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Grève chez ArcelorMittal

La solidarité syndicale dépasse les frontières

par Éric Cyr

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos (district 5) qui est aussi le vice-président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Dominic Lemieux, son adjoint, Denis Noël, et le coordonnateur des Métallos de l’Est-du-Québec et de la région Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se sont déplacés à Fermont afin d’appuyer les grévistes d’ArcelorMittal des sections locales 5778, 7401 et 7401-FP Nord.

Les dirigeants syndicaux ont confié l’importance d’être sur le terrain en compagnie des membres qu’ils représentent à l’occasion de la première journée du conflit de travail afin « d’appuyer des gens fiers qui se tiennent debout, car ils ne se sentent plus respectés et qui ont décidé de se battre contre cette multinationale ». Les trois syndicalistes ont participé à la marche de solidarité organisée en appui aux grévistes, le 11 mai 2021, et se sont rendus le lendemain sur les lignes de piquetage des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake afin de rencontrer les syndiqués et leur témoigner du soutien en les assurant de l’appui inconditionnel du Syndicat international des Métallos et de plusieurs autres centrales syndicales qui adhèrent à leur cause avant de se diriger vers Port-Cartier pour les mêmes raisons.

Appui international

Les Métallos de la Côte-Nord sont épaulés par des travailleurs brésiliens et européens notamment de France. Affiliée à la Confédération européenne des syndicats et fondée en 1895, la Confédération générale du travail (CGT), l’un des plus importants syndicats français de salariés, qui regroupe plus d’un million et demi d’adhérents, a offert son appui à la cause des grévistes d’ArcelorMittal.

Selon le secrétaire général de l’Union locale CGT Romilly Nogent, Christophe Latrasse : « La compagnie fait des bénéfices, mais veut négocier à la baisse. Ceci est inacceptable. Au nom de l’UL CGT Romilly Nogent, nous apportons notre soutien aux camarades du Syndicat des Métallos dans leur lutte qui, nous l’espérons, sera victorieuse. »

Appui transfrontalier

Le 12 mai, c’était au tour de deux délégations du Syndicat des United Steelworkers/Métallos du Labrador Ouest (district 6) soit les sections locales 5795 et 6731 de la minière Rio Tinto IOC et 5795-A de l’entreprise Orica à Labrador City de se rendre à la rencontre des syndiqués en grève à la barrière de sécurité de la mine du Mont-Wright, où ils ont été accueillis par le vice-président de la section locale 5778, Pascal Michaud, afin de souligner leur appui à leurs confrères (sur la photo). Le président de la section 5795 à Labrador City, Mike Furlong, a témoigné de l’importance des liens solides qui existent entre les syndiqués du domaine minier en signifiant l’appui de son unité syndicale aux revendications des travailleurs d’ArcelorMittal qui sont, selon lui, pleinement justifiées. Le président de la section 6731, Tony Record était aussi sur place. Comme le veut la tradition lors d’une grève, les représentants syndicaux du Labrador ont apporté du café et des beignets à leurs confrères fermontois. Le président de la section 6285 de la minière Tacora Resources à Wabush, Collin Cook, a également prévu de se rendre appuyer les Métallos de Fermont.

Aide financière

La même journée, lors de leur réunion mensuelle, les syndiqués de l’unité 5795 ont voté pour faire un don d’un dollar par membre pour chaque semaine de grève au groupement syndical 5778 dont des représentants se sont par la suite rendus à leurs bureaux de Labrador City pour recevoir un chèque qui a été remis par le président, Mike Furlong, à la présidente de la section 5778, Karine Sénéchal. Ce dernier a aussi invité, dans une lettre publiée sur la page Facebook USW 5795, le 14 mai, les membres qu’il représente à aller encourager les grévistes d’ArcelorMittal sur le piquet de grève à l’entrée de la mine du Mont-Wright en leur apportant du café des beignets et des bûches tout en portant un couvre-visage afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur liées à la pandémie. D’autres sections locales des Métallos d’ArcelorMittal en Montérégie et à Montréal, 6586, 8060, 6586-2, 6951, 8897 et 9399 ont aussi annoncé un appui financier récurrent.

 

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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ArcelorMittal

La grève est déclenchée…

par Éric Cyr

Événement annonciateur de la grève à venir chez ArcelorMittal sur la Côte-Nord du Québec, un rassemblement regroupant plusieurs centaines d’employés de la minière s’est tenu en avant de l’attraction touristique « le camion en ville » à l’entrée de Fermont, le 10 mai dernier, avant même la publication des résultats du vote des membres du Syndicat des Métallos au sujet de l’offre finale de l’entreprise. Des travailleurs gonflés à bloc, parfois accompagnés de membres de leurs familles, scandaient des cris de ralliement sur des airs de solidarité.

Le verdict est tombé peu après, un rejet très fortement majoritaire de l’offre patronale oscillant de 97 % à 99,6 % dans les cinq accréditations syndicales des Métallos représentant 2500 employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord. C’est avec pour slogan « Les ressources d’ici pour l’économie d’ici » que le déclenchement de la grève générale illimitée s’en est suivi pour les syndiqués de l’entreprise dans l’ensemble de ses installations nord-côtières incluant les bureaux, la mine, le chemin de fer, l’usine de bouletage et le port.

Refus sans équivoque

Lors d’assemblées qui se sont déroulées durant cette même journée, les travailleurs syndiqués de la multinationale sur la Côte-Nord ont écarté presque à l’unanimité la proposition définitive de leur employeur, sonnant ainsi le glas des négociations et l’appel du clairon avant le piquetage qui a commencé durant la soirée. Des piquets de grève ont rapidement été érigés en permanence devant les installations de la compagnie sur le site des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake ainsi qu’à Port-Cartier.

