• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Volume_43

  • Un quart de siècle à servir les gens du milieu

    Clinique Santé François et Ludovic Alarie

    Un quart de siècle à servir les gens du milieu

  • Évolution imagée du nouveau tracé routier

    Route 389

    Une 18 mars, 2025

    Évolution imagée du nouveau tracé routier

  • Une équipe de tournage à Fermont

    Documentaire

    Une équipe de tournage à Fermont

  • Une maison sur quatre roues

    Nomadisme

    Une maison sur quatre roues

  • Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

    Passage à niveau sur la route 500

    Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

  • De l’art hors de l’ordinaire

    École des Découvertes

    Une 4 mars, 2025

    De l’art hors de l’ordinaire

  • Deux orthophonistes à Fermont

    Ateliers sur le langage

    Deux orthophonistes à Fermont

  • Un pentathlon  à Fermont

    Virée des sommets

    Un pentathlon à Fermont

  • Un atelier fort instructif

    Activité physique

    Un atelier fort instructif

  • Une nouvelle version

    PAAR

    Une 18 février, 2025

    Une nouvelle version

  • Une planchiste de Fermont au sommet

    Surf des neiges

    Une planchiste de Fermont au sommet

  • Les Métallos s’insurgent

    Guerre commerciale

    Les Métallos s’insurgent

  • Campagne de sécurité annuelle

    Transport scolaire

    Une 4 février, 2025

    Campagne de sécurité annuelle

  • Un aménagement avant le déménagement

    CPE Le Mur-mûr

    Un aménagement avant le déménagement

  • La Ville de Fermont revoit sa stratégie

    Biens immobiliers de Desjardins

    La Ville de Fermont revoit sa stratégie

    • publications précédentes
    • publications plus récentes

Volume_43

Un quart de siècle à servir les gens du milieu

Clinique Santé François et Ludovic Alarie

Un quart de siècle à servir les gens du milieu

Évolution imagée du nouveau tracé routier

Route 389

Une 18 mars, 2025

Évolution imagée du nouveau tracé routier

Une équipe de tournage à Fermont

Documentaire

Une équipe de tournage à Fermont

Une maison sur quatre roues

Nomadisme

Une maison sur quatre roues

Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

Passage à niveau sur la route 500

Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

De l’art hors de l’ordinaire

École des Découvertes

Une 4 mars, 2025

De l’art hors de l’ordinaire

Deux orthophonistes à Fermont

Ateliers sur le langage

Deux orthophonistes à Fermont

Un pentathlon  à Fermont

Virée des sommets

Un pentathlon à Fermont

Un atelier fort instructif

Activité physique

Un atelier fort instructif

Une nouvelle version

PAAR

Une 18 février, 2025

Une nouvelle version

Une planchiste de Fermont au sommet

Surf des neiges

Une planchiste de Fermont au sommet

Les Métallos s’insurgent

Guerre commerciale

Les Métallos s’insurgent

Campagne de sécurité annuelle

Transport scolaire

Une 4 février, 2025

Campagne de sécurité annuelle

Un aménagement avant le déménagement

CPE Le Mur-mûr

Un aménagement avant le déménagement

La Ville de Fermont revoit sa stratégie

Biens immobiliers de Desjardins

La Ville de Fermont revoit sa stratégie

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Clinique Santé François et Ludovic Alarie

Un quart de siècle à servir les gens du milieu

par Éric Cyr

Sur la photo prise lors de l’ouverture de la pharmacie communautaire le 1er avril 2000 : la première équipe de travail (de gauche à droite) Daisy Nolin, Lise Dubé, Anne-Marie Dubuc, Stéphane Dubuc, François Alarie, Mélanie Dubuc, Audrey Ferland, Annie Leblanc et Geneviève Dubé prêt à accueillir des clients.

Clinique Santé François et Ludovic Alarie qui est bien implanté dans l’écosystème fermontois a célébré avec fierté son vingt-cinquième anniversaire le 1er avril 2025. Voici un survol historique des étapes ayant mené à sa création.

Aujourd’hui bien ancré dans son milieu et très estimé des citoyens de l’endroit pour sa personnalité chaleureuse et son professionnalisme, le pharmacien co-propriétaire François Alarie est d’abord engagé par le Centre local de services communautaires (CLSC) de Fermont en 1987 pour occuper la fonction de pharmacien-chef du département de pharmacie. À l’époque, la seule pharmacie de la municipalité est dirigée par le CLSC dans un petit espace situé d’abord dans le mur-écran puis, en 1990, au sous-sol de l’établissement de santé. Il quitte alors la région de Laval pour vivre une expérience avec sa conjointe Anne-Marie Dubuc, qui deviendra plus tard directrice générale de la nouvelle pharmacie. Adepte de plein air, le couple choisira de s’épanouir ici après avoir succombé à la beauté de l’environnement et aux charmes nordiques. En 2000, l’exiguïté des locaux de la seule pharmacie de la collectivité nordique, combinée à l’essor démographique, motive le professionnel de la santé à relever un nouveau défi. Il ouvre donc, le 1er avril, les portes de la première pharmacie communautaire locale dans le centre commercial du mur-écran tout en répondant simultanément aux besoins de la population en poursuivant son rôle de pharmacien d’hôpital et en continuant de servir les communautés de Schefferville et de Kawawachikamach. L’expérience se poursuit depuis 25 ans pour celui dont l’expertise est bien établie et qui a obtenu une reconnaissance unanime de ses pairs et des autres professionnels qu’il côtoie dans le cadre de sa profession. Afin d’assurer une relève, M. Alarie s’est par la suite associé à son fils Ludovic, lui aussi pharmacien, le 3 janvier 2017.

Évolution

C’est avec l’aide de sa collègue, la pharmacienne Mélanie Dubuc, que François Alarie a réussi à offrir des services professionnels en continu, malgré la pénurie de pharmaciens qui a sévi dès l’implantation de la nouvelle pharmacie, et à accomplir la lourde tâche exigeant de longues heures de travail tant à la pharmacie communautaire qu’à la pharmacie d’hôpital. Les citoyens peuvent ainsi jouir d’un accès privilégié aux conseils professionnels des pharmaciens sur place. M. Alarie a dû composer avec certains obstacles et surmonter des embûches au cours des années en se retroussant les manches et en faisant face à des épreuves difficiles avec détermination comme le 30 décembre 2014, où un important dégât d’eau occasionné par une défectuosité du système de gicleurs et une interruption de courant inonde la pharmacie. Dans des conditions rudimentaires, le froid et la noirceur, le fondateur a poursuivi malgré l’adversité, et avec l’aide de ses employés dévoués, la distribution des ordonnances avec des lampes frontales et des manteaux d’hiver en attendant l’intervention d’experts en nettoyage après sinistre. Comme les régions isolées sont à la merci du transport, la logistique de l’acheminement des médicaments et des produits constitue aussi souvent un casse-tête avec les nombreuses fermetures du seul lien routier de la région, la route 389, les limites de poids et le peu de fiabilité de l’avion-cargo. La cerise sur le gâteau restera certainement la réorganisation qu’aura nécessité la pandémie durant laquelle la pharmacie a continué toutes ses activités. Actuellement, l’équipe professionnelle de la pharmacie est composée de cinq pharmaciens prêts à relever les nombreux défis de la profession en pleine expansion.

Distinctions

En 2024, la pharmacie a été honorée par la Chambre de commerce de Fermont qui lui a décerné le prix « Entreprise coup de cœur de l’année », une reconnaissance très touchante pour toute l’équipe de la pharmacie. Le prestigieux prix « Pharmacien propriétaire à la carrière exemplaire » a été décerné à François Alarie par l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) en 2019. Cette reconnaissance rend hommage à un professionnel du domaine pharmaceutique qui s’est démarqué par son leadership, sa capacité à innover, sa gestion efficace, son intégrité et son engagement. Celui-ci a aussi reçu la distinction de « Pharmacien de famille 2015 » attribuée par Uniprix.

