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Littérature sentimentale

Un premier livre pour une Fermontoise

par Éric Cyr

L’écrivaine fermontoise Noémie H. a récemment fait paraître en autoédition son premier roman destiné à un public jeune adulte, Taste of love, qui, sans en dévoiler les rebondissements, traite du parcours d’une adolescente qui devra choisir entre l’amour et l’amitié. L’auteure travaille actuellement sur un second bouquin qu’elle souhaite faire publier prochainement par une maison d’édition.

Originaire de Longue-Rive en Haute-Côte-Nord, la jeune femme de 23 ans, qui a étudié au cégep de Chicoutimi, consacre beaucoup de temps à l’écriture lorsqu’elle ne travaille pas au centre de santé local où elle occupe un poste de technologiste médicale. La romancière a toujours écrit depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne. Celle-ci a déménagé à Fermont, il y a deux ans, afin de suivre son conjoint qui travaille dans le domaine minier. « L’écriture a toujours été une passion. J’écrivais des chansons dès l’âge de huit ans. En janvier 2021, je me suis sentie inspirée et je me suis mise sérieusement à la rédaction d’une nouvelle, puis d’une deuxième, sur l’espace virtuel de lecture en ligne « Wattpad ». Après s’être fait remarquer sur Internet, dans le cadre d’un concours sur la plateforme virtuelle française d’écriture « Fyctia » où elle a partagé son contenu, elle a été invitée à un camp d’écriture en compagnie d’une éditrice de la maison d’éditeurs Hugo Publishing avant de publier son histoire en format numérique sur la plateforme d’autopublication « Stories by Fyctia ».

Un long processus

L’écrivaine explique que tout ça peut paraître simple pour les néophytes, mais avant la publication, il y a d’abord eu un premier jet, une relecture, puis un second jet qui fut suivi d’une bêta-lecture effectuée par une équipe d’une dizaine de bêta lectrices, avant que le texte ne soit confié à une correctrice qui a révisé l’ébauche du manuscrit afin d’y apporter des modifications finales avant la publication.

« J’écris en français. J’adore la langue française, mais j’aime aussi beaucoup la culture américaine, raison pour laquelle le titre de mon premier roman est en anglais et que mes deux premiers scénarios se déroulent aux États-Unis. Lorsque je rédige, je fais au préalable un plan des personnages sous forme d’esquisse, mais cela n’inclut pas la trame narrative qui n’est pas structurée dans mon processus créateur afin de ne pas limiter les possibilités d’évolution de l’histoire. Je ne suis pas cartésienne, je fais confiance à mon intuition, mon ressenti », confie Noémie H.

Continuité créative

Sa deuxième œuvre de fiction sera teintée de « nouvelle romance », un style qui se permet de traiter de sujets moins conventionnels ce qui apporte un côté plus réaliste que la romance classique, selon cette dernière. Il traitera d’anxiété et de dépression. « Le genre reste le même, mais la psychologie des personnages sera abordée différemment. J’aimerais aussi éventuellement essayer de me lancer dans l’écriture d’un roman historico-fantastique comme Outlander », conclut celle qui revient tout juste d’un voyage en Écosse.

Le roman Taste of love est en vente en version numérique dans toutes les librairies en ligne et sur Amazon ou auprès de l’auteure pour la version papier.

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Publié le 28 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_20 Volume_40

  • Auteure
  • Autoédition
  • Autrice
  • Écriture
  • Écrivaine
  • Édition
  • Fermont
  • Fiction
  • Littérature sentimentale
  • Narration
  • Noémie H.
  • Nouvelle romance
  • Publication Roman
  • Récit
  • Romancière
  • Taste of love

Publié sur le site le 28 novembre 2022

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Église catholique

Rite d’admission vers le diaconat d’un Fermontois

par Éric Cyr

Engagé dans sa communauté chrétienne, le candidat Guy-Romain Kouam (devant la croix) a pris part au rite d’admission, une étape vers le diaconat permanent, à l’église catholique de la paroisse de la Résurrection de Fermont, le 13 novembre dernier. Il était accompagné de l’évêque du diocèse de Baie-Comeau, Mgr Jean-Pierre Blais (à gauche), du curé de la paroisse, Jimmy Delalin (2e à partir de la droite), du diacre permanent, Dominic Elsliger (à droite) et entouré des membres de sa famille et d’amis.

Le délégué diocésain pour l’office du diacre, l’abbé Delalin, confie que l’adhésion comme candidat est « un temps fort » dans le cheminement vers le diaconat qui se situe au terme de la deuxième année de formation initiale. « L’aspirant rédige une lettre personnelle où il demande à être admis comme postulant au diaconat. Cette lettre exprime sa libre démarche. Elle rend compte à l’évêque de ce qu’il a vécu, découvert et acquis durant ce temps de discernement. » Comme M. Kouam est marié, son épouse a fait parvenir par écrit à l’évêque son accord pour que son mari poursuive son cheminement vers le diaconat.

« Le délégué, de concert avec le conseil habilité dans le diocèse, consulte des personnes qui connaissent le candidat et les membres de son groupe d’accompagnement. Le résultat de cette consultation est transmis à l’évêque qui admet ou non le postulant comme candidat au diaconat. Si l’accession est décidée, elle est célébrée selon un rite liturgique de l’admission parmi les candidats au sacrement de l’Ordre. »

Selon l’Église catholique, au cours de cette célébration, celui qui aspire au diaconat manifeste publiquement sa volonté de s’offrir à Dieu et à l’Église pour exercer le ministère de diacre. L’Église de son côté, en recevant le postulant, le choisit et l’appelle pour qu’il se prépare à recevoir l’ordination diaconale et soit ainsi admis parmi les candidats au diaconat. Ce rite est une première reconnaissance officielle des signes positifs de la vocation au diaconat, qui doit être confirmée dans les années suivant la formation.

Par son ordination, le diacre est signe du Christ Serviteur; il rappelle aux chrétiens, que chaque baptisé se doit de servir les hommes et les femmes, spécialement les plus démunis. La visibilité qui lui est donnée est le signe pour tous les hommes et les femmes, qu’il côtoie quotidiennement, d’une Église proche de tous, attentive aux joies et aux peines de chacun. Une mission particulière est confiée à chaque diacre, en fonction des besoins de son diocèse, de son insertion dans le monde et de son charisme propre. La formation permanente lui offre la possibilité de progresser et de rester au plus près des mutations du monde et de l’Église.

Le ministère diaconal s’exerce dans le triple service de la charité, la Parole de Dieu (homélie et fidélité à l’Évangile) et la liturgie ou la prière communautaire (célébration de la Parole et, en l’absence d’un prêtre, il peut présider au baptême et exercer le rôle de témoin officiel du mariage ou de funérailles chrétiennes). L’aspirant diacre peut provenir de tous les milieux sociaux.

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Publié le 28 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_20 Volume_40

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  • Diaconat
  • Diacre Dominic
  • Diocèse de Baie
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  • Mgr Jean-Pierre Blais
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Publié sur le site le 28 novembre 2022

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Monde radiophonique

Les grands honneurs pour CFMF 103,1

par Éric Cyr

Source photo : CFMF 103,1

L’équipe de la radio CFMF 103,1 de Fermont a récolté le titre de « Station de radio communautaire de l’année – marchés central et régional 2022 » dans le cadre du plus grand rassemblement annuel de radiodiffuseurs francophones au pays « Les Jours de la radio », qui se déroulait du 10 au 12 novembre au Château Laurier à Québec. Le prix des Rencontres de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) leur a été décerné au Théâtre Petit Champlain, le 11 novembre.