« L’employeur n’a pas su saisir l’occasion qui aurait pu éviter un conflit. La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint actuellement des sommets historiques inégalés. Cette ressource naturelle est ici. Une portion de la richesse doit donc rester dans la région, demeurer au Québec, contribuer à faire tourner l’économie régionale plutôt que de se retrouver dans les poches des actionnaires à Londres », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a des salaires, des conditions de travail et des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale devrait avoir pour les travailleurs et les travailleuses qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit faire preuve de davantage de respect pour ceux qui concrétisent ses profits », souligne le syndicaliste.

Des promesses non tenues

Les sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP représentant 2500 travailleurs, soit la vaste majorité de la main-d’œuvre de la compagnie ArcelorMittal à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake sur la Côte-Nord réclament notamment de leur employeur, qui profite d’un prix du fer très lucratif, une amélioration des conditions de travail, un meilleur respect et davantage sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique. Des promesses faites lors des négociations de 2017 et restées sans suite ont aussi creusé l’amertume des syndiqués, entre autres quant à la salubrité de certains campements et de certains aliments servis aux travailleurs.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Infrastructures portuaires

Le vent dans les voiles sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : SFP Pointe-Noire

Le prix mondial du fer atteint actuellement des niveaux inégalés, ce qui contribue à assurer une activité économique très reluisante pour les ports de Sept-Îles, avec son quai multiusager, et de celui d’ArcelorMittal Infrastructure Canada s.e.n.c. à Port-Cartier, qui affichent des records de transbordement et d’expédition de marchandises.

En effet, la Société ferroviaire et portuaire (SFP) de Pointe-Noire a inscrit un record mensuel de chargement sans précédent au quai multiusager du Port de Sept-Îles, en mars 2021. C’est le gouvernement du Québec qui avait racheté ces installations par le biais de la Société du Plan Nord à la suite de l’abandon des activités de Cliffs Ressources naturelles il y a quelques années. Un partenariat public-privé (PPP) a par la suite été créé avec trois entreprises minières afin d’instaurer un centre de logistique qui existe depuis 2015. Deux de celles-ci, Minerai de fer Québec (Fermont) et Tacora Resources (Wabush, Labrador) y expédient actuellement environ 11 millions de tonnes de minerai de fer par année.

Selon le PDG de SFP Pointe-Noire, Louis Gravel, qui a confié à macotenord.com, que la première phase de modernisation de 180 millions de dollars est presque complétée. La grande majorité du chantier tire à sa fin. Il s’agissait de remettre en fonction les équipements existants, de refaire la distribution électrique du site, d’étancher les cours d’entreposage et d’installer de nouveaux convoyeurs afin d’assurer une flexibilité de l’ancienne cour de Wabush, qui peut être utilisée pour l’expédition de marchandises, vers le quai multiusager. Il reste à finaliser quelques travaux sur une portion du chemin de fer et à améliorer le volet environnemental, ce qui devrait être terminé cette année.

M. Gravel a aussi mentionné que, pour l’instant, aucun promoteur ne semble intéressé par l’ancienne usine de bouletage qui nécessiterait des investissements importants et qui pourrait éventuellement être démolie. Il explique que le prix du fer a considérablement bondi, mais que celui des boulettes n’a pas suivi.

Deux secondes phases en symbiose

Le gouvernement du Québec a annoncé, en décembre dernier, un financement pour une seconde phase liée à l’augmentation de la capacité de SFP Pointe-Noire qui devrait être en mesure d’accueillir et d’entreposer annuellement jusqu’à 20 millions de tonnes de marchandises incluant éventuellement une production additionnelle de huit millions de tonnes de minerai de la mine de fer du Lac Bloom près de Fermont, découlant de la réalisation de la deuxième phase du projet de Minerai de fer Québec, une filiale de la société Champion, qui a annoncé une expansion minière de la mine du Lac Bloom. M. Gravel, qui anticipe une exécution rapide des travaux, confirme que le processus avance selon un échéancier serré puisque les équipements ont déjà été commandés et que la construction est prévue dès cet été. Le gouvernement du Québec soutient à hauteur de 120 millions de dollars le projet d’investissement de SFP Pointe-Noire visant à augmenter la capacité de ses installations et dans l’ensemble près de 700 millions de dollars seront investis par Québec sur la Côte-Nord pour la réalisation de ces deux initiatives.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Convention collective

Les Métallos et ArcelorMittal dans l’arène

par Éric Cyr

Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.

Objet principal de la discorde survenue par la suite, ArcelorMittal a dévoilé dans un communiqué de presse envoyé aux médias des informations, dont certaines contestées par des syndiqués, au sujet de cet accord de principe, qui n’avait pas encore été entériné par les membres du syndicat, ce qui a grandement déplu aux représentants syndicaux qui se sont insurgés contre cette façon de faire peu orthodoxe qui a semé la bisbille alors qu’un millier de travailleurs, principalement à Port-Cartier, avait déjà voté. Des réactions de syndiqués, qui n’avaient pas encore eu la chance de se prononcer sur la question par voie de scrutin, n’ont pas tardé sur les réseaux sociaux déplorant la méthode peu respectueuse de leur employeur. Le coordonnateur régional des Métallos pour l’Est-du-Québec, Nicolas Lapierre, irrité de la sortie publique de la minière a déclaré :

« Je suis extrêmement déçu et indigné de l’attitude de la partie patronale. C’est inacceptable que l’employeur tente de négocier sur la place publique. Le respect, ça ne s’achète pas ! Ce n’est pas une question d’argent. »

Rejet fortement majoritaire

Cette démarche inusitée de la part d’ArcelorMittal alors que le prix du fer atteint des sommets inégalés et que les minières engrangent des profits phénoménaux semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase laissant présager un conflit imminent. Les syndiqués se sont finalement prononcés massivement en défaveur du contenu de l’offre patronale qui a été écartée dans une très forte proportion oscillant de 81 % à 99 % pour un taux de participation au scrutin variant de 82 à 98 %. Les résultats du vote des différentes sections syndicales nord-côtières locales ont été dévoilés le 30 avril : section 5778 : rejet à 99 %, section 6869 : rejet à 97 %, section 8664 : rejet à 81 %, section 7401 Nord : rejet à 99 % et section 7401 Sud : rejet à 94 %. À la suite de l’expression sans équivoque de ce refus, le syndicaliste Nicolas Lapierre, confie : « Nos membres se sont prononcés lors des assemblées et lors du scrutin et leur message est très clair. La proposition qui leur a été présentée est loin d’être à la hauteur et ne répond pas à leurs exigences. Ils méritent beaucoup mieux. Nous avons dorénavant en main un mandat de grève fort à exercer au moment jugé opportun et nous espérons que l’employeur saura répondre favorablement à leurs aspirations et à leurs attentes. »

Reprise des négociations

Au moment de mettre sous presse, les négociations avaient repris de façon virtuelle sur une plateforme numérique, le 4 mai dernier, en présence d’un conciliateur.

