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Activité physique

Un atelier fort instructif

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le kinésiologue Patrick Tobgi durant l’atelier à la bibliothèque publique de Fermont.

Un atelier gratuit « Santé mentale et activité physique » animé par le kinésiologue à la Santé publique de la Côte-Nord Patrick Tobgi a été offert par la Ville de Fermont à la bibliothèque publique, le 13 février 2025. Le conférencier a abordé de façon interactive différents aspects des effets de l’activité physique sur la santé mentale en expliquant en détail diverses facettes relatives au sujet.

Le professionnel de la santé juge que quiconque souhaite améliorer son bien-être devrait, dans la mesure du possible et selon sa condition, participer à une gamme d’activités physiques dans une variété d’environnements. Ce dernier a traité notamment des bienfaits de l’exercice sur la santé mentale et sur la motivation générale en expliquant l’importance de bouger plus, d’être moins sédentaire et de bien dormir. En effet, pour récolter un maximum de bénéfices pour la santé, les adultes de 18 à 64 ans devraient être physiquement actifs chaque jour. La Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE) recommande d’ailleurs aux adultes de 18 ans et plus de faire au moins 150 minutes d’exercice d’intensité modérée par semaine en séances d’au moins dix minutes ainsi que des exercices musculaires et des activités de renforcement des os au moins deux fois par semaine.

Patrick Tobgi a détaillé des façons simples de conjuguer des exercices au quotidien dont les atouts surpassent de loin les inconvénients entre autres en prenant des pauses actives sur son lieu de travail ou en effectuant par exemple des mouvements sur sa chaise tout en travaillant. Il a illustré certaines actions, qui peuvent être réalisées de façon progressive dans le cadre d’un entraînement adapté à votre état, qui respectent votre rythme sans perturber vos activités habituelles.

Selon le spécialiste de l’activité physique, de nombreux avantages sont associés à l’adoption d’un mode de vie plus actif incluant une amélioration de la fonction physique, du processus cognitif, de la qualité de vie et de la santé osseuse. De plus, un accroissement en matière de mouvement favorise un risque réduit d’anxiété, de certaines anomalies du bilan lipidique (cholestérol), de dépression, de démence, de diabète de type 2, de plusieurs cancers, de gain de poids, d’hypertension (pression artérielle), de maladies cardiovasculaires et de mortalité.

« Il faut être conscient du piège que constitue la sédentarité, mais aussi du fait que le surentraînement est néfaste », conclut M. Tobgi.

Pour en savoir plus, consulter le site internet : scpe.ca/directives.

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Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

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Publié sur le site le 4 mars 2025

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Aéroport de Wabush

Réinstauration des services d’urgence-incendie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne caserne des pompiers aéroportuaires de Transports Canada adjacente à l’aéroport de Wabush reprendra du service à compter de l’an prochain.

Les services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush qui avaient été démantelés par le ministère des Transports du Canada, en août 2020, ce qui avait suscité une vague d’indignation et un tollé au sein de la population locale, seront finalement réintroduits plus de quatre ans et demi plus tard, mettant fin à l’insécurité et au grand mécontentement des utilisateurs de la desserte aérienne au sujet de l’absence de mesures adéquates de sécurité.

Le retrait du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs de l’aéroport, qui avait été vivement dénoncé à l’époque, a refait surface dans l’actualité à la suite de la récente manifestation citoyenne qui critiquait la piètre qualité du service offert à l’aérogare local ainsi que le coût extrêmement élevé des billets d’avion non subventionnés. La situation, qui était préoccupante pour l’ensemble des élus municipaux ainsi que des intervenants du milieu des deux côtés de la frontière notamment pour le député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, et pour la députée bloquiste de Manicouagan (Côte-Nord), Marilène Gill, avait mobilisé les instances régionales qui se sont unies afin d’exiger le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales. La Ville de Fermont avait alors adopté une résolution qu’elle a fait parvenir au ministre fédéral des Transports afin de tenter de faire bouger les choses.

Réintroduction

C’est la députée fédérale du Labrador, faisant partie du gouvernement Trudeau, qui avait consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, la libérale Yvonne Jones, qui a fait l’annonce de cette réinstallation très attendue sur sa page Facebook, le 20 novembre 2024.

« Je suis ravie d’annoncer que les services d’urgence aéroportuaires seront redéployés à l’aéroport de Wabush. Je suis enthousiaste de vous informer que Transports Canada rétablira sur place les activités et les infrastructures destinées à lutter contre les incendies et de secours. Ce service essentiel garantira une sécurité accrue pour les voyageurs et le personnel de l’aérogare, offrant ainsi une tranquillité d’esprit à notre communauté et aux visiteurs du Labrador. La nouvelle équipe fonctionnelle sera en place d’ici la nouvelle année marquant un progrès important pour maintenir des normes de sécurité de classe mondiale (sic) dans ce nécessaire pôle de transport. Merci à ceux qui ont plaidé en faveur de ce service indispensable et à Transports Canada pour avoir reconnu la nécessité de cet investissement dans notre région. Ensemble, nous construisons un avenir plus fort et plus sûr pour les Labradoriens. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Conférence

Comment ralentir dans nos vies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la conférencière (cinquième à partir de la gauche) entourée de participants.

Le réseau d’éclaireurs a présenté, en collaboration avec la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, la conférence « Ralentir, prendre le temps ! » au café Entracte situé au 8, venelle 11 dans les venelles communautaires, le 5 novembre 2024.

L’événement qui faisait partie du mois thématique « Contrer les blues de l’automne » a regroupé une douzaine de participants. La démarche animée par l’agente de relations humaines, Marianne Creysson, visait la transmission d’outils destinés à améliorer la gestion du temps notamment grâce à des échanges interactifs et des exercices dirigés par la conférencière.

Les sujets abordés durant l’activité étaient multiples et traitaient notamment de l’harmonisation du temps, des changements à apporter à nos habitudes de vie et à notre train-train personnel incluant les tâches quotidiennes routinières ainsi que d’une meilleure perception de la notion de performance afin de réussir à diminuer le stress et à ralentir le rythme pour éviter un épuisement éventuel. D’autres notions ont également été présentées comme l’importance de bien définir les priorités et de ne pas les confondre avec les urgences, qui ne peuvent être repoussées.

Selon l’animatrice communautaire, l’idéal est de ne pas effectuer deux tâches de façon simultanée, mais plutôt de les réaliser par séquences pour éviter de brûler de l’énergie inutilement et de provoquer l’émergence d’un sentiment d’envahissement et de dépassement puisque le cerveau ne peut gérer qu’une seule chose à la fois. « La plupart du temps, on pense à autre chose que ce que l’on fait et cela nuit à notre concentration. Il s’agit d’appuyer sur la pédale de frein afin de se donner un répit dans l’exécution de nos occupations afin d’obtenir de meilleurs résultats. », confie celle qui prône plutôt une approche de pleine conscience centrée sur le moment.

