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Journal le Trait d'Union du Nord
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    Une histoire s’écrit

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    Désenclavement du territoire

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    Désenclavement de la Côte-Nord

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Vers une deuxième usine de bouletage ?

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ArcelorMittal

Vers une deuxième usine de bouletage ?

par Éric Cyr

Le géant minier ArcelorMittal songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage sur la Côte-Nord. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui se tenait, du 21 au 24 janvier 2020, à Davos en Suisse.

ArcelorMittal procéderait depuis plusieurs mois à une mise à jour des études visant l’expansion de sa capacité de transformation de boulettes à Port-Cartier. Dans un entretien accordé au Journal de Québec, le premier ministre québécois a confié que l’entreprise souhaite relancer le projet de construction d’une nouvelle usine de boulettes de fer à Port-Cartier et que des négociations sont en cours entre Québec et la minière, qui mise sur une aide gouvernementale importante pour financer les travaux évalués à un milliard de dollars qui à terme pourraient créer jusqu’à 200 emplois permanents dans cette municipalité.

Les deux mains sur le volant

D’abord présenté en 2011 comme un projet phare du Plan Nord, consistant notamment en la construction d’une seconde usine de bouletage, la démarche s’inscrivait dans la volonté d’ArcelorMittal de doubler sa production et avait initialement été annoncée en grande pompe par le premier ministre de l’époque, Jean Charest, avant d’être reléguée aux oubliettes durant près d’une décennie à la suite de la chute des prix du fer.

Revirement de situation

L’idée, qui germait toujours en coulisses, a réapparu au registre des lobbyistes du Québec à la fin octobre 2019, la compagnie ayant retenu les services d’un lobbyiste afin d’amorcer des pourparlers avec le gouvernement du Québec qui y a inscrit le nouvel emballage du projet :

« Démarches d’informations auprès de titulaires de charge publiques en ce qui concerne un projet d’agrandissement de l’usine de bouletage de Port-Cartier sur la Côte-Nord. Ce projet n’est pas assez élaboré à ce jour pour déterminer quel sera le montage financier. Une partie publique sera toutefois envisagée (subvention, prêt, tarif préférentiel d’électricité, etc.). Le nom du programme et le montant du financement sont inconnus. Les sommes recueillies serviront principalement à la construction de la nouvelle usine. Ce projet devrait contribuer à créer des centaines d’emplois dans la région pendant les phases de construction et d’opération. »

Milieu port-cartois

La relance du projet d’une seconde usine de bouletage reçoit l’appui de Développement économique Port-Cartier, du commissaire industriel et de la Chambre de commerce de l’endroit, mais le maire de la municipalité, Alain Thibault, précise que la Ville de Port-Cartier n’a pas été informée des démarches entre ArcelorMittal et Québec pour un éventuel projet d’un milliard de dollars et que cela reste donc une rumeur. Il se montre moins conciliant par rapport au projet puisque la Ville a toujours des litiges fiscaux en suspens avec la multinationale dans le dossier de contestation de taxes foncières.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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  • Côte-Nord
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  • Transformation de boulettes
  • Usine de bouletage

Publié sur le site le 2 mars 2020

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Une histoire s’écrit

De l’Afrique au Québec

par Éric Cyr

Originaire du Cameroun en Afrique centrale, où il a connu sa femme Josée, Guy Kouam a déménagé à Fermont sur la Côte-Nord avec sa famille en août 2018 afin de travailler dans l’industrie minière après avoir fait de hautes études, décroché un doctorat et fondé une entreprise.

Le parcours du père de trois enfants, tous nés au Québec, est impressionnant. Après avoir obtenu un baccalauréat en géologie de l’université de Dschang dans son pays natal, il complète une maîtrise en sciences de la terre au même établissement avant d’entamer un programme de troisième cycle (DEA) en sciences géotechniques et hydrotechniques à l’université de Yaoundé. Son mémoire de DEA « Contribution à l’étude de vulnérabilité des nappes superficielles en zone urbaine tropicale : cas du bassin versant de Mingoa-Yaoundé » a remporté le prix de la coopération belge au développement en 2004. Il transmet par la suite ses connaissances en géologie en tant que moniteur chargé des travaux pratiques et des travaux dirigés dans les deux universités. C’est en 2008 qu’il quitte le Cameroun pour la Belgique en Europe où il termine un master complémentaire en sciences et gestion de l’environnement dans les pays en développement suivi d’un doctorat en environnement à l’université de Liège au campus d’Arlon en Région wallonne. Toujours prêt à relever des défis, Guy Kouam part pour le Québec en 2011. Il fait d’abord des allers-retours entre la Belgique et le Québec pour ses travaux de recherche avant de s’établir dans la belle province de façon définitive en 2013. Sa thèse de doctorat a obtenu le prix de la Fondation pour les générations futures en 2015 (Doctoral Thesis Award for Future Generations). En 2014, il s’inscrit au baccalauréat en génie des mines à Polytechnique Montréal, dont deux sessions se déroulent à l’université McGill, et obtient son diplôme à l’automne 2017.

Dorénavant membre de l’ordre des ingénieurs du Canada, en tant qu’ingénieur « junior » et de l’ordre des géologues du Canada à titre de géologue, Guy Kouam lance sa propre boîte dénommée EnviroGéoMines et décroche un contrat pour la mine de diamants Stornoway au nord de Chibougamau dans la région de la Baie-James. Souhaitant un mode de vie plus stable, il délaisse finalement la formule du travail aéroporté semi-nomade pour s’installer à Fermont avec sa famille en août 2018, où ils habitent depuis. Guy Kouam occupe actuellement le poste d’ingénieur junior chargé de la production à la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et sa femme, qui a démissionné d’un poste permanent de secrétaire médicale au dispensaire diététique de Montréal pour le suivre, est à l’emploi d’Échafaudage industriel.

« Je vais à la rencontre des gens pour m’intégrer et être à l’aise. C’est à moi de m’adapter. Je veux m’investir dans la vie de la communauté. Malgré un cas isolé de racisme à l’école qui s’est vite résorbé, mes enfants sont bien ici, ils ont de bons enseignants, font du judo, de la natation, du patinage. Selon moi, il faudrait cependant songer à revitaliser Fermont pour assurer sa pérennité en diversifiant l’activité économique », confie celui qui s’est visiblement très bien intégré à sa nouvelle culture.

