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Journal le Trait d'Union du Nord
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  • Volume 36

  • Une simulation fort profitable

    Sauvetage sur glace

    Une 11 juin, 2018

    Une simulation fort profitable

  • Atterrissage d’urgence à Wabush

    Transport aérien

    Atterrissage d’urgence à Wabush

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    Mine du Mont-Wright

    Le rapport du BAPE est accessible

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    Retraites et assurances

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    Reconnaissance nationale

    Une 28 mai, 2018

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    Musique folklorique traditionnelle

    Des ateliers dans les écoles de Fermont

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    Site minier et réalité virtuelle

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    Volet alternatif à Fermont

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    Réseau routier et mines

    Une 14 mai, 2018

    Le Québec et le Labrador pavent la voie

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    Judo

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  • Fermont victorieuse

    Contestation foncière

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  • La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

    Rio Tinto IOC

    La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

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    Activités-bénéfice

    Une 30 avril, 2018

    La population en pince pour Cancer Fermont

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    Sécurité et transports

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    Santé mentale

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Volume 36

Une simulation fort profitable

Sauvetage sur glace

Une 11 juin, 2018

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Atterrissage d’urgence à Wabush

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Atterrissage d’urgence à Wabush

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Le Québec et le Labrador pavent la voie

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Fermont victorieuse

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La population en pince pour Cancer Fermont

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Un pont d’étagement essentiel

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Sauvetage sur glace

Une simulation fort profitable

par Éric Cyr

Un formateur expérimenté de l’entreprise Sauvetage Nautique, Sylvain Gariépy, s’est déplacé à Fermont dans le cadre d’un cours en sauvetage sur glace, les 24 et 25 mai derniers. Cette formation au contenu éducatif à la fois théorique et pratique avec jeu de rôle était destinée aux pompiers et aux intervenants en sauvetage et a rassemblé plusieurs soldats du feu de la caserne 12 de Fermont qui ont pu bénéficier de l’expérience de ce chef de file dans le domaine, qui offre une instruction de haut niveau professionnel.

Promotion de la sécurité

Plusieurs pompiers locaux ont déjà assimilé un savoir-faire essentiel dans le cadre d’un programme spécifique d’apprentissage qui prodigue l’acquisition de connaissances et d’habiletés nécessaires aux interventions de premiers répondants sur les plans d’eau, incluant des compétences spécialisées en sauvetage nautique, afin de bien maîtriser les techniques fondamentales de cette discipline et d’en comprendre les principes de base destinés à assurer l’efficacité des manœuvres sur le terrain. Ces derniers ont par la suite pu prendre part à un enseignement en sauvetage sur glace qui couvre les différents processus permettant d’agir rapidement et de façon sécuritaire lors des opérations de récupération de personnes en détresse sur glace et en eau froide selon des caractéristiques particulières. De la rive ou d’une embarcation, dans l’eau ou sur la glace, l’interception d’un être humain ou d’un animal en perdition doit se faire dans des conditions sécuritaires pour les sauveteurs et cette matière présentait les différentes approches permettant d’agir de façon rapide tout en minimisant les dangers lors de ce type d’appui.

« La mise en place d’une équipe complète et prête à intervenir en sauvetage sur glace et en eau froide apportera une grande fierté et une satisfaction à l’ensemble du personnel du service de sécurité incendie de Fermont et qui de plus, rendra à la population une sécurité accrue qui sera bénéfique en matière de sécurité pour l’ensemble de tous »,
confie M. Gariépy.

Un volet pratique craquant

Après avoir bien compris l’aspect théorique en classe, les élèves ont enfilé leur équipement et ont sauté dans leurs véhicules d’urgence en direction du lac Daviault où ils se sont déployés. Ils ont pu expérimenter sur place l’application de leurs nouvelles connaissances de façon très réaliste grâce à la reproduction d’un scénario inspiré d’une potentielle situation réelle. Dans le cadre de cet exercice aux exigences particulièrement distinctes des autres préceptes spécifiques relatifs à des situations d’urgence, les équipes de sauveteurs locaux ont dû, après avoir repéré les victimes, les sécuriser le plus promptement possible en apportant les premiers secours en coordination avec les autres ressources spécialisées.

Ces cours agréés par Transports Canada et la CNESST répondent aux impératifs des connaissances de sécurité nautique tels qu’énoncés dans la norme du cours de sécurité nautique de la Garde côtière canadienne.

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Publié le 11 juin, 2018, dans la publication : Numéro 11 Volume 36

  • Fermont
  • Lac Daviault
  • Pompiers
  • Premiers intervenants
  • Premiers répondants
  • Sauvetage nautique
  • Situation d'urgence

Publié sur le site le 11 juin 2018

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Transport aérien

Atterrissage d’urgence à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Mike Power

Une situation potentiellement dramatique a été évitée de justesse grâce au sang froid des pilotes lorsqu’un avion Dash 8 a dû effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 24 avril dernier, à priori à la suite d’un problème avec l’atterrisseur, nécessitant tout un branle-bas de combat et le déploiement des services d’urgence sur les lieux.

Sains et saufs

Les passagers du vol 1902 de la compagnie aérienne PAL ont eu plus de peur que de mal alors que l’aéronef en provenance de Montréal avec escale à Québec et Sept-Îles, qui effectuait la liaison vers Wabush au Labrador, a éprouvé de prime abord des difficultés au niveau de l’indication du train d’atterrissage avant, possiblement causé par une défaillance de verrouillage de celui-ci.

La situation a forcé les pilotes à survoler le terminal aérien en effectuant des cercles avant de pouvoir finalement se poser après avoir réussi, selon un occupant de l’appareil, ce qui semblait être des manœuvres en plein vol destinées à permettre à des agents au sol de confirmer la position et le verrouillage du train. Les voyageurs assis dans la carlingue, qui pouvaient observer au sol les nombreux véhicules de secours et d’assistance aux victimes potentielles, sont malgré tout demeurés relativement calmes et n’ont pas paniqué quand ils ont été informés de la situation.

Ils ont suivi les directives en appliquant la consigne de se tenir en position de sécurité en prévision d’un atterrissage forcé et d’une évacuation. Le silence régnait à l’approche de la piste et jusqu’à ce que l’aérodyne touche le sol. Tout s’est finalement bien déroulé puisque le train d’atterrissage a tenu le coup. Les pilotes, qui ont su quoi faire pour éviter le pire, ont reçu une salve d’applaudissements alors qu’ils étaient toujours à bord du poste de pilotage juste avant l’ouverture des portes pendant que les véhicules d’urgence s’approchaient de l’engin à hélices afin de récupérer les gens. Aucun passager ni membre d’équipage n’a subi de blessures, mais certains vols ont été détournés et d’autres ont pris du retard compte tenu des circonstances imprévues.