Les propriétaires remercient leur fidèle clientèle et sont très reconnaissants d’avoir été bien épaulés par une équipe solide et des employés dévoués incluant ceux qui ont défilé et dont l’apport précieux a contribué à la réussite de l’entreprise depuis 25 ans.

Partager

Publié le 1 avril, 2025, dans la publication : Numéro_6 Volume_43

  • 25e anniversaire
  • Anne-Marie Dubuc
  • Association québécoise des pharmaciens propriétaires
  • Carrière
  • Clinique santé François et Ludovic Alarie
  • Dévouement
  • Fermont
  • François Alarie
  • Historique
  • Ludovic Alarie
  • Médicaments
  • Pharmacie communautaire
  • Pharmaciens
  • Professionnel
  • Reconnaissance
  • Services

Publié sur le site le 1 avril 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route 389

Évolution imagée du nouveau tracé routier

par Éric Cyr

Légende : La superficie du chantier est très vaste et le terrain est différent d’un endroit à l’autre. Source photo : MTMD.

Les tâches ont repris une fois de plus sur la route 389. La saison des travaux a été faste en 2024 après des chantiers d’envergure réalisés ces dernières années dans la partie centrale et au sud de cet axe terrestre qui fait partie de la TransQuébec-Labrador. Des équipes se déplacent actuellement plus au nord du territoire afin de s’attaquer à la concrétisation d’un nouveau tracé de la portion québécoise de ce lien interprovincial actuellement en construction baptisé le projet A. La section de Fire Lake vers Fermont qui avance progressivement et qui remplacera le trajet existant extrêmement sinueux et truffé de passages à niveau (une dizaine d’intersections entre la route et la voie ferrée).

Nouvelle configuration routière

Le projet A, serti entre la mine de fer de Fire Lake et la municipalité de Fermont, contournera, une fois complété, la mine de Mont-Wright et permettra par la même occasion d’éviter tous les passages à niveau existants cependant, un nouveau croisement avec le chemin de fer sera créé aux environs du kilomètre 508. Ces travaux routiers sont divisés en trois parties distinctes soit le tronçon 1, un nouveau tracé de 13,5 km (entre les kilomètres 478 et 496), le tronçon 2, une réfection majeure de la route qui s’échelonne sur 10,5 km (entre les kilomètres 496 et 507) ainsi que le tronçon 3, un nouveau tracé de 45 kilomètres (entre les kilomètres 507 et 566) qui s’étalera de quelques dizaines de mètres après avoir rejoint l’intersection du boulevard Jean-Claude Ménard à Fermont (à la hauteur du milieu du lac Perchard).

En pause hivernale depuis la mi-novembre 2024, les travaux de l’impressionnant chantier du tronçon 3 ont bien évolué depuis qu’ils ont commencé en 2023 cependant, peu de gens ont pu constater sa progression puisqu’il se trouve dans un secteur situé en dehors du tracé actuel de la route et donc il est difficilement visible. Les activités de la seconde année consistaient notamment à forer, à dynamiter et à récupérer le roc destiné à la fondation du chemin. Près d’une dizaine de ponceaux de dimensions diverses ont été installés afin de permettre à l’eau de nombreux cours d’eau et de lacs de s’écouler. Des tourbières ont aussi dû être excavées et remblayées. À ce jour, plus d’une vingtaine de kilomètres de route ont été mis en forme en vue de leur achèvement soit de la station d’épuration des eaux usées à proximité de la ville de Fermont et le lac De La Rue. Des interventions ont également eu lieu dans la zone située entre la station d’épuration et le boulevard Jean-Claude Ménard.

Des travaux de déboisement ont commencé le 10 mars sur le tronçon 3 et devraient débuter à la mi-mars sur le tronçon 1 et se poursuivre ensuite sur le tronçon 2.

Sécurité et vigilance

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) invite les citoyens à suivre les indications en vigueur en évitant les endroits dont l’accès est restreint et à être vigilants à proximité des zones de chantier qui sont très étendues et dont une partie se situe à proximité de Fermont. Ces travaux peuvent entraîner des répercussions sur certaines activités de villégiateurs et d’utilisateurs de la forêt comme la chasse, la pêche, la pratique de la motoneige et du VTT, la randonnée pédestre et de chiens de traîneau, etc. De la machinerie pourrait également traverser le boulevard Jean-Claude Ménard ou la route 389 des kilomètres 492 à 496.

Partager

Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Boulevard Jean-Claude Ménard
  • Chantier routier
  • Déboisement
  • Dynamitage
  • Excavation
  • Fermont
  • Forage
  • Lien interprovincial
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable
  • Remblayage
  • Route 389
  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 18 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Documentaire

Une équipe de tournage à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Mathieu Brouillard

Une équipe cinématographique qui s’est déjà déplacée à Fermont dans le cadre d’un séjour exploratoire, en mai dernier, sera de retour localement, du 20 au 28 mars, pour capter de premières images sur le terrain. Cette production artistique indépendante ira à la rencontre de Fermontois à une période charnière qui coïncide avec le cinquantenaire de la fondation de leur municipalité en mettant l’accent sur la vie des gens et en abordant des facettes peu connues de la localité nordique qui est souvent présentée par l’intermédiaire de l’industrie minière.

Le court-métrage intimiste destiné à être présenté dans des festivals de cinéma traitera notamment de questions sociologiques générales relatives aux habitants du territoire comme l’appartenance au milieu ainsi que la vie courante en dehors du travail. Les réalisateurs aimeraient explorer plusieurs aspects de la réalité de l’endroit comme les expériences vécues par des résidents aux différents âges de la vie, allant de la jeunesse à la retraite.

Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a répondu favorablement à une demande de financement, ce qui permet d’aller de l’avant avec la phase de développement. L’une des membres de l’équipe, la sociologue et professeure à l’Université d’Ottawa, Dahlia Namian, qui a reçu le prix des Libraires 2024 pour son essai La société de provocation, explique la démarche, « On va commencer à capter des images à notre retour qui coïncide avec le Taïga Carnaval, mais ce n’est pas l’objectif principal puisqu’on anticipe de revenir jusqu’à quatre reprises par la suite. Cette fois, on va être quatre, incluant un preneur de son. Pour l’instant, on se laisse imprégner du premier passage où l’on a effectué une approche sous forme de survol. Nous avons l’intention cette fois-ci d’accoster des gens sur le terrain dans le cadre de rencontres planifiées et spontanées afin de saisir l’essence de leurs réalités. » En plus des suggestions reçues de bouche à oreille lors de leur premier déplacement, d’autres candidats potentiels se sont manifestés par écrit dont certains s’ajouteront à la liste des personnes qui apparaîtront dans ce film. « Nous en sommes à l’étape de fignoler le plan du scénario qui demeure en construction. Il n’y a rien de définitif et nous conservons une flexibilité nécessaire qui inclut des rencontres non prévues avec d’éventuels participants au gré de l’évolution sur les lieux ».

Son collègue, le professeur à l’Université Laurentienne de Sudbury en Ontario et travailleur social, Jonathan Binet, confie que l’œuvre cinématographique s’oriente autour de deux axes narratifs principaux soit un tableau visuel de la municipalité et de ses infrastructures emblématiques incluant le fameux mur-écran ainsi que des portraits humains dont les parcours reflètent les défis et les réalités de la communauté, mais aussi des gestes de solidarité et d’ingéniosité qui témoignent d’un attachement profond à ce microcosme unique.