Les trois artisans de la radio, qui meublent les ondes hertziennes locales, réussissent à offrir un contenu et une programmation radiophoniques diversifiés et un produit de qualité teinté d’une proximité avec son public ainsi qu’une couverture de l’actualité empreinte de la réalité du milieu et de la région tout en étant ouverte sur le monde. Le directeur général de la station et de la programmation, Karl Gagné Côté, et sa conjointe la directrice musicale et adjointe à la programmation en plus d’être animatrice, Geneviève Richard, qui œuvrent à l’épanouissement de ce média depuis leur arrivée dans la localité nordique en 2006, ont certainement grandement contribué grâce à leur travail soutenu amorcé il y a 16 ans à l’obtention de cette prestigieuse distinction. L’ajout de la rédactrice en chef, journaliste et animatrice, Élizabeth Séguin, en 2020, a aussi favorisé la portée de cet outil de production, de diffusion et d’information en proposant des entrevues et des nouvelles quotidiennes.

Vecteur de culture et d’informations

M. Gagné Côté qui a commencé sa carrière en tant que responsable à la direction de la programmation et animateur du matin avant de gravir les échelons jusqu’au poste qu’il occupe actuellement depuis 2008, confie :

« On a été agréablement surpris. On ne s’attendait pas du tout à ça. C’est une belle reconnaissance de nos efforts et de notre travail qui est souligné à l’extérieur de notre communauté qui bénéficie aussi de cette vitrine. Ça rehausse la crédibilité de notre tribune qui a un retentissement à l’échelle du Québec et qui est reconnue par l’industrie musicale. On est très heureux. Je remercie les auditeurs qui nous sont fidèles et qui appuient nos initiatives. Je tiens à souligner que le mérite est partagé avec tous ceux qui se sont relayés et qui ont collaboré à la station depuis sa fondation en 1979 ainsi qu’avec la population. »

Le son du Grand Nord

Membre de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ), un réseau qui regroupe 34 radios indépendantes réparties aux quatre coins du Québec, CFMF 103,1, qui avait été en nomination dans la même catégorie en 2019, a su bien se démarquer par sa constance et son originalité. Ce média local de proximité est toujours à l’affût des nouveautés musicales pour offrir ce qu’il a de mieux à la population grâce à un créneau qui plaira à la majorité des auditeurs. Que ce soit pour les informations d’ici ou les découvertes musicales, la radio est toujours présente et à l’écoute de sa communauté. Vous pouvez syntoniser la radio de Fermont au 103,1 FM, au canal de télévision communautaire 200, sur Internet au cfmf.rocks ou encore sur vos appareils et haut-parleurs intelligents en demandant simplement : la radio de Fermont CFMF.

Félicitations à tous ceux qui ont contribué à cette belle réalisation.

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Publié le 28 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_20 Volume_40

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Publié sur le site le 28 novembre 2022

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Semaine entrepreneuriale 2022

Tisser des liens et acquérir des compétences

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des représentants de l’équipe de la MRC de Caniapiscau lors du lancement de la Semaine entrepreneuriale.

C’est sous le thème « Saveurs d’ici » que l’équipe de la MRC de Caniapiscau dédiée au développement économique a lancé la Semaine entrepreneuriale de Fermont à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel), le 2 novembre dernier. Pendant cette soirée les représentants d’une trentaine d’entreprises ont participé à une séance de réseautage et ont assisté à des présentations relatives à l’essor économique, le tout agrémenté d’un repas thématique aux saveurs locales.

L’événement, qui a regroupé une soixantaine de personnes, a entre autres permis aux participants de profiter de l’occasion pour créer des liens dans un esprit de camaraderie. La directrice générale de Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et l’agente de développement économique à la MRC, Mélanie Roy, ont fait à tour de rôle des présentations. Le préfet de la MRC et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a par la suite prononcé une allocution où il a brossé un portrait des principaux dossiers d’envergure menés par municipalité.

Ce dernier s’est exprimé au sujet du projet de logements abordables que souhaite construire la Société d’habitation communautaire de Fermont qui comptera quarante maisons jumelées de deux chambres à coucher, dont quatre unités seront adaptées pour des personnes à mobilité réduite. L’aide financière reçue de partenaires privés et publics incluant la Ville de Fermont, qui a aussi contribué à la démarche en vendant des terrains au prix coûtant à l’organisme sans but lucratif, permettra d’offrir des logements à coût abordable à un montant mensuel qui devrait se situer sous la barre des 700 $, charges en sus. Un soumissionnaire a été retenu pour commencer les travaux de la première phase, qui englobe les vingt premières unités qui devraient, si tout se passe bien, être livrées à l’été 2023. Selon le maire, chaque maison coûterait en moyenne 293 000 $, sujet à révision selon les modifications apportées lors de la construction.

De plus, l’élu municipal a parlé des études en cours incluant les enjeux énergétiques de la région qui aura besoin d’un accroissement de la disponibilité d’électricité afin de répondre à la demande grandissante de l’industrie minière qui effectue actuellement une transition vers la production d’un acier plus vert afin de s’adapter à la demande mondiale. Il a aussi traité d’une étude concernant un projet de recyclage et de compostage menée de concert avec la firme Englobe avec l’appui de Recyc-Québec avant de conclure en réitérant sa détermination à poursuivre ses représentations auprès du ministère des Transports du Québec et de la nouvelle députée de Duplessis afin de faire valoir la nécessité de l’aboutissement de la réfection de la route nationale 389, qui s’éternise, et du chantier du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, qui a pris du retard.

Des séances virtuelles ont été proposées dans le cadre de la programmation de la Semaine entrepreneuriale à la mi-novembre soit :

Défi OSEntreprendre et Socio-financement « La ruche et l’ampli », le 14 novembre;

Le Fonds étudiant de solidarité travail du Québec « Pour la relève citoyenne et entrepreneuriale » et « Propulsez votre entreprise avec Investissement Québec », le 15 novembre;

Le 16 novembre, la présentation de Mon commerce en ligne
« Développez vos activités en ligne grâce à ce programme pour le commerce de détail » et une autre de la Caisse des travailleuses et travailleurs unis;

Le 17 novembre, le Centre de transfert d’entreprise du Québec et la Chambre de commerce Fermont présenteront « Moi, repreneur ? » et la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations fera connaître ses services;

« Développer vos compétences entrepreneuriales » avec l’École des entrepreneurs du Québec, le 18 novembre.

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Publié le 14 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_19 Volume_40

  • Chambre de commerce Fermont
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Publié sur le site le 14 novembre 2022

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CPE Le Mur-mûr

Une DG compétente et dynamique

par Éric Cyr

Originaire de Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent, la nouvelle directrice générale du centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr de Fermont, Caroll-Ann Després-Dubé, a d’abord exercé la fonction de directrice adjointe à compter du 1er juin 2022 avant d’être nommée directrice générale par le conseil d’administration (CA), le 4 octobre.

Titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques et d’un certificat en criminologie de l’Université Laval, l’ancienne directrice d’une succursale régionale du réseau de l’Association du Québec pour enfants avec problèmes auditifs (AQEPA), qui a aussi œuvré pour la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN), est arrivée dans la municipalité nordique, en mai, afin de relever de nouveaux défis.

