un contrat d’asphaltage controversé accordé à l’entreprise Humber Valley Paving sur l’autoroute Trans-Labrador, sera le candidat pour ce parti. Le Vérificateur général de cette province avait constaté que ce dernier avait sciemment caché des informations sur l’annulation du contrat en plus de remettre une caution faramineuse. McGrath avait pris cette initiative sans consulter le premier ministre de l’époque, Tom Marshall. Étrange coïncidence, le lendemain, l’ancien patron de la firme concernée, Frank Coleman, était acclamé nouveau chef du Parti conservateur et devait devenir premier ministre la même année, mais il a démissionné avant d’être assermenté.

L’ADN du NPD a laissé sa trace au Labrador Ouest puisque des députés néodémocrates y ont déjà été élus au préalable : Peter Fenwick, de 1984 à 1989, et Randy Collins, de 1999 à 2007.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • Élections provinciales
  • Jordan Brown
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Nouveau parti démocratique
  • NPD
  • Politique
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Wabush

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Des reculs indécents dans le secteur industriel

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

par Dominic Lemieux, Directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ)

Source photo : Pixabay

Très attendue, la réforme du régime de santé et sécurité du travail s’avère une amère déception. Le projet de loi no 59, à l’étude en commission parlementaire, amènerait un glissement vers une prévention de façade dans le secteur industriel. On affaiblit la capacité de contraindre les employeurs à rendre les milieux de travail sécuritaires.

Les mines et plusieurs usines du secteur industriel lourd étaient de vraies tue-monde avant que les travailleurs et les employeurs ne réfléchissent et n’agissent ensemble en prévention. Ça a fonctionné : le nombre de décès [encore trop élevé] a diminué, les accidents graves aussi. La clé du succès ? La participation des travailleurs eux-mêmes aux solutions et leur capacité à amener les employeurs à apporter des correctifs.

Plutôt que d’étendre à tous les milieux de travail des mécanismes de prévention qui ont fait leurs preuves pour 11,6 % des travailleurs, Québec les affaiblit. Cette réforme multiplie les reculs dans les milieux de travail les plus dangereux : moins de prévention, plus de pouvoir aux employeurs et moins de décisions conjointes, des embûches à la reconnaissance des lésions professionnelles et aux retraits préventifs des travailleuses enceintes, retour au travail forcé avant même la guérison…

De l’autre côté, cela n’améliore guère le sort des travailleuses et travailleurs qui n’étaient pas assujettis aux mécanismes de prévention. Quel cynisme que de considérer le milieu de la santé comme étant à « faible risque », en cette période de pandémie, ce qui dispense l’État employeur d’un vrai travail de fond en prévention !

Des incohérences !

Dans le projet de loi, les exigences en matière de prévention sont établies en fonction du coût des lésions professionnelles pour les employeurs et non des dangers réels. Voilà qui nourrit l’industrie de la contestation des accidents de travail et maladies professionnelles ou encore, qui incite à contourner le régime public en référant aux assurances privées. Des milieux de travail à haut risque, comme des mines ou des usines où l’on manipule des explosifs, sont donc considérés comme à risque « moyen » ou « faible », réduisant d’autant les exigences en matière de prévention !

Partout où s’appliquaient déjà des mécanismes de prévention dans l’ancienne mouture de la loi, le temps alloué à la prévention sera systématiquement réduit. Pour comble d’insulte, une entreprise pourra unilatéralement créer un seul comité de santé et sécurité, avec un seul représentant en prévention, pour toutes ses installations au Québec. La logique même de la prévention, c’est pourtant de s’appuyer sur des représentants des travailleurs issus du plancher, qui connaissent le terrain.