« Nous cherchons à traduire l’atmosphère particulière de Fermont. Ce qui m’a le plus frappé, après quelques jours sur place, c’est comment les habitants que nous avons rencontrés se démarquent par leur caractère chaleureux et expressif, leur exubérance et leur humour. C’est là un contraste fascinant. »

Le cinéaste et photographe reconnu pour son approche esthétique singulière, Matthieu Brouillard, qui a déjà réalisé deux films marquants Qu’importe la gravité (2017) et L’angoisse du Héron (2024) fait partie du trio de créateurs passionnés. Derrière la caméra, il espère capter avec sensibilité le caractère brut de ce territoire aride, qui résonne avec son univers pictural. À travers ce nouveau film, il souhaite continuer d’explorer son art du portrait, en donnant vie à des récits d’hommes et de femmes qu’on ne voit pas souvent à l’écran, un thème déjà présent dans ses précédents documentaires. « Ce qui m’a marqué c’est que malgré des conditions de vie parfois rudes, l’isolement géographique et de longs hivers, les Fermontois font preuve de résilience et d’ingéniosité. »

Partager

Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Cinéaste
  • communauté
  • Court métrage
  • Dahlia Namian
  • Équipe cinématographique
  • Fermont
  • Fermontois
  • Jonathan Binet
  • La société de provocation
  • La vie des gens
  • Matthieu Brouillard
  • Photographe
  • Plan du scénario
  • Prix des Libraires 2024
  • Production artistique
  • Professeur Université Laurentienne de Sudbury en Ontario
  • Professeure Université d’Ottawa
  • Séjour exploratoire
  • Sociologue

Publié sur le site le 18 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Nomadisme

Une maison sur quatre roues

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aventurier nomade Christian Bouchard lors de son passage dans l’Ouest du Labrador.

Récemment retraité, le pionnier du voyage d’aventure Christian Bouchard était de passage dans la région durant quelques jours à la mi-février. Accompagné dans ses périples de ses deux huskies sibériens, des chiens de traîneau d’une époque antérieure, ce dernier vit en permanence dans un ancien autobus scolaire, rebaptisé La Grande bleue, dont il a changé la vocation originale en modifiant l’habitacle afin de l’adapter au mode de vie nomade qu’il a adopté il y a bientôt une décennie en le métamorphosant en ce qu’il qualifie de micromaison motorisée.

Le modèle Girardin Blue Bird de 2008 est son second véhicule récréatif transformé du genre « skoolie ». Depuis de nombreuses années, le nomadisme en véhicule aménagé (van life) fait partie intégrante de la vie de celui qui a été propriétaire de trois Volkswagen Westfalia et d’un Safari Condo avant d’opter pour son nouveau domicile roulant. L’homme de 66 ans qui a déjà exploité deux auberges, l’une dans Charlevoix et l’autre à Franquelin, et une entreprise de tourisme d’aventure offrant des expéditions de kayak de mer ainsi que de ski hors-piste et de traîneau à chiens dans le massif des monts Groulx et au Labrador, effectuait son cinquième parcours sur la TransQuébec-Labrador en réalisant la grande boucle en partance et avec comme point d’arrivée Baie-Comeau incluant la traversée nord-sud de Terre-Neuve grâce au traversier reliant cette île au Labrador et à la Nouvelle-Écosse. Ayant été directeur général de Tourisme Manicouagan, il a contribué à la mise en marché de ce lien routier interprovincial isolé et ce circuit ne l’intimide pas du tout.

Demeure ambulante

M. Bouchard confie qu’il aime beaucoup ce style de vie original qui lui permet de se déplacer et de voyager un peu partout tout en demeurant en permanence chez lui.

« Je me déplace dans mon habitation. Ce style de vie accorde beaucoup de place aux rencontres et à l’imprévu. Tout a été conçu et pensé afin d’assurer l’autonomie complète du véhicule au point de vue des communications et de l’énergie, peu importe l’endroit où je me trouve, même durant la saison hivernale. Ce n’est pas la van life estivale qui m’intéresse, mais bien de pouvoir pratiquer ce mode de vie non conventionnel l’année durant. J’ai installé une antenne Starlink, quatre batteries de capacité douze volts totalisant 100 ampères chacune, une fournaise au propane, une génératrice de 7000 watts, des panneaux solaires d’une puissance de 1000 watts sur le toit, un plancher chauffant au glycol, un système de chauffage à air soufflé et des réservoirs adaptés, l’un de 60 gallons pour l’eau potable, deux autres pour l’eau grise et le volet septique », confie l’aventurier nomade qui a pris le temps avant de repartir de faire un peu de ski hors-piste, du télémark, avec des amis de Fermont et du ski alpin à la station de ski Smokey Mountain où il s’est stationné quelques jours avant de reprendre la route en direction de Churchill Falls au Labrador, sa prochaine escale.

Partager

Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Autobus scolaire
  • Christian Bouchard
  • Directeur général de Tourisme Manicouagan
  • Girardin Blue Bird
  • La Grande bleue
  • Métamorphose
  • Micromaison motorisée
  • Mode de vie nomade
  • Van life
  • Véhicule récréatif
  • Voyage d’aventure

Publié sur le site le 18 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Passage à niveau sur la route 500

Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la perturbation de la circulation du 10 février. Source photo : gracieuseté.

Deux interruptions de la circulation sont survenues en février 2025 au passage à niveau du chemin de fer appartenant à Minerai de fer Québec (MFQ) qui enjambe la portion labradorienne de la TransQuébec-Labrador, la route 500, située entre Fermont et Labrador City. Ces entraves ont perturbé la circulation et causé des désagréments à plusieurs usagers de la route qui ont été immobilisés durant une longue période ou forcés de rebrousser chemin ne pouvant franchir ce point.

La directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ, Noémie Prégent-Charlebois, explique que : « Deux de nos trains ont été interrompus, les 10 et 27 février derniers pour effectuer des vérifications au niveau de la connexion de certains wagons. Ces arrêts d’une durée d’environ une heure chacun ont obstrué la circulation sur la route 500 près de Labrador City. Lors de ces deux événements, des équipes ont rapidement été dépêchées sur les lieux pour séparer les trains à la hauteur de la route de façon à permettre la circulation pendant la réparation. Nous regrettons les délais bien involontaires que ces situations auraient pu causer aux gens qui circulaient dans cette zone. Nous travaillons avec les services de sécurité incendie des villes de Fermont et de Labrador City lorsque de telles situations surviennent. »

Ce problème d’obstruction, qui est déjà survenu à quelques reprises auparavant, relance le débat sur la nécessité de construire un pont d’étagement (viaduc) à cet endroit afin d’assurer la fluidité du trafic routier. Une telle conjoncture inquiète certaines personnes puisque ce genre de scénario pourrait considérablement allonger le délai de déplacement de blessés et de malades vers les ressources médicales appropriées advenant un accident ou une situation d’urgence nécessitant un transfert en ambulance vers l’aéroport régional de Wabush au Labrador dans le cadre d’une évacuation médicale.

Il y a plusieurs années, les citoyens et les élus de l’Ouest du Labrador se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un tel ouvrage d’art surplombant la route 500 entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons sans perturber les automobilistes. Le passage à niveau ralentissait considérablement la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et l’aéroport de Wabush dans le cas d’un transport médical d’urgence.

Sauver des vies

L’argument de taille invoqué à l’époque était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et d’économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demi-heure lors du passage de la locomotive, ce qui constitue un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant au problème.

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois et aux résidents et villégiateurs du secteur du terrain de camping Duley Lake au Labrador puisque les convois ferroviaires de minerai de fer de la mine du Lac Bloom doivent traverser cette même route entre Fermont et Labrador City, coupant ainsi le passage aux Fermontois et aux propriétaires de chalets situés dans ce périmètre. Les victimes d’un grave accident peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de Fermont, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

Partager

Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Bouchons de circulation
  • Chemin de fer
  • Circulation
  • Convois ferroviaires
  • Fermont
  • Intervention
  • Locomotive
  • Minerai de fer Québec
  • Noémie Prégent-Charlebois
  • Obstruction
  • Route 500
  • Services de sécurité incendie
  • Train de minerai
  • Transquébec-Labrador
  • Traverse de chemin de fer

Publié sur le site le 18 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

École des Découvertes

De l’art hors de l’ordinaire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photos, des oeuvres de l’exposition scolaire d’art.