 

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Centraide Duplessis

Générosité exemplaire d’entreprises et de leurs travailleurs

par Éric Cyr

Au début février de cette année particulièrement difficile pour l’ensemble du réseau communautaire de la région, ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada (AMEM) et le Syndicat des Métallos par le biais de ses cinq sections locales ont permis de remettre un généreux montant de 100 000 $ à Centraide Duplessis. Rio Tinto IOC et ses employés ont pour leur part alloué une somme de 101 179 $ à l’organisation caritative.

« En ces temps de crise, les besoins des organismes ne cessent d’augmenter. Nous sommes heureux que ce travail de collaboration et d’entraide avec nos employés nous permette de faire une réelle différence au sein de notre communauté. C’est aussi cela, concrètement, la transformation que nous avons entrepris pour notre organisation », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

« La solidarité est au cœur de nos actions et les bienfaits de Centraide Duplessis pour nos communautés sont inestimables. Grâce à cet organisme, on contribue à réduire les inégalités sociales », a commenté le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine et coprésident de la campagne de Centraide Duplessis, Nicolas Lapierre.

Du côté de Rio Tinto IOC, la campagne Centraide dans le milieu de travail aura permis d’amasser plus de 50 000 $ de la part des employés grâce aux déductions à la source auxquels l’entreprise ajoute 50 000 $ additionnels. La contribution majeure des employés et de la compagnie s’élève pour une troisième année consécutive à un montant supérieur à 100 000 $. « La mission de Centraide Duplessis est essentielle pour notre communauté. En cette période particulière, nous constatons l’essence même d’un engagement continu lorsque l’imprévisible se produit. Nous sommes heureux de réaffirmer l’engagement des employés et de la Compagnie minière IOC envers l’amélioration de la qualité de vie des gens en contexte de vulnérabilité par l’entremise des actions de Centraide Duplessis. Je tiens à remercier tous les employés pour leur générosité, ils démontrent encore une fois, par leur soutien, que le travail des organismes communautaires est essentiel et reconnu », mentionne le directeur général, Chemin de fer, Port et Énergie chez IOC, José Riopel.

« Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur des partenaires aussi engagés pour nous appuyer dans notre mission. Avec la crise que nous traversons actuellement, nous avons dû revisiter nos actions de sensibilisation en entreprises. La mobilisation des minières et de leurs employés s’est tout de suite ressentie et nous leur en sommes reconnaissants », affirme la directrice générale de Centraide Duplessis, Joannie Francoeur-Côté.

L’aluminerie Alouette de Sept-Îles et ses employés avaient versé 150 000 $ à Centraide Duplessis à la fin novembre 2020 à la suite de la campagne annuelle auprès des travailleurs qui a permis de recueillir des engagements totalisant plus de 50 000 $ en déduction à la source. L’entreprise a ajouté 100 000 $ soit 50 000 $ de plus que prévu en raison du contexte lié à la pandémie.

Centraide Duplessis est une organisation philanthropique autonome, gérée par un conseil d’administration bénévole. L’organisation recueille des dons auprès de la population et des entreprises de son territoire pour soutenir un vaste réseau d’organismes communautaires. Ces derniers œuvrent au quotidien à assurer l’essentiel, à bâtir des milieux de vie rassembleurs, à briser l’isolement social ainsi qu’à soutenir la réussite des jeunes. Sa mission est de contribuer au renforcement de la collectivité et à l’amélioration de la qualité de vie des gens en contexte de vulnérabilité en misant sur l’entraide, l’engagement et l’action concertée.

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Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

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Publié sur le site le 15 février 2021

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Causerie virtuelle

Les ambitions d’ArcelorMittal

par Éric Cyr

Source photo : ArcelorMittal

Une causerie virtuelle intitulée Devenir les meilleurs !, s’est déroulée, le 1er décembre dernier, en compagnie du nouveau président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano. L’événement organisé par la Chambre de commerce de Port-Cartier de concert avec la Chambre de commerce de Fermont a attiré plus de 80 participants, dont des personnalités influentes du milieu nord-côtier.

L’activité a accueilli des décideurs politiques dont la députée de Duplessis, Lorraine Richard, les maires de Port-Cartier et de Fermont, messieurs Alain Thibault et Martin St-Laurent, et une représentante du ministre québécois responsable de la Côte-Nord et ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien ainsi que des journalistes.

Ingénieur en gestion des ressources minérales, M. Mobwano a commencé sa carrière sur le terrain comme conducteur de camion et opérateur de pelles en Afrique du Sud. Durant son allocution, il a décrit la force du groupe ArcelorMittal, une multinationale présente dans 60 pays qui produit 10 % de tout l’acier de la planète. Au sujet d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord, M. Mobwano a dit : « Nous exploitons la plus grande mine de fer à ciel ouvert au pays. Nous contribuons directement et indirectement au maintien et à la création de plus de 430 millions de dollars par année, nous dépensons annuellement 1,2 milliard de dollars au Québec en biens et services. Notre contribution au produit intérieur brut québécois dépasse aussi le milliard de dollars chaque année. » Celui-ci explique la vision d’avenir du plus important employeur de la Côte-Nord en parlant d’un grand projet de transformation qui s’échelonnera d’ici 2024 pour faire d’ArcelorMittal une référence mondiale en matière de production sécuritaire et efficace de minerai de fer. Il souligne l’importance des infrastructures, dont le chemin de fer, qui a célébré son 60e anniversaire le 10 décembre 2020, le plus grand port privé au Canada ainsi que l’usine de bouletage, l’une des plus performantes au monde.

