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    Une frontière fragile

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    Parachèvement de la route 138

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Volume 38

Une frontière fragile

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Coronavirus :  des renseignements  utiles

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La grogne s’amplifie sur la Côte-Nord

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Une frontière fragile

Une frontière fragile

par Éric Cyr

Source photo : CDC

La peur de la propagation du virus de la Covid-19 (coronavirus) suscite les inquiétudes et bien qu’aucun n’ait été encore répertorié tant au Labrador Ouest qu’à Fermont et sur la Côte-Nord, la décision a été prise, le 20 mars dernier, par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador d’obliger ceux qui traversent la frontière entre le Québec et le Labrador à s’isoler pour une période de 14 jours.

Selon des publications du député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest et de la députée fédérale libérale du Labrador, Yvonne Jones, certaines exemptions à ce confinement obligatoire émises le lendemain s’appliquent toutefois pour les résidents des villes frontalières de Fermont et de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord qui peuvent franchir la frontière sans avoir à se soumettre à ces nouvelles directives dans certains cas particuliers notamment des déplacements jugés essentiels par exemple pour se rendre à un rendez-vous médical en avion, pour le travail ou pour aller chercher des denrées essentielles qu’ils ne peuvent se procurer dans leur localité. Les conducteurs professionnels (camionneurs) transportant des marchandises de première nécessité, comme la nourriture, sont aussi exemptés de ces mesures tout comme huit travailleurs essentiels du chemin de fer Western Labrador Railway qui dessert Minerai de fer Québec (MFQ) et Tata Steel afin d’assurer le service. Ceux-ci seront transportés par avion et par la suite directement sur le chantier.

Les minières Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) ont arrêté temporairement toutes les activités de travailleurs aéroportés (Fly-in/Fly-out appelés aussi FIFO). Si ces entreprises ont besoin d’un travailleur essentiel qui doit être transporté par avion, elles devront obtenir le consentement du médecin-chef de Terre-Neuve-et-Labrador qui leur transmettra une dérogation. MFQ, qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont au Québec, a reçu une exemption qui a été émise, le 21 mars, à la suite de l’assurance d’avoir adopté des dispositions jugées adéquates et suffisantes afin d’éviter une propagation du virus.

Celle-ci stipule que ses employés doivent se déplacer à bord de vols nolisés avec un maximum de 25 passagers par avion et que tous les travailleurs à bord ont au préalable subi une évaluation médicale avant leur départ incluant une déclaration médicale et un contrôle de température corporelle. Une infirmière devra accompagner ceux-ci durant le vol. Un autobus ira à la rencontre de chaque avion affrété transportant cette main-d’œuvre afin de faire monter les travailleurs utilisant cette navette aérienne directement sur le tarmac (piste) sans passer par le terminal afin de les transporter sur leur lieu de travail sans transiger par des lieux publics. Un médecin devra être sur place à leur arrivée en cas de nécessité.

Le même scénario s’applique pour l’embarquement lors du vol de retour qui se fera également sur le tarmac de l’autobus vers l’avion. Les travailleurs issus de ce mode de transport aérien employés par des entrepreneurs ou entreprises privées du Labrador Ouest devraient aussi obligatoirement s’auto-isoler en arrivant avant de pouvoir aller travailler. ArcelorMittal n’avait obtenu aucune exemption et devait donc obéir à la nouvelle règlementation, mais des pourparlers se poursuivaient à ce sujet au moment de mettre sous presse.

Selon les nouvelles indications, les voyageurs qui sont sortis du territoire de cette juridiction provinciale et qui reviennent par avion ou par route devront s’isoler durant une période de 14 jours à leur retour dans cette province. Des amendes peuvent être données pour les personnes et sociétés (compagnies) reconnues coupables d’avoir enfreint ces ordonnances.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Parachèvement de la route 138

Tous les espoirs sont permis ou presque…

par Éric Cyr

Source photo : Dean Andrew King

Le gouvernement Legault a récemment annoncé l’ajout de deux nouveaux tronçons de la route 138 au Plan québécois des infrastructures (PQI) lors du dépôt du budget, le 10 mars dernier, ce qui permettrait éventuellement de prolonger ce lien routier à l’est jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord rejoignant par la même occasion la frontière du Labrador.

Ces deux nouvelles entrées à l’étude au PQI devraient réjouir les partisans du désenclavement de la Côte-Nord soit la totalité des élus nord-côtiers incluant le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, qui milite depuis des lustres afin de faire comprendre aux gouvernements l’importance et la légitimité de relier ce vaste territoire au reste du Québec et qui ose espérer que cette fois-ci sera la bonne.

Pour le capitaine de bateau à la retraite, c’est plus qu’un pas dans la bonne direction, c’est la première fois qu’un ministre des Transports comprend réellement les réalités de la Côte-Nord. La solidarité régionale de différents groupes et notamment de la Coalition Union 138 semble avoir porté ses fruits puisque l’étude des deux segments manquants de la route 138, soit celui de La Romaine à Tête-à-la-Baleine et celui de La Tabatière à Vieux-Fort, aura certainement été grandement propulsée par l’indéfectible solidarité de différents groupes militant pour l’aboutissement de ce tracé pour l’instant toujours inexistant. M. Jones qui qualifie cette démarche d’historique est persuadé que les plans et devis vont bientôt voir le jour puisque le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) est le premier à planifier l’ensemble des travaux pour les quatre tronçons manquants et s’est prononcé à ce sujet dans la première moitié de son mandat plutôt que de tergiverser en promesses électorales. Cette confiance vient du fait qu’il a eu une conversation avec le ministre François Bonnardel qui lui a assuré se pencher sur cette priorité nord-côtière, qu’un montant était disponible et que le gouvernement du Québec réitérerait sa demande à Ottawa de s’investir pour les autres étapes du projet. Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier est convaincu que la mobilisation citoyenne et la cohésion entre les acteurs des milieux nord-côtiers incluant les chefs autochtones innus ont joué un rôle majeur dans l’équation.

Un bémol et un virus

La députée de Duplessis, la péquiste Lorraine Richard, a exprimé des réserves et certaines inquiétudes puisqu’elle n’a pas vu de somme attitrée pour les travaux cette année ni d’échéancier précis s’y rattachant. La récente crise liée à la Covid-19 (coronavirus) pourrait cependant venir changer la donne en contribuant à repousser les orientations initiales.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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CISSS de la Côte-Nord

Coronavirus : des renseignements utiles

par Éric Cyr

Source photo : CDC

Dans un effort de freiner la propagation de la Covid-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a transmis, le
19 mars dernier, des informations utiles à la population de Fermont et de Schefferville en cette période de bouleversement liée à cette crise.