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Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

  • Aéroport de Wabush
  • Atterrissage d'urgence
  • Aviation
  • Avion Dash 8
  • Labrador
  • PAL Airlines
  • Train d'atterrissage
  • Transport aérien

Publié sur le site le 28 mai 2018

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Mine du Mont-Wright

Le rapport du BAPE est accessible

par Éric Cyr

À la demande de la ministre québécoise du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a rendu public son rapport d’enquête et d’audience publique sur le Projet d’aménagement de nouveaux bassins d’eau de procédé et de sédimentation à la mine de Mont-Wright à Fermont par ArcelorMittal, le 2 mai dernier.

Accepté sous conditions

La commission d’enquête du BAPE chargée de l’examen du dossier, et dont le mandat avait débuté le 18 décembre 2017, a émis ses recommandations. Les commissaires reconnaissent dans ce rapport l’importance du projet, particulièrement pour les communautés de Fermont et de Port-Cartier. Le BAPE a conclu que la non-réalisation ou le report de l’agrandissement du parc à résidus, évalué à 458 millions de dollars, engendrerait la fermeture de la mine en 2021.

L’acceptation est toutefois conditionnelle et liée à la performance de l’implantation des mesures d’atténuation et de compensation proposées par le promoteur pour les pertes d’habitat du poisson et de milieux humides occasionnées par les travaux ainsi que sur la prémisse qu’il ne sera pas permis que les effluents miniers (fraction liquide rejetée à la suite d’un traitement) occasionnent des impacts et des conséquences néfastes supplémentaires dans la rivière aux Pékans ou la rivière à saumons Moisie étant donné la présence, à cet endroit, de la réserve aquatique projetée de la rivière Moisie.

La commission estime que, afin de réduire l’empreinte écologique du projet qui entraînerait la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux, ArcelorMittal devrait faire examiner par des experts la solution de l’assèchement et de l’empilement (stockage) de tous les résidus miniers au parc Hesse vu qu’elle présente l’avantage d’éviter l’aménagement d’un second parc à résidus au nord-ouest, réduisant ainsi la perturbation de bassins versants s’écoulant vers l’aire protégée anticipée de la rivière Moisie.

Solution de rechange

Si cette solution ne peut être mise en place en raison des contraintes techniques et du risque économique qu’elle présente pour les activités de la mine en hiver, celle actuellement retenue par le promoteur apparaît acceptable dans la mesure où elle répondrait aux exigences des ministères quant à la compensation pour les pertes de milieux humides et d’habitat du poisson, tout en n’entraînant pas de dégradation de la qualité de l’eau dans la rivière aux Pékans. ArcelorMittal devrait même viser une amélioration par rapport à la situation actuelle, étant donné que cette rivière est tributaire de la Moisie, une rivière saumoneuse, et fait partie de la réserve aquatique projetée.

Au cours de la première partie de l’audience publique, la commission a tenu trois séances publiques à Fermont. En deuxième partie, deux séances publiques ont permis à la commission d’entendre la présentation de neuf mémoires et deux opinions verbales. Au total, quatorze mémoires ont été déposés par des personnes, des groupes, des organismes et des municipalités concernés par ce projet qui permettra de préserver les quelque 2 500 emplois directs que génère la compagnie minière sur la Côte-Nord.

Disponibilité du rapport

Le rapport d’enquête et d’audience publique sur le sujet est maintenant disponible. Vous pouvez le consulter dans les centres de documentation du BAPE, à la bibliothèque publique de Fermont, de même que dans le site Web du BAPE à l’adresse : www.bape.gouv.qc.ca et pour plus d’info vous pouvez téléphoner sans frais au : 1 800 463-4732 ou par courriel : communication@bape.gouv.qc.ca ou sur Twitter : twitter.com/BAPE_Quebec.

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Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

  • BAPE
  • Bassins d'eau de procédé
  • Bassins de sédimentation
  • Environnement
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  • Industrie minière
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  • Rivière Moisie

Publié sur le site le 28 mai 2018

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Retraites et assurances

Entente avec Cliffs et Chemin de fer Arnaud

par Éric Cyr

Source photo : CCI France

Le Syndicat des Métallos a annoncé, le 17 mai dernier, qu’après des années de revendications sur tous les fronts, les retraités et anciens travailleurs syndiqués de Cliffs récupéreront finalement 60 % du manque à gagner dans leur régime de retraite après la faillite de l’entreprise. Ces derniers ont été accompagnés tout au long de leurs démarches par les Métallos avec qui ils étaient affiliés avant la fermeture de la minière et qui ont mené un combat acharné à leurs côtés.

Détermination exemplaire

Les anciens travailleurs de Mines Wabush et du Chemin de fer Arnaud (Cliffs Natural Resources) au Labrador et au Québec obtiendront environ 60 % du manque à gagner dans leur régime de retraite, soit 18 millions de dollars sur les 28 millions manquants dans le régime de retraite. De surcroît, les retraités de Cliffs se partageront une somme qui est actuellement estimée à 10,9 millions, mais qui sera confirmée ultérieurement, à titre de montant forfaitaire pour compenser la perte de leur régime d’assurance. « C’est une excellente nouvelle. Le Syndicat des Métallos n’a jamais jeté la serviette dans la bataille pour les anciens de Cliffs. Aujourd’hui, avec la confirmation de ces montants, les retraités et anciens travailleurs en récoltent les fruits », lance le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Les travailleurs d’abord

Lorsque les entreprises Mines Wabush et Chemin de fer Arnaud, appartenant à Cliffs, se sont placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, le régime de retraite était déficitaire de 28 millions, ce qui se traduisait par une réduction des rentes de 21 % pour les quelque 1 700 retraités et anciens travailleurs de cette minière. Les ayants droit au régime se sont inscrits comme créanciers auprès du contrôleur nommé pour superviser les procédures d’arrangement de Mines Wabush et du Chemin de fer Arnaud. Les Métallos se sont alors saisis de l’affaire. Le Syndicat a entrepris et poursuivi plusieurs recours judiciaires visant à obtenir un maximum pour les anciens travailleurs, notamment quant à la priorité qui devrait être attribuée au régime de retraite. Les Métallos ont également intenté, au nom des retraités et des travailleurs, un recours collectif contre la maison mère de Cliffs aux États-Unis.

Le règlement de l’ensemble de ces recours permettrait, s’il est accepté en juin prochain par les créanciers et approuvé par la Cour, d’obtenir rapidement un versement total de 18 millions au régime de retraite, ce qui représenterait une récupération de plus de 60 % du déficit.

Le Syndicat des Métallos a aussi réussi à obtenir un montant additionnel approximatif de 10,9 millions en guise de compensation pour la perte des assurances subie par les retraités. Le montant final leur serait donc versé au terme du processus de redistribution sous forme de montant forfaitaire.