Le pompier à temps partiel à la caserne 12 de Fermont, depuis septembre dernier, suit actuellement des cours de l’École nationale des pompiers du Québec dispensés sur place. Il s’implique également tous les dimanches au club de soccer local, est marguiller à l’Église catholique et va poser des collets de trappe en forêt à l’occasion avec des amis. Comme tout bon Fermontois, il s’insurge contre la route 389. « La première fois que j’ai emprunté ce lien routier avec ma famille, j’ai été stupéfait de rouler sur un chemin non bituminé au Québec. L’état de cette route est lamentable, ce qui amplifie son caractère accidentogène. On est en droit de se demander à quoi servent les taxes élevées qui nous sont imposées. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Désenclavement du territoire

La grogne s’amplifie sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : CSN

Alors que l’isolement était de plus en plus marqué au début février en Basse-Côte-Nord, qui est recluse en moyenne plus de 300 jours par année; route 138 inachevée, service maritime interrompu pour la saison, Route blanche pour les déplacements à motoneige fermée à cause des conditions météo, retards et annulations de vols aériens, la Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay passent à nouveau à l’action pour faire valoir l’urgence d’agir dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord.

Peu après la sortie des membres de l’alliance nord-côtière qui se sont invités aux bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec pour réclamer une rencontre extraordinaire avec le premier ministre, François Legault, à ce sujet considéré prioritaire, un autre rassemblement pacifique s’est tenu cette fois à Baie-Comeau en face de l’édifice administratif de Transports Québec sur la Côte-Nord, le 4 février dernier. Le fer de lance du mouvement, qui compte déjà en son sein la totalité des élus nord-côtiers des trois paliers de gouvernement et les chefs autochtones innus, récolte également de très nombreux appuis auprès de la population. En plus des représentants politiques et des citoyens, plusieurs groupes sont venus épauler la démarche dont l’importance hiérarchique fait l’unanimité notamment des délégués syndicaux et un regroupement de plusieurs propriétaires de camions et d’équipements lourds.

Faux fuyants aux gouvernements

Le message des élus nord-côtiers et des chefs innus est clair. Ils réclament un échéancier détaillé pour le prolongement de la route 138 et son parachèvement jusqu’à Blanc-Sablon ainsi que la reprise d’études reliées aux coûts de construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay. Selon la Coalition Union 138 qui souhaite véritablement relier la Côte-Nord à l’ensemble du Québec : « Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, doit rapidement ordonner la reprise des travaux du bureau de projet pour le pont sur le Saguenay de qui relève l’étude de faisabilité pour sa construction. Il doit également nous doter d’un échéancier précis pour la poursuite de la route 138 à l’est de Kegaska. Il est grand temps qu’il arrête de tergiverser sur ce dossier. »

Un porte-parole de l’organisation qui milite pour le désentravement nord-côtier, Guillaume Tremblay, explique : « Après avoir fait plusieurs demandes de rencontre et des démarches politiques de toutes sortes, nous sommes toujours en attente d’une réponse concrète du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Notre patience a des limites. Ce manque de considération et l’inaction de monsieur Bonnardel et du ministre responsable de la région, Jonathan Julien, ne nous laissent pas le choix de nous mobiliser et nous continuerons de le faire jusqu’à ce que nous soyons entendus. Soyez assurés que nous ne reculerons pas sur cet enjeu qui fait consensus et qui est prioritaire pour les citoyens de la Côte-Nord. Les actions se poursuivront jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes et d’un plan concret pour réellement et concrètement intégrer la Côte-Nord au reste du Québec. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

  • Basse-Côte-Nord
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Publié sur le site le 17 février 2020

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Désenclavement de la Côte-Nord

Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

par Éric Cyr

Source photo : Dean Andrew-King

Le mécontentement est de plus en plus marqué sur la Côte-Nord dont les revendications légitimes en matière de transport semblent relayées aux oubliettes par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) tout comme elles le furent par les gouvernements successifs précédents tant à Québec qu’à Ottawa. Sauf qu’aujourd’hui tous les élus de cette région, de tous les paliers de gouvernement, incluant les chefs autochtones innus, s’entendent à l’unanimité sur l’importance et l’urgence de rompre son isolement une bonne fois pour toutes, ce qui pourrait faire entrave à l’indifférence caquiste.

Les astres s’alignent

Après plus d’un demi-siècle de tergiversation, le message des élus nord-côtiers et des intervenants du milieu socio-économique, qui trouve écho auprès de l’ensemble des citoyens de ce vaste territoire, est dorénavant clair et sans équivoque : le désenclavement de la Côte-Nord est la priorité absolue. Les dossiers du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon et de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay sont à l’avant-scène suivis de celui de la réfection de la route nationale 389, qui fait aussi partie de ce dossier d’envergure qui suscite les passions. Le gouvernement Legault a bien annoncé de façon très discrète qu’il priorisait le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, mais les élus sont de plus en plus perplexes quant à la réelle volonté de celui-ci, malgré une motion unanime adoptée par l’Assemblée nationale à Québec pour obtenir un échéancier pour l’ensemble des tronçons à compléter. Même chose du côté du pont sur le Saguenay à la hauteur de Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine, pour lequel un bureau de projet avait été mis en place par le gouvernement précédent et qui semble réduit au silence depuis environ un an.

À l’unisson avant les tensions

Littéralement pris en otage, les Nord-Côtiers sont de plus en plus hargneux face aux décideurs politiques au pouvoir qui ignorent leurs aspirations. Les frustrations au sujet du désenclavement de la Côte-Nord, incluant la Basse-Côte-Nord, ne datent pas d’hier et ont été la source de plusieurs initiatives et impulsions récentes notamment la formation d’un front commun historique. Un mouvement civil a aussi vu le jour; la Coalition Union 138 qui milite pour le désenclavement de la Côte-Nord et vient en appui aux élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi qu’aux chefs autochtones innus de ce territoire. Les maires des plus grandes villes du Labrador ont joint le mouvement et entretiennent des liens de plus en plus serrés avec ceux de la Côte-Nord. Lentement mais sûrement, le soutien se fait de plus en plus nombreux à l’extérieur de la région. Un premier appui est venu des 27 cités régionales du Québec regroupées sous l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Sont venus ensuite les appuis des conseils d’administration de l’UMQ et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et plus récemment celui des instances provinciales de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Rappelons qu’une importante délégation nord-côtière s’est déplacée à Ottawa puis à Québec l’an passé afin de réclamer l’implication de nos gouvernements provincial et fédéral dans le dossier du désenclavement.

Lors de la visite du ministre du cabinet Trudeau, François-Philippe Champagne, à Sept-Îles en janvier 2019, ce sont des représentants de deux provinces et de trois cultures ayant les mêmes visées qui livraient un message fort à l’élu fédéral. Les maires labradoriens appuient la démarche qui permettrait par ricochet de faciliter l’accès au Labrador, lequel sera le cas échéant, relié en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador. Pour la première fois, des ambassadeurs autochtones et allochtones de la Côte-Nord étaient côte à côte pour faire valoir leurs réclamations, du jamais vu.