La liste des incohérences est encore longue. Le médecin d’une travailleuse enceinte n’aura plus la pleine latitude afin de prescrire un retrait préventif. Un travailleur atteint de surdité pourrait voir sa demande diablement plus compliquée, tout comme celui atteint d’un cancer. L’employeur ne serait plus tenu de fournir une liste des contaminants et des matières dangereuses…

Surtout, la réforme sonne le glas du paritarisme en milieu de travail. L’employeur pourra décider seul du nombre de rencontres du comité de santé et sécurité, du choix du médecin et établir le programme de prévention selon son bon vouloir…

Québec doit retourner à la table à dessin.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • CSN
  • CSQ
  • Gouvernement Legault
  • Métallos
  • Ministre Jean Boulet
  • Normes santé et sécurité
  • Projet de loi 59
  • Québec
  • Reculs secteur industriel
  • Réforme du travail
  • Régime québécois santé et sécurité

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Projet de loi 59

Une réforme qui rate la cible

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La réforme des normes de la santé et de la sécurité au travail, proposée par le gouvernement Legault, est critiquée et décriée de toutes parts et notamment par plusieurs grandes centrales syndicales et de nombreux professionnels de la santé qui dénoncent les reculs majeurs que propose cette nouvelle mouture qui était pourtant censée moderniser la santé et la sécurité au travail et qui fait plutôt paf.

Opposition intersyndicale unanime

Plusieurs syndicats ont fait front commun afin de contrecarrer les changements anticipés notamment le Syndicat des Métallos, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui ont uni leur voix afin de s’opposer aux modifications proposées qui, au lieu de moderniser la loi actuelle adoptée en 1979, viendront au contraire diminuer la prévention dans certains milieux de travail et réduire l’accessibilité des réclamations en cas d’accident, ce que les dirigeants syndicaux déplorent fortement.

Tirer à « boulets » rouges

Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a été fortement écorché alors que les modifications proposées visant à moderniser le régime de santé et de sécurité du travail ont été lacérées durant les consultations où des intervenants ont dénoncé des failles majeures et des reculs historiques pour les travailleurs. La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) s’inquiète de la perte d’indépendance des médecins en éliminant la notion de prépondérance de l’avis du médecin traitant alors que l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes reproche pour sa part au gouvernement d’écarter des données et des études scientifiques.

Des organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap redoutent les modifications qui seraient apportées par ricochet à l’article 329 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP).

Fortes réactions

En résumé, il n’y a pas d’appui significatif pour les amendements envisagés par le ministère du Travail, au contraire ils suscitent de l’animosité et de vives réactions. Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a même qualifié le projet de ghettoïsation et de ségrégation sociale qui dénote une forme de capacitisme ayant des tendances à l’eugénisme. Même le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’est pas d’accord avec la nouvelle formule et estime que la marge de manœuvre des employeurs est considérablement réduite. Somme toute un échec monumental pour Québec qui devrait donc en toute logique revoir la métamorphose envisagée si le gouvernement ne souhaite pas une confrontation de taille avec tous les intervenants du milieu du travail.

Sur la Côte-Nord

Le coordonnateur régional des Métallos pour les régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre, trouve aberrant que le ministre Boulet ait choisi de présenter son projet de loi en pleine période de pandémie alors que la mobilisation des travailleurs, souvent épuisés, s’avère beaucoup plus difficile. Il redoute la dissolution des mécanismes efficaces déjà en place qui ont fait leurs preuves ainsi que la perte d’acquis en ce qui a trait aux protections en vigueur, mais promet que son syndicat luttera bec et ongles afin de défendre les intérêts de ses membres.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • CSN
  • CSQ
  • Gouvernement Legault
  • Métallos
  • Ministre Jean Boulet
  • Normes santé et sécurité
  • Projet de loi 59
  • Québec
  • Reculs secteur industriel
  • Réforme du travail
  • Régime québécois santé et sécurité

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Service de prévention des incendies

Un pompier d’expérience tire sa révérence

par Éric Cyr

Légende photo : Un hommage bien mérité a été rendu au pompier Claude Meilleur pour ses nombreuses années au service des citoyens.

Le lieutenant Claude Meilleur, qui cumule plus de trois décennies de loyaux services au sein du Service de prévention des incendies de Fermont, prendra sa retraite de la brigade locale après 35 ans consacrés aux citoyens de la municipalité nordique. Des pompiers et ambulanciers ont spontanément souligné l’événement en organisant une parade en son honneur qui était composée de véhicules d’urgence qui se sont rendus en face de son domicile, le 15 décembre dernier, avant de lui remettre, à sa grande surprise, un casque de pompier autographié par ses collègues afin de lui rendre un hommage bien mérité.