« J’ai fait le choix d’être ici et j’ai l’intention de m’établir sur place à long terme. J’étais tannée de la ville et je souhaitais poursuivre ma carrière dans le milieu communautaire que je considère comme une vocation. Une occasion favorable s’est présentée pour un déménagement dans le Nord. Fermont ne constituait pas un terrain inconnu puisque deux cousines éducatrices au CPE et en garderie familiale y travaillaient. »

Efficacité et inclusion

Mme Després-Dubé, qui prône une vision inclusive et une approche d’interdisciplinarité entre les acteurs du milieu qui inclut les parents, n’a pas chômé depuis son installation puisqu’elle s’est investie à assurer la transition du CPE, qui compte actuellement 78 places, vers un retour à la normale à la suite de la fin de l’administration provisoire assurée par une consultante privée nommée par le ministère de la Famille. Celle-ci se réjouit que la nouvelle convention collective des 23 employées ait été signée, le 5 octobre dernier, et a déjà amorcé une planification stratégique destinée à revoir la mission, les valeurs et la vision de l’organisme.

De tempérament optimiste, la jeune femme est heureuse de la première rencontre du nouveau CA qui s’est tenue le 17 octobre. « Le CPE appartient à la communauté et constitue une responsabilité collective. Tous ont le rôle de contribuer à assurer son plein potentiel. Il y a un nombre plus important de membres issus de la communauté au sein du CA comme des représentants de la Ville de Fermont et d’ArcelorMittal. »

Motivation et passion

En plus de travailler avec ardeur et ténacité à assurer la pérennité des services de garde du CPE local, la nouvelle gestionnaire est actuellement en train d’élaborer de nouveaux projets échelonnés sur une période plus longue notamment la création éventuelle d’un volet de responsables en service de garde en milieu familial par l’intermédiaire du bureau coordonnateur afin de tenter de répondre à un besoin évident puisqu’il y a actuellement 70 noms d’inscrits sur la liste d’attente pour une place désignée « 0 à 5 ans » au CPE. Elle a de plus mis en branle l’enseignement de la langue des signes aux éducatrices qui veulent l’apprendre et qui pourront transmettre ces nouvelles connaissances aux enfants.

À en constater son parcours, le CPE semble entre bonnes mains.

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Publié le 14 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_19 Volume_40

  • AQEPA
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  • Centre de la petite enfance
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Publié sur le site le 14 novembre 2022

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Énergie cinétique

Le vent dans les voiles à Fermont…

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, un modèle d’éolienne utilisé dans les régions nordiques. Source photo : Justin Bulota, gracieuseté Tugliq Énergie.

Une initiative d’implantation d’éoliennes dans la région de Fermont est actuellement à l’étude par le promoteur Tugliq Énergie. Un avis de projet, portant le nom « Le projet éolien du fer phase 1 », a été déposé auprès du gouvernement du Québec, le 28 juillet 2022, par l’instigateur de la démarche dans le cadre d’un appel d’offres de la société d’État Hydro-Québec, qui cherche à conclure des contrats d’approvisionnement en électricité à partir d’énergie aéromotrice. Cette action s’inscrit en conformité avec la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement (PÉEIE) exigée par la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).

Le parc éolien que souhaite installer l’entreprise québécoise fondée en 2011 qui se spécialise dans la décarbonation (élimination des gaz à effet de serre) de l’industrie lourde serait composé de 12 aérogénérateurs d’une puissance de 4,2 mégawatts (MW) pour un total de 50,4 MW. Les infrastructures seraient situées à l’intérieur des limites du territoire de la localité nordique. D’autres volets pourraient éventuellement s’ajouter par la suite.

Tugliq Énergie offre des solutions énergétiques propres et durables produites localement aux consommateurs industriels et aux populations isolées notamment à l’aide d’énergie renouvelable et de stockage d’énergie en fournissant des services « clés en main » en diversification énergétique. Selon les documents présentés au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), le parc d’éoliennes, qui ciblait à l’origine le déploiement de la moitié des aéromoteurs en périphérie (autour) du lac Tupper, occuperait une superficie de 25 kilomètres carrés avec des éoliennes disséminées dans certains secteurs au nord de la route nationale 389. Le modèle de conception allemande serait de type Enercon E-115 EP3 E, une technologie d’entraînement direct sans boîte de vitesse à régime de rotation variable d’une puissance nominale de 4200 kilowatts (kW) ou de 4600 kilovoltampères (kVA). La hauteur du moyeu est de 92 mètres (m) et la longueur des pales à orientation individuelle est de 56 m avec un diamètre du rotor de 115,7 m.

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, explique que les besoins énergétiques de la région sont en forte croissance et que ce phénomène constitue un enjeu majeur qui coïncide avec le virage vert des minières qui ont besoin d’un approvisionnement accru en électricité afin de s’adapter à la demande mondiale d’acier à l’empreinte carbone réduite.

« Je considère que le périmètre initialement prévu pour l’installation n’est pas idéal, car il est trop près de la ville.  La problématique d’aménagement au lac Tupper a été ultérieurement abordée et des solutions de remplacement mieux adaptées aux besoins seront proposées. J’ai pris l’initiative d’effectuer une visite de certains endroits stratégiques en compagnie de représentants du promoteur lors de leur passage sur place afin de leur montrer d’autres lieux qui pourraient être envisagés notamment le long du tracé anticipé d’une possible nouvelle ligne de transport d’électricité de 315 kV entre le poste Montagnais et Fermont ainsi qu’à Fire Lake. »

Le vice-président développement projets et opérations chez Tugliq Énergie, l’ingénieur en génie électrique Nicolas Seguin, confie que la cartographie déposée en juillet dernier est antérieure à la visite subséquente du secteur effectuée par des intervenants municipaux et des responsables de l’entreprise et ne reflète pas le cheminement actuel. L’emplacement exact du parc d’éoliennes n’est pas encore défini. « Avant la visite de terrain effectuée avec des représentants locaux, en septembre dernier, des endroits ont été ciblés afin de pouvoir procéder au dépôt de l’avis de projet pour l’appel d’offres, en juillet 2022. À la suite de ce déplacement à Fermont, les secteurs d’intérêts pour le déploiement éolien se sont éloignés des zones initialement pressenties et nous comptons sur les consultations à venir pour déterminer les meilleurs endroits pour le projet. »

Le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné, invoque l’importance de la diversification économique actuellement essentiellement monoindustrielle dans la région et précise qu’une collaboration est souhaitée entre la municipalité et les Innus de Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) afin de conclure des ententes et d’établir un partenariat.

Une première rencontre à ce sujet se tiendra à la fin novembre dans la communauté innue et d’autres discussions devraient suivre.

En résumé

– Première phase du projet = 50 MW, soit 12 éoliennes de 4,2 MW.

– Présenté dans le cadre de l’appel d’offres 300 MW éolien d’Hydro-Québec dont le résultat devrait être connu à la fin de l’année 2022/début 2023.

– Mise sur l’implantation de grands projets industriels et sur la qualité des ressources disponibles dans la région pour développer un projet compétitif.

– L’objectif s’inscrit dans les initiatives d’électrification relatives à la mouvance de décarbonation des industries lourdes et des besoins grandissants d’énergie propre.

– Désire harmoniser le développement et l’utilisation des ressources du milieu en tentant de combiner les besoins d’accès au territoire avec les chemins qui seront requis pour se rendre aux éoliennes.

– Cible les zones les plus élevées en altitude et une proximité des postes électriques d’Hydro-Québec.

– Le déploiement d’une tour de mesure pour quantifier précisément la vitesse du vent est en préparation.

– Le grand potentiel de la région offre la possibilité de développer des phases subséquentes et répondre à d’autres besoins d’Hydro-Québec à venir, avec l’appui du milieu local et des partenaires innus.