Le public de la région a été convié à assister au vernissage de l’exposition d’art « 100tillante », coïncidant volontairement avec le centième jour d’école, un concept faisant partie de la démarche créative inspirée de la thématique « Fermont, mon milieu de vie, ma réalité ».  L’événement culturel s’est tenu au local d’arts plastiques de l’école des Découvertes à Fermont, le 7 février 2025.

Des élèves de niveau préscolaire et primaire y ont présenté avec fierté des œuvres lumineuses, c’est le cas de le dire puisqu’elles scintillaient dans le noir, illustrant la réalité fermontoise. Diverses formes élégantes sorties tout droit de leur inspiration se sont matérialisées dans le cadre de ce projet collaboratif. L’aventure a permis aux participants d’atteindre un objectif collectif et de découvrir que chaque action, chaque geste, a une incidence sur le travail d’autrui et un impact sur le résultat final. Le cheminement artistique a rassemblé de nombreux jeunes créateurs qui ont uni leurs forces afin de parvenir à réaliser en équipe leurs productions au cachet unique reproduites à des centaines d’exemplaires.

Plus de 320 amateurs et admirateurs d’art se sont déplacés pour venir contempler les créations originales qui étaient à l’honneur, principalement des parents et des amis des jeunes artistes ayant mis leur talent en commun. Les sujets abordés allaient des sports d’hiver au domaine minier et incluaient entre autres : animaux nordiques, banquises, bâtons de hockey, bonhommes de neige, camions miniers, étoiles, motoneiges, moustiques (maringouins), patins, tasses de chocolat chaud et bonnets de laine (tuques).

Le comité organisateur, qui était composé d’enseignantes, souhaite remercier ses précieux commanditaires : le club Optimiste et la MRC de Caniapiscau.

Partager

Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

  • 100tillante
  • Arts plastiques
  • Club Optimiste de Fermont
  • école Des Découvertes
  • Élèves primaires
  • Événement culturel
  • Exposition d’art
  • Fermont
  • Jeunes artistes
  • MRC de Caniapiscau
  • Oeuvres lumineuses
  • Vernissage

Publié sur le site le 4 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ateliers sur le langage

Deux orthophonistes à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les orthophonistes Anne-Isabelle Lévesque (à gauche) et Frédérique Gagnon (à droite) lors d’un atelier qu’elles ont animé à la bibliothèque de Fermont.

Deux orthophonistes de la clinique Expression à Québec, qui propose des services d’évaluation et d’intervention en langage et en communication, se sont rendues à Fermont pour animer des ateliers destinés à des parents à la bibliothèque, les 20 et 21 février 2025. Dans le cadre de leur mandat, elles ont aussi donné une formation aux éducatrices du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr.

Selon la propriétaire de l’établissement ayant une expertise en télépratique afin de mieux joindre les familles en région, Anne-Isabelle Lévesque, plusieurs services ont été offerts lors de cet événement, dont deux ateliers pour les parents. L’un, plus ludique, portait sur la stimulation langagière en contexte de jeu « Stimuler le langage au quotidien : placoter en s’amusant ! » Cet atelier a également permis de mettre en valeur le service de prêt de jeux Biblio-Jeux de la bibliothèque de Fermont, une ressource précieuse pour les familles souhaitant enrichir le langage de leurs enfants à travers le jeu. L’autre explorait comment la lecture peut enrichir le langage des enfants en proposant des stratégies pour prolonger l’expérience de lecture journalière « Le pouvoir des livres : l’impact de lecture sur le développement du langage ». Native d’ici, la professionnelle de la santé était accompagnée de sa collègue orthophoniste, Frédérique Gagnon.

« Nous avons également offert un accompagnement personnalisé aux éducatrices du CPE pour les soutenir dans la stimulation du langage. Cet accompagnement comprenait des visites dans plusieurs groupes afin d’outiller les éducatrices grâce à des stratégies concrètes et adaptées à leur travail. L’objectif était de leur fournir des outils réalistes et directement applicables dans leur routine afin de maximiser les occasions de stimulation langagière dès le plus jeune âge, un aspect fondamental du développement global des enfants », confie Mme Lévesque.

L’orthophonie englobe l’évaluation, la prévention et le traitement des troubles de la communication, tandis que la stimulation langagière est une approche préventive qui vise à favoriser le développement langagier chez les jeunes enfants.

Cette formation est une initiative du regroupement local de partenaires en développement communautaire et social du comité Fermont en action.

Partager

Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

  • Animer d'ateliers
  • Centre de la petite enfance
  • Clinique Expression
  • CPE
  • Éducatrices
  • Fermont
  • Le Mur-mûr
  • Orthophonie
  • Parents
  • Services d’évaluation
  • Services d’intervention en langage
  • Services en communication

Publié sur le site le 4 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Virée des sommets

Un pentathlon à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des raquetteurs qui ont pris part à la première édition du nouvel événement sportif hivernal. Source photo : Virée des sommets.

La Virée des sommets de Fermont a organisé, dans le cadre de son défi hivernal, la première édition du « penta-fun », une sorte de formule flexible de pentathlon des neiges en groupe, du 14 au 16 février derniers. Un total de cinq disciplines sportives étaient au menu incluant du patinage libre à l’aréna Daniel-Demers, du ski de fond sur les pistes du parcours du club Les traceurs, de la course à pied, une balade à vélo à pneus surdimensionnés (fat bike) et une promenade en raquettes.

Des conditions météorologiques difficiles et non prévisibles ont quelque peu perturbé certains loisirs extérieurs qui étaient au programme lors de la seconde journée, cependant cela n’a pas empêché la tenue de ce premier épisode. Dans ce contexte, le patinage qui se déroulait sur la glace intérieure a connu un achalandage plus marqué.

L’instigatrice de l’événement, Marilou Morin-Lévesque, qui, dans l’ensemble, est tout de même satisfaite du taux de participation et très heureuse de l’ambiance conviviale, du dynamisme et de l’énergie qui régnaient durant les diverses manifestations sportives proposées aux citoyens, confie : « Les participants, qui ne sont pas tous des adeptes de plein air, n’avaient pas nécessairement les équipements essentiels pour s’adonner à certaines de ses activités et ont pu emprunter le matériel requis gratuitement afin de leur permettre de vivre pleinement une expérience les incitant à mieux se familiariser avec des sports pour lesquels ils étaient peut-être au départ moins à l’aise. »

L’organisatrice principale du « penta-fun » confie que l’objectif de la Virée des sommets, qui offre fréquemment des randonnées de groupe destinées à faciliter l’accessibilité et la découverte des sentiers pédestres situés dans le périmètre de Fermont, peu importe la saison, est de stimuler l’activité physique et le plein air au sein de la population locale.

« Je remercie ceux qui ont relevé le défi et bravé les intempéries afin de s’adonner à l’une ou l’autre des épreuves. »

Selon le co-organisateur, le kinésiologue au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord Patrick Tobgi, ce banc d’essai s’est avéré somme toute concluant malgré les aléas climatiques qui ont semé quelques embûches. Cette réussite laisse donc présager une prochaine édition l’hiver prochain.

Partager

Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

  • Balade à vélo à pneus surdimensionnés
  • Course à pied
  • Disciplines sportives
  • Fermont
  • La virée des sommets
  • Patinage libre
  • Pentathlon
  • Plein air
  • Promenade en raquettes
  • Randonnées de groupe
  • Ski de fond sur les pistes
  • Sports hivernaux

Publié sur le site le 4 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Activité physique

Un atelier fort instructif

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le kinésiologue Patrick Tobgi durant l’atelier à la bibliothèque publique de Fermont.