Les précurseurs

La Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay ont décidé d’unir leurs forces dans ce dossier et de soutenir les élus dans leur démarche. Les deux organisations ont formé une alliance stratégique qui a occupé les bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec, le 13 décembre dernier, afin de demander une rencontre d’urgence avec le premier ministre québécois, François Legault, au sujet du désenclavement. Devant l’absence d’une réponse favorable, les délégués de cette cohorte nord-côtière ont donc récidivé, le 4 février, après avoir lancé une invitation à la population, cette fois-ci devant les bureaux de Transports Québec à Baie-Comeau où une foule de plus de 200 manifestants s’est rassemblée. Les organisateurs du regroupement promettent d’autres sorties publiques. La question que tous se posent : comment un gouvernement peut-il faire abstraction à ce point de la priorité ultime de toute une région ? Une région qui semble bien décidée à briser une fois pour toutes ce cercle vicieux qui la prive de son développement.

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Transports Québec

La Côte-Nord s’enclave dans les bureaux du Ministère

par Éric Cyr

Source photo : CSN

Des membres de la Coalition Union 138 et de la Société du Pont sur le Saguenay, soutenus par leurs élus, ont occupé de façon pacifique les bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec, le 13 décembre dernier, afin de réitérer au ministre québécois des Transports, François Bonnardel, la nécessité de poursuivre les travaux du bureau de projet de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay.

La délégation nord-côtière, qui refuse de considérer la position de M. Bonnardel et juge inacceptables les réponses obtenues par le ministre lors de ses récentes déclarations, n’a pas été bien accueillie et s’est fait évincer des lieux par les policiers sans avoir pu au préalable transmettre à qui de droit ses doléances légitimes. Les représentants considèrent que le gouvernement agit de façon sournoise pour gagner du temps dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord. « Nous devons obtenir l’assurance que les travaux du bureau de projet pour le pont sur le Saguenay reprennent de la façon initialement convenue et annoncée par l’ancien gouvernement libéral » explique le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay. « On ne demande pas à monsieur Bonnardel de construire un pont. On lui demande tout simplement de poursuivre l’étude déjà débutée pour ensuite prendre une décision éclairée dans l’intérêt des contribuables québécois », souligne à son tour le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert.

Conviction et détermination

Le front commun, qui était accompagné des préfets des MRC de Charlevoix-Est et de Manicouagan (Baie-Comeau) ainsi que du maire de Sept-Îles, dénonce le fait que la Côte-Nord est recluse depuis trop longtemps et qu’il est impératif pour la région de conserver son seul acquis dans le dossier du désenclavement de son territoire en s’assurant de la reprise des travaux du bureau de projet, qui était inscrit au programme québécois des infrastructures et que le gouvernement Legault s’était engagé à maintenir lors de la dernière campagne électorale.

Par cette action engagée à Québec, dans un endroit symbolique qu’est le bureau des grands projets du MTQ, la Côte-Nord réaffirme de façon claire et sans équivoque au gouvernement qu’elle espère obtenir un soutien et une collaboration réelle et qu’il démontre véritablement de la considération pour les citoyens et les citoyennes de la région.

« Monsieur Bonnardel dit comprendre nos préoccupations, il doit maintenant le démontrer et ordonner la poursuite des travaux et le désenclavement de la Côte-Nord. C’est un signe inquiétant de constater qu’on n’est pas capable de parler à personne. On ne demandait même pas un pont, mais juste un appel d’offres pour lancer une étude de faisabilité. Ce qu’on en tire comme constat, c’est que le gouvernement n’a pas du tout l’intention d’aller de l’avant dans ce dossier. Ça en dit long et ça démontre qu’il va falloir se serrer les coudes et qu’on devra inévitablement se mobiliser comme région », a conclu le syndicaliste Guillaume Tremblay.

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Publié le 20 janvier, 2020, dans la publication : Numéro_01 Volume 38

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Publié sur le site le 20 janvier 2020

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Transports

La Côte-Nord prise en otage

par Coalition Union 138, Assemblée des MRC de la Côte-Nord et Société du Pont sur le Saguenay

Source photo : Le Manic

Au cours des derniers mois, la Coalition Union 138, qui regroupe la société civile de divers horizons et les élus régionaux (Côte-Nord et Charlevoix) accompagnée de la Société du Pont sur le Saguenay ont fait la démonstration claire auprès du gouvernement Legault que la situation actuelle dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord est totalement inacceptable.

De nombreuses demandes de rencontre ont été faites pour informer le ministre québécois des Transports, monsieur Bonnardel, sur la pertinence de lancer l’étude déjà prévue du bureau de projet du pont sur le Saguenay et de l’achèvement de la route 138. Malgré nos demandes et d’autres actions, c’est finalement l’incident où un traversier a percuté le quai de Baie-Sainte-Catherine qui l’a forcé à sortir de son mutisme et commenter la situation. Sa position est claire. Désenclaver la Côte-Nord ne figure pas dans la liste de ses priorités.

Les acteurs politiques impliqués dans le dossier du désenclavement accueillent ce refus avec déception. Selon le député de René-Lévesque, Martin Ouellet : « Malgré le fait que le gouvernement actuel se targue d’être celui des régions et qu’en mai dernier l’Assemblée nationale adoptait une motion unanime pour annoncer un échéancier au terme duquel la route 138 serait achevée, il n’y a toujours que les deux tronçons planifiés qui apparaissent dans un quelconque horizon et le bureau de projet pour le pont est au point mort. »

« Le choix politique du ministre des Transports est extrêmement frustrant et inacceptable. C’est de revenir à la case départ et d’assister une fois de plus au jour de la marmotte » explique le président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Marcel Furlong.

« Même si monsieur Bonnardel annonce qu’il priorise le prolongement de la route 138, il n’y a rien de concret à ce qui est déjà prévu. Pour nous, les deux dossiers sont liés. Le ministre des Transports doit agir concrètement et non de tenter d’acheter du temps » estime pour sa part le maire de Sept-Îles et préfet de la MRC des Sept-Rivières, Réjean Porlier.

Le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, considère que « nous sommes face à un abus de confiance de la part du gouvernement. On continue de faire rire de nous et ça dure depuis trop longtemps. » C’est également en ce sens que les porte-paroles de la Coalition Union 138, messieurs Guillaume Tremblay et Steeve St-Gelais abondent. « Les citoyens et entreprises de la Côte-Nord en ont assez d’être pris en otage. La Coalition avenir Québec (CAQ) doit respecter ses engagements politiques et agir de façon responsable envers nous. »

Après avoir franchi rigoureusement toutes les étapes nécessaires pour obtenir la collaboration de notre gouvernement, on peut s’attendre à ce que la mobilisation citoyenne pose de nouvelles actions prochainement. Le désenclavement c’est maintenant!