– Si le projet passe la prochaine étape avec Hydro-Québec, une étude d’impact environnemental et social sera entreprise.

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Publié le 14 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_19 Volume_40

  • Aérogénérateurs Parc éolien
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  • Éoliennes Énergie aéromotrice
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Publié sur le site le 14 novembre 2022

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Coopérative d’alimentation

Bilan positif malgré la pénurie de main-d’œuvre

par Louise Vachon, collaboration spéciale

La Coopérative des consommateurs de Fermont, dont le but est de fournir des biens et des services à ses membres, a tenu son assemblée générale annuelle (AGA), le 11 octobre dernier, à la salle du syndicat des Métallos. Cette réunion leur permet de s’informer de la santé financière, des réalisations et des problématiques de l’entreprise d’économie sociale qui leur appartient. Une quarantaine de personnes incluant plusieurs employés y ont assisté.

Le bilan financier de 2022, qui se terminait à la fin avril, fait état d’une augmentation des ventes de près de 512 000 $ de plus que l’année précédente. L’excédent est d’environ 611 000 $ et de ce surplus, 181 000 $ seront affectés à une ristourne aux propriétaires-usagers, soit 2,54 % du coût des achats effectués par les clients membres. Cette année, il a été recommandé de laisser cette somme dans la réserve. L’adhérent cumule donc ce montant dans ses parts sociales.

Lors de cet exercice financier, la coopérative a émis 715 parts sociales totalisant 7150 $ en trésorerie et elle a retiré un bénéfice de 2748 $ coïncidant avec 275 parts sociales payées avec la ristourne. Elle a dû rembourser 1090 parts sociales pour un montant de 10 898 $, un membre souscrivant à cinq parts sociales de 10 $ chacune. La coop comptait 1748 membres soit 85 de plus qu’en 2021. Les achats des membres ont totalisé 7 141 302 $, soit 53, 97 % du chiffre d’affaires comparativement à 60,86 % l’année précédente. Parmi les engagements cités dans le rapport, la coopérative a accepté de prolonger son entente de fidélité auprès de son grossiste en alimentation jusqu’en août 2030. Si la coop cessait ses engagements, c’est-à-dire si elle quittait la bannière Metro, elle pourrait devoir payer une pénalité de 1 200 000 $. De plus, cet accord permet à la coopérative d’un subside annuel de 30 000 $ pour le transport des marchandises, ce qui est avantageux puisque les coûts du transport sont passés de 470 182 $ en 2021 à 548 925 $ en 2022. Fermont subit encore plus les contrecoups de l’inflation compte tenu de son éloignement géographique et de son statut de région éloignée. Parmi les rénovations anticipées, la coopérative a demandé des soumissions pour la rénovation des plafonds, le remplacement du système de surveillance ainsi que du système informatique administratif.

Dans son allocution au sujet du rapport annuel, le président du conseil d’administration, Pierre-Antoine Plourde, a souligné la stabilité financière de l’entreprise malgré certaines difficultés.

« On a dû faire face à plusieurs bris relatifs au système de réfrigération, mais cela semble en voie d’être réglé. Le plus grand défi demeure la pénurie de main-d’œuvre et ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons dû nous résoudre, en plus de la fermeture du mardi, à une réduction des heures quotidiennes d’ouverture, les activités cessant à 18 heures. Heureusement, cette décision n’aura été que temporaire avec un retour à la normale, le 17 octobre, à la suite de l’embauche de personnel. Il y a actuellement une douzaine de postes à pourvoir afin de constituer une équipe plus efficace et mieux équilibrée. »

Le président et le directeur général, Luc Ouellet, ont remercié le personnel, qui doit fournir une énergie additionnelle afin de compenser ce manque de ressources. Ce qui compte le plus selon M. Ouellet, c’est que la clientèle et les employés soient satisfaits de ces accommodements. Dans la même veine, plusieurs questions ont été posées concernant l’implantation éventuelle de caisses en libre service qui pourraient alléger la tâche des employés. Ces nouveaux appareils automatiques ont été commandés, mais compte tenu de la forte demande, elles ne pourront être installées qu’en mai 2023.

La coopérative a remis quatre bourses de 500 $ à des finissants de cinquième secondaire dont les parents sont membres. Elles furent attribuées Thomas Allard-Bouchard, Charles-Olivier Gilbert, Émile Rivard, et Florence Shaw.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Route nationale 389

Une surveillance accrue…

par Éric Cyr

Dans un souci de sécuriser davantage la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route nationale 389, les policiers de la Sûreté du Québec du centre de service de Baie-Comeau ont procédé à une opération de sécurité routière totalisant six jours répartis en deux séquences de trois jours sur cette voie terrestre qui relie Baie-Comeau à Fermont et à la frontière du Labrador, du 6 au 8 septembre et du 4 au 6 octobre 2022.

Cette grande mobilisation s’inscrit dans une série de mesures et d’initiatives mise en place par la Sûreté du Québec pour améliorer le bilan routier sur ce lien interprovincial de plus en plus achalandé qui est reconnu pour sa dangerosité et qui a fait partie à de nombreuses reprises du palmarès annuel peu enviable des dix pires routes du Québec, un concours organisé par le CAA-Québec. 

 Un total de 143 amendes en six jours

Au total, les policiers affectés à ces opérations ont signifié 137 constats d’infraction pour des vitesses excessives, deux constats d’infraction pour le non-port de la ceinture de sécurité et quatre constats d’infraction pour des dépassements illégaux. Il est à noter qu’il y a eu interception pour des infractions liées à la vitesse allant jusqu’à 164 km/h dans une zone de 90 km/h.

La Sûreté du Québec rappelle que la vitesse est l’une des premières causes de collisions mortelles à survenir sur les routes du Québec.

D’autres mesures et initiatives seront mises en place par la Sûreté du Québec sur le réseau routier québécois et notamment sur la route 389.

La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.

Campagne de sensibilisation

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a aussi lancé une campagne de sensibilisation sur les comportements imprudents sur les routes de la Côte-Nord, le 5 octobre dernier, en ciblant notamment la route 389 qui est particulièrement visée par cette démarche.

Caméras de circulation

La route 389, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec et les usagers de cet axe terrestre doivent donc faire preuve de prudence et de grande vigilance quand ils l’empruntent. Malgré ces lacunes, des caméras de circulation ont récemment été installées par Transports Québec aux kilomètres 22,5 et 210,5 afin de surveiller la fluidité du trafic en temps réel et de leur permettre d’être au fait des conditions sur la partie sud du seul lien routier de la région.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Publié sur le site le 31 octobre 2022

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hambre de commerce de Fermont

Lancement de la programmation annuelle

par Éric Cyr

Chambre de commerce Fermont (CCF) qui vise principalement à assurer une représentativité des entreprises et des différents secteurs d’affaires du milieu pour assurer le dynamisme de l’économie fermontoise, a lancé sa programmation 2022-2023 sous le thème « La force du regroupement est un atout », le 28 septembre dernier, à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel) en plus de présenter son calendrier des activités et son nouveau site internet.