Un atelier gratuit « Santé mentale et activité physique » animé par le kinésiologue à la Santé publique de la Côte-Nord Patrick Tobgi a été offert par la Ville de Fermont à la bibliothèque publique, le 13 février 2025. Le conférencier a abordé de façon interactive différents aspects des effets de l’activité physique sur la santé mentale en expliquant en détail diverses facettes relatives au sujet.

Le professionnel de la santé juge que quiconque souhaite améliorer son bien-être devrait, dans la mesure du possible et selon sa condition, participer à une gamme d’activités physiques dans une variété d’environnements. Ce dernier a traité notamment des bienfaits de l’exercice sur la santé mentale et sur la motivation générale en expliquant l’importance de bouger plus, d’être moins sédentaire et de bien dormir. En effet, pour récolter un maximum de bénéfices pour la santé, les adultes de 18 à 64 ans devraient être physiquement actifs chaque jour. La Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE) recommande d’ailleurs aux adultes de 18 ans et plus de faire au moins 150 minutes d’exercice d’intensité modérée par semaine en séances d’au moins dix minutes ainsi que des exercices musculaires et des activités de renforcement des os au moins deux fois par semaine.

Patrick Tobgi a détaillé des façons simples de conjuguer des exercices au quotidien dont les atouts surpassent de loin les inconvénients entre autres en prenant des pauses actives sur son lieu de travail ou en effectuant par exemple des mouvements sur sa chaise tout en travaillant. Il a illustré certaines actions, qui peuvent être réalisées de façon progressive dans le cadre d’un entraînement adapté à votre état, qui respectent votre rythme sans perturber vos activités habituelles.

Selon le spécialiste de l’activité physique, de nombreux avantages sont associés à l’adoption d’un mode de vie plus actif incluant une amélioration de la fonction physique, du processus cognitif, de la qualité de vie et de la santé osseuse. De plus, un accroissement en matière de mouvement favorise un risque réduit d’anxiété, de certaines anomalies du bilan lipidique (cholestérol), de dépression, de démence, de diabète de type 2, de plusieurs cancers, de gain de poids, d’hypertension (pression artérielle), de maladies cardiovasculaires et de mortalité.

« Il faut être conscient du piège que constitue la sédentarité, mais aussi du fait que le surentraînement est néfaste », conclut M. Tobgi.

Pour en savoir plus, consulter le site internet : scpe.ca/directives.

Partager

Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

  • Activité physique
  • Anxiété
  • Atelier
  • Bibliothèque publique
  • Conférencier
  • Côte-Nord
  • Dépression
  • Fermont
  • Hypertension artérielle
  • Kinésiologue
  • Maladies cardiovasculaires
  • Mortalité
  • Patrick Tobgi
  • Santé mentale
  • Santé publique
  • Surpoids
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 4 mars 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

PAAR

Une nouvelle version

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

De nouvelles modalités pour le Programme d’accès aérien aux régions (PAAR) sont entrées en vigueur, le 3 février 2025. Ce remodelage a été instauré par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui estime que ses changements inciteront les compagnies d’aviation à bonifier leur offre. Selon la nouvelle mouture, les clients d’un vol commercial pourront dorénavant voyager au Québec en profitant d’un rabais gouvernemental disparate à l’achat de 50 % à 85 % sur le prix des billets d’avion au lieu de l’ancienne version lancée en 2022 qui proposait un tarif fixe de 500 $ aller-retour exclusif pour les vols en partance ou à destination des aéroports de Québec, Montréal et Saint-Hubert. Le rabais s’applique dorénavant selon l’itinéraire pour les destinations admissibles au programme.

La nouvelle formule ne fait cependant pas l’unanimité et des spécialistes du domaine croient que des modifications plus substantielles sont indispensables afin d’assurer un meilleur service dans certaines régions comme la Côte-Nord. Il existe d’ailleurs des disparités et variantes selon les localités où les passagers souhaitent monter à bord. En résumé, les deux programmes sont fusionnés en un seul avec pour objectif de simplifier la procédure. Les billets offerts précédemment dont le prix était fixé à « 500 $ » ont été éliminés pour être remplacés par un rabais modulé selon les distances. Alors que le volet 1 de l’ancienne version du PAAR permettait aux résidents de certaines régions admissibles d’acheter un billet d’avion et de se faire rembourser une partie de son coût, il ne sera plus nécessaire dorénavant pour les consommateurs de faire une demande de remboursement auprès du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour profiter d’un rabais. La nouvelle structure prévoit que pour se prévaloir d’une réduction, les voyageurs devront acheter un billet subventionné directement auprès d’un transporteur aérien participant au programme. La procédure exacte pour y avoir accès est indiquée sur le site Internet de chacun des transporteurs. Bien que la méthode puisse varier légèrement d’une entreprise aérienne à l’autre, le rabais gouvernemental s’appliquera pendant le processus d’achat dans tous les cas.

Une limite de six billets aller simple (trois allers-retours) par année par personne a été fixée. Toutefois, cette barrière annuelle ne s’applique pas si votre résidence principale est située dans la région de la Côte-Nord et donc les résidents nord-côtiers n’ont pas de limites quant au nombre de voyages. Les billets pour des déplacements par l’intermédiaire de liaisons aériennes régionales (vols entre régions) dont l’origine et la destination sont situées au Québec sont admissibles au programme. Les déplacements au sein d’une même région (vols intrarégionaux) sont aussi admissibles. Tout déplacement vers une destination située hors du Québec est exclu (à l’exception de Wabush au Labrador). Les organismes sans but lucratif et les voyages étudiants sont maintenant admissibles. Les déplacements pour affaires et pour le travail ne sont cependant pas inclus.

À titre d’exemple, un rabais de 60 % pourra être appliqué pour l’aéroport de Wabush (Fermont) et de 85 % pour celui de Schefferville. Un voyageur pourra obtenir 60 % de rabais pour l’aéroport de Baie-Comeau et 50 % pour l’aéroport de Sept-Îles. Cette mesure est aussi valide pour les aéroports de la Basse-Côte-Nord (85 %), de Havre-Saint-Pierre en Minganie et Port-Menier sur l’île d’Anticosti (75 %), de Val-d’Or et Rouyn-Noranda en Abitibi, Mont-Joli au Bas-Saint-Laurent, Bonaventure et Gaspé en Gaspésie (50 %) ainsi que les Îles-de-la-Madeleine (60 %) pour ne nommer que quelques dessertes aériennes couvertes.

Si vous avez acheté un billet au prix courant avant le 3 février 2025, il sera possible de vous faire rembourser selon les modalités du programme qui étaient en vigueur avant cette date. Tout billet acheté au prix régulier après le 31 mars 2025 ne pourra pas faire l’objet d’une demande de remboursement dans le cadre de l’ancien volet 1 puisque les billets subventionnés seront disponibles directement au moment de l’achat. Pour plus d’informations ou des précisions, communiquer par courriel à l’adresse suivante : transport.aerien@transport.gouv.qc.ca ou par téléphone au 1 800 717-8082, option 1 (sans frais au Québec). Les agences de voyages peuvent aussi vous aider à y voir plus clair.

Transport aérien régional

Des tarifs plus élevés un peu partout au Québec

Selon le Parti québécois (PQ), la nouvelle mouture du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR) instaurée par le gouvernement Legault ne répond pas aux aspirations et aux exigences des régions du Québec dans le domaine du transport aérien.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de transport, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, déplore le contenu de la nouvelle version du PAAR récemment implantée par la Coalition avenir Québec (CAQ). « Que l’on vive aux Îles-de-la-Madeleine, à Gaspé, à Baie-Comeau, en Abitibi-Témiscamingue ou même au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les Québécoises et Québécois paieront dorénavant en moyenne plus cher pour se déplacer en avion depuis la récente mise en œuvre du nouveau Programme d’accès aérien aux régions de la CAQ », a affirmé, le 6 février 2025, Joël Arseneau. « On réclamait depuis deux ans des améliorations du PAAR, mais les régions ressortent dans l’ensemble perdantes », calcule-t-il.