« Il faut réussir à se ramener à ici et maintenant afin de savourer et de vivre l’instant présent ce qui permet généralement de nous apaiser en dissipant l’anxiété et à accorder de la valeur à ce que l’on est en train de faire en actualisant cette action ou cette besogne et en la rendant agréable le plus possible. »

Mme Creysson a aussi parlé du principe de désencombrement qui consiste à se départir d’objets qui occupent de l’espace et dont on ne fait plus usage en les recyclant par exemple, ce qui aide à se libérer d’un lien d’attachement matériel. Elle a aussi insisté sur la nécessité à l’occasion de faire le vide grâce à une déconnexion du monde virtuel en débranchant les appareils électroniques environnants comme la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables pour lesquels les gens sont souvent victimes d’une forte dépendance. « Il s’agit de se trouver des passions destinées à créer de nouvelles habitudes plus saines et de se réguler en faisant des activités qui vont nous ressourcer. Un bon moyen d’y parvenir est d’agir en fonction de nos valeurs en faisant preuve d’autodétermination et de contrôle de soi en prenant soin de définir nos limites et en ne se laissant pas embrigader par les flatteries de la reconnaissance », conclut Mme Creysson.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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Imposition fédérale

La Côte-Nord pénalisée

par Éric Cyr

Le Bloc québécois (BQ) dénonce le manque de formation des employés fédéraux qui travaillent à l’Agence de revenu du Canada (ARC) en ce qui a trait aux déductions fiscales relatives aux régions éloignées comme la Côte-Nord, ce qui entraîne constamment et de façon récurrente des méandres administratifs inutiles pour un très grand nombre de contribuables qui produisent de toute bonne foi leurs déclarations d’impôts sur le revenu comme ceux de Fermont et de Schefferville.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, affirme que la Côte-Nord est désavantagée par l’ARC en raison de son éloignement, que le gouvernement fédéral ne comprend pas la réalité des Nord-Côtiers et que ceux-ci en subissent les désagréments. Selon l’élue de la formation indépendantiste, les agents de l’ARC ne sont pas formés pour répondre aux besoins et aux déductions fiscales particulières qui s’appliquent à la Côte-Nord, notamment en ce qui a trait à la déduction pour les voyages des résidents de régions éloignées.

« Lorsque les citoyens nord-côtiers réussissent à joindre l’ARC, après un temps d’attente trop souvent démesuré, les agents, bien qu’ils soient bien intentionnés, n’ont pas de connaissances spécifiques concernant les déductions fiscales auxquelles les Nord-Côtiers ont droit. Évidemment, des erreurs dans le traitement de leurs demandes s’en suivent et ce sont les contribuables qui écopent, n’ayant pas accès à des montants d’argent qui leur sont pourtant dus. Nous sommes pénalisés, encore une fois, en raison de la méconnaissance des réalités de notre milieu », explique la députée du Bloc québécois.

« La déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées est un exemple flagrant. Le gouvernement fédéral offre une déduction d’impôts pour venir en aide aux citoyens qui doivent quitter leur village par avion pour obtenir des soins médicaux, par exemple. Or, au lieu de calculer la déduction sur la totalité du prix du billet d’avion, l’ARC a instauré le concept de « ville désignée la plus proche ». Ce faisant, lorsque cela correspond à la possibilité la moins chère, l’ARC calcule la déduction en fonction d’un hypothétique déplacement vers cette localité, qui ne correspond à aucune réalité concrète, ou même géographique. Par exemple, la ville désignée pour une personne qui partirait de l’aéroport de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord est St-John, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui est absolument aberrant. Le concept de ville désignée la plus proche ne sert donc qu’à faire économiser de l’argent à Ottawa aux dépens des contribuables sans tenir compte des frontières géographiques même celles du Québec », mentionne la politicienne bloquiste.

« Le gouvernement fédéral place les Nord-Côtiers dans un dédale administratif alors que leur demande est pourtant simple : être compris et avoir droit à ce qui leur revient. Le calcul de déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées devrait donc être fait selon le véritable trajet effectué et non en se basant sur des données fictives qui ne représentent que du vent pour nous. Vous pouvez compter sur moi pour exprimer notre voix et faire entendre raison au gouvernement fédéral », conclut Mme Gill.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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ArcelorMittal

Lancement d’un projet de flottation

par Éric Cyr

Sur la photo, la pelletée de terre officielle marquant le lancement du projet de flottation d’ArcelorMittal à Port-Cartier. De gauche à droite : le vice-président aux affaires corporatives et à la stratégie pour la minière, Julien Lampron, le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano, la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, et un conseiller municipal à la Ville de Port-Cartier Gilles Fournier. Source photo : AMEM

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a lancé, en présence de dignitaires, la construction de son projet de flottation à Port-Cartier sur la Côte-Nord, la plus importante initiative de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec à l’heure actuelle, le 15 octobre 2024.

La multinationale a procédé à l’inauguration officielle du chantier à son usine de bouletage de Port-Cartier. Le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, et la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, étaient sur place à cette occasion.

La démarche, qui représente un investissement total de plus de 200 millions de dollars dans la région, s’est concrétisée grâce notamment au soutien financier de 50 M$ annoncé par le ministre Benoit Charette, dans le cadre du programme « Défi GES » du gouvernement du Québec. Ce cheminement mènera à terme à une décroissance annuelle de gaz à effet de serre de l’ordre de 200 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), ce qui en fait le plus important projet de diminution des émissions de GES au Québec.

« Cet investissement majeur marque un tournant pour ArcelorMittal et la Côte-Nord, alors qu’il positionne Port-Cartier comme l’un des plus importants producteurs de boulettes de fer à réduction directe dans le monde. L’inauguration de ce chantier témoigne par-dessus tout de la concrétisation de ce projet et de la volonté de notre entreprise d’assurer la pérennité de nos activités, ici à Port-Cartier, pour contribuer activement à la vitalité économique de la Côte-Nord », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

Le projet de flottation, annoncé en 2021 lors de la 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow en Écosse, modifiera le procédé de l’usine de bouletage de Port-Cartier afin qu’elle puisse produire annuellement jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe. Les boulettes qui y seront produites posséderont une basse teneur en silice et une haute teneur en fer. Ces boulettes de fer de haute pureté, produites avec le fer de la fosse du Labrador, sont hautement stratégiques parce qu’elles sont nécessaires aux aciéries qui voudront convertir leur procédé par des fours à arcs électriques pour réduire leurs propres émissions de GES. Un total d’environ 100 emplois seront créés durant la construction, avec des pointes jusqu’à 200 emplois à certains moments. On estime que 25 emplois permanents seront par la suite créés pour l’exploitation.