La directrice générale (DG), Mélissa Gauthier (à droite) qui gère également le programme Place aux jeunes en région pour la MRC de Caniapiscau, et la présidente, Marie-Claude Nolet (à gauche) ont prononcé des allocutions devant la trentaine de participants composés des principaux acteurs économiques des entreprises et des industries locales en expliquant les mandats et la mission de CCF, dont la crédibilité est bien assise et qui prône une approche centrée sur les besoins du milieu de concert avec les instances concernées, ainsi que les avantages offerts aux gens d’affaires qui y adhèrent. La DG a aussi souligné que l’augmentation du nombre de membres, qui a dépassé la cinquantaine, et la création de partenariats financiers illustre la crédibilité et le dynamisme de l’organisme sans but lucratif qui a l’intention de continuer à relever de nouveaux défis. Celle-ci de plus a présenté les différentes facettes du site internet récemment mis en ligne qui assurera une meilleure visibilité et fournira une vitrine additionnelle aux membres.

« Malgré le fait que la dernière année a été remplie de bouleversements et de contraintes liées à la pandémie, je suis très fière d’affirmer que la Chambre de commerce Fermont a su tirer son épingle du jeu en utilisant la technologie à son avantage pour avancer et se développer. L’élaboration de notre planification stratégique nous a permis d’avoir une vision claire de ce que nous voulions accomplir. Se structurer, se faire connaître et améliorer l’offre de services aux membres ont été les principaux objectifs à atteindre et continueront de faire partie de nos priorités. L’enthousiasme de la DG fait toute la différence dans l’évolution de l’organisation », confie Mme Nolet, qui a profité de l’occasion pour remercier les bénévoles du conseil d’administration (CA) pour leur dévouement. 

Bref historique

La Chambre de commerce de Fermont a été fondée le 15 février 1999 par feu l’homme d’affaires Jean-Claude Thibodeau. De 2012 à 2017, elle a connu un ralentissement de ces activités occasionné par un manque de ressources. En 2018, un nouveau CA est mis sur pied. En 2021, une direction générale est embauchée et CCF devient partenaire-promoteur de Place aux jeunes Caniapiscau. CCF a œuvré sur plusieurs enjeux socio-économiques cruciaux, notamment le transport, afin d’assurer le dynamisme de la région au fil des ans.

Mme Gauthier invite les dirigeants de la communauté des affaires et des organismes locaux à la contacter pour mieux connaître leurs aspirations, leurs besoins et leur vision d’avenir afin d’assurer un développement équilibré et harmonieux de la collectivité tout en planifiant l’atteinte de buts facilitant, dans l’intérêt de tous, une meilleure qualité de vie à Fermont. Vous pouvez la joindre par téléphone au 833-363-1162 poste 101 ou par courriel : direction@ccfermont.ca.

Pour consulter le nouveau site internet : ccfermont.ca

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Célébration culturelle

Les journées de la culture à Fermont

par Éric Cyr

Plusieurs activités ont été orchestrées par la Ville de Fermont dans le cadre des journées de la culture, qui se déroulaient du 30 septembre au 2 octobre 2022. Cette renaissance culturelle locale postpandémique a attiré un public éclectique heureux de prendre part aux différentes facettes du bouillonnement culturel chapeauté par le Service des loisirs et de la culture de la municipalité et la MRC de Caniapiscau.

Parmi les choix proposés aux citoyens durant l’événement, il y a eu le vernissage d’une exposition de photographie intitulée « Exotisme nordique » regroupant quatre photographes chevronnés locaux, Jocelyn Blanchette, Myriam Desjardins-Malenfant, Kathleen Dubé et Frédérique Marinier, qui a attiré de nombreux visiteurs à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel).

Des ateliers étaient offerts dans les venelles communautaires à l’étage supérieur du 12, venelle 11, incluant « Viens mettre ta couleur » où une immense œuvre d’art a été conçue à partir d’archives du journal Le Trait d’union du Nord par l’artiste Isabelle Grenier. Plusieurs petits tableaux originaux de formes différentes, destinés à accompagner cette grande toile qui met en valeur des moments marquants de l’histoire de Fermont, ont été réalisés sous la direction des peintres Isabelle Grenier et Nathalie Desjardins. Au rez-de-chaussée, les potières Louise Vachon et Nadia Brouillard ont pour leur part dirigé de la peinture sur céramique en enseignant les rudiments de cet art. De la création de bandes dessinées s’est aussi déroulée au 6, venelle 11 en compagnie de Lisa Melanson.

De l’improvisation était au programme à la Maison des jeunes Alpha, mais a malheureusement dû être annulée puisqu’il n’y avait pas suffisamment d’inscriptions.

Une manifestation festive et gastronomique dans un format de fête multiculturelle incluant une dégustation de menus de différents continents, de la musique et de la danse, a été organisée au chalet de service par Guy-Romain Kouam et la MRC. Cette initiative concrétisée par la paroisse de la Résurrection de Fermont soutenue par la MRC a connu un grand succès. Des mets typiques de pays africains notamment du Maroc, au Maghreb, concoctés par Hamza Mousti (rôti d’agneau), du Cameroun préparés par Josée Alvine Tchouta (ragoût de poulet DG et beignets) et du Sénégal cuisinés par Samba Diop (yassa au poulet), ont été prisés tout comme des saveurs d’Amérique du Sud en provenance de la Colombie apprêtées par Ana Maria Rengifo et des familles amies (galettes de maïs arepas farcies au poulet et à la viande, friandises cocada o panela de coco, biscuits aux amandes mazapan, pain au lait pan dulce) et des recettes du Pérou mijotées par Esmar Jacobo (poulet au piment aji de gallina) ont également attisé les papilles gustatives des participants qui ont aussi pu déguster des plats québécois/canadiens offerts par Nancy Hardy et Micheline Lepage (soupe aux légumes et riz, pain de viande avec légumes, macaroni à la viande, pâtés au saumon et au poulet, dessert grands-pères au sirop d’érable).

L’écrivaine fermontoise Noémie Hovington dont le nom de plume est Noémie H, a participé à une séance de dédicaces de son premier livre, Taste of love, à la bibliothèque municipale au grand bonheur des adeptes de ce type de lecture. Le roman, destiné aux jeunes adultes de 16 ans et plus, est en vente depuis le 26 août dernier.

Journées de la culture

Une exposition photo exotique…

Une exposition de photographies intitulée « Exotisme nordique » orchestrée par la MRC de Caniapiscau, mettant en valeur des œuvres de quatre talentueux photographes locaux s’est tenue, le 30 septembre dernier, à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel) à Fermont dans le cadre des Journées de la culture. Une soixantaine de visiteurs se sont rendus sur place pour admirer les images proposées par les artistes visuels.

Résident depuis 34 ans à Fermont, Jocelyn Blanchette, se définit comme un photographe de phénomènes astronomiques, météorologiques et de nature. C’est un passionné qui aime étudier et comprendre l’environnement qui l’entoure et qui lui permet de s’épanouir dans son art en immortalisant les moments précieux de son coin de pays nordique.

Myriam Desjardins-Malenfant aime pour sa part croquer des rencontres animalières, ce qui lui permet de demeurer en harmonie avec le milieu naturel ambiant tout en restant branchée sur la vie dans sa plus grande simplicité. Elle adore partir en randonnée en forêt avec son matériel photographique en restant à l’affut du monde animal qui la fascine. Elle se fait discrète afin de ne pas perturber la faune tout en cherchant à percer ses secrets.

Kathleen Dubé considère que la photographie est un médium de communication et d’expression qui n’a pas de limites puisqu’il y a toujours quelque chose à photographier. Elle explore des sujets et des thèmes variés qui lui permettent d’apprendre et d’expérimenter. La nature et le territoire constituent pour elle une source infinie de découvertes et de beautés à saisir dans toute leur splendeur.