Nouvelle ère

Grand visionnaire, M. Mobwano souhaite améliorer la compétitivité de l’entreprise par une approche méthodique, rigoureuse et planifiée incluant une saine gestion. Il considère qu’il a de bons atouts en main dont la carte maitresse est l’innovation. Celui-ci a notamment vanté les mérites de la société québécoise et de ses nombreux avantages : des ressources humaines compétentes, de l’électricité en abondance, son avancement dans les technologies de pointe et un centre névralgique de l’intelligence artificielle dans le monde. « Nous amorçons une nouvelle ère pour notre organisation. Il faut faire le nécessaire pour les générations qui nous suivent. » Il parle ici d’assurer la pérennité des opérations, mais aussi de la responsabilité de laisser une planète viable à nos enfants puisque la minière aspire à devenir carboneutre d’ici 2050.

« ArcelorMittal est prête à monter dans le train et même à jouer le rôle de locomotive. Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Nous avons quatre ans devant nous pour transformer notre organisation. »

Grande transformation

L’objectif et la plus grande priorité pour les prochaines années, selon le haut dirigeant, sont d’amener AMEM dans le giron des mines qui durent grâce à une grande transformation en profondeur. « Nous voulons devenir les meilleurs en faisant appel aux forces et aux compétences de nos employés. » M. Mobwano parle de quatre piliers essentiels pour assurer cette transformation : offrir un environnement de travail sain et sécuritaire, être reconnu comme un employeur de choix, avoir une chaîne de valeur performante et être une organisation responsable et activement engagée dans son milieu. Conscient du déclin démographique sur la Côte-Nord, M. Mobwano souhaite favoriser l’essor économique et contribuer encore davantage au dynamisme des communautés fermontoise et port-cartoise en travaillant activement en collaboration avec les milieux et en soutenant les organismes locaux. « Quand on parle de revitaliser Port-Cartier et Fermont, moi j’embarque ! »

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Publié le 14 décembre, 2020, dans la publication : Numéro_21 Volume 38

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Publié sur le site le 11 décembre 2020

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Fermont

Création d’un bureau touristique

par Éric Cyr

Source photo : Maisons Laprise

ArcelorMittal Exploitation minière Canada s’engage aux côtés de la MRC de Caniapiscau, avec qui elle a conclu un partenariat exclusif de 100 000 $, afin de concrétiser la construction d’un bureau d’information touristique à Fermont. La réalisation du projet Accueil Caniapiscau, annoncé à Fermont, le 7 décembre dernier, devrait ainsi voir le jour dans le parc Jean Fortin au printemps 2022.

Par ce partenariat, qui vient bonifier l’offre touristique existante et contribuer à la vitalité économique de la région, ArcelorMittal démontre la continuité de son engagement envers la communauté. Depuis plus de 15 ans, l’entreprise offre, en collaboration avec la MRC, des visites de son site minier du Mont-Wright. Près de 800 personnes annuellement ont ainsi la possibilité de découvrir une partie des installations de la minière.

« Nous sommes fiers de faire équipe avec la MRC de Caniapiscau dans la réalisation de ce projet porteur. Ce centre d’interprétation permettra de continuer d’améliorer l’expérience des visiteurs dans la région de Fermont et de mettre en valeur les qualités exceptionnelles de ce pays de géants. Nous sommes ravis de soutenir la vision de la MRC pour que le projet puisse maintenant se concrétiser », a déclaré le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Mines et Infrastructures Canada, Mapi Mobwano.

« La MRC de Caniapiscau est heureuse de renforcer ses liens avec ArcelorMittal. Ce projet rassembleur est un bel exemple de ce que notre collaboration renouvelée permet d’accomplir et nous remercions ArcelorMittal de son appui », a ajouté le préfet de la MRC et maire de la Ville de Fermont, Martin St-Laurent.

Vitrine

Les attraits de la région, sa richesse géologique et la présence en abondance du minerai de fer, et plus particulièrement de l’hématite, seront mis en valeur à l’Accueil Caniapiscau. Les visiteurs pourront se familiariser avec l’histoire minière de la région et le savoir-faire unique qui s’y est construit au fil des décennies. En plus de mettre en lumière le travail d’artisans locaux, l’Accueil Caniapiscau offrira une vitrine aux divers métiers de l’exploitation minière et plusieurs minéraux seront exposés pour permettre aux visiteurs d’en apprendre plus sur leurs propriétés et leurs utilisations. Une visite à l’Accueil Caniapiscau sera aussi l’occasion de mieux comprendre le travail réalisé par ArcelorMittal dans la région à travers une visite virtuelle de la mine, des contenus audiovisuels inédits et un espace consacré à l’univers minier.

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Publié le 14 décembre, 2020, dans la publication : Numéro_21 Volume 38

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Publié sur le site le 11 décembre 2020

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ArcelorMittal

Une rumeur démystifiée

par Éric Cyr

Légende photo : Usine de bouletage à Port-Cartier. Source photo : ArcelorMittal

Des rumeurs à l’effet que le premier fabricant mondial d’acier, ArcelorMittal, souhaitait vendre des actifs au Québec qui ont notamment été véhiculées par certains médias dont le Financial Times, le diffuseur public Radio-Canada, le journal économique Les Affaires, le quotidien La Presse, Le Journal de Québec, le site internet d’actualité macote-nord.com ainsi que zonebourse.com ont finalement été démenties par la directrice des communications de la multinationale au Canada, Annie Paré, sur les ondes de la radio de Fermont CFMF 103,1.