Victoire symbolique partielle

« Le problème de fond demeure : les retraités passent le plus souvent en dessous de la table, loin derrière les banques et autres institutions financières. Pour chaque personne de Cliffs qui peut s’en sortir avec un peu moins de dommages cette année, il y a derrière plusieurs anciens de Sears qui seront bredouilles. La Loi doit absolument changer, nous l’avons réclamé au cours des dernières semaines lors de rencontres avec une centaine de députés fédéraux à Ottawa et continuerons de le revendiquer », fait valoir Nicolas Lapierre. Tout en saluant l’obtention de montants significatifs pour les retraités, le coordonnateur des Métallos a réitéré l’importance de modifier les lois fédérales pour mieux protéger les régimes de retraite et les assurances. « Nous avons heureusement été capables de récupérer des montants plus importants que ce que nous espérions initialement dans le cadre de l’arrangement visant Cliffs, mais le combat se poursuit pour les autres afin de rectifier la Loi et mieux protéger les retraités qui ont travaillé dur pour gagner honnêtement leur droit à une retraite convenable et décente. »

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Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

  • Chemin de fer Arnaud
  • Cliffs
  • Fonds de pension
  • Loi sur les arrangements avec les créanciers
  • Mine Wabush
  • Régime d'assurance
  • Régime de retraite
  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 28 mai 2018

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Reconnaissance nationale

Cancer Fermont honoré à Ottawa

par Éric Cyr

Légende : Caroline Boudreau, Denis Grenier et la députée Marilène Gill. Source photo : Chambre des communes

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a été honoré sur la colline du Parlement à Ottawa par la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, le 11 mai dernier, pour sa grande contribution communautaire et sociale dans sa collectivité grâce à la mission de cet organisme caritatif. C’est le troisième hommage de ce genre en moins de cinq ans pour l’homme qui a déjà reçu des mains de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, la médaille de l’Assemblée nationale, l’an dernier à Québec, pour les mêmes raisons et qui a aussi obtenu une distinction similaire, le Prix du Gouverneur général pour l’entraide, remise par le gouverneur général du Canada, David Johnston, lors de son passage à Fermont en 2014 à l’occasion du 40e anniversaire de cette municipalité.

Reconnaissance méritée

La leader parlementaire du Bloc québécois, Marilène Gill, a présenté à la Chambre des communes cet homme altruiste et déterminé avant de lui remettre un certificat honorifique : « Monsieur le président. Aujourd’hui, c’est avec une fierté et une émotion certaines que j’ai le bonheur de recevoir à Ottawa un grand Nord-Côtier, M. Denis Grenier, le président et fondateur de Cancer Fermont auquel je tiens à rendre hommage. Depuis plus d’une décennie, cet homme au leadership indéniable aussi visionnaire que créatif, dont le dynamisme et la ténacité tout comme la générosité sont devenus légendaires, qui œuvre la nuit comme le jour sans relâche, sans compter, et cela sans rien attendre en retour sinon le mieux-être de sa communauté. Vous savez, dans cette communauté nordique isolée qu’est Fermont, M. Grenier amasse chaque année des dons afin d’adoucir la vie des gens, des Fermontois aux prises avec la maladie. Des dons destinés aux gens afin de rendre les traitements accessibles, réunir les familles, réaliser des rêves. Je lui souhaite que Cancer Fermont rayonne au-delà de chez-nous en inspirant d’autres grands hommes et grandes femmes à suivre son exemple édifiant. Au nom de tous les gens de Manicouagan, M. Grenier, je vous remercie du fond du cœur. » Marilène Gill a ensuite remis la distinction à Denis Grenier visiblement très ému.

Sur le certificat honorifique, on peut lire : « Pour la créativité, l’audace et la générosité dont vous avez fait montre en fondant Cancer Fermont. Pour votre engagement pérenne et indéfectible envers vos concitoyens et votre contribution aussi essentielle qu’exceptionnelle à votre milieu. Recevez l’expression de mon admiration et de toute ma gratitude. Marilène Gill, 11 mai 2018. »

Exemple de persévérance

M. Grenier était accompagné pour l’occasion de sa conjointe, Marlène Rioux, qui l’a toujours soutenu dans son cheminement et d’une bénévole de longue date, Caroline Boudreau, ainsi que d’une de ses sœurs et d’un beau-frère qui les ont rejoints à Ottawa. M. Grenier confie : « L’étau se resserre actuellement sur le système de santé et mon souhait le plus cher est que ce concept unique soit reproduit ailleurs à grande échelle sur la base de l’exemple du modèle fermontois. Je tiens à remercier les nombreux bénévoles dont je suis très fier, et qui se sont investis dans cette cause au cours des années, pour leur apport inestimable. Sans eux, rien de cela n’aurait pu se concrétiser. Je songe en particulier à Angèle Kenny, à Christine Dionne et à tous ceux qui les ont précédées, mais aussi à toutes les personnes, associations et entreprises qui ont contribué de près ou de loin au retentissement de Cancer Fermont, incluant les précieux donateurs qui permettent de poursuivre cette œuvre essentielle et qui contribuent ainsi à alléger les souffrances des personnes atteintes du cancer en leur permettant un peu de répit durant cette épreuve difficile. Le courage et la détermination des gens qui se battent contre la maladie ont toujours été et seront toujours pour moi une source d’inspiration et de motivation. »

Le leitmotiv de cette fondation, qui œuvre localement, se démarque par son approche d’aide financière directe aux personnes atteintes d’un cancer, un concept unique au pays. L’organisme de bienfaisance a déjà remis plus d’un demi-million de dollars aux personnes atteintes du cancer et à leur famille à Fermont depuis sa fondation en 2005.

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Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

  • Assemblénationale
  • Bloc québécois
  • Cancer
  • Cancer Fermont
  • Chambre des communes
  • Charité
  • Denis Grenier
  • Députée Marilène Gill
  • Entraide
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  • Oeuvre de bienfaisance
  • Organisme caritatif
  • Ottawa
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Publié sur le site le 28 mai 2018

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Musique folklorique traditionnelle

Des ateliers dans les écoles de Fermont

par Éric Cyr

Le musicien André Varin a effectué, au début avril, un survol de la tradition musicale au pays en initiant les élèves fermontois de l’école Des Découvertes, de la polyvalente Horizon-Blanc et de la commission scolaire anglophone Eastern Shores à des airs folkloriques, au chant, à la danse, et à certains instruments parfois méconnus et inusités.

Troubadour des temps modernes

Très demandé depuis plusieurs années dans le cadre du programme La culture à l’école, l’auteur-compositeur-interprète, chanteur et guitariste a lancé son premier album country à 12 ans et a déjà participé à l’émission télévisée Pour l’amour du country. « Je m’amuse, j’ai du plaisir à faire ça. » Ce véritable pédagogue polyvalent réussit à intéresser les jeunes aux chansons à répondre, à la turlutte, à la guimbarde, aux cuillères de bois, au bonhomme gigueur, à la planche à laver et à la tradition terre-neuvienne du ugly stick. Il entraîne son jeune public dans la danse et fait véritablement revivre les sets carrés (quadrilles canadiens) endiablés à l’aide de la technique de podorythmie (taper du pied) en plus d’accompagner sa musique d’un harmonica (appelée communément musique à bouche par les Québécois et ruine-babines par les Acadiens).