Claude Meilleur fut également ambulancier durant une quinzaine d’années. Il a effectué sa première intervention en tant que brancardier et secouriste en mars 1989. Celui qui compte le plus d’ancienneté au sein de la brigade d’incendie locale a été honoré par le gouverneur général du Canada, David Johnston, qui lui a remis la prestigieuse Médaille des pompiers pour services distingués au service de la sécurité publique au pays lors de son passage à Fermont à l’occasion du 40e anniversaire de la ville en 2014. Claude Meilleur a par la suite reçu du Bureau du gouverneur général une barrette pour sa conduite exemplaire et ses longs et exceptionnels états de service dans une profession à haut risque. L’homme n’en demeure pas moins très humble. Celui qui a d’abord suivi une formation d’ambulancier et de pompier dans le cadre de son travail dans le domaine de la sécurité à la mine de fer du Mont-Wright, où il a travaillé durant 36 ans et exercé cette profession durant 26 ans, a commencé une « carrière » parallèle en janvier 1985 à l’ancienne caserne Rénald Soucy.

Carrière bien remplie

Après avoir obtenu sa formation de base de « pompier 1 », compétence essentielle en combat d’incendie et en intervention en présence de matières dangereuses, il a relevé de nombreux autres défis au cours des années subséquentes en acquérant de multiples certifications et qualifications professionnelles notamment des spécialisations dans les appareils d’élévation, l’opération d’un véhicule d’urgence muni d’un dispositif aérien (camion pompe-échelle) et plus spécifiquement le maniement de l’échelle aérienne, en sauvetage nautique et en sauvetage sur glace ainsi qu’en désincarcération, des compétences et des techniques visant à dégager et sauver des personnes emprisonnées dans un véhicule à la suite d’un accident. Il a de plus participé à des exercices de recherche et de sauvetage aérien avec un avion CC-115 Buffalo des Forces armées canadiennes. « Il fallait repérer des cibles au sol. Je me souviens que plusieurs pompiers avaient le mal de l’air à cause de virages rapides effectués par le pilote dans les airs » confie ce dernier qui a aussi pris part à de véritables recherches en hélicoptère.

Selon le directeur du Service de prévention des incendies de la Ville de Fermont, Jean-Sébastien Allard, le départ du vétéran-pompier se fera sentir. « L’expertise, la discrétion, le professionnalisme et la rigueur de cet officier furent en tous points exemplaires. Il aura su montrer la voie à une nouvelle génération de pompiers qui lui succédera avec fierté. » Le capitaine Yan Shaw confie : « Il fut un appui et un soutien indéfectible en contribuant à assurer la transmission des connaissances à la relève de la caserne 12 par son savoir-être et son savoir-faire. C’est une grande perte pour notre département d’incendie. »

C’est avec un pincement au cœur que monsieur Meilleur confie qu’il considère que le temps est venu pour lui de céder sa place aux plus jeunes. « J’ai eu la chance de travailler avec des gens formidables. Pour ma part, je ne démissionne pas, je prends simplement ma retraite. Je demeure disponible au cas où l’on aurait besoin de moi. Je connais bien le territoire et je suis convaincu que si le besoin se fait sentir, on va m’appeler en renfort en me confiant certaines tâches destinées à alléger le travail sur le terrain. Je ne suis pas inquiet. La brigade est polyvalente et qualifiée et saura poursuivre sa mission. »

Parlant de relève, il semble que l’exemple paternel ait eu une incidence sur sa progéniture qui suit ses traces puisque ses trois fils font partie des mesures d’urgence, l’aîné est premier répondant tout comme les deux jumeaux, qui œuvrent dans le domaine de la sécurité incendie pour la minière ArcelorMittal et qui sont aussi pompiers et premiers répondants pour la Ville de Fermont.