Contrairement aux informations qui se sont propagées depuis plusieurs mois, il ne serait pas question pour la société mère du groupe ArcelorMittal située à Londres en Angleterre de vendre son capital au pays. Ce sont plutôt la totalité des activités de la filiale américaine du géant de la sidérurgie, ArcelorMittal USA, situées au sud de la frontière qui seront cédées au groupe Cleveland-Cliffs à la suite d’un accord définitif totalisant 1,4 milliard de dollars et non pas ses actifs au Canada. Mme Paré nie catégoriquement les allégations qui ont préalablement circulé à ce sujet en insistant sur le fait que les filiales canadiennes, Exploitation minière Canada (AMEC) et Infrastructure Canada (AMIC), situées sur la Côte-Nord au Québec ne sont nullement visées par cette démarche. « C’est absolument faux…la filiale canadienne n’est aucunement concernée par cette transaction. » La porte-parole de l’entreprise explique que les installations de Fermont et de Port-Cartier sont hautement stratégiques pour le premier sidérurgiste mondial et constituent un maillon important de la chaîne de valeurs de la multinationale en plus de fournir une large partie du minerai de fer utilisé par le groupe ArcelorMittal. Il n’y a donc pas actuellement d’intention de s’en départir, au contraire, les mines de la région seraient considérées comme des forces dans l’entreprise.

Le groupe Cleveland-Cliffs, qui a déjà été copropriétaire des installations minières de la mine Scully à Wabush au Labrador et de Pointe-Noire à Sept-Îles, se portera acquéreur de l’entièreté des infrastructures d’ArcelorMittal aux États-Unis sur une base sans numéraire et sans dette par une combinaison de 78,2 millions d’actions ordinaires de Cleveland-Cliffs, d’actions privilégiées sans droit de vote d’une valeur totale approximative de 373 millions de dollars et de 505 millions de dollars en espèces. La valeur d’entreprise de la transaction est d’environ 3,3 milliards de dollars. En 2018 et 2019, ArcelorMittal USA a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen d’environ 10,4 milliards de dollars. Les actifs acquis comprennent entre autres six installations sidérurgiques, huit installations de finition et deux exploitations d’extraction et de bouletage de minerai de fer.

Par ailleurs, le géant minier et principal employeur de la Côte-Nord, qui souhaite augmenter ses performances à l’échelle mondiale tout en assurant la pérennité de son organisation, songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage à Port-Cartier afin d’accroître sa production de boulettes de fer. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos en Suisse en janvier 2020.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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  • ArcelorMittal USA
  • Côte-Nord
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  • groupe Cleveland-Cliffs
  • Infrastructure Canada (AMIC)

Publié sur le site le 19 octobre 2020

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ArcelorMittal

Vers une deuxième usine de bouletage ?

par Éric Cyr

Le géant minier ArcelorMittal songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage sur la Côte-Nord. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui se tenait, du 21 au 24 janvier 2020, à Davos en Suisse.

ArcelorMittal procéderait depuis plusieurs mois à une mise à jour des études visant l’expansion de sa capacité de transformation de boulettes à Port-Cartier. Dans un entretien accordé au Journal de Québec, le premier ministre québécois a confié que l’entreprise souhaite relancer le projet de construction d’une nouvelle usine de boulettes de fer à Port-Cartier et que des négociations sont en cours entre Québec et la minière, qui mise sur une aide gouvernementale importante pour financer les travaux évalués à un milliard de dollars qui à terme pourraient créer jusqu’à 200 emplois permanents dans cette municipalité.

Les deux mains sur le volant

D’abord présenté en 2011 comme un projet phare du Plan Nord, consistant notamment en la construction d’une seconde usine de bouletage, la démarche s’inscrivait dans la volonté d’ArcelorMittal de doubler sa production et avait initialement été annoncée en grande pompe par le premier ministre de l’époque, Jean Charest, avant d’être reléguée aux oubliettes durant près d’une décennie à la suite de la chute des prix du fer.

Revirement de situation

L’idée, qui germait toujours en coulisses, a réapparu au registre des lobbyistes du Québec à la fin octobre 2019, la compagnie ayant retenu les services d’un lobbyiste afin d’amorcer des pourparlers avec le gouvernement du Québec qui y a inscrit le nouvel emballage du projet :

« Démarches d’informations auprès de titulaires de charge publiques en ce qui concerne un projet d’agrandissement de l’usine de bouletage de Port-Cartier sur la Côte-Nord. Ce projet n’est pas assez élaboré à ce jour pour déterminer quel sera le montage financier. Une partie publique sera toutefois envisagée (subvention, prêt, tarif préférentiel d’électricité, etc.). Le nom du programme et le montant du financement sont inconnus. Les sommes recueillies serviront principalement à la construction de la nouvelle usine. Ce projet devrait contribuer à créer des centaines d’emplois dans la région pendant les phases de construction et d’opération. »

Milieu port-cartois

La relance du projet d’une seconde usine de bouletage reçoit l’appui de Développement économique Port-Cartier, du commissaire industriel et de la Chambre de commerce de l’endroit, mais le maire de la municipalité, Alain Thibault, précise que la Ville de Port-Cartier n’a pas été informée des démarches entre ArcelorMittal et Québec pour un éventuel projet d’un milliard de dollars et que cela reste donc une rumeur. Il se montre moins conciliant par rapport au projet puisque la Ville a toujours des litiges fiscaux en suspens avec la multinationale dans le dossier de contestation de taxes foncières.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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  • Côte-Nord
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  • Gouvernement du Québec
  • Industrie minière
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  • Transformation de boulettes
  • Usine de bouletage

Publié sur le site le 2 mars 2020

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Météo, collision et circulation

La route 389 fermée durant 14 heures

par Éric Cyr

Selon le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui curieusement ne patrouillait pas cette journée-là, la circulation sur la route nationale 389 a été interrompue, le 9 février dernier, à la hauteur du km 552 entre Fermont et la mine du Mont-Wright en raison d’une triple collision survenue vers 19 h et occasionnée par les mauvaises conditions météorologiques.