À Fermont, les lignes téléphoniques Info Santé/Info Social 811 et Info Covid-19 sont accessibles via la ligne du Centre multiservice de santé et de services sociaux local en composant le 418 287-5461 option 1 pour le 811 et option 2 pour la ligne Info Covid-19. L’horaire habituel peut être changé quotidiennement afin de permettre au personnel médical de s’adapter à la situation au jour le jour. En dehors des heures d’ouverture, les personnes qui se présentent doivent d’abord sonner et répondre à un questionnaire afin de déterminer si elles peuvent entrer dans l’établissement de santé. Si l’autorisation est accordée, la porte sera débarrée et quelqu’un de mandaté à cet effet viendra immédiatement accueillir les patients et leur donner les instructions à suivre afin de les aiguiller vers le bon service tout en veillant à restreindre l’accès aux visiteurs non autorisés. Pour Schefferville, il n’y a pas de changement en ce sens pour l’instant.

La clinique dentaire est fermée au public, mais demeure ouverte pour les urgences seulement. Il faut cependant appeler avant de s’y rendre. Certains rendez-vous non urgents ont été reportés et des interventions chirurgicales non urgentes sont annulées et seront reportées. Toutes les visites sont interdites dans l’ensemble des installations du CISSS de la Côte-Nord y compris pour Fermont et Schefferville, à l’exception de certaines visites humanitaires (par exemple pour un patient en soins de fin de vie).

Le dépistage s’amorce

Des cliniques désignées de la Covid-19 ont ouvert à la mi-mars sur le territoire nord-côtier dont les premières, à Sept-Îles et à Baie-Comeau, ont fait preuve de créativité puisque ce sont dans les arénas Guy-Carbonneau et Henry-Léonard que celles-ci ont été installées dans un concept de service à l’auto. Cette formule permet aux passagers de demeurer à l’intérieur du véhicule pour subir leur test tout en désenclavant l’Hôpital de Sept-Îles et l’Hôpital Le Royer de Baie-Comeau. D’autres cliniques attitrées à la même fonction ont suivi à Port-Cartier, Havre-Saint-Pierre, Fermont, Blanc-Sablon, Les Escoumins et Forestville. Dans ces nouvelles installations, les prélèvements s’effectuent dans les garages pour ambulances rattachés aux établissements du réseau de la santé à l’exception de Fermont où ceux qui passeront le test devront le faire à pied dans le nouveau garage des livraisons adjacent au Centre de santé récemment rénové. Comme ailleurs au Québec, les gens doivent au préalable composer le numéro de téléphone de la ligne Info-Covid-19, le 1 877 644-4545 ou le 418 287-5461 option 2, afin de déterminer si un dépistage est recommandé. Si tel est le cas, il faudra d’abord obtenir un rendez-vous avant de se présenter sur place. Les symptômes les plus apparents de la Covid-19 sont la toux ou la fièvre et parfois des difficultés respiratoires qui peuvent devenir sévères. Au moment de mettre sous presse, un seul cas positif à été confirmé sur la Côte-Nord.

Mesures de prévention

« Chaque personne a un rôle majeur à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. Il est donc très important de respecter les différentes mesures en vigueur », soutient le porte-parole du CISSS de la Côte-Nord, Pascal Paradis. Parmi ces mesures, mentionnons : respecter les mesures d’hygiène, telles que le lavage fréquent des mains, éviter les voyages, même les déplacements d’une région à l’autre, sauf en cas de nécessité, s’isoler pendant 14 jours si l’on revient de l’étranger et surveiller le développement de symptômes. Il est aussi important d’éviter les rassemblements et, pour les personnes âgées de 70 ans et plus, rester à la maison, sauf en cas de nécessité par exemple un rendez-vous médical important. Pour plus de détails, visitez lequebec.ca/coronavirus.

Deux respirateurs et une chambre à pression négative sont offerts à Fermont alors que Schefferville peut compter sur un respirateur pour les trois dispensaires et deux chambres à pression négative soit une au CLSC de Schefferville et l’autre sur la communauté autochtone naskapie de Kawawachikamach. L’hôpital de Labrador City dispose de deux respirateurs et de deux chambres à pression négative.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Covid-19 : le virus

Branle-bas de combat

par Éric Cyr

Source photo : CDC

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies pour la santé publique, a d’abord déclaré que la flambée du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SARS-CoV-2) appelé aussi la Covid-19 constituait une épidémie avant de se raviser et d’annoncer en conférence de presse, le 11 mars dernier, que la population mondiale fait dorénavant face à une pandémie soit la propagation d’une nouvelle maladie à l’échelle planétaire.

Cette maladie infectieuse est provoquée par un nouveau virus qui n’avait jamais encore été découvert chez l’être humain qui entraîne une maladie respiratoire (semblable à la grippe) avec des symptômes comme la toux, la fièvre, et dans les cas plus sévères, une pneumonie atypique. La bonne nouvelle est qu’on peut aider à s’en prémunir en se lavant fréquemment les mains et en évitant de se toucher le visage. La Covid-19 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée lorsque celle-ci tousse ou éternue ou par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales.

Au temps du coronavirus

Bien qu’aucun cas n’ait encore été répertorié sur la Côte-Nord et au Labrador Ouest (au moment de mettre sous presse), la crainte de la propagation de la Covid-19 n’épargne pas Fermont, Labrador City et Wabush où plusieurs mesures sanitaires importantes ont été prises afin de freiner son éventuelle progression notamment la fermeture de plusieurs commerces. À Fermont, des élèves de retour d’un voyage à New York se sont placés en isolement préventif volontaire.

Domaine sportif et culturel

La 36e édition des Jeux franco-labradoriens est maintenue, mais toutes les autres rencontres sportives sont annulées dans les trois villes nordiques. La course d’endurance à motoneige Cain’s Quest s’est terminée juste à temps à Labrador City. Tout se bouscule rapidement. La Ville de Fermont ferme tous ses plateaux récréatifs et sportifs incluant la piscine, l’aréna Daniel-Demers et la bibliothèque municipale. Labrador City suit l’exemple tout comme Wabush qui ferme le complexe récréatif Mike Adam et l’aréna Bill-Chaplin. Le plus gros événement fermontois, le Taïga Carnaval annule l’édition de cette année incluant les réputées courses de traîneau à chiens, les Taïga courses. Le club de ski de fond Menihek annule la 45e édition de la compétition annuelle Labrador Loppet.