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Bloc québécois

Une ancienne Fermontoise élue députée

par Éric Cyr

Source photo : BQ

L’ancienne Fermontoise Julie Vignola a été élue députée du Bloc québécois dans la circonscription de Beauport-Limoilou (Québec) lors de la récente élection fédérale. Née à Sept-Îles, la politicienne est bien informée au sujet des réalités et des dossiers nord-côtiers et pourra épauler à l’occasion sa collègue la députée de Manicouagan, Marilène Gill, qui est bien ancrée au sein du parti.

Mme Vignola n’a pas peur de se retrousser les manches et a commencé à la base en faisant du porte-à-porte dans sa région d’adoption durant la campagne électorale. Elle a fait le choix de sacrifier sa profession d’enseignante pour se diriger vers sa nouvelle carrière où elle est responsable des dossiers de Services publics, approvisionnement et opérations gouvernementales en plus de représenter les intérêts de ses concitoyens. « Le fait d’avoir vécu un peu partout me permet d’avoir une vision plus large d’une situation et d’appliquer des solutions novatrices. J’ai appris à tisser des liens. Le changement fait toujours un peu peur, mais c’est l’espoir de changement qui justifie la raison d’être du Bloc québécois à Ottawa. »

La politique a toujours fait partie de la vie de celle dont le père, Jacques Vignola, a été conseiller municipal, président du conseil d’administration du Centre de santé et qui a été longtemps impliqué dans le syndicalisme. Sa sœur, Cindy, est actuellement conseillère à la mairie. « Quand Denis Perron, le premier député du Parti québécois à avoir été élu dans Duplessis en 1976, se rendait à Fermont, il venait à la maison. Je m’intéressais déjà, à l’époque, aux conversations sérieuses des grandes personnes. Des discussions qui se faisaient dans le respect des opinions, peu importe l’allégeance. On a ce respect-là dans la famille. »

Une période heureuse

La députée bloquiste a habité à Fermont dès 1977 et jusqu’en 1993, année où elle est allée vivre au Bas-Saint-Laurent chez sa mère. À Fermont, elle a travaillé en tant que concierge, puis journalière à la mine de fer du Mont-Wright. Elle a également été animatrice bénévole à la radio locale en 1992 et 1993. Elle était à l’époque la plus jeune animatrice à avoir travaillé à CFMF 103,1. Mme Vignola confie qu’elle conserve des souvenirs impérissables de Fermont et que son expérience nordique a contribué à façonner la personne qu’elle est devenue. C’est d’ailleurs sur place qu’elle a rencontré son conjoint et le père de ses quatre enfants, Pierre Marcotte. « Que de souvenirs d’enfance mémorables! Les promenades en canot sur le lac Daviault, les longueurs à la piscine, les balades en ski-doo, la pêche sur la glace et, certains hivers, les caribous à perte de vue! Je me souviens d’une fois où l’école avait fermé à cause du froid extrême et que le même jour, nous avons enfourché nos motoneiges pour nous rendre au lac Carheil où l’on a joué aux cartes dans un chalet chauffé au poêle à bois! », confie-t-elle en riant. « Les défis ne m’ont jamais fait peur. En 1999 par exemple, j’ai été engagée au bureau d’information touristique. J’étais alors enceinte de Zoé et, malgré ma grossesse, je gravissais le mont Daviault au moins une fois par semaine pour vérifier que les sentiers étaient propres et pour ramasser les déchets s’il y en avait. Je montais tellement vite que Pierre avait de la difficulté à me suivre. Il était tout essoufflé! J’ai montré cet été-là que même enceinte, une femme était capable de travailler fort et bien! »

Horizons multiples

La politicienne poursuit : « Les classes sociales se côtoient quotidiennement de façon tout à fait naturelle et la hiérarchie est très discrète à Fermont, ce qui fait qu’aujourd’hui je mets de côté l’étiquette et je parle à tout le monde. Ce qui me fait plaisir c’est quand je rencontre les gens et qu’ils me disent qu’ils ont l’impression de parler à leur voisine. Au Bloc québécois, on a des représentants de tous les horizons de la société. On a une équipe hors du commun, c’est comme une grande famille. Je suis très fière de faire partie de cette belle équipe. » Selon la députée, la politique s’exerce de différentes façons et le bénévolat en fait partie en aidant les collectivités. « La politique, c’est un peu comme la philosophie qui consiste, en quelque sorte, à penser de façon logique et à appuyer son argumentaire par des faits concrets. Les citoyens font beaucoup plus de politique qu’ils ne le pensent, ils n’en sont pas toujours conscients. Aider les autres, améliorer une situation dans sa communauté, c’est aussi faire de la politique. » Sur un ton modeste, Mme Vignola conclut : « J’ai encore beaucoup à apprendre. Entre ce qu’on voit, ce qu’on suppose et ce qu’est la réalité, il y a une marche et je suis actuellement en train de la gravir. »

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Publié le 2 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_20 Volume 37

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Publié sur le site le 2 décembre 2019

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Transport médical

Des tragédies évitables?

par Éric Cyr

Source photo : salon funéraire J.F. Fortin

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord tente d’élucider les circonstances ayant mené à la mort d’un enfant de deux ans, Olivier Dégarie-Cyr, qui a été traité par des médecins au Centre de santé de Fermont avant d’être transféré par avion au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) à Québec afin d’obtenir un diagnostic plus approfondi et où son décès a malheureusement été constaté, le 5 octobre dernier. Un coroner, Donald Nicole, fait également enquête dans ce dossier.

Selon les parents, les résultats de l’autopsie auraient révélé une malformation intestinale rare et difficile à détecter qui n’était pas connue et qui aurait provoqué de graves complications. Ils s’interrogent cependant à savoir s’il aurait été possible de transférer leur petit garçon vers l’hôpital voisin le plus proche situé à Labrador City. Et, si l’issue fatale avait pu être évitée sans l’important délai de près de douze heures qui s’est écoulé entre la consultation de leur fils à l’établissement de santé de Fermont et son admission à l’institution médicale spécialisée à Québec où le bambin aurait rendu son dernier souffle une quinzaine de minutes après son arrivée.