Père de cinq enfants, il aime contribuer à inciter les jeunes à développer un intérêt pour la musique. « Le folklore d’ici est unique au monde. Cette musique est en voie de disparition chez les Occidentaux et j’essaie de la ressusciter et de préserver ce trésor à ma façon en tentant de transmettre la flamme à la relève. »

Ce passionné a participé à de nombreux festivals de musique à travers le monde et a beaucoup d’anecdotes savoureuses à raconter dont celle de la fois où il a reçu en cadeau un instrument à cordes d’un musicien malgache, un valiha, une variété de cithare tubulaire en bambou du Madagascar et le moment où il a entendu pour la première fois le son du ehru, une vièle chinoise verticale qui se compose de deux cordes et a été inventée il y a plus d’un millénaire. « Quand tu pratiques ce style de musique là, tu dois accepter de beaucoup voyager. »

FolkloFolie

Ancien membre du groupe Chakidor, André Varin évolue aujourd’hui au sein de la formation, FolkloFolie, qu’il a fondée en 2014 avec sa compagne, la violoniste Marie-Claude Gagnon, qui l’a accompagné dans la région. Cette ancienne enseignante a une maîtrise en biologie moléculaire et a étudié le violon classique avec Angèle Dubeau. Le duo de Gatineau en Outaouais a d’ailleurs offert un spectacle énergique et dynamique durant la partie de sucre annuelle de l’Association francophone du Labrador à Labrador City où jeunes et moins jeunes s’en sont donnés à cœur joie au son de cette musique festive et rythmée, le 15 avril dernier. FolkloFolie a produit deux albums Vivement Noël et FolkloFolie. André Varin a aussi sorti un album solo Belle éclaircie.

Pour plus d’info, consultez la page Facebook : Folklofolie et le site internet : https://andrevarin.com/wp/folklofolie/

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Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

  • André Varin
  • Ateliers scolaire
  • Commission scolaire anglophone Eastern Shores
  • école Des Découvertes
  • Élèves fermontois
  • Fermont
  • FolkloFolie
  • Marie-Claude Gagnon
  • Musique folklorique traditionnelle
  • Polyvalente Horizon-Blanc
  • Projet La culture à l'école

Publié sur le site le 14 mai 2018

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Site minier et réalité virtuelle

Le Mont-Wright en substance et en informatique

par Éric Cyr

Une foule d’activités ont été organisées dans toutes les régions du Québec afin de célébrer le dynamisme et la vitalité de son secteur minier dans le cadre de la semaine minière 2018, une initiative de l’Association minière du Québec (AMQ), qui s’est déroulée du 30 avril au 6 mai. La minière ArcelorMittal a pris part avec enthousiasme à cet événement annuel. Des élèves de troisième secondaire du cours Projet personnel d’orientation (PPO) ont eu l’occasion de visiter les installations minières de la mine du Mont-Wright, le 3 mai dernier, et la population a été par la suite invitée à vivre une expérience de réalité virtuelle à la Maison des jeunes Alpha, en compagnie de représentants des relations publiques de l’entreprise.

Le public principalement composé d’enfants et d’adolescents accompagnés de leurs parents a pu  découvrir « l’univers gigantesque de la mine du Mont-Wright » située à proximité de Fermont, en visionnant des images en trois dimensions (3D) de celle-ci grâce à des lunettes spéciales adaptées, dont deux paires plus sophistiquées qu’on aurait dit sorties tout droit d’un film de science-fiction.

Le futur est à nos portes

« Il nous tient à cœur d’être au plus proche de nos communautés d’appartenance et de partager avec elles le monde géant de notre mine du Mont-Wright, ainsi que nos expertises, métiers et formations. De plus, nous souhaitons être un acteur du changement et de la transformation par le numérique. L’utilisation de la réalité virtuelle n’est qu’une première étape dans notre virage technologique. Nous sommes heureux et fiers d’avoir pu faire vivre une expérience immersive en 360 à notre communauté de Fermont », explique une porte-parole du service des communications d’ArcelorMittal AMEM / AMIC, Marjorie Sittler. Cette opération de relations publiques cache à peine un objectif sous-jacent qui est de stimuler l’intérêt de la relève en révélant toute la splendeur et la grandeur de l’une des plus grosses mines à ciel ouvert au pays grâce à cette technologie futuriste qui sert d’outil pédagogique d’avant-garde.

Les jeunes ont évidemment été impressionnés de pouvoir admirer en détail les différentes facettes des opérations minières, en réel et en virtuel, et ont pu poser des questions et échanger avec les intervenants sur place ou entre deux bouchées de hors-d’oeuvre.

On pourrait dire sans employer de mauvais jeu de mots que leur champ oculaire pourrait les diriger vers un champ de compétence recherché par l’industrie minière qui est en mode séduction afin d’attirer de nouveaux talents. C’est en effet un monde de possibilités de carrières et de foyers d’innovations qui présentent des défis emballants dans une industrie à la fine pointe de la technologie, à des années-lumière de l’image dépassée que certains s’en font encore, qui attend ceux qui démontrent un intérêt pour le domaine minier et qui ont la motivation de faire des études orientées en ce sens.

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Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

  • AMEM
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  • Association minière du Québec
  • Cours Projet personnel d'orientation
  • Fermont
  • Maison des jeunes Alpha
  • Mine Mont-Wright
  • PPO
  • Réalité virtuelle
  • Secteur minier
  • Semaine minière 2018
  • Univers gigantesque

Publié sur le site le 14 mai 2018

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Volet alternatif à Fermont

Beaucoup plus qu’une option scolaire

par Éric Cyr

Le comité fondateur pour un volet alternatif à l’école Des Découvertes a invité un conférencier qui a été directeur d’écoles alternatives durant plus de 36 ans, Michl Nicholson, pour une journée de formation et d’informations. Celui-ci s’est d’abord entretenu avec l’équipe-école durant la journée avant de participer à une rencontre et discussion avec la population, suivie de la présentation du film documentaire de Jacynthe René, Grandir heureux, traitant de ce concept unique d’enseignement, le 27 avril dernier au Centre multifonctionnel Cliffs.

L’école alternative semble un sujet riche et inspirant pour les cinéastes puisque l’an dernier, c’est la réalisatrice Liane Simard, qui avait présenté à Fermont son documentaire Il était 6 fois, retraçant le parcours d’enfants d’une école alternative sur une période de six ans. « Une école alternative c’est une école très structurée, mais non structurante. Dans notre école, la gestion participative est au cœur de nos paroles et de nos gestes », confie M. Nicholson qui explique que ce type d’approche se démarque du modèle classique et se veut un milieu de vie chaleureux qui repose sur cinq grands principes : la démocratie, l’engagement, le sens communautaire, l’innovation et la réalisation de soi. « C’est aussi un milieu de vie humaniste où l’intervention est éducative plutôt que punitive, répressive ou coercitive. Le rapport adulte-enfant est quelque peu remodelé puisque l’approche de cette philosophie est centrée sur la complémentarité au lieu du rôle d’autorité traditionnel. »

Siffler en apprenant…

L’école alternative est centrée sur l’élève parce qu’elle a foi en son potentiel et veut que celui-ci demeure l’artisan de son propre devenir et honore son originalité afin qu’il puisse contribuer à la progression du monde par sa créativité. Une particularité pédagogique de cette formule innovatrice qui respecte le rythme de chacun est que chaque élève construit ses formations à partir de ses intérêts, de ses besoins et de ses préoccupations et le projet de l’élève occupe une grande place au sein des activités vécues à l’école. Comme c’est le cas dans les autres institutions d’enseignement conventionnelles, les apprentissages prescrits dans le programme de formation de l’école québécoise sont obligatoires, mais le chemin pour y arriver diffère.