Informations additionnelles relatives au projet

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a commencé le chantier de son projet de flottation à l’usine de bouletage de Port-Cartier, un investissement de plus de 200 millions de dollars. La démarche consiste à modifier le procédé de l’usine existante afin d’y produire jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe à compter de 2026. Cet investissement permettra à cette localité nord-côtière de devenir l’un des plus importants producteurs de boulettes à réduction directe dans le monde.

– Un total d’une centaine d’emplois environ sera créé durant la période de construction avec, à certains moments, des pointes jusqu’à 200 emplois et 25 emplois permanents s’ajouteront par la suite pour l’exploitation.

– La majorité des contrats seront confiés à des sociétés québécoises ou canadiennes, dont plusieurs ont des activités sur la Côte-Nord.

– La construction devrait être complétée à la fin de 2025.

– Le projet consiste à mettre en place un système de flottation qui réduira de manière importante la silice qui se trouve dans la boulette de fer afin de produire une boulette d’oxyde de fer de haute pureté.

– L’initiative permettra d’optimiser les opérations minières en éliminant les contaminants directement à l’usine de bouletage grâce au procédé de flottation.

– Cette transformation du procédé à l’usine de bouletage de Port-Cartier permettra à AMEM de réduire ses émissions actuelles de 200 000 tonnes de CO2eq par année et d’éviter annuellement près de 6 millions de tonnes de CO2eq produites par diverses aciéries dans le monde.  À titre comparatif : 200 000 tonnes de CO2eq = 57 600 voitures retirées des routes et 6 millions de tonnes de CO2eq = 1 700 000 voitures de moins sur les routes.

– Le groupe ArcelorMittal, dont le siège social est situé au Luxembourg, vise la carboneutralité pour l’ensemble de ses opérations internationales d’ici 2050.

– Ces boulettes d’oxyde de fer à basse teneur en silice et à haute teneur en fer sont hautement stratégiques, car elles sont nécessaires aux aciéries qui se convertissent aux fours à arcs électriques pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

– ArcelorMittal Exploitation minière Canada et ArcelorMittal Infrastructure Canada (AMIC) génèrent conjointement plus de 8 900 emplois directs, indirects et induits au Québec.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Histoire

Cinquantenaire de Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Petite ville construite dans les années 1970, Fermont possède un parcours riche et unique. Son développement est intrinsèquement lié à l’exploitation minière du fer, une ressource abondante dans ce secteur. L’histoire de cette municipalité commence par la découverte du minerai de fer dans la fosse du Labrador, une vaste région minière s’étendant entre le Québec et le Labrador, et elle reflète l’épanouissement économique provoqué par cette industrie.

La découverte de gisements de fer dans la région remonte à la fin du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à partir des années 1950, avec l’intensification des activités minières dans cette ceinture géologique, que l’on commence à envisager sérieusement l’exploitation du fer à grande échelle. La compagnie minière Québec Cartier (aujourd’hui ArcelorMittal) a joué un rôle déterminant dans cette dynamique. À cette époque, l’extraction du fer représentait un moteur économique important, non seulement pour le Québec, mais aussi pour le Canada dans son ensemble. L’économie mondiale nécessitait des quantités massives de fer pour alimenter les industries de l’acier, et les régions riches en minerai de fer, comme la Côte-Nord et le Labrador, étaient cruciales pour répondre à cette demande.

Fermont fut donc fondée en 1974 dans le but de loger les travailleurs nécessaires à l’exploitation de la mine de fer de Mont-Wright située à une trentaine de kilomètres de la localité. Le projet de développement urbain de Fermont fut conçu de manière novatrice et l’élément le plus marquant de cette conception est sans conteste le fameux « mur-écran ». Longue de 1,3 km, cette figure architecturale emblématique n’est pas simplement une infrastructure : elle constitue une réponse ingénieuse aux conditions climatiques particulièrement rigoureuses de la région, notamment aux vents violents et aux températures glaciales qui caractérisent l’hiver nordique. L’installation qui abrite environ 400 appartements, des commerces, des services publics, des équipements de loisirs ainsi que des écoles est un aménagement intégré qui permet non seulement de protéger les résidents des intempéries, mais aussi de créer une véritable vie communautaire à l’intérieur du mur. Ce concept innovant a permis à Fermont de se démarquer des autres villes minières nord-américaines, souvent marquées par un développement anarchique et peu structuré.

La vie fermontoise est intimement liée à l’industrie minière et le lieu connaît donc des cycles économiques dépendants des fluctuations du prix du fer sur les marchés internationaux. Pendant les années de prospérité, la ville a vu sa population augmenter, atteignant son apogée dans les années 1980. Cependant, des périodes de crise économique ont également affecté la communauté, notamment lors de la récession mondiale des années 1990 et plus récemment, dans les années 2010, lorsque la demande de fer a chuté en raison de la baisse de l’activité industrielle mondiale. Malgré ces défis, Fermont a su se diversifier et offrir à ses habitants un cadre de vie agréable, bien que souvent isolé en raison de son emplacement géographique. La communauté s’est construite autour de la solidarité et de la résilience face aux conditions climatiques extrêmes et aux aléas économiques.

L’un des aspects qui illustrent bien l’esprit de l’endroit est la place centrale des activités de plein air dans la vie quotidienne. En effet, les Fermontois profitent de l’immensité du territoire pour pratiquer des activités comme la chasse, la pêche, la motoneige et le ski. La nature environnante, vaste et sauvage, constitue un attrait majeur pour les habitants et les visiteurs.

Aujourd’hui, Fermont demeure un exemple fascinant d’urbanisme adapté aux contraintes environnementales tout en étant un symbole de la détermination humaine à prospérer dans des conditions extrêmes. La ville continue de jouer un rôle clé dans l’industrie du fer, avec des investissements continus dans les infrastructures minières et des efforts pour attirer de nouveaux habitants. Son histoire, marquée par la création du mur-écran et l’essor minier, reste une partie essentielle de l’identité de la Côte-Nord et du Québec.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Soins de santé

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Des professionnels de la santé incluant des spécialistes, des omnipraticiens (médecins de famille), des pharmaciens et des présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord ont dénoncé, le 13 mai 2024, les nouvelles règles instaurées par le gouvernement Legault qui ne répondent pas aux besoins selon eux.