Transports Québec explique qu’un premier automobiliste s’est d’abord immobilisé sur la route en raison du manque de visibilité occasionné par la poudrerie. Deux autres véhicules sont par la suite entrés en collision avec la camionnette stationnaire. Ayant été alertés de la situation, le Ministère ainsi que la Sûreté du Québec (SQ) se sont rendus rapidement sur place afin de sécuriser les lieux. Constatant les mauvaises conditions routières imputables à la tempête, le MTQ a procédé à la fermeture de la route 389 pour une durée totale de 14 heures. Le seul lien routier de la région a finalement été rouvert à la circulation vers 9 h le lendemain matin.

La SQ affirme avoir reçu un appel d’un déneigeur signalant la collision entre deux véhicules au km 550 à 19 h 29 et confirme que la visibilité problématique constitue un facteur majeur ayant entraîné un impact important qui a nécessité un transport en ambulance pour des blessures mineures et précise que la circulation n’a pas été entravée complètement.

Travailleurs escortés

Transports Québec explique qu’afin de permettre aux entreprises ArcelorMittal et Minerai de fer Québec de poursuivre leurs opérations, des convois routiers par autobus ont été organisés par ces minières afin de sécuriser le transport de leurs employés et des entrepreneurs travaillant sur les sites miniers. Des patrouilleurs étaient postés de part et d’autre de la portion fermée.

Les usagers de la route en provenance du Labrador étaient invités à rebrousser chemin et à se réfugier à Fermont alors que ceux en provenance du sud étaient escortés jusqu’à cette même municipalité. Les opérations de déneigement ont continué durant la durée de la fermeture de la route.

Opérations minières avant tout

Cette procédure gérée par la Sûreté du Québec fut développée par le corps policier, Transports Québec, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec pour ne pas nuire aux activités minières. Celle-ci prévoit une circulation restreinte par convois d’autobus seulement afin de limiter la circulation, aucun autre véhicule n’étant autorisé à emprunter la route. Une partie de la population fréquentant les réseaux sociaux a partiellement été informée de ces mesures exceptionnelles, notamment par la page Facebook Info Fermont utilisée par l’équipe de gestion d’ArcelorMittal pour transmettre certaines directives à ses employés. La minière a aussi fait circuler un mémo afin de les renseigner.

Autres sources

La version d’un témoin crédible diverge légèrement. Une automobile roulant à une vitesse excessive non adaptée aux conditions routières aurait percuté l’arrière d’une camionnette qui le précédait. Un autre pick-up non impliqué dans la collision aurait auparavant fait une sortie de route sans gravité dans le même secteur.

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Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

  • ArcelorMittal
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  • Mine du Mont-Wright
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  • Route 389
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  • Transquébeclabrador

Publié sur le site le 14 février 2019

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Ville de Fermont

Nécessaire ajustement des revenus anticipés

par Éric Cyr

Fermont doit s’inspirer constamment de sa devise « Faire front, faire face » puisqu’elle peut parfois être assaillie par certaines industries établies sur son territoire qui tentent de faire diminuer l’évaluation foncière de leurs installations résidentielles et minières, ce que la Ville a réussi jusqu’à présent à contenir au maximum afin d’éviter une incidence sur les services offerts aux citoyens.

Réévaluations foncières à répétition

Trois entreprises contestaient initialement leurs comptes d’impôt foncier, ArcelorMittal, Champion (propriétaire de Minerai de fer Québec), et les liquidateurs de Cliffs, l’ancien propriétaire de la mine du lac Bloom. L’administration municipale a réglé deux dossiers en signant d’abord un accord avec ArcelorMittal, en juillet 2017 et en concluant une entente avec Minerai de fer Québec (MFQ), en novembre dernier, ce qui clarifie la situation et permet d’entrevoir un avenir à plus long terme. La Ville a réajusté son revenu en conséquence après avoir puisé dans un montant qui avait été conservé en provision en raison de l’incertitude relative aux dossiers de contestation judiciaire de l’avis d’imposition des minières en suspens.

ArcelorMittal

La Ville, qui a accepté de réduire la valeur des infrastructures d’ArcelorMittal en sol fermontois d’environ 5 %, dans le cadre d’un règlement concernant les années 2016 à 2018, a dû émettre un chèque de 1 196 000 $ à la multinationale, occasionnant une baisse des revenus en impôts pour la municipalité de 556 000 $ pour cette période. Port-Cartier, qui avait pourtant également obtenu une entente en 2013, alors qu’ArcelorMittal avait contesté son compte de taxes de 2013 à 2015, a plutôt choisi d’emprunter la voie des tribunaux afin de régler un nouveau litige pour les années 2016 à 2018. C’est donc la Cour supérieure du Québec qui tranchera dans le dossier l’opposant à la compagnie. Selon la mairesse port-cartoise de l’époque, Violaine Doyle, ArcelorMittal a bafoué sa parole et n’a pas respecté ses engagements. Son successeur, le nouveau maire Alain Thibault, espère obtenir gain de cause par crainte de devoir composer avec un manque à gagner important. Il considère pour sa part que l’entreprise « n’agit pas en bon citoyen corporatif. »

Minerai de fer Québec/Champion

Fermont s’est aussi entendu récemment avec Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, et doit réduire la valeur foncière des installations de la minière qui avaient auparavant été estimées à 336 M $ par l’évaluateur municipal sans obtenir de consensus sur ce montant et qui sont dorénavant fixées à 199 M $ à la suite d’un règlement.

En plus de devoir réajuster ses revenus de près de 4 M $ par année, la Ville doit rembourser à la société plus de 11 millions de dollars en taxes foncières perçues en trop pour les années 2016 à 2018 à la suite de la révision de l’évaluation des équipements et des bâtiments du site minier de la mine du lac Bloom.