Frédérique Marinier est spécialisée en portrait et en boudoir. Son univers photographique vise à faire ressortir la beauté intérieure et extérieure de ses sujets en leur faisant découvrir leur authenticité grâce à l’image. Elle juge que cette démarche a un pouvoir réparateur qui propulse l’être vers l’acceptation et la confiance en soi. Elle réussit à capter de façon unique la brillance du regard, le reflet de l’âme.

Pour ceux qui ont raté le vernissage et qui aimeraient découvrir cette splendide présentation artistique et culturelle, les photographies seront à l’affiche encore un certain temps à la salle Aurora.

Pages Facebook des artistes :

Fred Tüluak, Photographe.

Kathleen Dubé photographie.

Myriam Desjardins-Malenfant photographie 52e parallèle nord.

Jocelyn Blanchette Photographie.

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Projet d’exploitation minière

Une consultation mouvementée

par Éric Cyr

Source photo : Martine Cotte

Une assemblée publique de consultation concernant le projet d’exploitation du dépôt de surface d’un gisement de quartz situé sur les terres publiques près du lac Tupper à Fermont proposé par la compagnie Saffron H.O.F. s’est tenue à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel), le 22 septembre 2022, devant un public hostile à cette idée.

Étant donné que la Ville de Fermont a adopté, en juin dernier, une résolution unanime en défaveur du projet, puisque le secteur visé par cette éventuelle carrière de pierre concassée est situé à l’intérieur de l’aire de protection de l’unique source d’eau potable alimentant la municipalité, soit le bassin versant du lac Perchard, et qu’un groupe citoyen fermontois en désaccord avec la démarche a été formé afin de s’y opposer, il était prévisible qu’un accueil très froid serait réservé au promoteur du projet, ce qui fut le cas.

Ambiance tendue

Le vice-président à l’exploitation chez Midatlantic Minerals, la compagnie sœur de Saffron H.O.F., qui souhaite exploiter une nouvelle carrière de quartz dans ce périmètre qui pourrait extraire de 25 000 à 35 000 tonnes de quartz blanc de haute qualité et destiné au marché de la construction de comptoirs conçus à partir de ce matériau friable, Steve Daigle, a exposé seul le dossier à la trentaine de citoyens qui se sont déplacés pour venir en prendre connaissance. Sa présentation, sans études pour étoffer le projet, ne semble pas avoir réussi à satisfaire l’auditoire qui lui a fait part de nombreuses observations et interrogations légitimes et dont plusieurs étaient teintées d’une opposition sans équivoque.

Questionnement sans réponse

Plusieurs questions, qui ont été formulées et auxquelles le chef d’entreprise n’a su répondre, sont demeurées en suspens, ce qui n’a fait que renforcer les appréhensions, les craintes et les inquiétudes des représentants du milieu venus prendre part à cet exercice. Parmi les sujets qui n’ont pas obtenu de réponses, il y a l’absence des résultats d’une étude du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MERN) au sujet des risques de contamination de l’eau potable que le promoteur lui-même n’a pas pu consulter et qui n’a pas été dévoilée.

À la fin de la présentation, une porte-parole du mouvement citoyen qui s’oppose à la destruction de ce site naturel prisé pour la pratique d’activités de plein air situé à proximité de Fermont, Martine Cotte, a reçu une ovation et des applaudissements après avoir lu un discours enflammé pour signifier le mécontentement et l’opposition de la population locale à cette action purement mercantile qui n’aurait que de minces retombées économiques locales et qui ne créerait environ que cinq emplois saisonniers pour un total de six à huit mois par année.

De plus, comme le nouvel exploitant minier n’installerait pas d’infrastructures, il serait exempté de taxes municipales et les travailleurs, qui proviendraient probablement totalement de l’extérieur, seraient hébergés à Fermont, ce qui contribuerait à alourdir le problème déjà criant de la pénurie de logements.

Le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, et la présidente de la section locale 5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal, étaient sur place.

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Mycologie

En quête de champignons sauvages

par Éric Cyr

Une équipe de quatre mycologues semi-professionnels s’est déplacée dans la région, du 28 août au 5 septembre 2022, afin de cueillir à des fins scientifiques des champignons sauvages qui poussent sur le territoire fermontois. Ils feront ainsi un premier inventaire des espèces locales et en découvriront peut-être certaines qui sont rares ou inconnues de la science. L’objectif ultime est de répertorier tous les champignons qui poussent en sol québécois et de les réunir dans une vaste base de données en continuel développement contenant 3252 différents macrochampignons et myxomycètes inventoriés jusqu’à maintenant au Québec.

C’est un premier déplacement à Fermont pour ces passionnés de randonnées en forêt qui se sont d’abord intéressés à ce monde inexploré par curiosité. Ils souhaitent que leurs travaux puissent contribuer à enrichir les connaissances sur le sujet et faciliter les recherches sur la biologie et le cycle de vie des champignons qui demeurent méconnus.

Connexion mutualiste

Ces passionnés espèrent que les découvertes dans le domaine, qui ont déjà déterminé que les champignons sont essentiels à l’équilibre écologique, permettront de dresser une liste d’espèces menacées afin de conserver celles qui sont en danger.

Mme Lebeuf confie : « Ce que bien des gens ne savent pas, ou qu’ils ne voient pas, c’est qu’il existe des liens symbiotiques inextricables entre les règnes fongique et végétal. Un réseau souterrain dans lequel le mycélium des champignons, constitué d’un enchevêtrement de filaments dans le sol, s’associe de façon bénéfique, sous le manteau de l’humus, avec le système racinaire des arbres et des plantes, formant ce qu’on appelle des mycorhizes. Cet échange d’éléments nutritifs est essentiel à la croissance et à l’existence des deux entités. Les champignons, qui sont capables, grâce à leurs enzymes, de décomposer et de dissoudre les roches, puisent les minéraux dans le sol et les rendent accessibles aux végétaux qui récompensent les champignons en retour en leur fournissant des sucres produits par la photosynthèse qu’ils ne peuvent synthétiser eux-mêmes puisqu’ils sont exempts de chlorophylle. Outre les minéraux, les champignons fournissent aux arbres de l’eau, ce qui leur permet de bien mieux résister aux sécheresses. »

Par ailleurs, les champignons jouent un rôle majeur dans l’équilibre forestier naturel en décomposant, de concert avec les bactéries, les insectes et les vers de terre, les matières organiques et en les transformant en humus qui devient un élément nutritif pour les végétaux. Sans la présence des champignons, les arbres et les plantes mourraient étouffés par leurs propres déchets.

Les chercheurs bénévoles, qui participent à des forums internationaux, contribuent à un travail collaboratif mondial visant un partage des connaissances. Ils photographient leurs collections, les déshydratent, les identifient selon l’endroit où ils poussent et selon le type de sol avant de les mettre en sac en leur donnant un numéro de collection afin de les conserver dans un fongarium (herbier de champignons) et de les analyser plus tard au microscope. Par la suite, Mycoquébec effectue le séquençage et l’analyse de l’ADN afin de déterminer, par comparaison avec les séquences de références existantes, si l’espèce est déjà connue ou pourrait être nouvelle pour la science.

Pour en savoir davantage, consulter le site internet mycoquebec.org, le blogue mycoquebec.org et la page Facebook Mycoquébec.