Un porte-parole des 22 signataires de la lettre ouverte à ce sujet (publiée dans l’édition du journal du 28 mai), le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), qui parle aussi au nom des 215 membres de cette organisation qui déplorent la problématique actuelle, le docteur Youssef Ezahr, a fait le point quelques semaines plus tard, le 21 mai.

« Je souhaite attirer votre attention sur la situation sur la Côte-Nord, qui présente une discordance alarmante entre les rapports gouvernementaux et la réalité sur le terrain. Depuis notre lettre du 13 mai, nous avons réussi à stopper le transfert de nos patients déjà hospitalisés. Ces patients sont vulnérables, atteints de pathologies comme la démence, mais ne nécessitant pas de soins actifs. Ce qui n’a pas été dit, c’est que pour garder ces patients nous devons ajuster notre offre de soins à l’urgence », explique le chef du département d’anesthésie-réanimation au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui précise qu’une dizaine de patients nécessitant des soins actifs ont dû être transférés en l’espace de 24 heures seulement incluant un enfant de sept semaines souffrant d’une infection virale qui aurait pu être traité sur place. « En raison de la fermeture de la pédiatrie, et malgré les supplications de sa mère souhaitant rester près de ses proches, nous avons dû le transférer dans une autre région selon les disponibilités des lits des hôpitaux du Québec. Cette situation exerce une pression énorme sur les soignants, contraints de sélectionner les patients à transférer, alors que la majorité pourrait être soignée à Baie-Comeau. À Sept-Îles, nous observons des situations aberrantes comme 36 patients hospitalisés avec seulement deux préposés, ce qui compromet gravement la qualité des soins, en particulier pour ceux avec une autonomie réduite », poursuit le médecin.

Équipe volante

En ce qui concerne l’équipe volante promise par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le docteur Ezahr confie : « Nous n’avons reçu aucune nouvelle, excepté ce qui est publié sur Twitter. Malheureusement, aucune agence n’a été mobilisée pour nous aider rapidement, laissant notre personnel soignant à bout de souffle, enchaînant les temps supplémentaires obligatoires (TSO) depuis le 19 mai. Nous les soutenons du mieux que nous pouvons, mais ce rythme de travail présente un risque pour la population. Les patients de la Côte-Nord se retrouvent face à une offre de soins inéquitable comparée aux grands centres urbains. Enfin, nous n’avons eu aucune discussion avec l’équipe du cabinet du ministre, ni celle à Montréal, ni celle envoyée sur la Côte-Nord. Nos députés restent silencieux, se réfugiant derrière les communications ministérielles. Nous sommes déçus que notre lettre ait été politisée, que notre appel à l’aide soit devenu un enjeu opposant le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les agences de placement. Les solutions proposées ne sont que des pansements temporaires. De vraies solutions incluraient des exceptions pour les régions éloignées, permettant d’améliorer les conditions salariales afin de recruter le personnel nécessaire et d’éviter cette crise sanitaire. La population mérite mieux. »

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Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • Christian Dubé
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Publié sur le site le 11 juin 2024

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Cancer Fermont

Au-delà de l’horizon

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo de gauche à droite, des représentants de Cancer Sept-Rivières et des élus nord-côtiers, l’infirmière Nancy Paré, la secrétaire, Sonia Dumont, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, le vice-président, Yoan Grenier, le président, Denis Grenier, le maire de Sept-Îles, Denis Miousse et le président de la Coalition, Gervais Fournier.

Le président fondateur de Cancer Fermont et de Cancer Sept-Rivières (Sept-Îles, Port-Cartier), Denis Grenier, a discuté avec le président de la Coalition Priorité Cancer du Québec, Gervais Fournier, le 8 mai 2024, dans le cadre d’une rencontre à deux volets consistant à présenter la nouvelle entité locale et au sujet de la création éventuelle d’un centre oncologique pour la Côte-Nord.

Des discussions ont d’abord eu lieu à l’hôtel Sept-Îles avec les attachés politiques de la ministre responsable de la Côte-Nord et ministre de l’Emploi, Kateri Champagne Jourdain, de la Coalition avenir Québec, et de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, et par la suite à la mairie de Sept-Îles, avec l’équipe de Cancer Sept-Rivières, fondé le 4 mars dernier, et des élus municipaux incluant les maires de Sept-Îles, Denis Miousse, et de Port-Cartier, Alain Thibault, afin d’exposer la nouvelle entité caritative et le projet de centre de cancérologie à Sept-Îles. « Je suis très fier d’avoir contribué à l’implantation de cette autre œuvre de bienfaisance inspirée du modèle de Cancer Fermont qui peut compter sur une équipe dévouée incluant deux infirmières pivots. Je remercie la Coalition Priorité Cancer du Québec de m’avoir soutenu dans ce projet de longue haleine », confie M. Grenier, qui ajoute qu’une bonne partie du financement proviendra des entreprises privées de la région.

Un traitement inéquitable

Selon Gervais Fournier, qui milite activement pour l’implantation d’une unité de soins en oncologie sur la Côte-Nord, la seule région du Québec à ne pas pouvoir bénéficier de ce service sur son territoire, les citoyens nord-côtiers méritent un traitement équitable et similaire à ce qui se fait ailleurs sur le territoire québécois.

« Les villes de Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue, Chicoutimi au Saguenay-Lac-Saint-Jean et Rimouski au Bas-Saint-Laurent et Gaspésie ont toutes obtenu une telle infrastructure, pourquoi pas Sept-Îles qui comprendrait les municipalités de Blanc-Sablon à Tadoussac ? », se demande-t-il.

Le président de la Coalition Priorité Cancer du Québec trouve inadmissible que des personnes atteintes du cancer soient traitées différemment des autres à cause de leur situation géographique particulière. « Il est injuste que des gens qui luttent contre le cancer sur la Côte-Nord n’aient pas accès aux mêmes services médicaux spécialisés dans leur région que ce qui se fait partout ailleurs au Québec. Il est injuste que les Nord-Côtiers qui livrent un combat contre cette maladie doivent absolument se déplacer à l’extérieur pour recevoir des soins de radiothérapie et qu’ils doivent débourser eux-mêmes une partie des frais encourus pour leur hébergement et leur transport alors que ces mêmes actes thérapeutiques sont offerts gratuitement dans toutes les autres régions. C’est un manque flagrant d’équité », s’indigne M. Fournier qui considère qu’une mobilisation est nécessaire afin de réaliser ce projet. « Rien de tout cela ne pourra se concrétiser sans l’apport essentiel des dirigeants et des leaders politiques de la région. Il faut de façon urgente trouver une façon de garder la main-d’œuvre spécialisée du domaine de la santé et les nouveaux diplômés en région. La population doit se prendre en main et forcer la main du gouvernement. De plus, les entreprises doivent continuer à contribuer à l’amélioration des soins de santé pour les personnes atteintes du cancer. »

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

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Publié sur le site le 29 mai 2024

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Services de santé

Fermont et Schefferville épargnés pour l’instant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le Centre de santé de Fermont résiste à la vague d’interruptions de services qui sévit actuellement.