« Si l’objectif de la CAQ est d’augmenter le fardeau financier des citoyens qui dépendant d’un transport aérien régional efficace et abordable, c’est réussi », ironise le député madelinot qui dénonce la perte des acquis pour le soutien ciblé aux habitants des régions depuis 1989 et fait ressortir l’effet inflationniste de la révision du PAAR.

M. Arseneau explique qu’un seul regard sur les grilles de tarification des transporteurs aériens suffit à comprendre que le déplafonnement des tarifs à 500 $ entraîne une hausse généralisée des prix des billets d’avion pour les destinations régionales.

Dès l’annonce des nouvelles modalités du programme, en décembre, le député Arseneau a critiqué les nouvelles règles qui menaçaient de faire augmenter les coûts des billets d’avion pour les gens des régions du Québec. « Alors que le principe derrière le programme visait à réduire le coût des déplacements pour stimuler l’achalandage, c’est tout le contraire qui risque d’arriver avec le déplafonnement des tarifs », déplore l’élu. De plus, le député du Parti québécois se questionne à savoir combien de places seront offertes pour chaque catégorie de tarifs et pourquoi la CAQ insiste pour subventionner les billets d’avion des touristes des milieux urbains et des visiteurs d’Europe, d’Asie ou des États-Unis aux dépens des citoyens des régions ? Il rappelle que le soutien aux habitants des régions en matière de transport aérien remonte à l’adoption d’un décret en 1989. « La mesure s’appliquait d’abord aux résidents insulaires des Îles-de-la-Madeleine puis s’est étendue aux autres régions du Québec.

L’élu péquiste explique que la CAQ bafoue non seulement le décret sur l’insularité en haussant spécifiquement les tarifs aériens pour les Madelinots, mais assimile les besoins en transport aérien des citoyens des régions à ceux des villes et aux visiteurs étrangers. « Ce qu’il faut retenir, c’est que la CAQ trouve qu’on ne paie pas assez cher nos billets d’avion ». Joël Arseneau réitère qu’il faut travailler non seulement sur la demande, mais aussi sur l’amélioration de l’offre de transport aérien. « Je demande à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, de refaire ses devoirs, en cessant de se concentrer uniquement sur la demande, pour consolider l’offre en matière de transport aérien régional et la diversifier. Nous, gens des régions, avons besoin d’un service abordable et fiable qui répond réellement aux attentes et aux besoins des citoyens », conclut-il.

Partager

Publié le 18 février, 2025, dans la publication : Numéro_3 Volume_43

  • Abitibi-Témiscamingue
  • Admissibilité
  • Aéroports
  • Baie-Comeau
  • Coalition avenir Québec
  • Compagnies d’aviation
  • Destination
  • Fermont
  • Gaspé
  • Îles-de-la-Madeleine
  • Itinéraire
  • Joël Arseneau
  • Montréal
  • Parti québecois
  • Prix des billets d’avion
  • Programme d’accès aérien aux régions
  • Québec
  • Rabais gouvernemental
  • Région
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean
  • Saint-Hubert
  • Tarif
  • Transport aérien

Publié sur le site le 18 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Surf des neiges

Une planchiste de Fermont au sommet

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la jeune athlète de Fermont lors d’une des épreuves de surf des neiges dans lesquelles elle a excellé. Source photo : gracieuseté

Le parcours sportif de la jeune planchiste fermontoise Élizabeth Lavoie, qui s’entraîne au club de ski alpin Smokey Mountain à Labrador City au Labrador, s’annonce très reluisant pour la saison 2024-2025. L’athlète locale, qui a déjà sillonné plusieurs destinations de sports de glisse ces dernières années afin de participer à diverses épreuves de planche à neige notamment dans le cadre du circuit de la coupe du Québec, se fait de plus en plus remarquer.

Elle s’est particulièrement illustrée en décrochant deux médailles d’or lors des deux premières courses auxquelles elle a pris part. Elle a en effet commencé la saison en force en récoltant deux premières places dans sa catégorie (U15) lors de courses d’obstacles (cross en planche à neige) à la station de ski Val-Saint-Côme dans Lanaudière, les 24 et 25 janvier derniers, ce qui annonce un parcours qui risque d’impressionner. L’athlète locale qui se spécialise dans les épreuves en descente acrobatique (slopestyle) relève également de nouveaux défis en ajoutant à son expérience des épreuves de cross en planche à neige, un autre style qu’elle perfectionne depuis maintenant quatre ans.

Élizabeth Lavoie qui s’est classée deuxième dans sa catégorie à l’échelle provinciale au classement de Québec Snowboard la saison dernière vise à se tailler une place au sein de l’équipe provinciale « relève » l’an prochain. La surfeuse des neiges qui doit faire bonne figure afin d’obtenir une moyenne lui permettant d’accéder à ce palier supérieur a déjà accumulé des cordes à son arc avec ses excellents résultats qui seront comptabilisés parmi ses quatre meilleures descentes sur un total de sept courses de la saison. Elle a donc déjà atteint la moitié de son objectif après seulement deux épreuves.

La sportive a déjà pris part à deux camps d’entraînement depuis le début de la saison. En novembre, elle s’est entraînée à la station de sports hivernaux de mont Sima à Whitehorse au Yukon et, au début janvier, elle dévalait les pentes enneigées à Sun Peaks en Colombie-Britannique. Elle participera également, en mai prochain, à un autre entraînement à la station de ski et de planche à neige Banff Sunshine Village en Alberta. « Ça prend de la discipline et des efforts soutenus afin d’atteindre ce niveau de sport d’élite, mais c’est possible d’y parvenir même quand on habite en région éloignée grâce à l’appui du milieu. Je remercie mes enseignants scolaires qui doivent faire preuve de flexibilité afin de s’adapter à mes absences lors de mes déplacements, mes entraîneurs et les commanditaires majeurs qui m’appuient : Minerai de fer Québec, la MRC de Caniapiscau et Provincial Airlines », confie celle qui est aussi gymnaste au sein de l’équipe des Snowbirds de Labrador City. Dans le cadre de cette autre discipline sportive, elle a pris part à la compétition « Dream Big 2025 » à Mount Pearl sur l’île de Terre-Neuve afin de se classer pour les Jeux provinciaux de gymnastique Terre-Neuve-et-Labrador qui se tiendront à Corner Brook du 11 au 13 avril. Elle tentera alors de se qualifier pour les Jeux de l’Atlantique qui auront lieu à St. John’s, du 24 au 27 avril.

Félicitations à l’ambassadrice fermontoise pour ses performances exceptionnelles. Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans l’atteinte de ses futurs objectifs.

Partager

Publié le 18 février, 2025, dans la publication : Numéro_3 Volume_43

  • Athlète locale
  • Club de ski alpin Smokey Mountain
  • Coupe du Québec
  • Descente acrobatique
  • Élizabeth Lavoie
  • Fermont
  • Fermontoise
  • Jeunesse
  • Labrador City
  • Médailles d’or
  • Parcours sportif
  • Planche à neige
  • Planchiste
  • Slopestyle
  • Sport d'hiver

Publié sur le site le 18 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Guerre commerciale

Les Métallos s’insurgent

par Éric Cyr

Le Syndicat des Métallos/Steelworkers a condamné fermement le plan du président américain Donald Trump d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur toutes les importations d’acier et d’aluminium canadiens, le 10 février 2025. Selon les Métallos, ces mesures insensées menacent des milliers d’emplois au Canada et perturbent les chaînes d’approvisionnement en plus de compromettre des décennies de coopération économique entre les deux pays.