Réaliste, mais non alarmiste

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent prend la situation au sérieux et met sur pied une cellule de crise qui est en lien avec celles du Labrador Ouest afin de parer à toute éventualité. Par la suite, les mesures d’urgence sont instaurées dans les municipalités avoisinantes . « Il est important de prendre des mesures drastiques et de s’assurer de respecter les consignes émises par le gouvernement du Québec, de les suivre à la lettre afin d’éviter la propagation de cette maladie. Plus nous sommes proactifs et que nous travaillons fort durant les premières semaines et plus le retour à la normale se fera rapidement. » Les bureaux administratifs de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau sont fermés. À Labrador City, les réunions des conseils municipaux se font à huis clos puisque les bureaux sont aussi fermés au public incluant l’hôtel de ville, les travaux publics, les départements de prévention des incendies qui répondent tout de même aux appels d’urgence tout comme à Fermont. À Wabush, les réunions se font par conférence téléphonique.

Fermetures à la chaîne

La majorité des entreprises et services situés pour la plupart dans le centre commercial du mur-écran, mais, aussi au Labrador mettent temporairement la clef dans la porte l’une après l’autre ou privilégient le télétravail et la prise de rendez-vous à l’avance alors que d’autres, plus essentielles, s’adaptent rapidement. La Coop Metro limite le nombre quotidien de certains produits, dont les denrées essentielles, pouvant être achetés afin d’assurer une offre diversifiée et équitable pour les consommateurs. Des gels désinfectants à l’usage des clients sont installés à l’entrée du marché d’alimentation et de plusieurs commerces de la région et le personnel est mis à contribution afin d’assurer un nettoyage fréquent des lieux et des équipements, dont les paniers d’épicerie. Le géant Wal-Mart résiste. Le magasin Canadian Tire et le IGA à Labrador City fixent des heures matinales réservées au magasinage des personnes plus vulnérables (système immunitaire faible, handicaps, aînés). Le centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-Mûr restreint ses activités à un service de garde d’urgence de dernier recours uniquement réservé aux enfants des travailleurs des services essentiels qui ne présentent pas de symptômes pouvant s’apparenter au virus. Les autres parents doivent trouver des solutions de rechange puisque les écoles ont aussi été fermées tant à Fermont que par la suite au Labrador voisin.

Nécessaires adaptations

Le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont demeure accessible, mais les visiteurs n’y sont pas admis et un tri est fait à la porte d’entrée principale afin de bien aiguiller les patients. Certains rendez-vous à l’extérieur sont reportés et les interventions chirurgicales non urgentes sont remises. La clinique dentaire a été fermée et est réservée uniquement aux urgences. Le Centre de santé Alarie (pharmacie) invite les clients dans la mesure du possible à téléphoner afin de faire préparer leurs prescriptions. Tous les restaurants de Fermont : Le pub Le Réphil, le resto-bar Le Zonix et le casse-croûte Chez Phil ferment leur porte. La conférence organisée par la Chambre de commerce de Fermont et le souper-bénéfice de crabe au profit de Cancer Fermont sont annulés. Tous les gymnases et salles de sports sont fermés.

Industrie minière

Les minières ArcelorMittal et Minerai de fer Québec (Fermont), Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) qui emploient des travailleurs aéroportés prennent des mesures de prévention exceptionnelles afin d’assurer la santé et la sécurité de leurs employés tout en diminuant les risques de contamination. Les travailleurs des minières fermontoises qui utilisent des navettes aériennes doivent dorénavant répondre à un questionnaire rigoureux avant d’embarquer dans un avion et du personnel médical a été déployé aux aéroports où ceux-ci prennent leur vol afin d’évaluer leur état de santé afin de déterminer si ceux-ci peuvent se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Pionnier du Nord

L’ancien maire de Gagnon s’éteint

par Éric Cyr

Le premier maire noir de l’histoire du Québec, René Coicou, qui a présidé au destin de la défunte ville minière de Gagnon jusqu’à sa fermeture en 1985, est décédé des suites d’une longue maladie. Il a poussé son dernier soupir à Ottawa, le 2 mars dernier, il avait 84 ans.

M. Coicou, originaire d’Haïti avait fui le régime dictatorial de François Duvalier surnommé « Papa Doc » en 1957 pour aboutir à Montréal. Après des études en mécanique de machinerie lourde, il est engagé par la minière Québec Cartier en 1962 et quitte la métropole québécoise pour aller travailler à la mine du lac Jeannine (qui a été exploitée jusqu’en 1978) à Gagnon où il s’établit avec sa famille. Malgré la mort de sa première femme Claire Gravel des suites d’une complication liée à la grossesse, il choisit tout de même de demeurer sur place avec ses trois fils.

Une annonce crève-cœur

L’ancien secrétaire archiviste du Syndicat des Métallos a d’abord été élu à la mairie en 1973. Son mandat de maire sera par la suite renouvelé à deux reprises. Après avoir appris au début des années 1980 que Sidbec-Normine menaçait de fermer ses installations minières à cause de la crise du fer, tout comme ce fut le cas en 1982 pour la minière IOC à Schefferville, M. Coicou se bat corps et âme afin de renverser la vapeur et multiplie les démarches auprès du gouvernement du Québec afin de tenter de trouver des solutions. Malgré son combat acharné et l’appui indéfectible du syndicat des Métallos et du légendaire syndicaliste Herby Bérubé, c’est peine perdue et la décision est irrévocable. Atteint d’une tumeur au cerveau, M. Coicou doit finalement se résigner à l’inévitable et convoque les Gagnonais à l’église, en octobre 1984, pour leur annoncer avec émotion que leur ville agonisante serait fermée de façon définitive le 30 juin de l’année suivante. En effet, la compagnie cesse d’exploiter le gisement de fer de la mine de Fire Lake en 1984 et la ville sera rasée un an plus tard à l’été 1985.

Le politicien populaire qui s’est investi à fond dans sa collectivité aura tenu la barre avec courage jusqu’au moment fatidique du naufrage annoncé : la fermeture de la ville qu’il avait contribué à façonner. L’ancien maire de la municipalité disparue aura laissé sa trace parmi ses concitoyens, dont un bon nombre, 400 travailleurs et leurs familles, a migré vers Fermont. Plusieurs se souviennent de l’apport inestimable de celui qui était fortement engagé au sein de sa communauté. L’ancien conseiller municipal Marc Poulin, qui a par la suite déménagé à Fermont avant de prendre sa retraite le définit comme un homme du peuple au diapason des travailleurs qui faisait peu de cas de la hiérarchie. Il explique que le racisme n’existait pas à Gagnon et que tous étaient soudés dans ce petit milieu isolé tissé serré inaccessible par la route à l’époque.

« Le seul homme de couleur de l’endroit a été élu maire, c’est tout dire! »

M. Coicou n’aura malheureusement jamais eu l’occasion de visiter ce qui reste de Gagnon, mais son nom restera à jamais associé à la ville qu’il a tant aimée.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Publié sur le site le 16 mars 2020

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Courses de traîneau à chiens

L’équipe Shawnil fait sa marque

par Éric Cyr

Source photo : Peter Freeman

Les meneurs de chiens fermontois de l’équipe du chenil Shawnil, notamment l’une des plus jeunes athlètes de ce sport dans le circuit international, Florence Shaw, ont récemment participé à deux épreuves sportives internationales où ils se sont fait remarquer grâce à d’excellents résultats.