 

Partager

Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

  • Brigade
  • Carrière
  • Fermont
  • Hommage
  • Lieutenant Claude Meilleur
  • Pompier
  • Retraite
  • Service de prévention des incendies

Publié sur le site le 18 janvier 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pandémie

Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Plusieurs voix s’élèvent et dénoncent les nouvelles mesures relatives à la Covid-19 instaurées par le gouvernement Legault sur la Côte-Nord dont la situation épidémiologique est enviable. L’imposition d’un confinement généralisé, sous forme d’un couvre-feu, est largement critiquée par de nombreux élus de la région qui souhaiteraient plutôt une solution mieux adaptée tenant compte des réalités singulières du vaste territoire.

Les députés nord-côtiers de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet, qui font partie du caucus du Parti québécois, ont mandaté leur chef afin qu’il sensibilise le premier ministre du Québec, François Legault, à la situation unique de la Côte-Nord. Selon ces derniers, la région devrait être épargnée par le confinement total de 20 h à 5 h le matin en vigueur jusqu’au 8 février prochain.

Confinement et couvre-feu

Lorraine Richard est inquiète des répercussions de l’ajout de consignes plus sévères telles que l’imposition d’un couvre-feu et la fermeture de certains commerces durant une période d’un mois. Elle craint que ces modifications causent un désengagement auprès des Nord-Côtiers. « Je crois, comme plusieurs élus de la région, que le nouveau confinement et le couvre-feu sont des mesures excessives par rapport à la situation actuelle de pandémie dans la région. Le Parti québécois s’oppose aux stratégies mur-à-mur et préconise une approche adaptée aux différentes réalités régionales. Le système de codes de couleur n’aura finalement servi à rien. Je demande au gouvernement de la Coalition avenir Québec de faire preuve d’écoute et d’entendre le message des élus de la Côte-Nord », confie la députée nord-côtière péquiste qui implore le gouvernement et la Santé publique de réévaluer leur décision unilatérale et d’adapter la nouvelle règlementation en fonction des réalités propres aux régions.

Mme Richard dit vouloir faire pression sur le gouvernement Legault afin que le plan de confinement des prochaines semaines au Québec soit revu et adapté en fonction de la réalité locale sur le terrain. Même son de cloche du côté de son collègue et autre député nord-côtier, Martin Ouellet, qui juge que la Côte-Nord devrait être dispensée de cette orientation exceptionnelle non justifiée. « Cette mesure ne passe pas. La situation est actuellement maîtrisée et il n’y a pas d’éclosion. Pourquoi mettre tout le monde dans le même panier si rien ne le justifie ? Il n’y a aucune raison que la Côte-Nord, qui pour une fois est première de classe, soit traitée de la même façon que le reste du Québec ».

Absurdité et unilatéralisme

Les maires des deux plus grandes agglomérations urbaines nord-côtières, celui de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Baie-Comeau, Yves Montigny, doutent de la pertinence d’imposer ces nouvelles restrictions uniformes et sont du même avis que leurs homologues qui réclament un traitement particulier pour la Côte-Nord qui tienne compte des réalités régionales. M. Porlier est également sceptique quant aux réels impacts de ces dispositions en ce qui concerne les résultats escomptés dans une région qui fait déjà très bien. Il aurait préféré l’instauration de seuils au-delà desquels ces mesures seraient entrées en application, dans le but de conserver la mobilisation de la population. Il considère que ces contraintes additionnelles n’auront que peu d’incidence pour freiner la propagation du coronavirus dans la région. M. Montigny juge pour sa part que la situation pandémique du secteur n’a rien de comparable avec ce qui se passe ailleurs en sol québécois et que ce facteur devrait être pris en considération. Il estime qu’un contrôle routier à l’entrée ouest de la Côte-Nord s’avérerait beaucoup plus efficace. À la suite d’explications de la Santé publique, ce dernier se résigne à accepter cette nouvelle réalité tout comme le maire de Fermont, Martin St-Laurent. Tous les élus incitent cependant les citoyens à respecter la règlementation.

Partager

Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

  • Côte-Nord
  • Covid-19
  • Critiques
  • Dissidence
  • Doléances
  • Gouvernement Legault
  • Lorraine Richard
  • Mesures excessives
  • Pandémie

Publié sur le site le 18 janvier 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Déplacements interfrontaliers

Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

par Éric Cyr

Des modifications aux mesures spéciales liées à la pandémie de Covid-19 qui s’appliquent aux personnes qui entrent à Terre-Neuve-et-Labrador ont récemment été apportées pour l’aéroport régional de Wabush au Labrador en vertu de la loi sur la protection et la promotion de la santé publique de cette province.