Un doute subsiste

Et si le petit avait pu être sauvé? La mère, Stéphanie Dégarie, enceinte d’un troisième enfant, a écrit une lettre touchante publiée sur les réseaux sociaux, véritable cri du cœur décrivant le drame cauchemardesque que la famille a vécu. Elle y dénonce le fait que malgré l’état instable de son fils et l’autorisation de le transférer au CHUL à Québec vers 16 h 30, l’avion n’aurait décollé qu’aux alentours de minuit trente, soit quelques huit heures plus tard, et le petit garçon n’aurait finalement été vu par des spécialistes qu’à 4 h du matin. La raison de ce délai important n’est pas précisée.

Améliorations nécessaires

Ce n’est pas la première fois que des problèmes de transport médical surviennent sur la Côte-Nord.

Un autre cas particulier qui a retenu l’attention médiatique, en mars dernier, est celui d’un patient de la Basse-Côte-Nord, le préfet de la MRC de Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, victime d’un problème cardiaque grave requérant des soins d’urgence et nécessitant un transfert aérien que le service d’avion-ambulance mandaté par le CISSS de la Côte-Nord (à l’époque SkyJet, qui a remplacé PAL Airlines, et qui avait reçu plusieurs plaintes) a refusé de le transporter en raison de son poids. Il s’est écoulé 36 heures entre le moment où il s’est rendu au dispensaire de La Tabatière en motoneige (il n’y a pas de route dans ce secteur) et son admission dans un hôpital à Québec, où il a finalement subi une intervention chirurgicale après une évacuation en hélicoptère vers Chevery suivie de deux vols dans deux avions différents. Un petit avion nolisé par son médecin, qui a décollé de Goose-Bay au Labrador, l’a transporté jusqu’à Sept-Îles, où il fut récupéré par l’avion-hôpital du ministère de la Santé. Des intervenants du domaine médical ont confié au diffuseur public Radio-Canada que ce ne serait pas la première fois qu’un tel incident survient.

Les funérailles d’Olivier Dégarie-Cyr ont eu lieu à Chandler en Gaspésie, le 15 octobre. Nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches.

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Publié le 18 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_19 Volume 37

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Publié sur le site le 18 novembre 2019

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Circonscription de Manicouagan

Victoire incontestable de Marilène Gill

par Éric Cyr

Source photo : Bloc québécois

À peine réélue par une écrasante majorité de 54 % des voix, lors du scrutin du 21 octobre dernier, la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois (BQ) effectue un retour en force en entamant son second mandat avec optimisme et détermination. Combative, elle a déjà repris le flambeau des intérêts nord-côtiers afin d’assurer la continuité des dossiers à Ottawa et souhaite mettre en branle des états généraux sur la Côte-Nord afin de briser son isolement, une idée qui est très bien accueillie par ses concitoyens.

Fourbir les armes

La politicienne bloquiste se dit satisfaite de la campagne électorale qu’elle a menée avec énergie et remercie les électeurs de lui faire confiance. Elle explique que l’objectif de tenir des états généraux sur la Côte-Nord et son désenclavement en particulier est principalement de permettre d’entendre les groupes nord-côtiers et d’expliquer les grands enjeux auxquels est confrontée la région tout en lui donnant de la crédibilité et de la visibilité. Il s’agit de brosser un portrait d’ensemble de la situation actuelle, de faire le point et de transmettre l’information exacte aux citoyens afin qu’ils comprennent bien le processus dans une perspective globale avant d’enclencher des actions concrètes structurantes et déterminantes qui mèneront éventuellement à l’aboutissement des prépondérances régionales et de la priorité évidente qu’est le désenclavement.

L’épaule à la roue

La dynamique a complètement changé dans le contexte de cette nouvelle législature puisque le BQ, qui a effectué une remarquable remontée en récoltant 32 sièges, affiche toute sa légitimité. Le Québec n’a jamais été aussi fort à Ottawa en plus d’une décennie et le BQ détient la balance du pouvoir au Québec. Mme Gill se veut rassembleuse et amorce son nouveau mandat en demeurant près des aspirations légitimes de ses concitoyens tout en étant convaincue que son parti ira chercher des gains significatifs pour la Côte-Nord et pour le Québec.

« Le Bloc québécois est le seul parti qui défend et qui promeut les intérêts du Québec, rien que du Québec, et cela, sans compromis. Que ce soit dans les dossiers économiques, sociaux ou environnementaux, nous veillons à ce que le Québec soit respecté et à ce qu’il reçoive sa juste part du fédéral. Nous sommes un parti indépendantiste et cela suppose nécessairement que nous soyons résolument nationalistes. C’est pourquoi les Nord-Côtiers peuvent également compter sur nous pour défendre les consensus de l’Assemblée nationale du Québec ainsi que pour porter des dossiers qui touchent directement à notre nation, tels que la laïcité (loi 21), la langue française ou encore la culture. En résumé, c’est simple : le Québec, c’est nous ! » rappelle la députée nord-côtière qui considère que les gens ont voté avec leur cœur.

« Je suis fière d’avoir pris plusieurs engagements qui m’ont été demandés sur le terrain par les Nord-Côtiers. Que ce soit entre autres pour le désenclavement de la Côte-Nord, pour la protection des fonds de pension et des assurances des travailleurs et des retraités, pour les demandes des Premières nations et pour la réforme de l’assurance-emploi, le travail que je propose d’effectuer vise à donner toute la place à la population de façon à contribuer à son mieux-être. Je suis également fière que le Bloc québécois les ait inscrits dans sa plateforme électorale nationale. Cela montre toute l’importance que nous accordons à nos régions », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 4 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_18 Volume 37

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Publié sur le site le 4 novembre 2019

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Art routier transfrontalier

Exposition sur la route 389

par Éric Cyr

La route nationale 389 a inspiré une exposition artistique intitulée « Route 389 » que les visiteurs peuvent admirer dans la salle à manger du Motel de l’Énergie à Manic-5 et qui met en valeur le caractère mythique de cet axe routier interprovincial qui relie Baie-Comeau à Fermont et au Labrador en soulignant au passage l’apport historique de la défunte ville minière de Gagnon.

La MRC de Caniapiscau a réalisé et financé cette exposition en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Ville de Fermont, le Motel de l’Énergie et l’Association touristique régionale de Duplessis.

« Road trip »

L’idée de départ ayant stimulé ce projet est une discussion sur le caractère unique de la route interprovinciale 389 entre le directeur du Motel de l’Énergie à Manic-5, Gaston Lavoie, et l’agente de développement et services touristiques à la MRC, Pascale Castilloux, durant une visite à la mine du Mont-Wright. Ce dernier à l’imagination fertile souhaitait mettre en valeur la démesure du seul lien routier de la région à Manic-5 puisque plusieurs milliers de visiteurs qui l’empruntent chaque été s’y arrêtent afin d’admirer l’impressionnant ouvrage architectural avant, pour la plupart, de rebrousser chemin jusqu’à Baie-Comeau. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Mme Castilloux de la pertinence d’une telle démarche.