Florence Shaw a brillé lors de la deuxième édition de la course Tchitogama de 160 kilomètres (100 miles) sillonnant les paysages féériques entre Lamarche et Saint-Ludger-de-Milot au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui était organisée par HaagenDaz Expéditions, du 6 au 9 février 2020. L’ambassadrice fermontoise qui arborait le dossard numéro 5 a pris le départ avec son attelage, le 7 février, se mesurant à des conducteurs de chiens de traîneau expérimentés et, après avoir effectué un arrêt obligatoire de quatre heures au point de contrôle à l’étape de mi-parcours, a terminé l’épreuve en troisième place derrière André Longchamps, le père (7 h 20 : 53) et son fils de 17 ans Tristan (7 h 40 : 28) avec un chronomètre de 8 h 02 minutes et 47 secondes. La jeune musheuse avait remporté la première place durant le parcours de 50 kilomètres (30 miles) du Tchitogama lors de la première édition de l’événement en 2019.

Exploit inégalé

Florence Shaw a devancé un objectif qu’elle souhaitait atteindre à l’âge adulte puisqu’à 14 ans elle s’est alignée sur le fil de départ de la course Irving Woodlands Can-Am Crown à Fort Kent dans le Maine aux États-Unis, qui totalise 400 kilomètres (250 miles), le 29 février, où elle a terminé en sixième position (seconde place féminine). En plus de cette belle performance, la musheuse fermontoise a réalisé un exploit puisqu’elle est la plus jeune participante de l’histoire à avoir pris part à la Can-Am Crown. Cette dernière a terminé juste derrière un autre Québecois de 17 ans, Tristan Longchamps, qui a pris le 5e rang. L’épreuve, remportée par Denis Tremblay de Saint-Michel-des-Saints au Québec, était présentée dans le cadre de la 28e édition de l’événement international qui se déroulait, du 29 février au 3 mars. La meneuse de chiens s’était aussi classée huitième dans la course de 160 kilomètres (100 miles) Willard Jalbert Jr. également à Fort Kent en 2018. Il faut noter que le Québécois Martin Massicotte de Saint-Tite, vainqueur de l’épreuve à dix reprises, était absent, car il est le premier Québécois à participer à la célèbre course historique Iditarod de 1600 kilomètres (un peu plus de 1000 miles) en Alaska.

Les débuts

La meneuse de chiens a participé à sa toute première épreuve lors de la 10e édition de la course de 30 miles d’Eagle Lake dans le Maine dans le cadre du Mad Bomber en 2018, et à la cinquième et dernière édition du Défi Taïga de Fermont, la plus longue course de chiens de traîneaux de l’est du Canada à l’époque, cette même année en plus de franchir la première le fil d’arrivée lors de la première édition du Sprint amical des mushers couvrant une distance de 20 kilomètres dans le cadre du Taïga Carnaval de Fermont en 2019. Elle se prépare actuellement pour la nouvelle formule locale organisée par les Mushers du Grand Nord, les Taïga Courses qui se dérouleront du 20 au 22 mars où elle est inscrite pour l’épreuve du Taïga 200.

À propos du chenil Shawnil

Les chiens de traîneau sont une passion pour la famille Shaw notamment la santé et le bien-être animal qui constituent une priorité. Yan a commencé son parcours il y a quelques années avec pour objectif de bien maîtriser cette science afin d’apporter à ses chiens tout ce dont ils ont besoin. Après avoir fait appel à l’expertise de mushers québécois, Yan Shaw a pris part à plusieurs compétitions dans cette discipline principalement dans le Maine aux États-Unis. Une des plus jeunes compétitrices, sa fille Florence en est à sa troisième saison et progresse rapidement.

Le chenil Shawnil est déménagé sur le chemin de la mine des Chinois. La population peut venir le visiter quand il y a quelqu’un sur place pour vous accueillir.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Publié sur le site le 16 mars 2020

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Courageuse réadaptation

Le plongeon qui a tout chamboulé

par Éric Cyr

Légende photo : L’ancien fermontois Alain Frappier et son fils Dominic avant la tragédie qui a changé la vie du jeune athlète universitaire à tout jamais. Source photo : Yves Longpré

L’ancien Fermontois Dominic Frappier a tout pour réussir et est voué à un brillant avenir. Après avoir fourni des efforts soutenus et disciplinés, l’athlète talentueux, qui adore le ski alpin, a participé au championnat provincial universitaire d’athlétisme au lancer du poids et fait partie de l’équipe de football du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Il vient de terminer ses études universitaires en kinésiologie et célèbre, cette journée-là, l’obtention de son baccalauréat à l’occasion du bal de finissants avec des amis étudiants. C’est une chaude soirée d’été et il souhaite se rafraîchir. Subjugué de joie, il s’élance dans la pénombre et plonge du bout du quai dans un lac.

Tragédie

Sa vie bascule lorsque sa tête heurte le fond. Il est conscient, mais ne sent plus ses jambes. Il n’ose pas s’imaginer le pire, mais son corps semble comme paralysé. Il s’est cassé le cou. Ses amis interviennent rapidement et le sortent de l’eau. Il est transporté d’urgence en ambulance et s’endort durant le long trajet vers l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal. C’était le 21 juin 2019. À son réveil, ses parents sont à son chevet. Ils ont été informés de l’accident durant la nuit. Rien ne sera plus comme avant, il a subi une fracture au niveau des 5e et 6e vertèbres cervicales. Il est dorénavant quadriplégique. Le jeune homme, un sportif qui a toujours été quelqu’un de très actif, est sous le choc. Il a passé 36 heures aux soins intensifs avant d’être transféré aux soins intensifs intermédiaires dans le même établissement de santé et d’aboutir, le 4 juillet, au Centre de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal qui accueille une clientèle adulte qui présente une ou plusieurs déficiences physiques temporaires ou permanentes à la suite d’une maladie ou d’un traumatisme.

Transition et rééducation

C’est là que Dominic Frappier apprend à vivre avec sa nouvelle condition et les limitations qu’elle lui impose notamment la dépendance aux préposés, un état difficile à accepter, mais qu’il a surmonté. Ergothérapie, physiothérapie, entraînement progressif pour acquérir de la force et de la masse musculaire, il comprend bien le processus et les interventions puisqu’il a étudié l’anatomie, la biomécanique et la physiologie de l’effort durant ses cours universitaires.