Malgré la crise actuelle liée à la pénurie de main-d’œuvre et aux mesures transitoires menant à la fin du recours aux agences privées, d’ici octobre 2026, et au bras de fer entre celles-ci et le gouvernement du Québec qui en découle et qui entraîne une offre de services réduite pour les Nord-Côtiers, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé, le 17 mai 2024, que les services sont maintenus à Fermont et à Schefferville.

Selon le conseiller en communications au CISSS de la Côte-Nord, Jean-Christophe Beaulieu, la fermeture d’une salle d’opération à Sept-Îles et d’une autre à Baie-Comeau pourrait cependant engendrer des ralentissements, mais aucun transfert de patients n’est envisagé actuellement.

« Certains transferts nécessitant une hospitalisation pourraient être dirigés vers des établissements de santé en dehors de la région advenant l’incapacité des hôpitaux de Baie-Comeau et de Sept-Îles d’accueillir ces usagers. »

Le CISSS mentionne que certaines réductions de services prévues ont pu être annulées grâce aux efforts consentis par ses équipes ainsi que par ses partenaires, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux et d’autres établissements du réseau.

Le CISSS précise qu’il n’y aura pas de fermeture de 40 lits d’hospitalisation (20 à Baie-Comeau et 20 à Sept-Îles). Toutefois, les unités de débordement des deux hôpitaux demeurent fermées (8 lits à Sept-Îles et 13 lits à Baie-Comeau). Les urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles ont suffisamment de personnel pour fonctionner, mais la capacité d’occupation des civières demeure très limitée en cas de débordement. Dans le contexte actuel, des démarches ont été faites afin de bonifier les services ambulanciers sur le territoire. Des travaux sont aussi en cours afin de bonifier le service d’évacuation médicale de la Basse-Côte-Nord.

Le CISSS de la Côte-Nord explique que la situation demeure précaire partout sur le territoire et que des équipes sont mobilisées afin de rétablir les divers services dans les plus brefs délais. Les transferts médicaux vers les hôpitaux receveurs habituels (Baie-Comeau et Sept-Îles) pourraient être perturbés si leur capacité d’accueil est limitée. Dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et en soutien à domicile, il y a toujours des besoins de personnel, mais les services requis sont offerts et des suivis sont faits pour assurer des soins sécuritaires.

La création d’une équipe volante composée d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires qui pourra être déployée dans les régions où la situation est critique, notamment sur la Côte-Nord, a été annoncée par Québec en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Pour plus de détails au sujet des réductions de services, vous pouvez visiter la page à ce sujet sur le site Web du CISSS de la Côte-Nord qui est mise à jour régulièrement.

Lettre ouverte

par 22 signataires

Soins de santé

Le 13 mai 2024

Objet : Plan de contingence du CISSS de la Côte-Nord

Madame, monsieur,

Nous sommes les médecins-omnipraticiens, spécialistes, pharmaciens et présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord. Nous sommes aujourd’hui témoins d’une crise sans précédent dans notre système de santé régional. Cette fois-ci, il s’agit bel et bien d’une crise précipitée par notre gouvernement.

Depuis des années, nous vivons un effritement de nos effectifs au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit ici d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de technologues, de préposés et autres professionnels qui quittent le réseau pour rejoindre les agences privées. La main-d’œuvre indépendante a progressivement remplacé les retraites et les départs dans un réseau épuisé et sous pression jusqu’à occuper plus de 60 % des postes dans nos hôpitaux. La santé de notre population et la capacité de nos salles d’urgence à accueillir des malades et à les soigner en dépendent maintenant entièrement. On ne peut s’en passer.

Tout comme le Ministère et le gouvernement actuel, nous déplorons le recours chronique à la main-d’œuvre indépendante et nous souhaitons ultimement que ces professionnels réintègrent le réseau et s’établissent chez nous durablement au sein de la fonction publique. Mais cette main-d’œuvre, qui représente maintenant l’essentiel de nos forces, n’habite pas notre région et s’y déplace pour y travailler.

À partir du 19 mai, de nouvelles règles mises en place au ministère de la Santé et des Services sociaux effacent l’essentiel des avantages de notre main-d’œuvre indépendante, qui cessera alors en bloc de venir travailler dans notre région. Ces mesures visent la réintégration des professionnels dans le réseau, mais elles sont inapplicables et dangereuses sur la Côte-Nord. Les infirmières et autres travailleurs réintégreront le réseau proche de leur domicile, laissant ainsi un trou béant dans les services essentiels des Nord-Côtiers.

Le 19 mai, nous devrons fermer plus du tiers des lits de santé physique dans les hôpitaux de Sept-Îles et de Baie-Comeau pour une période indéfinie. Nos salles d’urgence ne fonctionneront qu’à une fraction de leur capacité actuelle et n’auront plus de soupape de débordement, même pour des patients gravement malades. Des dizaines de patients seront transférés inutilement vers les grands centres et hospitalisés à des centaines de kilomètres de chez eux, engendrant des coûts faramineux et des délais de transferts évitables. Tous les services hospitaliers seront atteints, notamment le bloc opératoire où des réductions de plus de 50 % des activités sont planifiées. L’enjeu de sécurité et les risques de conséquences délétères sont réels pour les patients. Des équipes de soignants déjà fragilisées s’épuiseront et il y aura un effritement du recrutement, de la rétention de médecins et de pharmaciens à long terme.

Le 19 mai, la Côte-Nord devient essentiellement un immense territoire québécois sans réseau de santé fonctionnel capable de prendre en charge les besoins de sa population. Et cette population devra s’exiler à des centaines de kilomètres pour recevoir des soins appropriés, ajoutant un stress supplémentaire sur d’autres établissements. Si le gouvernement veut éliminer le recours à la main-d’œuvre indépendante dans le système de santé en région, il doit mettre en place des incitatifs pour qu’elle s’y installe et qu’elle y demeure. En attendant, nous avons besoin de la main-d’œuvre indépendante pour faire fonctionner nos hôpitaux. C’est une réalité incontournable.

Cette crise est accélérée inutilement par des décisions politiques et un manque d’écoute face à notre réalité régionale. Les solutions ne peuvent être les mêmes dans l’ensemble du réseau, sur tout le territoire du Québec. Il faut trouver rapidement une voie de sortie de crise. Nous le devons à nos proches et à nos patients.