« Je me suis mise à réfléchir et je me suis dit que je voulais faire connaître la ville de Fermont sertie tout là-haut. Je voulais miser bien au-delà d’une simple image d’équipements miniers auxquels on songe habituellement quand on pense à cette municipalité. Plusieurs passants croient encore qu’il n’y a plus rien au nord de Manic-5, qu’il n’y a rien à voir malgré la grande visibilité que cette communauté nordique peut avoir à la télévision lors de l’annonce des températures ! »

Une maquette principale installée à l’entrée du restaurant présente la route 389 et tous les murs sont maintenant garnis de panneaux qui présentent les différents attraits et spécificités de cet unique parcours jusqu’à Fermont. Chaque maquette présente des photos de haute qualité et l’impact visuel est assez frappant. Sur chacune des images se trouve un code-barres QR qui nous dirige vers un site internet pour plus d’informations concernant le contenu présenté. La MRC de Caniapiscau et le Motel de l’Énergie ont travaillé de concert avec une entreprise dont l’expertise en marketing est reconnue afin de mieux faire rayonner ce produit touristique qui s’avère une réussite.

L’objectif de cette exposition est d’encourager les visiteurs et les touristes à prendre le temps de prolonger leur voyage et de l’étirer jusqu’à Fermont ou encore d’y planifier une incursion lors d’une prochaine escapade routière. De plus, des artistes et artisans locaux fermontois qui participent à la création de l’exposition sont mis en valeur. Pour le moment, un chandelier de l’artisan Yan Poirier et des poteries de la potière Louise Vachon sont installés sur le foyer de la salle à manger et bientôt suivront d’autres créations.

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Publié le 21 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_17 Volume 37

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Publié sur le site le 21 octobre 2019

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Ville de Fermont

Un nouveau DG enthousiaste

par Éric Cyr

Le nouveau directeur général de la municipalité, Philippe Pichet, est très heureux de ses nouvelles fonctions à Fermont. Ce dernier qui a déménagé sur place avec sa conjointe à la fin août s’est au préalable très bien documenté sur les grands enjeux prioritaires et continue à se familiariser avec les dossiers touchant l’affectation qu’il a lui-même choisie de son plein gré après avoir consulté de nombreuses offres d’emploi.

Le citadin pure laine qui est né dans la métropole québécoise a volontairement choisi d’emprunter la route nationale 389 pour se rendre à Fermont afin de constater ce que signifie concrètement l’éloignement géographique. Ce dernier a adoré la splendeur du paysage naturel et a grandement été subjugué par la majestuosité du barrage Daniel-Johnson au complexe hydroélectrique de Manic-5. Il s’est aussi interrogé sur la raison de la fermeture de la défunte ville de Gagnon lorsqu’il a aperçu l’affiche indiquant son ancien emplacement. M. Pichet a aussi eu l’occasion de visiter la mine du Mont-Wright et a été impressionné par l’envergure de la cavité à ciel ouvert d’où est extrait le minerai. De plus, il a déjà escaladé le mont Daviault jusqu’à la croix à son sommet pour admirer la vue imprenable de la ville.

Un choix éclairé

« Ma carrière professionnelle a été bien remplie et je voulais relever un nouveau défi. Quand j’ai vu le poste affiché, ce qui m’a le plus attiré c’est le cachet particulier de l’endroit qui sort de l’ordinaire par son immensité. J’ai d’abord effectué des recherches avant de postuler et j’ai été choisi dans le cadre d’un processus rigoureux. Je suis actuellement en mode de reconnaissance du milieu et d’appropriation de mes nouvelles tâches. Je suis très satisfait de ma décision », confie M. Pichet qui, après presque deux mois à Fermont, est ravi d’avoir opté pour ce choix qu’il ne regrette pas.

Panoplie de services

«  J’ai beaucoup à apporter, mais aussi pas mal à apprendre. Avant d’accepter, j’ai consulté ma femme et comme nos enfants sont grands, nous avons choisi de vivre cette expérience unique. Je suis impressionné de la qualité de vie, du bon voisinage et de l’esprit d’entraide qui règne dans cette communauté tissée serrée. J’ai constaté que l’administration municipale a véritablement à cœur d’offrir les meilleurs services et propose une panoplie d’activités aux familles afin de leur permettre de pleinement s’épanouir dans un environnement favorable à leurs aspirations. J’aime beaucoup Fermont qui semble en mouvement perpétuel et représente beaucoup plus qu’une simple ville minière. Ce n’est pas du tout une ville dortoir. »

L’épaule à la roue

L’ancien policier et ex-directeur du Service de police de la Ville de Montréal souhaite mettre à contribution son expérience et ses compétences du monde municipal afin de s’assurer de l’efficacité et de la qualité des services offerts aux citoyens et aux entreprises et tient à épauler les élus, qui démontrent selon lui un engagement exceptionnel, afin que leurs grandes orientations se concrétisent.

« Une paire de lunettes qui vient de l’extérieur c’est nécessairement une bonne chose. Je suis avant tout un gars de terrain et selon moi il s’avère important de se questionner sur les automatismes en place et de parfois, lorsque nécessaire, forcer une remise en question afin de mieux améliorer la dynamique et l’efficacité des interventions. Mon mandat principal est de m’assurer que les services municipaux fonctionnent bien et je prends cette responsabilité au sérieux. »

Titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées et d’une maîtrise en administration publique ainsi que d’un certificat en gestion d’entreprises, M. Pichet est en prêt de service par la Ville de Montréal jusqu’à l’hiver 2021.

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Publié le 21 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_17 Volume 37

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Publié sur le site le 21 octobre 2019

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Célébration Fermont

Retrouvailles 2019

par Louise Vachon, collaboration spéciale

Légende : De belles rencontres, sur place, avec des anciens en visite.

Fermont fut l’hôte de retrouvailles, un rassemblement qui s’est tenu du 28 juin au 2 juillet. Ce sont 316 personnes qui se sont donné rendez-vous à l’aréna Daniel-Demers pour cet évènement. Au décompte, 46% des participants étaient d’anciens résidents qui ont pris le temps, avec joie, de venir retrouver leurs amis, familles, confrères, consœurs de travail. Un autobus a même été nolisé pour cette occasion spéciale, quittant Montréal pour Fermont et ayant comme points d’arrêt Québec, Saint-Siméon et Baie-Comeau pour faire monter des participants à cette célébration. Un bon 18 heures de route pour certains d’entre eux, bien fiers d’être rendus à bon port.