« Je dois avouer qu’il y a eu des moments plus difficiles physiquement et psychologiquement, mais les embûches ne font que stimuler ma persévérance et ma volonté. »

Il ne se laisse pas abattre bien au contraire il anticipe l’avenir avec confiance et optimisme. Après avoir subi, le 23 janvier dernier, une intervention chirurgicale ayant nécessité l’expertise de quatre chirurgiens chevronnés durant huit heures afin de tenter la réanimation de certaines fonctions par transfert nerveux (nerve bypass), il devient le premier Québécois à tester le protocole de cette opération sophistiquée. L’objectif est la reconstruction de connexions nerveuses. Cette récente technique de chirurgie, la neurotisation, consistant à utiliser un nerf sain, à le sectionner et à le brancher sur un nerf avulsé ou rompu en lui envoyant du courant tel un branchement électrique, s’est avérée un outil efficace qui a donné des résultats significatifs afin de restaurer la fonction nerveuse dans les bras et les mains de plusieurs patients ailleurs dans le monde. Deux semaines après la minutieuse procédure, Dominic Frappier ne pouvait toujours pas bouger les membres supérieurs. « J’avais les muscles qui ne sont pas innervés comme endormis dans les bras. Finalement, j’ai pu à ma grande satisfaction recommencer des exercices de pleine extension des biceps et des triceps. »

Un documentaire

Très combattif, Dominic Frappier fait preuve de courage et impressionne les intervenants par sa résilience et son attitude positive. « Je souhaite m’améliorer et je suis bien encadré donc je vais obtenir des résultats c’est inévitable. » Depuis le début de son séjour et malgré les embûches, ce dernier a déjà essayé l’athlétisme en fauteuil roulant, le rugby adapté et le vélo dans le but de retrouver une vie active. Sa détermination exemplaire a attiré l’attention de la réalisatrice Karina Marceau qui l’a suivi durant quelques mois dans le cadre du tournage d’une série documentaire, La longue remontée, qui sera télédiffusée sur AMI-Télé au printemps et par la suite sur ICI Explora. Vous pouvez le joindre via son profil Facebook.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Motoneige

Un défi bisannuel d’envergure

par Éric Cyr

Légende photo : Le départ de la course sous les encouragements de la foule.

L’édition 2020 de la course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest a pris son envol sur la rue Elm à Labrador City, le 7 mars dernier, après l’alignement des coureurs et le chant de l’hymne national sous les encouragements d’une foule nombreuse juchée des deux côtés de la piste, notamment sur des bancs de neige et des balcons, et venue assister au départ des participants originaires de deux continents.

C’est dans une ambiance électrisante que des motoneigistes chevronnés de 48 équipes en provenance d’Amérique du Nord et d’Europe composées de deux coéquipiers d’expérience, incluant pour la première fois pas un, mais deux équipages féminins et des représentants de quatre nations autochtones (Cris, Naskapis, Innus, Inuits), se sont élancés par paires sous le vrombissement des moteurs et les applaudissements des spectateurs.

Certains agitaient des drapeaux, notamment ceux du Labrador et de la Finlande, et des banderoles. Les athlètes sont originaires de plusieurs nationalités incluant le Canada : Ontario, provinces atlantiques du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse (un Acadien du Cap-Breton), de l’île de Terre-Neuve et du Labrador ainsi que du Québec, mais aussi des États-Unis (Maine, Alaska). D’autres compétiteurs viennent d’aussi loin que de la Suisse (Fribourg) et de la Finlande (Laponie).

Fourmillement du départ

Des dignitaires se fondent parmi la population, des policiers patrouillent le périmètre de sécurité, des ambulanciers sont stationnés à proximité du fil de départ, des journalistes, qui ont au préalable réalisé des entrevues, se positionnent pour avoir une vue d’ensemble, des caméramans filment la scène, des photographes captent des images. Un animateur présente les équipes et motive le public avant le décompte entre les départs. Certains admirateurs et médias plus audacieux se sont positionnés aux abords du lac Wabush où les motoneigistes accélèrent véritablement pour tenter de se tailler une place parmi le peloton de tête.

Rudesse des éléments

Après une nuit de sommeil à l’hôtel North Two à Happy-Valley-Goose-Bay, certaines motoneiges devront déjà subir des réparations. Déjà neuf abandons pour des raisons mécaniques après deux jours, il ne reste que 39 équipes bien déterminées à terminer le parcours. La troisième journée, 13 équipes avaient abandonné. Les deux équipages de femmes sont toujours bien cramponnés. C’est un parcours extrêmement difficile qui les attend encore sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où les coureurs en plus de leur courage, de leur détermination et de leur ténacité doivent composer avec les rigueurs du climat nordique et les caprices de Dame nature qui peuvent se déchaîner à tout moment. L’objectif ultime pour les équipages après avoir serpenté le Labrador durant plusieurs jours et s’être enregistré à 17 points de contrôle est de franchir le fil d’arrivée au club de motoneige White Wolf à Labrador City. La 4e journée, une équipe est victime d’une avalanche. Le lendemain 11 mars, un blessé grave, Bryan Rich, de l’équipe innue Bernice de Sheshatshiu au Labrador, nommée en l’honneur de sa nièce de 21 ans assassinée dans sa communauté, a dû être évacué d’urgence en hélicoptère vers l’hôpital de Goose-Bay après un carambolage avec sa motoneige. L’équipe féminine finlandaise s’est résignée à déclarer forfait tout comme la moitié des formations soit 24 sur 48. Une équipe canado-américaine de femmes tient bon. En 2018, 24 des 41 équipes avaient abandonné l’épreuve pour diverses raisons principalement mécaniques, mais aussi à cause de blessures. Au moment de mettre sous presse, la course n’était pas terminée.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Désenclavement de la Côte-Nord

La lutte des Nord-Côtiers s’intensifie

par Éric Cyr

Source : CSN

À la veille du dépôt du budget, les membres de la Coalition Union 138 ont récidivé en employant des moyens de pression. Ils ont tenu une nouvelle manifestation surprise destinée à accentuer leur influence sur le gouvernement Legault afin que celui-ci laisse les sommes prévues au programme québécois des infrastructures pour assurer la reprise des travaux du bureau de projet du pont à l’embouchure de la rivière Saguenay.

Toujours sans nouvelle du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, et du ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonathan Julien, dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord, qui fait pourtant consensus auprès des élus nord-côtiers des trois paliers de gouvernement et des chefs autochtones innus de ce territoire et qui est attendu par une vaste majorité de la population, les représentants de la Coalition Union 138 se sont déplacés, ironiquement en traversier, au bureau de circonscription de la députée caquiste de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Émilie Foster, le 17 février dernier afin de l’interpeller pour que celle-ci intervienne rapidement auprès de ses collègues afin d’obtenir de sa part des réponses positives et claires par rapport aux demandes des élus de la Côte-Nord : le parachèvement de la route 138 en Basse-Côte-Nord jusqu’à Blanc-Sablon et le maintien du bureau de projet pour un pont sur le Saguenay.