« Réussir sa vie, c’est être heureux. Pour être heureux, je dois l’être à l’école, à la maison, avec les amis, dans mes loisirs, etc. L’école est un outil et non pas le tremplin ultime pour réussir ma vie. L’école actuelle mise sur les résultats et la performance, mais l’élève est-il heureux à l’école? Que fait-on du développement global de l’enfant? Quelle importance accordons-nous à l’estime de soi, à la confiance en soi, aux relations sociales? L’élève a-t-il donné son maximum (dans une école alternative, respecter le rythme de l’élève signifie donner son maximum); si oui, peu importe les résultats, je lui lève mon chapeau. Il est facile de s’activer les babines (paroles), mais que fait-on des bottines (gestes) et du style d’intervention? Il ne faut pas perdre de vue qu’un élève est avant tout un enfant. Il doit performer pour qui? Ses parents, la commission scolaire, le 1 à 2 % de la population mondiale qui possède la quasi-totalité de la richesse? Réussir sa vie ça signifie quoi? C’est d’abord être heureux! Il s’agit ici de réussir à créer des situations favorisant le plaisir et le bonheur tout en apprenant. Il s’agit de respecter les enfants dans ce qu’ils sont capables de donner. Cette méthode d’enseignement n’est pas opposée à l’évaluation, qui fait partie de l’apprentissage, mais contre la notation. »

Pour plus d’info, consultez la page Facebook : volet alternatif – école Des Découvertes et le site internet du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec : repaq.org

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Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

  • Commission scolaire du fer
  • Concept unique d'enseignement
  • École Des Découvertes à Fermont
  • Fermont
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  • Réseau des écoles publiques alternatives du Québec
  • Volet alternatif

Publié sur le site le 14 mai 2018

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Réseau routier et mines

Le Québec et le Labrador pavent la voie

par Éric Cyr

Les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador unissent leurs forces pour mettre en valeur la fosse du Labrador, une région géologique riche en gisements minéraux, dont du fer et des terres rares, et pour améliorer et développer leurs infrastructures routières. Les deux gouvernements travailleront dorénavant de concert afin d’accroître leurs économies respectives et ont conclu une entente de coopération à ce sujet, le 12 avril dernier.

Les premiers ministres du Québec, Philippe Couillard, et de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, ont procédé à l’annonce de ce nouveau partenariat à Québec. « Cette collaboration facilitera le développement du potentiel minier et fera la promotion de la création d’emplois de haute qualité qui bénéficieront à l’ensemble des populations concernées, tant autochtones que non autochtones, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador », peut-on lire dans un communiqué émanant du bureau du premier ministre québécois.

Cette entente prévoit des travaux conjoints visant à améliorer la collaboration dans plusieurs secteurs d’intérêts notamment l’information géotechnique et l’aménagement du territoire, les infrastructures du secteur minier, la main-d’œuvre et les compétences, le développement des télécommunications et l’amélioration des processus gouvernementaux et du soutien aux entreprises.

Eurêka! La boucle

Les économies du Québec (en particulier de la Côte-Nord) et du Labrador sont intimement liées et la logique veut que le développement du territoire nordique passe nécessairement par des infrastructures adéquates de transports afin de créer un corridor économique favorable entre les deux provinces. Cet accord inclut l’amélioration et l’extension des infrastructures routières, dont la poursuite, par le gouvernement du Québec, des travaux de construction de la route 138 et l’amélioration de la route 389, qui rejoignent toutes deux le Labrador et qui pourraient former une boucle, l’autoroute transquébeclabrador, au cours des prochaines années.

D’abord la 389 ensuite la 138

Le dernier budget de Québec prévoit un montant de 232 millions de dollars pour le prolongement de la 138 dans le cadre du Plan Nord. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui dispose déjà d’une excellente route asphaltée au Labrador, la 500, s’engage quant à lui à poursuivre les améliorations en chantier de la route 510 qui rejoint la 500 pour former l’autoroute translabradorienne et a également publié une étude de faisabilité qui évalue les possibilités relatives à la construction d’une liaison fixe, un tunnel, entre le Labrador et l’île de Terre-Neuve et dont le projet est évalué à 1,7 milliard de dollars.

Relation géographique stratégique

« La relation que nous entretenons avec Terre-Neuve-et-Labrador franchit aujourd’hui une nouvelle étape. Nous partageons une vision commune et celle-ci se traduit par la signature de cette entente. Les collaborations annoncées dans les secteurs des mines et du transport permettront de faire croître nos économies », confie Philippe Couillard qui compte sur le fort potentiel minier de la fosse du Labrador afin d’alimenter les infrastructures de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire à Sept-Îles sur la Côte-Nord et notamment le fameux quai multiusager.

Pour sa part, son homologue terre-neuvien Dwight Ball parle d’un : « accord de coopération qui offre un potentiel excitant. En travaillant ensemble, nous pouvons tirer parti des forces de notre industrie minière internationalement reconnue pour inviter de nouveaux investissements, accroître l’activité minière et susciter la création d’emplois. Nous sommes également mieux placés pour faire progresser les infrastructures de transport qui renforcent les corridors commerciaux et favorisent le développement économique et communautaire. Je suis optimiste quant au potentiel qui découlera de cet accord. »

Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, explique que ce partenariat permettra de concrétiser des projets communs en facilitant entre autres l’accès au secteur plus au nord en créant « un corridor de transport terrestre entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ».

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Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

  • Fosse du Labrador
  • Gouvernement du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Infrastructures routièresRégion géologique riche
  • Relation géographique
  • Réseau routier Canadien
  • Route 389
  • Terre-Neuve-et-Labrador

Publié sur le site le 14 mai 2018

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Judo

En route vers le sommet

par Éric Cyr

La judoka Émili Bourget du Club de judo de Fermont a été choisie pour représenter le Québec aux Championnats canadiens de judo qui se dérouleront à l’Anneau olympique de Calgary en Alberta, du 16 au 20 mai prochain. Des athlètes des 10 provinces et trois territoires sont attendus pour cette compétition nationale d’envergure qui regroupe les meilleurs espoirs de ce sport de combat au pays.

Collection de médailles

Émili Bourget, qui s’est hissée au quatrième rang du classement provincial dans sa catégorie chez les moins de 52 kilos, fera partie de la délégation québécoise. La combattante ne pratique le judo que depuis trois ans, mais a tout de même un parcours sportif impressionnant. Elle a pris part à plusieurs championnats régionaux et provinciaux, où elle a chaque fois décroché au moins une médaille, ainsi qu’aux Jeux du Québec l’an passé à Alma. On peut la qualifier d’athlète complète puisque la jeune adolescente a déjà plusieurs médailles à son actif dans cette discipline de combat, mais aussi lors de compétitions régionales d’athlétisme où elle s’est également illustrée à maintes reprises. Elle semble carburer à l’adrénaline et il serait plus simple d’énumérer les sports qu’elle n’a jamais pratiqués que ceux auxquels elle s’est adonnée : athlétisme, danse zumba, judo, karaté, natation, patinage artistique, planche à neige, ski alpin en plus des sports scolaires.