« Les tarifs de Trump sont une attaque directe contre les travailleuses, les travailleurs et les communautés. Nous avons déjà vécu cette situation par le passé et nous savons que ce genre de mesures irréfléchies ne fonctionnent pas, nuisent aux emplois, déstabilisent les industries et créent de l’incertitude dans toute l’économie, des deux côtés de la frontière », confie le directeur national canadien des Métallos, Marty Warren, qui, en constatant l’absence de tout signe d’exemption pour le Canada, incite le gouvernement canadien à agir énergiquement et rapidement en implantant sur le champ des contre-tarifs qui devraient être en vigueur immédiatement, tout en renforçant le soutien fédéral aux travailleurs et à l’industrie en s’engageant formellement à utiliser ces produits canadiens dans des projets d’infrastructures publiques. Ce dernier prévient qu’en l’absence de mesures de sauvegarde, le Canada pourrait voir affluer de l’acier et de l’aluminium à bas prix en provenance de pays exclus du marché américain, ce qui nuirait encore plus aux industries nationales et aux emplois canadiens. « Si ces tarifs sont instaurés, le gouvernement du Canada doit être prêt à riposter tout aussi fortement et à faire face aux conséquences de ce nouveau chapitre de la crise sur nos emplois. Pendant des années, nous avons fait pression en faveur de politiques d’approvisionnement national sur le marché intérieur afin de garantir que l’argent des contribuables soutienne les emplois et les industries au pays. Il est désolant que cela ne se soit pas encore produit, mais le gouvernement fédéral ne peut plus se permettre d’ignorer la situation »,
ajoute M. Warren.

Le président international du Syndicat des Métallos, Dave McCall, a également dénoncé la décision de Donald Trump en évoquant une situation similaire en 2018.

« Le Canada n’est pas le problème et ces tarifs ne feront que nuire aux travailleurs des deux côtés de la frontière. Au lieu de guerres commerciales irresponsables, nous avons besoin de politiques qui renforcent le secteur manufacturier et protègent les bons emplois dans les deux pays.

L’économie canado-américaine est profondément intégrée avec 20 milliards de dollars (G$) d’acier échangés entre les deux pays chaque année. Le Canada importe 39 % de son acier des États-Unis alors qu’il y exporte 94 % de sa production et les fabricants américains dépendent fortement de l’acier canadien pour leurs activités. En 2024, le Canada a exporté pour 15,9 G$ d’aluminium vers les États-Unis, ce qui en fait de loin le premier fournisseur des industries américaines et a importé pour 4,1 G$ soutenant ainsi des milliers d’emplois de part et d’autre de la frontière.

Le Syndicat des Métallos/Steelworkers a l’intention de continuer à faire pression sur tous les niveaux de gouvernement pour qu’ils prennent des mesures décisives, défendent les travailleurs et travailleuses canadiens et veillent à ce que les tarifs ne compromettent pas l’avenir de nos industries de l’acier et de l’aluminium.

Partager

Publié le 18 février, 2025, dans la publication : Numéro_3 Volume_43

  • Acier
  • Aluminium
  • canada
  • Chaînes d’approvisionnement
  • Coopération économique
  • Déstabilisation
  • Donald Trump
  • Emplois
  • Gouvernement du Canada
  • Industries
  • Perturbations
  • Président américain
  • Steelworkers
  • Syndicat des Métallos
  • Tarifs douaniers

Publié sur le site le 18 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport scolaire

Campagne de sécurité annuelle

par Éric Cyr

La 37e campagne québécoise annuelle de sensibilisation à la sécurité en transport scolaire de la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) se déroule du 27 janvier au 7 février 2025 sous le thème « M’as-tu vu ? » et le transporteur Transport Therrien souhaite sensibiliser la population à l’importance de la sécurité dans le périmètre des autobus scolaires particulièrement aux arrêts et lors de l’embarquement et du débarquement des jeunes passagers.

L’objectif visant à stimuler une prise de conscience et la prudence pour les conducteurs de tout type de véhicule relativement aux risques de leurs actions pour la sécurité des enfants est relayé par Transport Therrien qui est un partenaire de plusieurs activités découlant de cette démarche en collaboration avec les policiers de la Sûreté du Québec ainsi que la Commission scolaire du Fer. L’entreprise fermontoise spécialisée dans le transport de personnes a décidé de s’investir dans cette cause destinée à favoriser la sécurité de ses jeunes usagers qui lui tient particulièrement à cœur.

Le directeur général de Transport Therrien, Yan Landry, confie : « Pour renforcer cette initiative, nous prévoyons de réaliser des actions concrètes telles que des contrôles de vitesse à proximité des arrêts d’autobus scolaires à l’aide de radars, des séances photo avec des conducteurs d’autobus pour faire la promotion de la prévention et des habitudes de déplacements sécuritaires ainsi que des ateliers d’informations qui seront offerts aux élèves des écoles par nos chauffeurs locaux afin de sensibiliser davantage les jeunes à l’importance des consignes de sécurité relatives aux modalités de locomotion aux abords des autobus. »

Dans le cadre de cette activité de prévention et de sécurité, les conducteurs d’autobus et de voitures, les élèves, leurs parents et les usagers de la route sont invités à faire preuve de prudence dans les zones scolaires, près des écoles et en présence d’autobus scolaires. En plus de la séance de contrôle radar qui sera organisée afin de surveiller la vitesse des véhicules routiers, deux conductrices professionnelles seront présentes à l’école primaire pour discuter avec des écoliers de manière interactive des enjeux liés au sujet ainsi que de l’importance de la sécurité et des consignes à respecter en transport scolaire.

L’équipe de Transport Therrien, qui est fière de participer à cet événement, distribue au public des dépliants relatifs à la prévention et à la sécurité dans le domaine. Du matériel promotionnel est également fourni aux conducteurs et conductrices d’autobus scolaires en les invitant à porter fièrement le macaron de la campagne ainsi que le ruban Nathan, symbole d’une autre campagne de sensibilisation en mémoire d’un élève qui a tragiquement perdu la vie en se faisant percuter par une voiture à sa sortie d’un autobus, et à rappeler les consignes de sécurité aux élèves à bord.

L’objectif de ces opérations de sensibilisation est de signaler aux automobilistes ayant des comportements répréhensibles l’importance du respect des règlements afin d’éviter qu’une autre tragédie ne survienne. Chaque infraction constituant une menace pour la vie d’un enfant, la sensibilisation incitant des conducteurs à adopter des comportements plus responsables en présence des autobus jaunes reste essentielle. La campagne rappelle que l’arrêt est la seule option et que l’attention des automobilistes sauve des vies. Près de la moitié (46.8 %) des infractions en lien avec le signal d’arrêt des autobus scolaires sont commises par les conducteurs âgés de 25 à 44 ans.

Le transport scolaire au Québec, ça représente :

• Un total de près de 535 000 écoliers transportés matin et soir ;

• Un total d’un peu plus de 941 000 kilomètres parcourus chaque jour par des autobus scolaires ;

• La présence quotidienne de près de 10 650 autobus scolaires sur les routes du Québec.

Partager

Publié le 4 février, 2025, dans la publication : Numéro_2 Volume_43

  • Activité de prévention et de sécurité
  • Autobus
  • Comportements au volant
  • Conducteurs d’autobus
  • Consignes de sécurité
  • Contrôle radar
  • Écoles
  • Écoliers
  • Fédération des transporteurs par autobus
  • Prévention
  • Prudence
  • Sécurité en transport scolaire
  • Transport scolaire
  • Transport Therrien
  • Zones scolaires

Publié sur le site le 4 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

CPE Le Mur-mûr

Un aménagement avant le déménagement

par Éric Cyr

Source photo : courtoisie

Des travaux de construction, qui se sont amorcés en début d’année, se déroulent actuellement dans le mur-écran de Fermont afin d’aménager un nouveau local qui sera intégré au centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr pour accueillir les enfants associés aux 21 places additionnelles octroyées en septembre 2023 par le ministère de la Famille.