Cliffs Natural Resources

Les démarches juridiques se poursuivent dans le cadre du litige en suspens opposant la Ville de Fermont au contrôleur de la faillite de la défunte minière Cliffs, qui exploitait la mine du lac Bloom, FTI Consulting. Une requête pour faire appel de la décision rendue par le tribunal administratif du Québec (TAQ), qui avait tranché en faveur de la municipalité, a été déposée. Le différend concerne le compte d’impôt foncier des années 2013 à 2015. La première manche a été remportée par Fermont qui a été fortement appuyé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) puisque dans ce cas particulier, c’est beaucoup plus que simplement l’évaluation foncière qui est contestée. Le requérant souhaite une interprétation plus large de la Loi sur la fiscalité municipale (LFM) demandant à ce que la totalité des bâtiments faisant partie de l’unité d’évaluation soit écartée de la démarche d’imposition, ce qui pourrait avoir une incidence sur une vingtaine de localités québécoises. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, demeure optimiste et espère que la Cour du Québec maintiendra le précédent verdict.

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Publié le 3 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 20 Volume 36

  • ArcelorMittal
  • Champion
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  • Évaluation foncière
  • Fermont
  • Impôt foncier
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  • Union des municipalités du Québec

Publié sur le site le 3 décembre 2018

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L’économie locale

C’est mieux ailleurs…

par Éric Cyr

Certaines minières de la région établies en sol québécois semblent souvent favoriser les entreprises de l’extérieur de la région au détriment des commerces locaux qui, à quelques exceptions près, tirent le diable par la queue et qui subissent les contrecoups de telles décisions.

Plusieurs commerces fermontois ont de la difficulté à maintenir leurs activités à long terme. La pénurie de main-d’œuvre peut être un facteur dans cette équation, mais pas seulement cela. À titre d’exemple L’Authentique Bistro, l’un des deux seuls restaurants ouverts à l’année, adjacent à l’Hôtel Fermont, a mis la clé dans la porte récemment.

Laver son linge sale

Minerai de fer Québec (MFQ), filiale de Champion, ne semble pas non plus très enclin à prioriser les commerces locaux puisque cette société vient d’abandonner le service de nettoyeur de Fermont avec qui elle faisait affaire depuis plusieurs mois, pour se tourner vers Baie-Comeau tout comme l’autre minière qui a déjà fait de même.

Nettoyeur en péril

Le directeur général de la Coop Metro qui administre en parallèle la blanchisserie fermontoise, Karim Khimjee, confie que ces décisions déplorables viennent menacer l’existence même du nettoyeur, le seul dans la région, qui attire également une clientèle du Labrador. « On vient d’investir 10 000 $ pour la mise à jour de nos équipements et un contrat important qui avait été prévu pour l’achat de nouvelles machines à laver a dû être annulé à la dernière minute à la suite du désintérêt de MFQ, qui a indiqué de façon subite que dorénavant l’entreprise ne souhaitait plus faire affaire avec nous en transmettant un simple avis de 24 heures sans aucune raison valable. »

Visiblement très déçu de ce volte-face des minières, ce dernier poursuit : « L’appui aux entreprises locales est grandement apprécié et contribue à assurer la vitalité du milieu. »

M. Khimjee précise qu’une employée très motivée qui apprécie son travail devra se contenter à l’avenir d’un horaire considérablement réduit et d’un poste à mi-temps. Les heures d’ouverture seront diminuées à un maigre 15 heures/semaine au lieu du 40 heures préalable. « Si la tendance se maintient et sans une meilleure disposition des minières, le service pourrait malheureusement être voué à disparaître après de nombreuses années d’opération. »

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, est au courant du dossier et tente de sensibiliser les principaux intervenants à l’importance de favoriser les entreprises d’ici.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

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Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Rio Tinto

Possible scission chez IOC

par Éric Cyr

Source photo : IOC

Le géant minier australien Rio Tinto songerait à se départir de ses intérêts dans la minière IOC et à profiter du prix avantageux du fer sur le marché pour inscrire la minière, dont il détient près de 59 % de la chaîne de production, en bourse selon des sources bancaires et industrielles citées par l’agence de presse Reuters.

Rio Tinto, dont le minerai de fer constitue le secteur d’activité le plus profitable et qui l’utilise dans la fabrication de l’acier, aurait approché la banque d’investissement européenne Crédit Suisse pour entamer une éventuelle vente aux enchères de sa participation majoritaire dans l’entreprise d’après des informations divulguées par Sky News.

Quel avenir pour la minière ?

Le deuxième producteur de minerai de fer au monde, qui avait acquis 58,7 % des parts d’IOC lors d’une offre publique d’achat (OPA) hostile de l’australienne North en 2000, serait en processus de liquidation de sa participation évaluée à 6 milliards de dollars selon le site internet mining.com qui indique que le groupe Crédit Suisse ferait partie des démarches de succession. La multinationale Rio Tinto aurait déjà été approchée par d’autres joueurs d’envergure comme ArcelorMittal et Teck Resources de potentiels acheteurs et envisagerait également comme scénario alternatif la vente d’actions publiques de la compagnie IOC à la bourse de Toronto (TSX) et a mandaté la banque Royale du Canada (RBC) pour obtenir des conseils dans ce sens. Des sources bancaires estiment que le prix demandé est important mais que la vente est envisageable considérant que les prix du minerai de fer ont atteint leur niveau le plus élevé depuis février dernier.

La dernière tentative de Rio Tinto de vendre ses parts dans la minière IOC remonte à 2012 et avait finalement été abandonnée. Si une telle transaction survenait, cela constituerait une occasion pour l’australienne de mettre la main sur des liquidités. Le député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, a confié à Radio-Canada/CBC que plusieurs propriétaires se sont déjà succédés et la transaction envisagée ne constituerait, si elle se concrétise, qu’un autre chapitre dans la vie de la minière.