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Course des Champions

Une septième édition réussie

par Éric Cyr

Source photo : MFQ / Kathleen Dubé

La septième édition de la course des Champions au profit de l’œuvre de bienfaisance Cancer Fermont s’est tenue par une magnifique journée ensoleillée, le 10 septembre 2022. C’est l’ancienne mairesse de la municipalité, Lise Pelletier, qui a repris le flambeau de l’événement familial. Cette dernière est très satisfaite du déroulement de l’activité, qui aura permis d’amasser un montant de 20 535 $, incluant un chèque de 8 250 $ de Minerai de fer Québec (MFQ), une somme de 3500 $ remise par la buanderie de la Caniapiscau, et un don de l’artisane Marie-Chantal Bélanger de MC Signature, qui a amassé 3000 $ grâce à la vente de bracelets de pierres semi-précieuses de sa création. La photo d’une levée de lune sur la taïga fermontoise, offerte par le photographe Jocelyn Blanchette, a aussi récolté 1250 $ grâce à la vente de billets.

Le taux de participation record de 214 inscriptions incluait 109 enfants. Un total de 10 athlètes a pris le départ du trajet de 21 km, 35 coureurs se sont élancés du 10 km et 53 ont entamé le 5 km alors que 109 participants ont parcouru 1,5 km. L’organisatrice a œuvré plusieurs mois afin de remettre cette manifestation festive de solidarité sur les rails puisqu’elle avait été interrompue durant deux ans en raison de la pandémie. Celle-ci a assuré, de concert avec de nombreux bénévoles et partenaires qu’elle a su mobiliser et qui ont grandement contribué à son succès, le redémarrage de l’événement. Des bénévoles dynamiques et motivés ont offert du temps, notamment dans le cadre de l’inscription des participants et du chronométrage des courses, et ont proposé une offre d’activités et de services incluant de la massothérapie, de l’orthothérapie ainsi que du maquillage pour les enfants.

Mme Pelletier, qui a géré la logistique en plus d’animer des entraînements cardiovasculaires et des réchauffements en plein air avant certains parcours lors de l’épreuve sportive, notamment lors de la séance de cardio-poussette, insiste sur l’importance et l’apport inestimable du bénévolat qui garantit la pérennité de Cancer Fermont : « Je remercie ceux qui se sont investis et qui ont participé. L’activité physique apporte beaucoup d’avantages pour la santé physique et mentale et il est important de continuer à pratiquer des activités sportives comme la marche ou la course. Ça stimule l’adrénaline et l’hormone du bonheur. »

L’équipe de la station de radio CFMF 103,1 était sur place afin de divertir la foule et d’alerter les gens lorsque des coureurs étaient sur le point de franchir la ligne d’arrivée tout en contribuant à motiver les participants au fil de départ de certaines épreuves et surtout les athlètes épuisés prêts à franchir le fil d’arrivée. Le fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, qui a transporté le nouveau drapeau avec le logo de l’organisme caritatif durant la course de 10 km qu’il a effectuée en compagnie de son petit-fils confie : « Je suis reconnaissant envers les précieux bénévoles qui constituent un pilier essentiel à la tenue d’un tel événement ainsi qu’envers les généreux commanditaires du domaine minier, incluant le principal partenaire MFQ pour sa contribution importante tout comme envers ceux qui se sont investis afin d’assurer la renaissance et la réussite de l’événement et qui sont trop nombreux pour tous les énumérer. Un merci particulier à l’organisatrice Lise Pelletier. »

Des personnalités publiques se sont déplacées pour l’occasion. La députée de Beauport-Limoilou du Bloc québécois, Julie Vignola, originaire de Fermont, a distribué des médailles au nom de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, qui aurait aimé être sur place, mais qui devait assister à une conférence au Groenland. Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a pris part à la course du 5 km et le directeur général du site minier de MFQ au Lac Bloom, Marc Beaubien, a terminé l’épreuve de 10 km.

Le ravitaillement incluant la distribution de collations, de fruits et de boissons désaltérantes était assuré par deux minières. Les hamburgers au bison et les hot-dogs aux saucisses merguez cuits sur le barbecue ont été particulièrement prisés du public massé dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers puisqu’environ 300 convives en ont profité selon un responsable du traiteur Sodexo.

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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  • Cancer Fermont
  • Course des Champions
  • Députée Julie Vignola
  • Épreuve sportive
  • Fermont
  • Jocelyn Blanchette
  • Lise Pelletier
  • Marie-Chantal Bélanger
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  • MFQ
  • Minerai de fer Québec
  • Oeuvre de bienfaisance
  • Organisme caritatif

Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Groupe de citoyens

Inquiétudes

par Michel Michaud

Source photo : Martine Cotte

Lettre d’un groupe de citoyens présentée à la Ville de Fermont au sujet d’un projet de carrière qui consisterait à exploiter le quartz du dépôt de surface du lac Tupper avec l’aide d’équipements de concassage et de tamisage à raison de 25 000 à 35 000 tonnes par année sur une période annuelle de six à huit mois. À la suite de la réception du document, la Ville s’est montrée défavorable à un tel projet lors de la séance du conseil municipal du 13 juin 2022 et a accepté de présenter les doléances du regroupement fermontois au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien.

Fermont, le 6 juin 2022

Aux élus du conseil municipal de la Ville de Fermont, 100, Place Daviault, Case postale 2010, Fermont (Québec) G0G 1J0

Nous sommes un groupe de citoyens de Fermont qui pratiquent régulièrement des activités de plein air autour de notre ville. Nous aimerions vous informer d’une problématique qui nous inquiète énormément. Le secteur du lac Tupper situé à environ 3,5 km de la municipalité est menacé par l’ouverture d’une carrière de silice (quartz). Cette carrière détruira l’un des plus beaux sites de plein air à proximité de Fermont. Depuis déjà une trentaine d’années, marcheurs, skieurs et raquetteurs profitent de l’environnement de ce lac appelé affectueusement par plusieurs d’entre nous « le petit lac Louise ». Ce lac est le principal affluent du lac Perchard qui constitue la réserve d’eau potable de la localité. Il en est le principal affluent parce que le lac Perchard n’a qu’un très petit bassin versant en amont à cause de sa proximité avec la ligne de partage des eaux. Le lac Tupper se trouve enclavé entre plusieurs montagnes aux flancs abrupts et aux sommets dénudés. On y retrouve aussi une bétulaie ce qui ajoute à son charme surtout à l’automne lorsque les feuilles arborent leurs couleurs dorées.

Ce projet de carrière de silice est proposé par la compagnie Saffron H.O.F. Inc. dont l’interlocuteur se nomme M. Steve Daigle. Cette carrière veut exploiter la silice pour en faire principalement des comptoirs de luxe en quartz. Elle sera de petit volume, ce qui rend difficile l’obtention d’une consultation publique du Bureau d’audience publique sur l’environnement » (BAPE). Elle ne fera travailler qu’un nombre limité de personnes et si l’on se fie à la carrière de Polycor (carrière de silice déjà implantée à Fermont et devenue récemment Sitec) ses employés seront recrutés à l’étranger (Polycor engageait des Guatémaltèques).

Notre groupe d’amateurs d’activités de plein air aime profondément l’environnement naturel de ce lieu. En tant que citoyens d’une région éloignée, les sorties en nature lors de nos congés hebdomadaires sont essentielles à notre santé physique et mentale. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de pouvoir contre l’exploitation minière tous azimuts près de Fermont. Un projet de si petite envergure détruira un site magnifique à proximité de la ville.

Avec le réchauffement climatique, notre région deviendra peut-être l’eldorado de « l’or blanc » (neige). Déjà un groupe de citoyens fermontois élabore actuellement un projet touristique de découverte du potentiel local de plein air par des randonnées guidées. Si tous les beaux coins à proximité du périmètre urbain disparaissent, ce type de projet ne sera pas viable.