Selon un de ses entraîneurs, Shannon Power, cette dernière dispose d’un talent naturel et d’aptitudes hors du commun qui la prédisposent à atteindre les sommets. « C’est une athlète déterminée et persévérante qui a du cœur au ventre et un bel avenir devant elle. »

La jeune judoka remercie ses trois entraîneurs, Shannon Power, Marie-Nathalie Lapointe et Danny Bouchard qui l’ont bien formée et encadrée. L’ambassadrice de la région, qui participera également à la Coupe Canada de judo, un tournoi continental regroupant des judokas d’une vingtaine de pays du 29 juin au 1er juillet à Montréal et à la Coupe Daniel Hardy 2018 en octobre à Québec, confie : « Je suis très fière de représenter les couleurs locales et vais tout donner afin de faire bonne figure. J’ai pour objectif de me classer parmi les cinq premières de ma catégorie afin d’être choisie pour les Jeux du Canada à Red Deer en Alberta en février 2019. Je remercie à l’avance tous ceux qui m’aideront dans l’atteinte de mes aspirations. Je suis très reconnaissante de votre soutien et de vos encouragements. »

Ceux qui désirent aider financièrement l’athlète à atteindre ses visées sont invités à contacter les entraîneurs Shannon Power ou Danny Bouchard par messagerie privée sur leurs pages Facebook.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

  • Championnat canadien de judo
  • Club de judo de Fermont
  • Compétitions
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  • Fermont
  • Jeune athlète fiminin
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Publié sur le site le 30 avril 2018

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Contestation foncière

Fermont victorieuse

par Éric Cyr

La Ville de Fermont a été au front et a remporté une victoire décisive majeure qui aura une incidence marquante sur les services municipaux de dizaines de milliers de citoyens québécois. Une décision a été rendue, le 17 avril dernier, dans le litige opposant Fermont à Bloom Lake General Partners dont la minière Cliffs était une filiale. Le tribunal administratif du Québec (TAQ) a tranché en faveur de la municipalité. Ce jugement qui fait jurisprudence aura des incidences dans d’autres dossiers de contestations foncières impliquant plusieurs minières en sol québécois.

« Faire front, faire face »

Invoquant la Loi sur la fiscalité municipale (LFM) permettant de retirer des calculs les équipements se trouvant dans ses mines, la partie requérante, qui contestait le rôle d’évaluation foncière de la Ville de Fermont pour les années 2013 à 2015, avait saisi le Tribunal au moyen d’une requête incidente demandant à ce que la totalité des immeubles faisant partie de l’unité d’évaluation soit écartée de la démarche. Elle prétendait que les expressions « équipement d’une mine à ciel ouvert » et « chemin d’accès à une exploitation minière » devaient recevoir une interprétation large, signifiant selon sa compréhension de faire exclure pratiquement l’ensemble des immeubles constituant l’unité d’évaluation foncière de la mine de fer du lac Bloom incluant les bureaux administratifs, les bâtiments pour le traitement des résidus, les installations accessoires et les chemins à l’intérieur de l’exploitation minière. Ainsi, seul le terrain devait être considéré et soumis à la taxation de la Ville.

Du tac au tac

Le TAQ a reconnu dans son jugement l’importance capitale qu’avait cette cause pour Fermont, qui aurait pu en subir des impacts financiers majeurs, et a aussi pris en considération que plusieurs autres villes du Québec, dont une vingtaine pour lesquelles les minières représentent la principale source de revenus, auraient pu aussi se retrouver dans une situation similaire. Le Tribunal a rendu une décision sur l’interprétation des paragraphes 4 et 8 de l’article 65 de la LFM concernant les bâtiments non répertoriés au rôle d’évaluation foncière. À la suite des plaidoyers des parties en cause et de l’interprétation législative qui en résulte, l’instance judiciaire a finalement rejeté la demande de l’entreprise. Cette décision confirme le principe de l’inclusion au rôle de tous les immeubles présents dans une unité d’évaluation et l’interprétation stricte des immeubles exclus du rôle.

Satisfaction et soulagement

L’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui a accompagné la Ville de Fermont par le biais du Fonds municipal d’action juridique et est intervenue en mandatant un procureur pour la représenter et l’appuyer dans ce dossier, se réjouit de ce verdict. Cette décision revêt une importance capitale puisque l’enjeu risquait d’affecter de nombreuses communautés. Selon l’UMQ, cette cause, en plus de mettre en péril les finances de Fermont, avait des répercussions de 1,3 milliard de dollars en valeur immobilière répartis sur 426 collectivités québécoises. « Ce gain juridique important protège l’assiette fiscale des municipalités minières et conséquemment les services aux citoyens. » Le maire de Fermont, Martin St-Laurent est « soulagé et heureux » de ce dénouement et considère que cette décision est « juste et équitable et contribuera à assurer la pérennité de Fermont et des villes minières du Québec. »

N.B. Le rôle d’évaluation foncière est l’inventaire de tous les immeubles situés sur le territoire de chaque municipalité. Un immeuble désigne le terrain, le bâtiment principal et toute dépendance, par exemple, un garage ou une remise.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

  • Contestations foncières
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  • Fond municipal d'action juridique
  • Mine du lac Bloom
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  • Taxes municipales
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Publié sur le site le 30 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

par Éric Cyr

Les membres de la section locale 9344 du Syndicat des Métallos affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires de la compagnie minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont rejeté, les 18 et 19 avril derniers, en assemblée générale la proposition d’entente de principe conclue entre l’employeur et le comité de négociations, dans une proportion de 94,4 % imitant ainsi leurs collègues du Labrador Ouest des sections locales 5795 et 6731 qui avaient fait de même, à 76,5 %, les 16 et 17 avril. Les 1300 travailleurs de Labrador City ont donc choisi de poursuivre la grève entamée le 26 mars.

Grève ou mise à pied

« Il faut voir ce rejet [des syndiqués de Sept-Îles] dans la suite logique de ce qui s’est passé avec les confrères de la mine au Labrador. Ces derniers ont eux aussi rejeté l’entente de principe et choisi de poursuivre leur grève. Nos membres n’étaient pas à l’aise dans ce contexte d’entériner un nouveau contrat de travail. De toute façon, il faut être lucide, tant qu’il n’y a pas reprise des activités au nord, il n’y a pas de boulot à transporter du minerai pour nos membres sur le chemin de fer et au port. C’est la grève ou les mises à pied pour nous », explique le coordonnateur des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Unité nord-sud

« Ce résultat doit être vu comme un geste de solidarité. Nous croyons que nous avions entre les mains une entente satisfaisante. Mais le rejet de la part des membres des autres sections locales au Labrador, dont les enjeux sont à certains égards différents des nôtres, est venu changer la donne. Nous souhaitons reprendre les négociations à la même table que nos confrères et consœurs du Labrador », fait valoir le président de la section 9344 des Métallos, Eddy Wright.