La boucle ferroviaire

Certaines sources non officielles au Labrador indiquent qu’il pourrait y avoir un intérêt pour ArcelorMittal à se porter acquéreur d’IOC qui œuvre dans le même domaine, qui dispose de ressources en fer pour plusieurs années et qui possède le chemin de fer QNS&L qui pourrait éventuellement être relié au chemin de fer Cartier dont dispose ArcelorMittal afin de former une boucle reliant le nord au sud facilitant ainsi le transport en continu du minerai de fer.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

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Publié sur le site le 27 août 2018

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Site minier et réalité virtuelle

Le Mont-Wright en substance et en informatique

par Éric Cyr

Une foule d’activités ont été organisées dans toutes les régions du Québec afin de célébrer le dynamisme et la vitalité de son secteur minier dans le cadre de la semaine minière 2018, une initiative de l’Association minière du Québec (AMQ), qui s’est déroulée du 30 avril au 6 mai. La minière ArcelorMittal a pris part avec enthousiasme à cet événement annuel. Des élèves de troisième secondaire du cours Projet personnel d’orientation (PPO) ont eu l’occasion de visiter les installations minières de la mine du Mont-Wright, le 3 mai dernier, et la population a été par la suite invitée à vivre une expérience de réalité virtuelle à la Maison des jeunes Alpha, en compagnie de représentants des relations publiques de l’entreprise.

Le public principalement composé d’enfants et d’adolescents accompagnés de leurs parents a pu  découvrir « l’univers gigantesque de la mine du Mont-Wright » située à proximité de Fermont, en visionnant des images en trois dimensions (3D) de celle-ci grâce à des lunettes spéciales adaptées, dont deux paires plus sophistiquées qu’on aurait dit sorties tout droit d’un film de science-fiction.

Le futur est à nos portes

« Il nous tient à cœur d’être au plus proche de nos communautés d’appartenance et de partager avec elles le monde géant de notre mine du Mont-Wright, ainsi que nos expertises, métiers et formations. De plus, nous souhaitons être un acteur du changement et de la transformation par le numérique. L’utilisation de la réalité virtuelle n’est qu’une première étape dans notre virage technologique. Nous sommes heureux et fiers d’avoir pu faire vivre une expérience immersive en 360 à notre communauté de Fermont », explique une porte-parole du service des communications d’ArcelorMittal AMEM / AMIC, Marjorie Sittler. Cette opération de relations publiques cache à peine un objectif sous-jacent qui est de stimuler l’intérêt de la relève en révélant toute la splendeur et la grandeur de l’une des plus grosses mines à ciel ouvert au pays grâce à cette technologie futuriste qui sert d’outil pédagogique d’avant-garde.

Les jeunes ont évidemment été impressionnés de pouvoir admirer en détail les différentes facettes des opérations minières, en réel et en virtuel, et ont pu poser des questions et échanger avec les intervenants sur place ou entre deux bouchées de hors-d’oeuvre.

On pourrait dire sans employer de mauvais jeu de mots que leur champ oculaire pourrait les diriger vers un champ de compétence recherché par l’industrie minière qui est en mode séduction afin d’attirer de nouveaux talents. C’est en effet un monde de possibilités de carrières et de foyers d’innovations qui présentent des défis emballants dans une industrie à la fine pointe de la technologie, à des années-lumière de l’image dépassée que certains s’en font encore, qui attend ceux qui démontrent un intérêt pour le domaine minier et qui ont la motivation de faire des études orientées en ce sens.

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Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

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  • Mine Mont-Wright
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Publié sur le site le 14 mai 2018

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Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

par Éric Cyr

Légende : Viaduc entre Labrador City et Wabush

Les citoyens du Labrador Ouest se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un pont d’étagement (viaduc) surplombant la route 500 (Translabradorienne) entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons. Le passage à niveau ralentissait considérablement la fluidité de la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et à l’aéroport de Wabush dans le cas d’une évacuation médicale aérienne d’urgence.

Question de vie ou de mort

L’argument de taille invoqué était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demie heure lors du passage de la locomotive, un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort d’un patient. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant ainsi au problème.

Et pour Fermont?

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois puisque les convois ferroviaires de minerai de la mine du lac Bloom appartenant dorénavant à Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, doivent traverser cette même route au Labrador entre Fermont et Labrador City, à proximité du cimetière, coupant ainsi le passage aux résidents de Fermont et aux villégiateurs du terrain de camping Duley Lake et des nombreux chalets situés dans ce secteur. Les victimes d’un grave accident, incluant les travailleurs des minières, peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de l’Hématite à Fermont qui relève du CISSS de la Côte-Nord, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

Hélicoptère à la légère

Les chercheurs de la Chaire de recherche en médecine d’urgence de l’Université Laval de Québec ont d’ailleurs été étonnés de constater, dans le cadre de l’étude Mobilisation et recherche de pistes de solution concernant un seuil critique de services d’urgence à offrir à l’urgence de Fermont, le nombre si élevé de passages à niveaux dans la région et la quasi-absence de transport héliporté pour les blessés et malades notamment ceux de la mine de Fire Lake tel que mentionné par le responsable de l’étude, le docteur Richard Fleet, lors de son passage à Fermont, qui soulignait que plusieurs entreprises en milieu difficile d’accès proposent ce service à leurs travailleurs, notamment dans l’Ouest canadien.

Pour ce qui est de la douzaine de passages à niveau du chemin de fer Cartier appartenant à ArcelorMittal et situés sur le tracé actuel Fire Lake/Mont-Wright qui enjambent la route nationale 389, ils pourraient considérablement allonger le délai de transport des blessés et malades vers les ressources médicales appropriées.

Un éventuel nouveau tracé promis par le ministère québécois des Transports depuis plus d’une décennie devrait hypothétiquement régler le problème, du moins sur la route nationale 389, dans un avenir prochain. Il restera tout de même une entrave entre les trois agglomérations urbaines de la région, le passage à niveau appartenant à MFQ au Labrador.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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