Cette infrastructure temporaire sera située dans le même secteur soit dans l’espace adjacent au CPE qu’occupait autrefois la boutique Soleil Isabel et qui a été généreusement offert par la minière ArcelorMittal qui l’utilisait au préalable comme entrepôt. Cet ajout nécessaire comblera le besoin urgent manifesté par les administrateurs du CPE afin de conserver les nouvelles places en garderie accordées localement par le gouvernement du Québec qui doivent être comblées dans un échéancier de deux ans à compter de la date de leur octroi, soit d’ici septembre 2025. Cette pièce annexe, qui permettra de délester la liste d’attente pour une place en garderie, augmentera à cent (100) les places offertes au CPE qui fonctionnera au maximum de sa capacité. L’entreprise qui est responsable du chantier de construction, RPO Construction, apportera des modifications majeures au local actuel afin de l’adapter et le transformer en le rendant propice à sa future fonction et conforme aux exigences de sa nouvelle vocation.

Installations provisoires

La directrice générale du CPE Le Mur-mûr, Caroll-Ann Després-Dubé, explique que les efforts se concentrent pour l’instant sur la concrétisation de ces installations destinées à accueillir les 21 nouveaux enfants avant la date butoir fixée par le gouvernement afin de ne pas perdre les nouveaux acquis, mais que celles-ci ne seront utilisées que pour une période de transition en attendant un déménagement vers le nouveau CPE qui sera mieux adapté et qui comprendra beaucoup plus d’espace dont l’emplacement a finalement été choisi lors de la dernière rencontre du conseil d’administration en janvier dernier et qui reste à construire.

Des défis demeurent

Mme Després-Dubé remercie les partenaires qui s’investissent dans la démarche qui profitera aux familles d’ici. Elle confie que ses plus grandes inquiétudes par rapport à ce qui pourrait freiner l’attribution des nouvelles places prévues en avril prochain si tout se déroule bien sont des enjeux de main-d’œuvre et de logement.

« Le recrutement de personnel combiné à la pénurie de logements s’avère une problématique qu’il faut prendre en considération avant de crier victoire. Le CPE a obtenu deux logements de la Société d’habitation communautaire de Fermont pour loger deux de ses éducatrices, mais il en manque cependant trois autres afin de répondre à la demande, ce qui pourrait constituer un obstacle important à l’aboutissement visé. La mobilisation du milieu s’avère essentielle afin de parvenir à l’objectif souhaité. »

Débrayage d’une journée

Environ 12 000 travailleurs et travailleuses syndiquées de centres de la petite enfance (CPE) du Québec dont près de 300 travailleuses issues de dix CPE de la Côte-Nord affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Côte-Nord, incluant les employées du CPE Le Mur-mûr de Fermont, ont fait la grève durant une journée, le 23 janvier 2025.

Un total de huit éducatrices fermontoises, dont le déplacement a été financé à l’aide du fonds de défense professionnelle de la CSN, se sont rendues en avion sur un vol nolisé afin d’assister à la mobilisation qui s’est tenue à Sept-Îles et qui a regroupé des établissements de Baie-Comeau, de Blanc-Sablon, de Fermont et de Sept-Îles. Après avoir manifesté au coin du boulevard Laure et de la rue Smith, les grévistes du rassemblement se sont par la suite dirigées jusque devant le bureau de la ministre de l’Emploi et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, afin de faire valoir leurs réclamations qui incluent notamment une charge de travail moins lourde, une meilleure rémunération salariale et des primes de disparités régionales qui pourraient faciliter l’attraction et la rétention de personnel nord-côtier.

Spécificité nord-côtière

Selon le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay, malgré un défi logistique, cette première journée de grève s’avérait absolument nécessaire dans la région afin de sensibiliser le gouvernement à la situation particulière et à la réalité sur le terrain où plusieurs éducatrices ont délaissé les CPE de la Côte-Nord pour intégrer un poste au sein d’un établissement scolaire qui offre de meilleures conditions de travail.

« Les primes de disparité régionale qui sont au cœur du litige constituent un élément primordial dans le cadre des revendications nord-côtières et je dirais même que cet élément est d’une importance capitale afin d’éviter un éventuel point d’achoppement des négociations. »

Partager

Publié le 4 février, 2025, dans la publication : Numéro_2 Volume_43

  • Caroll-Ann Després-Dubé
  • Centre de la petite enfance
  • Chantier
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN) Côte-Nord
  • CPE de la Côte-Nord
  • CPE Le Mur-mûr
  • Éducatrices fermontoises
  • Fermont
  • Fonds de défense professionnelle de la CSN
  • Mur-écran de Fermont
  • Nord-Côtiers
  • Nouveau local
  • Nouvelle vocation
  • Primes de disparité régionale
  • Revendications
  • RPO Construction
  • Travaux de construction

Publié sur le site le 4 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Biens immobiliers de Desjardins

La Ville de Fermont revoit sa stratégie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’un des deux édifices pour lesquels la Ville a abandonné son droit prioritaire d’acquisition.

Après avoir pris connaissance de deux offres d’achat faites sur les deux bâtiments appartenant à la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont, l’administration municipale a adouci sa position qui visait à utiliser systématiquement son droit de préemption sur les immeubles de l’institution bancaire qui avait pignon sur rue localement et qui a pris la décision de mettre fin, le 8 novembre 2024, à son service au comptoir.

Tel que le lui permet le droit de préemption, un outil intégré en juin 2022 au Code municipal du Québec et à la Loi sur les cités et les villes, la mairie de Fermont souhaitant éviter les situations où un immeuble représentant un intérêt pour la municipalité pourrait être vendu à un tiers sans qu’elle en soit préalablement informée, a manifesté son intention d’avoir recours à son droit de préemption dans le cas des propriétés immobilières locales de Desjardins qui a pris la décision de délaisser la localité. Cependant, l’Hôtel de Ville a retiré son droit de préférence stratégique lui permettant d’égaler les offres d’achat soumises au propriétaire pour la vente des deux immeubles pour lesquels la municipalité avait indiqué vouloir exercer ce droit, soit sur les deux édifices appartenant à l’établissement financier, la bâtisse principale de l’ancienne succursale bancaire située au 100, rue de l’Hématite et une roulotte située au parc de maisons mobiles.

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, précise la position de la Ville en expliquant que comme l’offre d’acquisition pour la maison mobile a été déposée par la Coopérative alimentaire (Coop Metro) avec comme objectif de loger certains de ses travailleurs il a été jugé préférable de faire preuve de flexibilité dans l’intérêt des citoyens en laissant libre cours à ces transactions.

« La Coop Metro est une entreprise d’économie sociale considérée comme un service essentiel comme on a pu le constater lorsque la frontière avec le Labrador était fermée durant la pandémie. Nous avons donc décidé de ne pas lui mettre les bâtons dans les roues et de faciliter sa démarche qui, si elle se concrétise, profitera à la communauté en répondant à un besoin fondamental. »

L’élu municipal confie qu’en ce qui concerne le droit prioritaire de la Ville de devenir acquéreur du bâtiment principal qui abritait l’ancien point de service local de Desjardins, celui-ci a été abandonné au bénéfice d’une entreprise, Construction & Expertise PG.

Le maire précise que les démarches visant à attirer une autre institution bancaire à Fermont se poursuivent, mais l’espoir s’amenuise et la tâche s’avère malheureusement ardue et difficile. Construction & Expertise PG a acheté l’hôtel Sir Wilfred Grenfell à Wabush au Labrador il y a quelques années pour le transformer en complexe résidentiel pour loger ses travailleurs.

Partager

Publié le 4 février, 2025, dans la publication : Numéro_2 Volume_43

  • Bâtiments
  • Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont
  • Construction & Expertise PG
  • Coop Metro
  • Desjardins
  • Fermont
  • Hôtel de Ville
  • Hôtel Sir Wilfred Grenfell
  • Immeubles de l’institution bancaire
  • Logements pour travailleurs
  • Maire Martin St-Laurent
  • Wabush

Publié sur le site le 4 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.