 

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

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Publié sur le site le 29 mai 2024

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Parti québécois

Deux irréductibles Québécois à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux députés du Parti québécois s’adressent aux journalistes locaux.

Deux figures de proue du Parti québécois (PQ) proches du chef de cette formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, les députés Pascal Bérubé, de la circonscription de Matane-Matapédia (à droite), et Joël Arseneau, de celle des Îles-de-la-Madeleine (à gauche), étaient de passage à Fermont pour la première fois afin d’appuyer une campagne de financement de l’organisme caritatif Cancer Fermont, du 26 au 28 avril 2024. Les deux élus à l’Assemblée nationale du Québec en ont profité pour prendre part à diverses activités en lien avec l’œuvre philanthropique et rencontrer des citoyens qui les ont aidés à mieux connaître les dossiers prioritaires de la région.

Dans le cadre d’un point de presse au bureau d’accueil touristique, le 27 avril, les collègues souverainistes ont confié être heureux d’avoir l’occasion de découvrir la localité lors de cette visite qu’ils ont planifiée de concert.

« On veut revenir en force. Le Parti québécois a un lien historique particulier avec la Côte-Nord depuis la première fois qu’il a accédé au pouvoir avec René Lévesque devenu premier ministre en 1976 seulement deux ans après la fondation de la municipalité. Le député Denis Perron avait alors été élu pour représenter la circonscription de Duplessis dont Fermont fait partie. Les électeurs sont demeurés fidèles au PQ durant des décennies jusqu’à la dernière élection », confie Pascal Bérubé qui, convaincu de la nécessité du désenclavement de la Côte-Nord et après avoir remarqué la déception relative à la programmation routière, a promis de remettre en cadeau un gobelet à café à l’effigie de la route nationale 389 créé par une entreprise locale et affichant les différentes bornes kilométriques où se retrouvent les téléphones d’urgence, à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault. « Évidemment, nous avons répondu à l’invitation de Cancer Fermont, mais aussi afin de venir rencontrer les gens, rétablir le contact avec les Québécois et les régions en constatant leurs besoins et leurs réalités sur le terrain comme la problématique des transports aérien et routier qui sévit dans la région. Je suis ravi de l’accueil chaleureux des Fermontois. C’est plus qu’une immersion dans le milieu, je m’y sens comme chez moi !

J’ai croisé plusieurs personnes de mon coin de pays qui sont venues travailler ici. On va porter un certain nombre de demandes formulées par des organisations et des citoyens à l’Assemblée nationale », poursuit M. Bérubé.

Impressionné par le gigantisme des installations minières à la suite d’une visite de la mine de fer du Mont-Wright, Joël Arseneau explique pour sa part l’importance de l’immense région : « C’est beaucoup plus qu’une région-ressource, c’est un territoire habité. On doit beaucoup à Fermont et à la Côte-Nord. La moindre des choses pour exprimer notre gratitude serait de donner aux instances plus éloignées les moyens de développer leur potentiel par un juste retour en termes de redevances et une décentralisation des décisions les concernant. Nous avons la ferme intention de rétablir un ministère des régions et un Plan québécois des infrastructures (PQI) adapté en conséquence », exprime le député madelinot qui insiste sur l’importance de se doter d’un véritable projet de société et de le mener à terme. « On remet sur les rails notre volonté de créer une nation souveraine, un pays du Québec », conclut avec conviction le politicien péquiste.

Durant leur séjour, les deux députés indépendantistes ont notamment eu l’occasion de visiter la ville, de rencontrer des intervenantes du CPE Le Mur-Mûr, de participer au défi Joan se paie ta tête et au souper-bénéfice de crabe au profit de Cancer Fermont.

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Publié le 14 mai, 2024, dans la publication : Numéro_09 Volume_42

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Publié sur le site le 15 mai 2024

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Transport ferroviaire

Tshiuetin modernise sa flotte de trains

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Transport ferroviaire Tshiuetin (qui signifie vent du Nord en innu-aimun) qui assure depuis 2005 le transport de passagers et de marchandises par rail de Sept-Îles à Schefferville, rajeunit sa flotte de locomotives et améliore son offre de services dans le cadre d’une planification stratégique et en injectant des investissements majeurs de 25 millions de dollars sur une période de cinq ans.

Le conseil d’administration (CA) et la direction générale du transporteur administré par trois communautés autochtones de la Côte-Nord qui en sont les copropriétaires ont annoncé, le 29 février 2024, que l’entreprise, qui vise l’amélioration continue du service à la clientèle et de l’expérience des voyageurs, procédera dans le cadre d’un ambitieux plan quinquennal à de nombreux travaux de réfection destinés à améliorer ce service essentiel.

Les wagons de passagers actuels sont de provenance variée notamment des États-Unis. Un total de sept de ceux-ci subira une rénovation par groupes de deux qui devrait prendre de deux à trois ans. La nouvelle mouture de ce moyen de transport prévoit un chauffage mieux contrôlé, une isolation plus efficace des installations électriques conformes et le rembourrage des sièges. La démarche inclura des mesures favorisant un meilleur confort des clients et un accès à un réseau de communication efficace incluant l’interphone (intercom) et les écrans à bord afin d’accroître les commodités des passagers qui pourront aussi profiter du réseau Wi-Fi sur l’ensemble du trajet.

Afin d’assurer la durabilité, la fiabilité et la sécurité des infrastructures ferroviaires, Tshiuetin, qui gère 217 kilomètres de rails situés dans la portion entre Emeril et Schefferville, s’est récemment procuré de nouveaux équipements spécialisés destinés à assurer l’entretien de la voie ferrée, ce qui réduira aussi les coûts associés à la manutention.

La construction d’un nouveau camp de travailleurs situé à la station d’Emeril à l’intersection de l’autoroute TransLabrador (route 500) à une soixantaine de kilomètres de Labrador City qui comprend 35 chambres, qui pourront également être offertes à des passagers du Labrador et de Fermont qui prennent le train, a aussi été amorcée. Les premiers modules, qui ont été construits à Sept-Îles et à Schefferville et qui comprendront l’eau et l’électricité, devraient être assemblés sur place et fonctionnels en mai 2024. 

Selon les administrateurs, ces initiatives qui s’échelonnent jusqu’en 2029 visent à atteindre les objectifs de l’organisation tout en tenant compte des besoins spécifiques de la clientèle et des employés.

La compagnie qui pourra, dans le cadre de ce projet, compter sur un financement de 50 millions de dollars sous forme d’un prêt à faible taux d’intérêt de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) transporte annuellement par chemin de fer de 12 000 à 15 000 passagers, emploie 150 personnes dont 89 % sont d’origine autochtone.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Coalition Priorité Cancer au Québec

Cancer Fermont participe à un colloque

par Éric Cyr

Sur la photo, le président de Cancer Fermont, Denis Grenier, discute avec le Dr Horacio Arruda.