Les 305 membres de cette unité syndicale sept-îlienne ont théoriquement le droit de grève depuis le 10 avril dernier, mais ne peuvent l’exercer, faute d’entente avec l’employeur quant au niveau de services essentiels à maintenir notamment en ce qui a trait au seul lien terrestre vers Schefferville, le chemin de fer QNS&L, qui assure un service de passagers et un ravitaillement de marchandises vers l’endroit. Un arbitre fédéral doit statuer à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Le Syndicat des Métallos a annoncé, le 20 avril dernier, lors d’un rassemblement en soutien aux grévistes du Labrador, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Sept-Îles, que la minière IOC mettra à pied quelque 200 travailleurs québécois soit près du deux tiers de ses 350 employés sept-îliens à compter du 14 mai prochain. Cette information a été confirmée par la directrice des relations médias chez Rio Tinto, Claudine Gagnon, qui explique cette décision est la conséquence de la grève qui perdure à Labrador City tout en ajoutant que la compagnie est ouverte aux discussions et espère trouver des solutions rapidement.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

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Publié sur le site le 30 avril 2018

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Activités-bénéfice

La population en pince pour Cancer Fermont

par Éric Cyr

Cancer Fermont a amassé un montant record de plus de 35 000 $ en trois jours grâce à la précieuse contribution de nombreux bénévoles qui ont mis la main à la pâte afin d’assurer le succès de cet élan de générosité et de dévouement et qui se sont relayés pour la tenue de trois événements successifs dans le but de recueillir des fonds pour l’organisme caritatif, du 13 au 15 avril dernier. Le rayonnement de l’association fermontoise, qui vient en aide aux personnes atteintes du cancer, s’est grandement déployé depuis sa fondation en 2005 puisqu’il a récemment été honoré à l’Assemblée nationale du Québec.

Appui indéfectible

En plus de citoyens, d’associations, d’organismes et d’entreprises de la région, des personnalités politiques représentant trois paliers de gouvernement ont tenu à témoigner leur appui sur place en prenant part à la seconde édition du souper de crabe, le 14 avril, soit la députée de Manicouagan, Marilène Gill du Bloc québécois, la députée de Duplessis, Lorraine Richard du Parti québécois et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

Réussite indiscutable

Cette fin de semaine consacrée à ces trois manifestations de solidarité envers les personnes atteintes du cancer ont débuté par le Défi « Paye-toi ma tête pour la cause » inspiré du Défi têtes rasées, où des participants se sont fait couper les cheveux et raser la barbe à la loge des Moose (et un ancien Fermontois à Matane via Skype), organisé par Jolyane Briand Fontaine avec l’aide de Joan Rhéaume, qui combat elle-même courageusement le cancer, et des coiffeuses locales. Les dons recueillis, totalisant un impressionnant 20 000 $, incluant un chèque de 3 500 $ présenté par un représentant de la minière ArcelorMittal, Éric Normand, ont été remis à Cancer Fermont et les cheveux coupés ont été acheminés à la fondation québécoise DonEspoir Cancer pour fabriquer des perruques naturelles qui seront offertes gratuitement à des enfants ayant perdu leurs cheveux à la suite d’un cancer.

Gastronomie et bonhomie

Le tout était suivi, le lendemain, de la seconde édition du très prisé souper de crabe, au Centre multifonctionnel Cliffs, qui a pris une envergure considérable et dépassé les recettes de l’an passé en amassant 15 000 $, une initiative de Dave Bouchard épaulé par l’agent Kerry Aubé et une importante délégation de policiers de la Sûreté du Québec qui se sont impliqués pour une deuxième année consécutive à la réussite de ce rassemblement culinaire gustatif et festif en compagnie des finissants de cinquième secondaire pour contribuer au financement de leur bal de fin d’année.

Les billets se sont envolés comme de petits pains chauds plus d’un mois avant le repas qui a rassemblé plus de 250 convives qui se sont rassasiés dans une ambiance agréable et décontractée.

L’animation impeccable était assurée par le duo de la radio CFMF 103,1. Après les discours de circonstance des dignitaires, le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, visiblement ému, a reçu une salve d’applaudissements et une ovation bien méritée. Le tirage de plusieurs prix a été effectué durant la soirée dont un tableau magistral, La côte Saint-Thomas à Saint-Irénée de Charlevoix, offerte par le réputé peintre paysagiste fermontois Yves Downing, contribuant par ce geste à récolter un montant de 3 800 $ pour cette noble cause. La toile a été remportée par Carl Fortin. Un voyage en avion sur une destination desservie par la compagnie aérienne PAL, a également été gagné par Dany Dionne. Des chèques-cadeau de 250 $ ont aussi été distribués dont un d’Ameublements Tanguay remis à Mélanie Côté, un de la Coop-Metro présenté à Michel Gagné, et un des Aliments Guy Simard attribué à Nancy Daigle. Un service de raccompagnement gratuit était assuré par Taxi Fermont.

Jamais deux sans trois

L’énergie débordante de Joan Rhéaume a contribué à contaminer de nombreux bénévoles et à les rallier à la démarche philanthropique dans le cadre de cette campagne intensive de financement qui s’est poursuivie lors des traditionnels déjeuners communautaires du dimanche matin à la loge des Moose, de concert avec la brigade culinaire de la polyvalente Horizon-Blanc, remplie au maximum de sa capacité, où même les députées bloquiste et péquiste se sont offertes pour servir des déjeuners avant de déguster le leur en compagnie de leurs attachés politiques et du couple Grenier, instigateur de ce mouvement de bienfaisance.

Denis Grenier confie : « Mission accomplie. Je suis abasourdi par ce bouillonnement altruiste ayant engendré un tel tourbillon de générosité et une ambiance énergisante d’où émanaient un dynamisme et une vivacité exemplaire. Je demeure toujours ébahi devant tant de compassion et de dévotion spontanées manifestées par la population et les établissements de la région. Cette œuvre n’est pas celle d’un seul homme, mais de tous ceux qui se sont impliqués et qui ont contribué, notamment par leurs dons, aux objectifs de l’organisation depuis sa création. Je vous remercie du fond du cœur tous autant que vous êtes! Merci au nom des victimes du cancer qui se battent et qui luttent contre la maladie avec courage et détermination. Votre solidarité leur permettra de constater qu’elles ne sont pas seules. »

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

  • Cancer
  • Cancer Fermont
  • Denis Grenier
  • Députée Lorraine Richard
  • Députée Marilène Gill
  • Fermont' Défi Têtes rasées
  • Paye-toi ma tête pour la cause
  • Peintre Yves Downing
  • Souper bénéfices crabe

Publié sur le site le 30 avril 2018

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Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

par Éric Cyr

Légende : Viaduc entre Labrador City et Wabush

Les citoyens du Labrador Ouest se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un pont d’étagement (viaduc) surplombant la route 500 (Translabradorienne) entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons. Le passage à niveau ralentissait considérablement la fluidité de la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et à l’aéroport de Wabush dans le cas d’une évacuation médicale aérienne d’urgence.