L’objectif de cette réunion était de ramener les gens dans les années 1970 pour ensuite faire la passation aux années 2000, question de boucler la boucle et de mettre un point dans leur livre d’histoire.

L’atmosphère était à la fête. Lors du cocktail de bienvenue du vendredi soir, un premier contact, un premier retour entre résidents et anciens qui profitent pour échanger, donner des nouvelles et se rappeler de bons souvenirs. Une chance que l’on porte tous sur nous une photo avec nos noms sur nos passeports, car parfois la mémoire est en mode recherche.

Il y avait des visites à l’horaire; notamment la mine du Mont Wright d’ArcelorMittal, le poste de police, la nouvelle caserne, le centre multifonctionnel Cliffs, le centre éducatif, le château d’eau, le terrain de camping et la marina. Le 5 à 7 du samedi soir, qui se tenait à l’extérieur de la porte 20, avait son petit côté sympathique avec ses bouchées et un bon chili accompagné de bières et de vin. Pour continuer, on en a eu plein les oreilles avec le jam musical typiquement local, Hovington & Durette, suivi du band Discothèque avec sa musique des années 1970 à 1980. De retour à 23 h 30, un changement radical de musique; rock alternatif toujours dans la décennie des 1970-1980 avec Jettison Horses, dont le chanteur vedette est Thomas Guérette, un ancien jeune fermontois qui avait toujours rêvé de se produire sur la scène de l’aréna local. La soirée s’est terminée au son des chansons de Frank Leblanc, ancien résident, accompagné à la base d’Yvon Durette, et à la batterie d’Eddy Gallant.

Dimanche soir un beau retour aux années 2000 avec le band Glam. Le spectacle était ouvert à toute la population. Bien d’autres activités furent offertes au cours de la fin de semaine, dégustation de bières et de saucisses, souper cipaille, film à l’auditorium, jeux gonflables, danse sociale, dégustation poker et bien d’autres. Il y en avait pour tous les goûts et ces retrouvailles étaient surtout pour permettre aux gens de s’amuser tout en prenant des nouvelles des uns et des autres. Derrière ce rassemblement grandiose, des organisateurs chevronnés ont été appuyés d’un groupe de bénévoles actifs et généreux et ils ont réussi à faire vibrer les gens qui ont vécu des émotions de nostalgie, de joie et de tristesse combinées aux plaisirs d’un retour. Un énorme merci aux bénévoles et aux ambassadeurs de l’évènement.

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Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

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Publié sur le site le 26 août 2019

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Cancer Fermont

Une autre prestigieuse distinction

par Éric Cyr

Source photo : Bloc québécois

Il semble bien que les grands honneurs et Cancer Fermont soient indissociables puisque c’est la quatrième fois en moins de six ans que l’organisme caritatif est honoré par des instances gouvernementales pour son travail de bienfaisance unique au pays.

On ne saurait disjoindre le fondateur et actuel président de Cancer Fermont, Denis Grenier, de cette œuvre charitable dont il incarne le visage depuis sa naissance en 2005. C’est d’ailleurs lui qui a reçu des mains de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, la Médaille de la députée pour la 42e législature de la Chambre des communes au Château Arnaud à Sept-Îles, le 26 juin dernier, aux côtés de six autres personnalités nord-côtières s’étant démarquées par leur implication communautaire et sociale.

L’union fait la force

Marilène Gill, ambassadrice par excellence de Cancer Fermont dont elle ne tarit pas d’éloges, a bien pris soin de choisir les personnes éloquentes par leur engagement marqué envers leurs concitoyens avant de dévoiler les sept lauréats retenus. Elle en a désigné un pour chaque municipalité régionale de comté (MRC) de la Côte-Nord et Denis Grenier a reçu la médaille pour Caniapiscau. « Tout au long de mon mandat, aux quatre coins de la Côte-Nord, j’ai fait la rencontre de gens dont l’engagement envers les Nord-Côtiers est aussi total qu’indéfectible. J’ai vu l’effet de leur œuvre autour d’eux. Ces gens m’ont grandement inspirée. Ce sont de véritables géants dans leur communauté! C’est donc pourquoi j’ai souhaité leur témoigner humblement à la fois mon admiration et ma reconnaissance. Je suis fière d’instaurer cette reconnaissance symbolique, car c’est ensemble que nous décuplons nos forces et augmentons ainsi notre capacité d’agir sur le monde. Les lauréats sont une source d’inspiration pour moi et leur rendre hommage est l’un des moyens de les faire mieux connaître, pour que nous nous en inspirions tous. Puissions-nous suivre leur exemple édifiant pour arriver à atteindre ce à quoi nous aspirons comme Nord-Côtiers! » a déclaré la députée bloquiste.

La fondation à nulle autre pareille (pour l’instant puisque le concept d’aide financière directe aux personnes atteintes d’un cancer a de fortes chances d’être reproduit ailleurs bientôt) vient en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches dans la communauté qu’elle sert. M. Grenier insiste sur l’apport précieux et indispensable des nombreux bénévoles qui se dévouent à cette cause assurant ainsi son indéniable succès.

« Je suis très honoré de ce nouvel hommage, mais je ne peux garder sous silence l’implication des nombreux bénévoles qui ont grandement contribué à la réussite et à la pérennité de Cancer Fermont et que je remercie tout comme je tiens à souligner le travail de Mme Gill, une femme engagée qui facilite la promotion et le rayonnement de notre organisme dont le modèle, nous le souhaitons, va éventuellement déployer ses ailes et être imité dans d’autres régions. »

En plus de cette nouvelle reconnaissance, Cancer Fermont a reçu à ce jour le Prix du gouverneur général pour l’entraide, la Médaille de l’Assemblée nationale et un certificat honorifique de la Chambre des communes. La députée sera sur place dans le cadre du demi-marathon des Champions au profit de Cancer Fermont, le 7 septembre prochain.

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Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

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Publié sur le site le 26 août 2019

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Ordre du mérite nord-côtier

Deux Fermontois intronisés

par Suzanne Cassista

Source photo : Michel Frigon

Le 2 juin dernier, deux Fermontois ont été reçus membres de l’Ordre du mérite Nord- Côtier, dans le cadre de la 38e cérémonie annuelle d’investiture qui se déroulait à la Salle Jean-Marc Dion de Sept-Îles. Alain Frappier nord-côtier d’adoption depuis 1982 et Monique Cassista, native de Gagnon, deux bénévoles bien connus du milieu fermontois ont reçu, en même temps que six autres nord-côtiers, une reconnaissance pour tout le bénévolat effectué depuis plus de 37 ans.