Une délégation de l’organisme caritatif Cancer Fermont a assisté au colloque « Cancers évitables : comment agir sur les facteurs de risques environnementaux », organisé par la Coalition Priorité Cancer au Québec qui s’est tenu au palais des congrès Montréal, le 2 février 2024. L’objectif de cette conférence était d’informer et de sensibiliser les intervenants du domaine au sujet de cet aspect souvent méconnu qui peut avoir une incidence sur différents types de cancers, de formuler des recommandations et de suggérer des solutions concrètes afin de réduire les cancers qui pourraient être prévenus.

Plusieurs thèmes ont été abordés dans le cadre de cet événement qui rassemblait des spécialistes internationaux de plusieurs pays notamment : le rôle de la santé publique dans la prévention des cancers, l’environnement et les facteurs de risques tels que l’air, l’eau, la pollution, les rayons ultraviolets (UV) et le radon ainsi que la protection et la réduction des risques connus en cancer et en environnement.

Le président de l’œuvre de bienfaisance fermontoise, Denis Grenier, qui assistait à la rencontre, confie : « Il était intéressant d’aborder, dans le cadre de ce forum, la facette environnementale qui est souvent méconnue et qui peut contribuer à favoriser l’apparition de certains cancers, afin de mieux connaître et prévenir les dangers qui y sont associés. » M. Grenier poursuit : « J’en ai profité pour présenter en coulisses la mission et la vocation de Cancer Fermont à différentes instances rassemblées pour l’occasion. J’ai eu la chance de discuter avec l’ancien directeur de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda. Je remercie la Coalition qui a absorbé les coûts de déplacement et d’hébergement.»

Le président du conseil d’administration de la Coalition Priorité Cancer au Québec, Gervais Fournier, et sa directrice générale, Éva Villalba, sont heureux d’avoir contribué à réunir des sommités mondiales de la recherche sur les cancers évitables. « La présence des régions est essentielle dans l’avancement de solutions concernant les cancers qui pourraient être évités. Plus de 6000 personnes meurent annuellement du cancer du poumon au Québec. De ce total, la cause du décès de plus de 1000 de ces cas est reliée aux effets du radon, un gaz qui se retrouve dans le sol québécois. Pourtant on pourrait diminuer de moitié la mortalité due au radon. Il suffirait que les gouvernements et surtout les municipalités légifèrent pour contrôler la présence de ces émanations gazeuses que plusieurs respirent la plupart du temps sans le savoir dans leur propre domicile. Le coût est dérisoire et est évalué à approximativement 100 $ seulement par maison. Chaque municipalité a le devoir d’informer ses citoyens à cet égard », explique M. Fournier.

Ce colloque rassemblait des acteurs clés influents dans la lutte contre le cancer ainsi que des représentants politiques et syndicaux du Québec, dont l’adjointe parlementaire du ministre responsable des Services sociaux, Shirley Dorismond. Des invités notoires ont pris part à cette rencontre, notamment le sous-ministre adjoint en prévention, promotion, planification et protection en santé publique à la direction générale de la santé publique au ministère québécois de la Santé et des Services sociaux (MSSS), le Dr Horacio Arruda, le biochimiste et toxicologue à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France, chef de biologie métabolique à l’hôpital Necker Enfants malades et professeur à l’Université Paris-Cité, le Dr Robert Barouki, la professeure au département de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, France Labrèche, le professeur de l’Université fédérale de Itajubá (Brésil), Marcelo de Paula Corrêa, le chef du département Recherche en Sciences humaines et sociales, Épidémiologie et Santé publique à l’Institut national du cancer (France), Jérôme Foucaud.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

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Publié sur le site le 19 février 2024

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Dossiers politiques majeurs

Événements à surveiller en 2024…

par Éric Cyr

Le désenclavement de la Côte-Nord constitue sans nul doute le sujet d’actualité principal des citoyens de la région depuis de nombreuses décennies et continue d’alimenter les conversations et de susciter l’espoir des Nord-Côtiers qui tiennent à ce que leurs aspirations légitimes en matière de transports routiers et aériens soient considérées par les gouvernements tant à Québec qu’à Ottawa.

Routes 138 et 389

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable a prévu quelques chantiers routiers sur la Côte-Nord cette année. Parmi les plus importants, des travaux, déjà entamés, de réfection de la route nationale 389, qui fait partie de la TransQuébec-Labrador, devraient se poursuivre notamment dans le secteur du nouveau tronçon de route situé entre la mine de Fire Lake et Fermont. En ce qui a trait au très attendu parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon destiné à relier la Basse-Côte-Nord par voie terrestre au reste du Québec, des travaux morcelés consacrés à faire avancer son aboutissement qui s’étire devraient aussi se poursuivre. 

Pont sur le Saguenay

Les deux études relatives au projet de construction d’un pont à l’embouchure de rivière Saguenay à Tadoussac, celle d’opportunité et celle au sujet des impacts socio-économiques, dont les résultats devaient être dévoilés l’année dernière et qui ont été repoussés, devraient finalement être divulguées en 2024. L’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, le député de la circonscription de René-Lévesque, Yves Montigny, assure que ce report est occasionné par la volonté du gouvernement du Québec de bien analyser toutes les options entourant cette démarche qui est souhaitée par la très vaste majorité des Nord-Côtiers et l’ensemble des intervenants du milieu. Ces études ont pour objectif d’évaluer la possibilité de concrétiser la construction d’un pont à cet endroit.

Blocs d’énergie 

La région attend également impatiemment la prochaine annonce du ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable du développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, concernant l’attribution de nouveaux blocs d’électricité consentis à des projets industriels. Une seule initiative a été retenue pour l’ensemble de la Côte-Nord lors du premier octroi, soit celle de Minerai de fer Québec (MFQ), qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom située à proximité de Fermont. Le choix des propositions retenues pour le deuxième appel de projets devrait normalement être connu ce printemps.

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Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

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Publié sur le site le 23 janvier 2024

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Violence amoureuse

L’univers de Roxane à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : des intervenantes fermontoises de la MAHF, Audrey-Ann Bond et Rébecca Martel et des intervenantes baie-comoises, Carol-Anne Deschênes, Hélène Millier et Sylvie Lavoie.