Comme simples citoyens, il est difficile d’avoir l’attention du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien. Ce dernier a affirmé encore récemment lors de l’inauguration de la phase 2 de Minerai de fer Québec à la mine de fer du Lac Bloom qu’il souhaitait qu’on habite le Nord et que nous ayons une qualité de vie. Nous demandons par cette lettre à la Ville de Fermont de contacter le ministre Jonatan Julien et de lui demander de ne pas permettre l’ouverture d’une carrière de silice au lac Tupper pour toutes les raisons citées précédemment.

Michel Michaud, représentant le groupe de citoyens amateurs d’activités de plein air de Fermont

 

RÉSOLUTION

Adoption unanime

Copie intégrale d’une résolution adoptée à l’unanimité par la Ville de Fermont lors de la réunion du conseil municipal du 13 juin 2022 en défaveur d’un projet de carrière dans le périmètre du lac Tupper.

RÉSOLUTION-POSITIONNEMENT DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE FERMONT RELATIVEMENT À UN PROJET D’OUVERTURE D’UNE CARRIÈRE DE PIERRE CONCASSÉE DANS LE SECTEUR DU LAC TUPPER

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Fermont a reçu le 26 mai 2022 une demande de commentaires relativement à un projet d’ouverture d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, déposée par le service de la gestion des droits miniers du ministre du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles;

CONSIDÉRANT QUE les Services techniques de la Ville de Fermont ont transmis le 31 mai 2022 un avis défavorable audit projet et une demande à l’effet de ne pas accorder un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, avis signé par le directeur des Services techniques de la Ville, Monsieur Olivier Bouchard, ingénieur et le directeur de la Ville, Monsieur Claude Gagné;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est situé à l’intérieur de l’aire de protection éloignée de l’unique source d’eau potable pour alimenter la Ville de Fermont, soit le bassin du lac Perchard;

CONSIDÉRANT QUE le conseil municipal est soucieux de protéger la source d’eau potable du lac Perchard, mais également l’utilisation récréative et la préservation du milieu naturel du secteur du lac Tupper;

CONSIDÉRANT QUE le site du projet est situé à moins de 6 km du périmètre d’urbanisation de la Ville de Fermont;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est un excellent exemple de projet d’exploitation qui ne répond à aucun critère d’acceptabilité sociale locale;

IL A ÉTÉ PROPOSÉ par le conseiller Shannon POWER ET APPUYÉ PAR le conseiller Daniel BERGERON ET RÉSOLU À L’UNANIMITÉ QUE le préambule de la présente résolution fasse partie intégrante pour valoir à toutes les fins que de droit;

D’INFORMER le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Monsieur Jonatan Julien, de la position de la Ville dans ce dossier et lui demander d’intervenir afin que le projet d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper ne soit pas approuvé;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la MRC de Caniapiscau et de solliciter l’appui de celle-ci;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la députée de la Côte-Nord, Mme Lorraine Richard, et de solliciter l’appui de celle-ci.

ADOPTÉE CE 13E JOUR DE JUIN 2022

Marie Philippe Couture, greffière

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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Astrophotographie

Phénomènes célestes sous le ciel du Nord

par Éric Cyr

Source photo : Stéphane Simard, chasseur d'étoiles

L’astrophotographe Stéphane Simard était de passage à Fermont, le 17 août 2022, afin de capter des images du ciel et en particulier des phénomènes astraux de la région. Il a été rejoint dans son excursion nocturne en quête d’images originales par un autre passionné, le photographe et chasseur d’aurores boréales, Jocelyn Blanchette. Une fois les nombreux trépieds installés et entre deux phénomènes lumineux, les deux artistes, qui parlent le même langage, ont pu échanger sur les trucs du métier dans un jargon technique très spécialisé réservé aux férus du domaine.

Originaire du petit village de Larouche au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Stéphane Simard a toujours été inspiré par les phénomènes astronomiques et la magnificence de l’univers dans toute sa splendeur. Il est bien connu pour sa participation à l’émission documentaire Chasseurs d’étoiles sur la chaîne de télévision ICI Explora du diffuseur public Radio-Canada. Il fait partie de la nouvelle génération d’astrophotographes qui a révolutionné la pratique de cette discipline en partageant le fruit de ses observations et en rendant accessible ce que l’on croyait inatteignable.

L’ancien enseignant d’éducation physique à Jonquière, qui est aussi musicien à ses heures, a commencé à fréquenter l’ancien site internet du forum Astro-Québec où il a connu celui qui est devenu son mentor, Carl Friolet. M. Simard explique que pour percer dans cette branche il faut à la fois avoir un esprit cartésien et maîtriser l’aspect technique, mais qu’il est aussi essentiel d’avoir un côté artistique. Il explique : « La voûte céleste a stimulé ma curiosité et suscité mon intérêt depuis que je suis haut comme trois pommes. Je me souviens que j’admirais le ciel de La guerre des étoiles (Star Wars) lors de la sortie du film au cinéma en 1977. Ça me faisait rêver et cela a grandement influencé mon imaginaire. » Ce dernier se souvient que les premiers livres qu’il a empruntés dès son plus jeune âge à la bibliothèque scolaire traitaient d’astronomie et des missions lunaires du programme Apollo. C’est beaucoup plus tard en 2010 qu’il s’est procuré son premier instrument d’observation astronomique afin de regarder les astres de façon plus détaillée. Astéroïdes, comètes, étoiles, exoplanètes, galaxies, planètes et supernovas n’avaient qu’à bien se tenir. « Je me suis acheté un premier télescope avec lequel j’ai pu apercevoir un point très brillant dans le ciel et qui s’est avéré être Jupiter. Comme je voulais mieux distinguer toutes les nuances de la Voie lactée, je me suis empressé de le retourner afin de m’en procurer un autre beaucoup plus performant. Avec cette nouvelle acquisition, j’ai pu voir Saturne et ses anneaux. Ce fut une révélation et je me suis dit que je devais à tout prix tenter de capturer des images associées à cette beauté resplendissante ».

Véritable mordu d’astronomie, le pédagogue, souhaitant transmettre sa passion et ses connaissances à la relève, a conçu un planétarium virtuel mobile qu’il a lui-même financé afin de faire des ateliers éducatifs reliés à cette discipline scientifique dans des écoles et de permettre à des enfants de découvrir les splendeurs juchées au-dessus de leurs têtes. M. Simard considère que Fermont, situé en altitude, aurait la possibilité de diversifier son économie en offrant un produit unique très prisé à travers le monde et pourrait tirer profit d’un fort potentiel d’attraction touristique lié à l’observation de phénomènes célestes avec la vue imprenable au sommet du mont Daviault si des mesures étaient prises afin de réduire la très forte luminosité émanant du parc industriel qui gâche actuellement l’intérêt de valoriser ce filon prodigieux et très prometteur.

« S’il y avait une volonté de diminuer la pollution lumineuse actuelle, j’envisagerais sérieusement d’en faire une attraction touristique populaire particulièrement en raison de la puissance des aurores boréales locales », confie celui qui a lancé, le 10 août dernier, le nouvel observatoire étwal, qui propose des soirées thématiques astronomiques à Saint-David-de-Falardeau sur le site d’Imago Village, qui est niché dans les monts Valin avec une vue imprenable surplombant la magnifique vallée du mont Victor-Tremblay et qui offre un hébergement en nature dans des yourtes.

Pour en savoir plus, consulter les sites internet etwal.ca et imagovillage.com et les pages Facebook étwal et Imago Village.

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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