Question de vie ou de mort

L’argument de taille invoqué était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demie heure lors du passage de la locomotive, un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort d’un patient. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant ainsi au problème.

Et pour Fermont?

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois puisque les convois ferroviaires de minerai de la mine du lac Bloom appartenant dorénavant à Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, doivent traverser cette même route au Labrador entre Fermont et Labrador City, à proximité du cimetière, coupant ainsi le passage aux résidents de Fermont et aux villégiateurs du terrain de camping Duley Lake et des nombreux chalets situés dans ce secteur. Les victimes d’un grave accident, incluant les travailleurs des minières, peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de l’Hématite à Fermont qui relève du CISSS de la Côte-Nord, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

Hélicoptère à la légère

Les chercheurs de la Chaire de recherche en médecine d’urgence de l’Université Laval de Québec ont d’ailleurs été étonnés de constater, dans le cadre de l’étude Mobilisation et recherche de pistes de solution concernant un seuil critique de services d’urgence à offrir à l’urgence de Fermont, le nombre si élevé de passages à niveaux dans la région et la quasi-absence de transport héliporté pour les blessés et malades notamment ceux de la mine de Fire Lake tel que mentionné par le responsable de l’étude, le docteur Richard Fleet, lors de son passage à Fermont, qui soulignait que plusieurs entreprises en milieu difficile d’accès proposent ce service à leurs travailleurs, notamment dans l’Ouest canadien.

Pour ce qui est de la douzaine de passages à niveau du chemin de fer Cartier appartenant à ArcelorMittal et situés sur le tracé actuel Fire Lake/Mont-Wright qui enjambent la route nationale 389, ils pourraient considérablement allonger le délai de transport des blessés et malades vers les ressources médicales appropriées.

Un éventuel nouveau tracé promis par le ministère québécois des Transports depuis plus d’une décennie devrait hypothétiquement régler le problème, du moins sur la route nationale 389, dans un avenir prochain. Il restera tout de même une entrave entre les trois agglomérations urbaines de la région, le passage à niveau appartenant à MFQ au Labrador.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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Santé mentale

Le navettage aérien affecterait le moral

par Éric Cyr

Le système de navettes aériennes instauré par plusieurs entreprises minières qui favorisent cette approche pour des raisons pratiques afin de transporter des travailleurs et contribuer à fournir un bassin de main-d’œuvre spécialisé dans le domaine minier notamment dans le nord du Québec et au Labrador contribuerait à accentuer la détresse psychologique chez plusieurs de ces employés selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) « Fly-in/fly-out et santé psychologique au travail dans les mines : une recension des écrits ».

Prévalence des troubles psychologiques

L’intérêt actuel de l’industrie et du gouvernement concernant le développement minier sur le territoire québécois a incité l’INSPQ à étudier les activités qui y sont associées et leurs répercussions sanitaires. Il ressort de ce collationnement relatif au phénomène que le fly-in/fly-out pourrait être une source de problèmes de santé psychologiques. Cette pratique étant encore relativement peu fréquente au Québec. L’INSPQ s’est donc penché sur la question en se basant sur plusieurs documents scientifiques traitant principalement de l’Australie, où ce mode de gestion minière existe depuis les années 1970, ainsi que sur une thèse universitaire produite en Ontario. Les constats qui émergent de ces études sont pertinents et similaires à ce qui est observé au Québec.

Des travailleurs épuisés

Plusieurs problèmes sévissent dans une forte proportion au sein de cet essaim de travailleurs utilisant ce mode de transport particulier. Selon ces analyses, les travailleurs non résidents sont notamment enclins à une fatigue excessive occasionnant de l’irritabilité et associée aux longues heures de travail quotidien et aux courtes périodes de récupération entre les quarts de travail et qui sont considérées comme un des principaux enjeux en matière de santé et de sécurité au travail. Un certain épuisement serait de plus causé par des cycles où le nombre de jours de travail consécutif dépasse celui des jours de repos (21/14 ou 14/7), ce qui n’est habituellement pas le cas dans la région qui favorise plutôt le schéma 14/14. L’INSPQ a constaté que plus le ratio entre la période de travail et la période de congé est élevé, plus les travailleurs sont à risque de subir un trouble de santé psychologique sévère pouvant même s’orienter vers la dépression et le suicide. Des troubles de sommeil surviennent aussi dans une vaste majorité des cas. Le recours à l’alcool et aux drogues serait également une béquille utilisée par certains travailleurs pour les aider à dormir et à résister au stress et cette consommation serait plus élevée que dans d’autres corps d’emploi.

Isolement

Autre préoccupation importante, les difficultés à concilier le travail et la vie personnelle et familiale, situation engendrée par ce mode de vie nomade très singulier qui comporte de longues et fréquentes périodes d’éloignement de la résidence et du noyau social (famille, proches, amis). Cette condition peut également contribuer à accentuer le sentiment d’isolement, à une diminution du bien-être psychologique, et occasionner des inquiétudes et des conflits conjugaux relatifs à la difficulté de conserver une routine de vie stable et à l’incapacité de participer activement à la vie familiale. Certains célibataires ont pour leur part exprimé des difficultés à maintenir des relations personnelles, ce qui contribuerait à dégrader leur vie sociale. Un point positif est que cette vie de bohème stimule une forme propre de soutien social entre collègues en raison de leur proximité durant de longues périodes et où ils veillent les uns sur les autres en se confiant leurs difficultés personnelles.

Perception

Le navettage aérien qui prend de l’ampleur suscite généralement une résistance du monde syndical et n’est pas toujours bien perçu par de nombreux habitants des localités minières nordiques de la région qui disposent de toutes les infrastructures nécessaires à la vie sur place. Certains citoyens se sentant parfois envahis par ces étrangers de passage qui selon eux ne s’intègrent pas au milieu et viennent s’enrichir sans pour autant contribuer à la vie communautaire, économique, sociale et sportive locale. Un sentiment de méfiance était d’ailleurs palpable durant la période du dernier boom minier où des résidents de ces communautés étaient plutôt rébarbatifs aux nouveaux arrivants migrateurs.

L’Australie a suggéré des solutions qui pourraient être transposées dans les mines québécoises notamment des pratiques organisationnelles stimulant une meilleure autonomie des travailleurs dans l’accomplissement de leurs tâches ainsi que l’instauration de mesures valorisant le soutien social comme le parrainage des nouveaux employés.

Pour prendre connaissance de l’étude complète :
https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2342_flyin_flyout_sante_psychologique_travail_mines.pdf

Une étudiante de l’Université du Québec en Outaouais, Geneviève Beauchemin, réalise actuellement un sondage sur l’impact du navettage aérien fly-in/fly-out à Fermont dans le cadre d’une recherche de maîtrise. Vous pouvez y répondre jusqu’au 20 avril au https://uqo.sondage.2.vu/fifo. Vous pouvez la contacter au 514 706-9297 ou par courriel : beag30@uqo.ca.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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