À moins d’être exemptée en vertu d’une ordonnance sur les mesures spéciales, toute personne arrivant à Terre-Neuve-et-Labrador par voie aérienne, maritime ou terrestre, y compris celles en provenance des provinces de l’Atlantique, depuis le 25 novembre dernier, est tenue de s’isoler pendant 14 jours à compter de son arrivée sur le territoire à l’exception des citoyens résidant dans les collectivités situées le long de la frontière avec le Labrador et le Québec qui ne présentent pas de symptômes associés à la Covid-19 et qui n’ont pas quitté leur lieu de domicile depuis au moins deux semaines (Labrador City, Wabush, Fermont, la région du détroit du Labrador et Blanc-Sablon) avec une preuve de résidence.

Les voyageurs sont invités à consulter le site internet suivant : https://www.gov.nl.ca/covid-19/fr/ressources/ afin d’en connaître plus sur les exigences et les modalités relatives à un déplacement au Labrador. Il existe un formulaire électronique d’autodéclaration de voyage qu’il est possible de remplir et de soumettre à l’avance en ligne afin de faciliter les choses à l’arrivée par voie aérienne à l’aéroport de Wabush en cliquant sur le lien « formulaire d’autodéclaration  » puis sur « commencer maintenant ». Ce formulaire peut être rempli par voie électronique pour tous les points d’entrée, à l’exception de celui situé à Fermont, à la frontière entre la région du Labrador Ouest et le Québec. Un numéro de confirmation sera émis et vous pourrez fournir celui-ci aux agents de sécurité du terminal aérien afin d’accélérer le processus. Les passagers de vols n’ayant pas au préalable rempli le formulaire électronique devront obligatoirement remplir le format papier immédiatement après leur atterrissage à Wabush en suivant les directives des gardiens de sécurité de l’aéroport sous peine d’amende ou d’intervention policière.

Bulle nordique

Les mesures d’exception terrestres relatives aux résidents permanents de la bulle nordique (Labrador City, Wabush, Fermont) demeurent les mêmes soit de fournir une preuve de résidence afin de traverser la frontière vers le Labrador Ouest, de ne pas avoir reçu un diagnostic positif à la Covid-19, de ne pas présenter de symptômes associés au coronavirus et ne pas avoir voyagé depuis au moins deux semaines à l’extérieur de la région immédiate. De plus, les citoyens de Fermont ne peuvent dépasser les limites du Labrador Ouest.

Directives pour les entrées dans la MRC de Caniapiscau

Pour les voyageurs se rendant à Fermont ou à Schefferville, notamment ceux ayant atterri à Wabush, ceux-ci devront, en plus de respecter les exigences en vigueur au Labrador, se conformer aux directives de la Santé publique du Québec au moment de leur arrivée à destination en sol québécois. Afin de protéger la population, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a bonifié son programme de gestion des entrées, le 6 décembre dernier, afin de réduire le risque d’introduction de la Covid-19 localement. Ainsi, toute personne, résident, visiteur ou travailleur, en provenance des régions des niveaux d’alerte rouge ou orange du Québec, des provinces ou territoires canadiens ou d’autres pays, est invitée à suivre la recommandation suivante : appeler au 1 877 644-4545 pour faire un dépistage à son arrivée par voie aérienne ou terrestre à Fermont et passer un autre test après une période de confinement préventif (isolement) de sept jours.

Des mesures particulières sont en place pour les travailleurs essentiels, notamment de l’industrie minière, en provenance de l’extérieur de la région et dont les modalités leur sont transmises par leur employeur qui doit impérativement veiller à leur stricte application.

Terre-Neuve-et-Labrador est récemment temporairement sortie de la bulle de l’Atlantique.

Partager

Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

  • Aéroport de Wabush
  • Bulle nordique
  • Covid-19
  • Mesures spéciales
  • MRC Caniapiscau
  • Pandémie
  • Pévention propagation coronavirus
  • Santé publique

Publié sur le site le 18 janvier 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.