De Coalition à Coalition

Selon un porte-parole de la Coalition Union 138, le syndicaliste Guillaume Tremblay, « La députée Foster, qui a déjà résidé sur la Côte-Nord, est bien placée pour comprendre à quel point les traversiers sont un frein majeur au développement économique de cette région et pour connaître les enjeux liés à l’absence d’un lien fixe avec le reste du Québec. Nous avons fait des demandes appuyées par les préfets et les maires nord-côtiers afin de rencontrer une personne mandatée par la Coalition avenir Québec (CAQ) dans ce dossier et, à ce jour, elles ont toujours été refusées.»

« Nous en sommes donc malheureusement rendus à devoir faire des manifestations pour être entendus par le gouvernement actuellement au pouvoir. »

Conviction et ténacité

Le regroupement pour le désentravement de la région veut être certain que le message est bien compris et qu’il sera livré au gouvernement de la CAQ et demande à la députée Foster de s’assurer que les montants prévus au programme québécois des infrastructures pour la reprise des travaux du bureau de projet du pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine soient inclus au budget du ministre des Finances pour 2020. « Il y a urgence d’agir et le gouvernement Legault doit s’engager à livrer la marchandise. Une somme de 12 millions de dollars était réservée pour les études de faisabilité de la construction d’un pont sur le Saguenay et nous ne reculerons pas sur ce dossier. Tant que nous n’aurons pas de réponse satisfaisante concernant cet enjeu prioritaire qu’est le désenclavement de la Côte-Nord, la mobilisation et la pression vont se poursuivre et s’accentuer soyez-en assurés. Nous vous en faisons la promesse! »

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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Course d’endurance à motoneige

Cain’s Quest poursuit son ascension

par Éric Cyr

Légende photo : L’équipe 17 du Labrador Ouest qui n’avait pas pu terminer l’épreuve en 2018, à cause d’une blessure grave d’un des deux coéquipiers, relèvera à nouveau le défi cette année.

La plus longue course d’endurance à motoneige au monde, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog Race en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006 et a attiré un nombre record de compétiteurs cette année avec un total de 50 équipes composées de 100 coureurs. Ces motoneigistes expérimentés relèveront ce défi biennal d’envergure nécessitant une préparation de longue haleine en s’alignant au départ de cette épreuve sportive de calibre international qui s’échelonne sur 3100 kilomètres à travers le vaste territoire sauvage du Labrador.

Des participants de partout à travers le monde franchiront le fil de départ de l’édition 2020 qui s’effectuera à Labrador City, le 7 mars prochain. Ils enfourcheront leurs bolides rugissants, mais tous ne termineront pas la course dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires.

Amérique du Nord et Europe

Des athlètes en provenance du Québec et du Canada notamment de l’Ontario et des provinces atlantiques incluant l’île de Terre-Neuve, le Labrador, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, dont un Acadien de Chéticamp, mais aussi de l’Alberta ont relevé le défi. Des représentants des États-Unis, notamment du Maine et de l’Alaska seront aussi de la partie de même que des motoneigistes de Châtel-Saint-Denis dans le canton de Fribourg en Suisse et de la Finlande en Europe, principalement de la Laponie dont le territoire est situé en grande partie au-delà du cercle polaire arctique.

Délégation autochtone

Plusieurs délégués autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Wemindji, Nord-du-Québec), des Innus (Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach à Schefferville, Côte-Nord du Québec) et des Inuits (Kuujjuaq au Nunavik, Nord-du-Québec et Nain au Nunatsiavut, Labrador), s’élanceront aussi vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils pourront mettre à l’épreuve leur courage.

De nombreuses difficultés attendent les athlètes endurcis qui devront affronter les caprices de Dame nature durant leur parcours.

Deux équipes féminines

Cet événement sportif est dominé par les hommes et pourtant deux équipes de femmes oseront défier leurs adversaires masculins, des femmes aguerries qui ne s’en laissent pas imposer. Il y a la formation Virago, qui est composée de la seule femme à avoir pris part à la course et à avoir terminé l’épreuve en 2012, un exploit inégalé, Coreen Paul, originaire de North West River au Labrador qui habite désormais à Richibouctou au Nouveau-Brunswick et de sa coéquipière de Wasilla en Alaska, Rebecca Charles. Il y a aussi l’équipe Wild Nordic Expeditions de Laponie finlandaise composée de Venla Jyrkinen de Saariselkä et de Henna Riekkoniemi de Utsjoki au nord du 69e parallèle.

La population de la région peut assister gratuitement aux départs en se rendant sur la rue ELM à côté de l’école Menihek et aux arrivées au club de motoneige White Wolf sur Baden-Powell Avenue situé à distance de marche en arrière du centre commercial Labrador Mall à Labrador City. Pour plus d’infos, consultez le site internet cainsquest.com et la page Facebook Cain’s Quest.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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ArcelorMittal

Vers une deuxième usine de bouletage ?

par Éric Cyr

Le géant minier ArcelorMittal songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage sur la Côte-Nord. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui se tenait, du 21 au 24 janvier 2020, à Davos en Suisse.

ArcelorMittal procéderait depuis plusieurs mois à une mise à jour des études visant l’expansion de sa capacité de transformation de boulettes à Port-Cartier. Dans un entretien accordé au Journal de Québec, le premier ministre québécois a confié que l’entreprise souhaite relancer le projet de construction d’une nouvelle usine de boulettes de fer à Port-Cartier et que des négociations sont en cours entre Québec et la minière, qui mise sur une aide gouvernementale importante pour financer les travaux évalués à un milliard de dollars qui à terme pourraient créer jusqu’à 200 emplois permanents dans cette municipalité.

Les deux mains sur le volant

D’abord présenté en 2011 comme un projet phare du Plan Nord, consistant notamment en la construction d’une seconde usine de bouletage, la démarche s’inscrivait dans la volonté d’ArcelorMittal de doubler sa production et avait initialement été annoncée en grande pompe par le premier ministre de l’époque, Jean Charest, avant d’être reléguée aux oubliettes durant près d’une décennie à la suite de la chute des prix du fer.