Un atelier sur les relations amoureuses saines a été offert dans le cadre de la campagne des « 12 jours contre la violence faite aux femmes » par la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), du 13 au 15 novembre 2023. L’activité qui a été réalisée en collaboration avec la Maison des femmes de Baie-Comeau, Fermont en action et la Ville de Fermont a été présentée aux différents intervenants du milieu, le 13 novembre, et le lendemain, aux citoyens à la salle Aurora.

Une délégation de la Maison des femmes de Baie-Comeau incluant la coordonnatrice, Hélène Millier, l’intervenante en prévention et en sensibilisation, Carol-Anne Deschênes et l’intervenante jeunesse et post-hébergement, Sylvie Lavoie, a parcouru la route nationale 389 en automobile avec une remorque pour transporter le matériel afin de se rendre sur place. La directrice générale de la MAHF, qui a été l’instigatrice et l’hôte de l’événement qui coïncide avec son 25e anniversaire, Marie-Pier Thériault, est heureuse et satisfaite du taux de fréquentation et des échanges qui ont eu lieu entre les différents participants. Selon Mme Millier, la structure mobile qui sillonne certaines localités de la Côte-Nord depuis deux ans est née d’un partenariat entre trois maisons d’aide et d’hébergement nord-côtières, soit la baie-comoise qu’elle gère, Autour d’Elles de Sept-Îles, et l’Amie d’Elle de Forestville.

« Dans le cadre de notre déplacement, nous avons pu rencontrer et discuter avec des élèves et des enseignants de la polyvalente Horizon-Blanc du premier au cinquième secondaire et interagir avec au moins 25 intervenants locaux provenant du centre de santé de l’Hématite, de la Maison des jeunes Alpha, et de la MAHF. »

Outil interactif

L’héroïne du parcours interactif de prévention composé de huit scènes (chambre à coucher, lieu d’un party, etc.) traitant de la problématique de la violence dans les relations amoureuses chez les adolescents, Roxane, est une jeune fille de 16 ans comme les autres, une adolescente débordante d’énergie et amoureuse de son bel Alex. Bien que cet outil de promotion présenté sous forme de fichier audio numérique (balado) qui fait la promotion des relations égalitaires entre les individus s’adresse particulièrement aux jeunes de 14 à 18 ans, l’univers de Roxane ne laisse personne indifférent et contribue à stimuler une réflexion sur ce sujet trop souvent tabou.

Les membres de l’équipe de la Maison des femmes de Baie-Comeau ont bien aimé leur séjour et remercient la MAHF de son invitation. Mme Millier conclut : « Les jeunes qui ont participé à la démarche étaient attentifs et motivés. De plus, ils ont activement pris part aux discussions, ce qui nous incite à poursuivre l’expérience ailleurs sur le territoire nord-côtier. »

 

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Publié le 27 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Publié sur le site le 28 novembre 2023

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Cancer Fermont

Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

par Éric Cyr

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier (sur la photo), a été invité à assister à l’assemblée générale annuelle de la Coalition Priorité Cancer au Québec, qui s’est tenue à l’hôtel L’Escad dans le quartier Dix30 à Brossard dans la région métropolitaine de Montréal le 30 octobre dernier. Il a prononcé une allocution dans le cadre de cet événement qui rassemblait 80 organismes membres.

Durant sa présentation, M. Grenier a eu l’occasion d’expliquer la mission de l’œuvre caritative fermontoise et l’évolution de sa démarche ainsi que les projets qu’il souhaite éventuellement voir se concrétiser sur la Côte-Nord et dans l’ensemble du Québec.

Ce dernier confie : « Ce fut un honneur de représenter Cancer Fermont auprès d’autres personnes qui s’investissent pour améliorer les services liés au cancer dans le système de santé québécois. J’ai été heureux d’avoir l’occasion d’expliquer le modèle unique implanté localement, un concept flexible et orienté vers l’aide financière directe aux personnes atteintes du cancer et leurs proches. Je remercie la compagnie aérienne PAL pour le transport et la Coalition pour l’hébergement et les repas. »

Créer des liens

Durant ce déplacement, M. Grenier a pu s’entretenir sur place avec d’autres représentants des associations affiliées à cette alliance réceptifs à son message et notamment avec le président du conseil d’administration de la Coalition Priorité Cancer au Québec, Gervais Fournier, qui a été ému à la suite du discours qu’il a prononcé et qui souhaite favoriser des rapprochements entre les diverses organisations régionales à travers le Québec qui œuvrent dans le domaine afin de maximiser l’efficacité de l’aide offerte aux personnes atteintes du cancer à l’échelle nationale.

Comptable de formation, M. Fournier, qui a lui-même combattu un cancer, explique que la Coalition Priorité Cancer au Québec a pour mission d’être une voix forte pour les personnes touchées par le cancer afin de contribuer à améliorer le système de santé en cancer sur le territoire québécois et que ses membres, incluant des professionnels du secteur médical, partagent leur vision d’un Québec en meilleure santé centrée sur les patients, les survivants et les proches aidants. « Je me suis d’abord engagé en 2012 dans les services d’impartition de la comptabilité pour l’OBNL avant d’accéder à la présidence à la suite de ma retraite en 2021, poste que j’occupe bénévolement à ce jour. La Coalition regroupe des organismes communautaires de partout à travers le Québec et qui traitent exclusivement du cancer tout en s’impliquant dans leurs régions et localités. » M. Fournier précise que, tout comme Cancer Fermont, l’organisation nationale ne reçoit aucune subvention gouvernementale cependant elle obtient du financement de certaines pharmaceutiques, qui croient en son apport favorable pour les gens qui luttent contre le cancer, mais qui n’interviennent cependant pas dans ses orientations. « Le cancer constitue un fléau et il faut regrouper nos forces en utilisant des leviers communs afin de maximiser notre influence auprès du gouvernement du Québec en l’incitant à revenir à la base et à agir autrement afin de mieux encadrer et traiter les victimes de cette maladie. »

Le projet d’étendre le modèle de Cancer Fermont ailleurs sur la Côte-Nord a reçu une oreille attentive et à ce sujet, M. Fournier conclut : « Ça prend des gens impliqués pour faire avancer les choses, c’est un travail de longue haleine. Nous avons pour ambition de convaincre le ministère de la Santé et des Services sociaux de construire un centre de cancérologie sur la Côte-Nord comme ça a été le cas en Abitibi, au Bas-Saint-Laurent (Rimouski) et au Saguenay-Lac-Saint-Jean (Chicoutimi). La radiothérapie devrait être offerte sur le territoire nord-côtier. J’y crois. Ça prend des gens qui ont une expérience des régions pour favoriser l’avancement de ce genre de dossier et M. Grenier semble une personne tout indiquée. Les changements novateurs viennent très souvent des régions. »

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Publié le 27 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Publié sur le site le 28 novembre 2023

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