La candidature de ces deux bénévoles aguerris a été présentée en mars dernier, avec la collaboration de plusieurs personnes, avec qui les nouveaux médaillés ont collaboré au cours de toutes leurs années d’implication. Il fallait réunir dates, postes, années d’implication, période couverte, honneurs déjà reçus. Chaque détail comptait pour que les dossiers retiennent l’attention. Dans le cas d’Alain Frappier et de Monique Cassista, c’est la candidature du couple qui a été retenue, motivée par l’ampleur des réalisations. La nouvelle de la sélection a été communiquée aux récipiendaires par le président de l’Ordre du mérite Nord-Côtier, Pierre Gilbert, en avril dernier.

Le dimanche 2 juin, après une messe en l’honneur des membres de l’Ordre décédés au cours de la dernière année, parents et amis étaient invités à participer à la cérémonie d’investiture proprement dite, dans le cadre très solennel de la Salle de spectacle Jean-Marc Dion. Devant la co-présidente d‘honneur de l’édition 2019, madame Yvonette Forest, membre de l’Ordre et résidente de Baie-Comeau, plusieurs membres de l’Ordre du mérite Nord-Côtier, les deux Fermontois ont écouté avec émotion les lecteurs désignés faire l’énumération de tout le travail bénévole accompli depuis plus de 37 ans pour le mieux être des Fermontois, jeunes et moins jeunes. Les prouesses d’Alain Frappier pour amener un salon de l’auto à Fermont et les nombreuses années d’implication de Monique Cassista auprès du monde des CPE sont revenues souvent dans les discussions qui ont suivi cette étape très protocolaire.

Les nouveaux membres de l’Ordre ont ensuite été invités à venir inscrire leur nom dans le livre d’or de la Ville de Sept-Îles, avant de clôturer cette journée par un souper regroupant parents et amis.

Les deux Fermontois feront maintenant partie d’un livre qui est élaboré à la suite de cette remise et qui reproduit l’hommage qui leur a été fait, ainsi que celui fait aux autres récipiendaires de cette 38e investiture. Ce document sera conservé à la Société historique de la Côte-Nord et disponible pour consultation.

Depuis sa fondation en 1981, l’Ordre du mérite Nord-Côtier honore des femmes et des hommes fiers de leur appartenance à la Côte-Nord et qui ont contribué au développement ainsi qu’à l’amélioration du bien-être de leur population. Les candidatures déposées doivent faire état d’un bénévolat qui couvre plus de 15 ans, sur la Côte-Nord, peu importe le domaine.

Suzanne Cassista,
Collaboration spéciale

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Publié le 24 juin, 2019, dans la publication : Numéro_12 Volume 37

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Publié sur le site le 25 juin 2019

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Société du Plan Nord

Deux projets de la MRC de Caniapiscau acceptés

par Pascale Castilloux

La société du Plan Nord a été créée à la suite de l’adoption par l’Assemblée nationale de la Loi sur la Société du Plan Nord. En fonction depuis 2015, elle a pour but de mettre en valeur le potentiel minier, énergétique, social, culturel et touristique du territoire québécois situé au nord du 49e parallèle. Plusieurs programmes d’aide financière sont offerts aux organismes ainsi qu’aux municipalités.

Projets de lieu d’accueil touristique et centre d’interprétation

Il y a longtemps que le Bureau d’information touristique (BIT) de la MRC de Caniapiscau chérit le projet d’un bureau d’accueil à l’entrée de la ville de Fermont, plus précisément au parc Jean Fortin, un projet de 600 000 $. Un premier pas est franchi puisque le Fonds d’initiatives du Plan Nord (FIPN) a accepté d’accorder 100 000 $ à ce projet. Le BIT attend toujours la confirmation du Ministère du Tourisme, principal bailleur de fonds pour combler le montage financier. D’autres demandes financières ont déjà été acceptées. Elles seront dévoilées lorsque le financement sera complété.

L’accueil touristique prévu comprendra un poste d’accueil, un bureau, une salle de bain adaptée, une remise pour la location d’équipements de plein air tels que des vélos, des raquettes, etc. et un stationnement. Le Centre d’interprétation vise à inclure un espace pour les artisans locaux, des produits du terroir de la Côte-Nord, les particularités de la Caniapiscau soit la description de notre territoire et ses spécificités, son histoire, l’effet « gigantesque » de son univers minier, une tour Expédition 51, une zone Aurore boréale, un clin d’œil à la température et bien d’autres idées qui sont à développer. Les idées de base viennent de la MRC mais le contenu sera à préciser avec des professionnels en la matière. Certains éléments de l’ancien Centre d’interprétation de Fermont (CIF) dorment dans un conteneur et certaines pièces seront reprises. Il y a aussi une maquette de la ville de Gagnon qui nous est précieusement offerte par le Musée régional de la Côte-Nord. Cette maquette était logée à l’Hôtel de Ville de la défunte ville de Gagnon, qui fait partie également de l’histoire de Caniapiscau. Bien évidemment, il y a beaucoup de contenu et les idées ne manquent pas. Il faudra sûrement faire des choix. Les travaux devraient débuter dès cet été avec l’installation d’une fosse septique.

L’idée d’un centre d’interprétation ne date pas d’hier. Par le passé, des gens comme François Trahan, Julie Morin et Michel Michaud ont travaillé sur ce rêve. Ils sont des pionniers dans le domaine culturel et font encore partie, avec bonheur, de notre belle communauté.

Projet de Campagne publicitaire vantant le territoire de la Caniapiscau

« Adopter Caniapiscau » est une campagne publicitaire qui consiste à promouvoir le territoire de Caniapiscau afin d’attirer de nouveaux résidents. Des efforts de marketing sont nécessaires afin de démontrer que Fermont et Schefferville ne sont pas que des villes de travailleurs et de travailleuses, qu’elles ont du potentiel à offrir. La campagne usera de son charme pour toucher les gens et mettre en valeur la qualité de vie exceptionnelle que l’on peut retrouver en milieu nordique. Les objectifs de cette campagne sont principalement de rendre attrayant notre milieu de vie, de mettre en valeur notre potentiel nordique, de faire rayonner notre territoire et de générer des retombées significatives en maintien et en création d’emplois. Le coût total du projet est évalué à 100 000 $ et le FIPN a accordé 85 000 $. Les tournages commenceront cet automne pour se poursuivre cet hiver et la diffusion et la promotion devraient débuter au printemps 2020.

Pascale Castilloux, agente de développement pour la MRC de Caniapiscau
Collaboration spéciale

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Publié le 24 juin, 2019, dans la publication : Numéro_12 Volume 37

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Publié sur le site le 25 juin 2019

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