Revirement de situation

L’idée, qui germait toujours en coulisses, a réapparu au registre des lobbyistes du Québec à la fin octobre 2019, la compagnie ayant retenu les services d’un lobbyiste afin d’amorcer des pourparlers avec le gouvernement du Québec qui y a inscrit le nouvel emballage du projet :

« Démarches d’informations auprès de titulaires de charge publiques en ce qui concerne un projet d’agrandissement de l’usine de bouletage de Port-Cartier sur la Côte-Nord. Ce projet n’est pas assez élaboré à ce jour pour déterminer quel sera le montage financier. Une partie publique sera toutefois envisagée (subvention, prêt, tarif préférentiel d’électricité, etc.). Le nom du programme et le montant du financement sont inconnus. Les sommes recueillies serviront principalement à la construction de la nouvelle usine. Ce projet devrait contribuer à créer des centaines d’emplois dans la région pendant les phases de construction et d’opération. »

Milieu port-cartois

La relance du projet d’une seconde usine de bouletage reçoit l’appui de Développement économique Port-Cartier, du commissaire industriel et de la Chambre de commerce de l’endroit, mais le maire de la municipalité, Alain Thibault, précise que la Ville de Port-Cartier n’a pas été informée des démarches entre ArcelorMittal et Québec pour un éventuel projet d’un milliard de dollars et que cela reste donc une rumeur. Il se montre moins conciliant par rapport au projet puisque la Ville a toujours des litiges fiscaux en suspens avec la multinationale dans le dossier de contestation de taxes foncières.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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Assurance-emploi

Importante victoire du Bloc québécois

par Éric Cyr

Source photo : BQ

Une motion du Bloc québécois concernant le rallongement des prestations spéciales d’assurance-emploi a été adoptée, le 20 février dernier, par la Chambre des communes à Ottawa qui a voté en faveur de l’augmentation des semaines admissibles en cas de maladies graves, qui étaient au préalable de 15 courtes semaines et qui passeront à 50 dans le prochain budget fédéral.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, dont c’était l’un des chevaux de bataille, est satisfaite que la motion du Bloc québécois à l’effet d’augmenter les prestations des travailleurs dans des situations de maladies graves comme le cancer ait été adoptée. « C’est une victoire pour le Bloc québécois et pour les prestataires de l’assurance-emploi », déclare la politicienne nord-côtière.

Corriger une iniquité

Les députés bloquistes n’entendaient pas se contenter de la maigre proposition du gouvernement libéral de Justin Trudeau qui souhaitait faire passer le seuil de semaines admissibles à seulement 26 semaines. Le Bloc québécois en a donc appelé au principe même de l’équité afin que les travailleurs plus vulnérables qui cotisent au programme de l’assurance-emploi dans leur combat pour le retour à la santé n’aient pas à s’inquiéter pour leur avenir.

L’exemple fermontois

La présentation de la motion faite par le Bloc québécois a certainement été moussée par l’émouvante intervention à la Chambre des communes de l’ancienne Fermontoise et députée du Bloc québécois de Beauport-Limoilou, Julie Vignola, qui a inévitablement contribué à faire pencher la balance en citant l’exemple du vigoureux combat mené contre le cancer par une de ses amies, une courageuse Fermontoise, Joan Rhéaume, qui nous a malheureusement quittés récemment.

« Se battre contre la maladie est le combat d’une vie et les soucis financiers ne doivent pas miner les forces des combattants. »

Le combat se poursuit

Selon Mme Gill : « Ça fait maintenant 30 ans qu’on exige que le programme de l’assurance-emploi soit pensé pour notre monde, non pas pour les besoins du gouvernement, mais pour ceux des nôtres, ceux qui nous ont donné le privilège de les représenter. » La députée de Manicouagan qui s’était engagée lors de la dernière campagne électorale à travailler à la réforme de l’assurance-emploi se réjouit évidemment de cette victoire dans le dossier, mais rappelle que, dans un même ordre d’idées, l’objectif de mettre fin à la période du trou noir, qui touche aussi particulièrement les travailleurs de l’industrie saisonnière de l’est du Québec, demeure plus que jamais au cœur de ses priorités.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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Une histoire s’écrit

De l’Afrique au Québec

par Éric Cyr

Originaire du Cameroun en Afrique centrale, où il a connu sa femme Josée, Guy Kouam a déménagé à Fermont sur la Côte-Nord avec sa famille en août 2018 afin de travailler dans l’industrie minière après avoir fait de hautes études, décroché un doctorat et fondé une entreprise.

Le parcours du père de trois enfants, tous nés au Québec, est impressionnant. Après avoir obtenu un baccalauréat en géologie de l’université de Dschang dans son pays natal, il complète une maîtrise en sciences de la terre au même établissement avant d’entamer un programme de troisième cycle (DEA) en sciences géotechniques et hydrotechniques à l’université de Yaoundé. Son mémoire de DEA « Contribution à l’étude de vulnérabilité des nappes superficielles en zone urbaine tropicale : cas du bassin versant de Mingoa-Yaoundé » a remporté le prix de la coopération belge au développement en 2004. Il transmet par la suite ses connaissances en géologie en tant que moniteur chargé des travaux pratiques et des travaux dirigés dans les deux universités. C’est en 2008 qu’il quitte le Cameroun pour la Belgique en Europe où il termine un master complémentaire en sciences et gestion de l’environnement dans les pays en développement suivi d’un doctorat en environnement à l’université de Liège au campus d’Arlon en Région wallonne. Toujours prêt à relever des défis, Guy Kouam part pour le Québec en 2011. Il fait d’abord des allers-retours entre la Belgique et le Québec pour ses travaux de recherche avant de s’établir dans la belle province de façon définitive en 2013. Sa thèse de doctorat a obtenu le prix de la Fondation pour les générations futures en 2015 (Doctoral Thesis Award for Future Generations). En 2014, il s’inscrit au baccalauréat en génie des mines à Polytechnique Montréal, dont deux sessions se déroulent à l’université McGill, et obtient son diplôme à l’automne 2017.

Dorénavant membre de l’ordre des ingénieurs du Canada, en tant qu’ingénieur « junior » et de l’ordre des géologues du Canada à titre de géologue, Guy Kouam lance sa propre boîte dénommée EnviroGéoMines et décroche un contrat pour la mine de diamants Stornoway au nord de Chibougamau dans la région de la Baie-James. Souhaitant un mode de vie plus stable, il délaisse finalement la formule du travail aéroporté semi-nomade pour s’installer à Fermont avec sa famille en août 2018, où ils habitent depuis. Guy Kouam occupe actuellement le poste d’ingénieur junior chargé de la production à la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et sa femme, qui a démissionné d’un poste permanent de secrétaire médicale au dispensaire diététique de Montréal pour le suivre, est à l’emploi d’Échafaudage industriel.

« Je vais à la rencontre des gens pour m’intégrer et être à l’aise. C’est à moi de m’adapter. Je veux m’investir dans la vie de la communauté. Malgré un cas isolé de racisme à l’école qui s’est vite résorbé, mes enfants sont bien ici, ils ont de bons enseignants, font du judo, de la natation, du patinage. Selon moi, il faudrait cependant songer à revitaliser Fermont pour assurer sa pérennité en diversifiant l’activité économique », confie celui qui s’est visiblement très bien intégré à sa nouvelle culture.

Le pompier à temps partiel à la caserne 12 de Fermont, depuis septembre dernier, suit actuellement des cours de l’École nationale des pompiers du Québec dispensés sur place. Il s’implique également tous les dimanches au club de soccer local, est marguiller à l’Église catholique et va poser des collets de trappe en forêt à l’occasion avec des amis. Comme tout bon Fermontois, il s’insurge contre la route 389. « La première fois que j’ai emprunté ce lien routier avec ma famille, j’ai été stupéfait de rouler sur un chemin non bituminé au Québec. L’état de cette route est lamentable, ce qui amplifie son caractère accidentogène. On est en droit de se demander à quoi servent les taxes élevées qui nous sont imposées. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Activité physique

Un spinothon fort populaire

par Éric Cyr

La deuxième édition du spinothon de Fermont au profit de l’école Des Découvertes et de la polyvalente Horizon-Blanc, s’est déroulée dans le local de l’ancien club de boxe chinoise dans le Centre L.-J. Patterson, le 8 février dernier, de concert avec la Sûreté du Québec qui a instauré cette manifestation sportive l’an passé et qui orchestrait l’activité à nouveau cette année avec l’aide précieuse de l’organisatrice principale Geneviève Turcotte qui a repris le flambeau.

Un total de 145 citoyens regroupés au sein de 26 équipes a pris part à cet événement unique qui s’est échelonné sur une période de douze heures consécutives. Des athlètes énergiques se sont relayés en enfourchant un vélo stationnaire et en pédalant sur place à tour de rôle au son d’une musique entraînante. L’inépuisable Gabriel Bourgeois a pédalé durant tout ce temps donnant un exemple inspirant de motivation à la jeunesse à l’aube de la semaine de la persévérance scolaire qui se tiendra du 17 au 21 février. Le rassemblement sportif était animé par la radio locale CFMF 103,1.

Succès retentissant

Les policiers du poste principal de la Sûreté du Québec dans la MRC de Caniapiscau ont travaillé fort pour renouveler l’expérience qui a permis d’amasser des dons totalisant 4 130 $. Ce montant, qui sera remis à l’école Des Découvertes et à la polyvalente Horizon-Blanc, permettra de faire bouger les jeunes selon la directrice des deux institutions d’enseignement, Marie-Josée Murray, qui souligne que ce partenariat avec la Sûreté du Québec et cet apport pécuniaire sont très appréciés.

« Je remercie au nom des deux écoles la population qui, grâce à sa participation, fait de cette campagne de financement une véritable réussite. »

Le défi de cardiovélo a d’ailleurs incité de nombreuses personnes, qui ne se considèrent pas nécessairement comme des sportifs, à bouger et à faire de l’exercice physique pour une bonne cause. Les participants ont pu faire d’une pierre deux coups, soit de se maintenir en forme tout en contribuant à amasser une somme d’argent qui aidera les élèves fermontois.

Cet événement rassembleur a aussi permis aux membres de la Sûreté du Québec de fraterniser avec le public dans une ambiance agréable et décontractée. Les participants sont unanimes pour dire que cette expérience fut une grande réussite et que cette action devrait être renouvelée lors d’un troisième épisode l’an prochain. Le responsable du poste de police de Fermont, le sergent Daniel Turgeon, est très fier de l’engagement communautaire et social de ses collègues : « C’est une bonne occasion pour les policiers de se rapprocher de la population et de tisser des liens tout en encourageant de saines habitudes de vie et en appuyant des projets locaux d’importance. » L’instigateur de cette initiative, l’agent Martin Thiffault, est heureux de constater que sa pérennité semble assurée : « C’est un plaisir de voir que Geneviève Turcotte a reproduit l’activité qui devrait, je l’espère, faire partie des mœurs à Fermont encore longtemps. C’était l’un des principaux objectifs lors de sa création et je suis très satisfait que le milieu ait sa survie à coeur. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Désenclavement du territoire

La grogne s’amplifie sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : CSN

Alors que l’isolement était de plus en plus marqué au début février en Basse-Côte-Nord, qui est recluse en moyenne plus de 300 jours par année; route 138 inachevée, service maritime interrompu pour la saison, Route blanche pour les déplacements à motoneige fermée à cause des conditions météo, retards et annulations de vols aériens, la Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay passent à nouveau à l’action pour faire valoir l’urgence d’agir dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord.

Peu après la sortie des membres de l’alliance nord-côtière qui se sont invités aux bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec pour réclamer une rencontre extraordinaire avec le premier ministre, François Legault, à ce sujet considéré prioritaire, un autre rassemblement pacifique s’est tenu cette fois à Baie-Comeau en face de l’édifice administratif de Transports Québec sur la Côte-Nord, le 4 février dernier. Le fer de lance du mouvement, qui compte déjà en son sein la totalité des élus nord-côtiers des trois paliers de gouvernement et les chefs autochtones innus, récolte également de très nombreux appuis auprès de la population. En plus des représentants politiques et des citoyens, plusieurs groupes sont venus épauler la démarche dont l’importance hiérarchique fait l’unanimité notamment des délégués syndicaux et un regroupement de plusieurs propriétaires de camions et d’équipements lourds.

Faux fuyants aux gouvernements

Le message des élus nord-côtiers et des chefs innus est clair. Ils réclament un échéancier détaillé pour le prolongement de la route 138 et son parachèvement jusqu’à Blanc-Sablon ainsi que la reprise d’études reliées aux coûts de construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay. Selon la Coalition Union 138 qui souhaite véritablement relier la Côte-Nord à l’ensemble du Québec : « Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, doit rapidement ordonner la reprise des travaux du bureau de projet pour le pont sur le Saguenay de qui relève l’étude de faisabilité pour sa construction. Il doit également nous doter d’un échéancier précis pour la poursuite de la route 138 à l’est de Kegaska. Il est grand temps qu’il arrête de tergiverser sur ce dossier. »

Un porte-parole de l’organisation qui milite pour le désentravement nord-côtier, Guillaume Tremblay, explique : « Après avoir fait plusieurs demandes de rencontre et des démarches politiques de toutes sortes, nous sommes toujours en attente d’une réponse concrète du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Notre patience a des limites. Ce manque de considération et l’inaction de monsieur Bonnardel et du ministre responsable de la région, Jonathan Julien, ne nous laissent pas le choix de nous mobiliser et nous continuerons de le faire jusqu’à ce que nous soyons entendus. Soyez assurés que nous ne reculerons pas sur cet enjeu qui fait consensus et qui est prioritaire pour les citoyens de la Côte-Nord. Les actions se poursuivront jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes et d’un plan concret pour réellement et concrètement intégrer la Côte-Nord au reste du Québec. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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