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  • Volume 34

  • Cobayes de la route

    La nationale 389

    Une 7 novembre, 2016

    Cobayes de la route

  • Nouvelle vocation envisagée pour la défunte mine

    Mines Wabush

    Nouvelle vocation envisagée pour la défunte mine

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    Réserve de la biodiversité

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    Une 7 novembre, 2016

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    Presse écrite

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    Contrat d’hydroélectricité

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    Hydro-Québec

    Une 24 octobre, 2016

    Bonder les réservoirs au maximum

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    Présentation du Refuge Taïga

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  • Plaidoyer pour la survie de Mines Wabush

    Les vestiges DE Cliffs

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    Randonnée du solstice

    Dévoilement des gagnants du concours photo

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    Économie fermontoise

    Une 10 octobre, 2016

    Expansion anticipée pour le quartier industriel

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    De la boucane aux yeux

    Sensibilisation à la culture innue

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Volume 34

Cobayes de la route

La nationale 389

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La nationale 389

Cobayes de la route

par Éric Cyr

Certains camionneurs ont l’impression d’être des cobayes de la route interprovinciale 389 qui sert de terrain d’expérience pour le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui y applique toutes sortes de produits censés améliorer les conditions routières et faciliter la conduite, mais dans les faits, les résultats sont plutôt douteux et ont souvent l’effet inverse.

Le camionneur « Ti-oui Noël » écrit sur la page Facebook Charrieux de la 389 : « Le matériel qui est étendu sur la route 389 quand c’est sec c’est comme du ciment, mais quand c’est mouillé c’est glissant comme de la glace. » Un autre chauffeur de poids lourds, Yvan Bellemare commente : « Le petit sinueux entre Manic-5 et le Relais Gabriel devient comme du savon quand il pleut. »  Selon le conducteur professionnel Yves Briand surnommé « L’arbre de Noël » qui pratique ce métier depuis bientôt 45 ans, le problème émane du MTQ qui néglige ses obligations envers les usagers et coupe les coins ronds. « J’ai déjà vu ça des routes de gravier, j’ai fait la baie James où ils mettaient de la pierre dynamitée, de la petite roche noire en hiver. Ce serait idéal pour la 389. » Il explique que c’est l’état de la route qui fait défaut.

Ce dernier fait écho aux propos tenus par son confrère Alain Bourque alias « mononcle Alain » qui pratique ce métier depuis 40 ans et qui dénonce le laxisme de Transports Québec dans ce dossier « Les chauffeurs sont toujours sur le qui-vive et redoutent cette route imprévisible. »

Même son de cloche de la part de Claude Doyon qui exerce cette profession depuis 42 ans et qui est resté coincé à deux reprises dans des côtes mal entretenues le 29 octobre dernier. « Il n’y a plus de gravier et il manque d’opérateurs, on ne voit pas de machines dans le chemin et le fond est en glace. S’ils sont incapables d’entretenir la route qu’ils la ferment et ils l’ouvriront quand elle sera sécuritaire. Ce n’est pas normal de ne pas pouvoir monter les côtes et de partir à reculons en tentant de le faire. » « L’arbre de Noël » pense qu’un retour au transport de marchandises par la voie ferrée devrait être envisagé compte tenu du piteux état de la route.

L’expérience et les expériences

Les conducteurs professionnels considèrent que les deux portions de route sinueuses soit celle de 15 kilomètres (entre le km 240 et le km 255) et de 67 kilomètres (entre Fire Lake et le Mont-Wright) sont extrêmement dangereuses. De plus, le macadam entre les kilomètres 256 et 264 a été enlevé cet été et cette portion de route n’est actuellement pas entretenue. « C’est une véritable tuerie. Il y a des secteurs de la route où tu as l’impression de flotter sur du limon » confie « L’arbre de Noël » qui explique que des camionneurs plus fortunés mettent des pneus larges, ce qui permet de mieux absorber les chocs afin de préserver leurs radiateurs.

« L’arbre de Noël » poursuit : « Au lieu de procéder à la réfection de la route, le MTQ fait des expériences avec toutes sortes de matières douteuses. Nos vies sont en jeu et ils effectuent des tests et nous on est des cobayes. Ils ont appliqué quatre sortes de produits, c’est de la poussière, ce n’est pas du gravier. Le sable ne fait pas fondre la glace sur leur nouveau produit dans les deux tracés sinueux. Ils devraient ajouter du sel à certains endroits et à certaines températures, ou du moins, en mélanger avec le sable. Pourquoi ne pas définir des zones où on pourrait appliquer du sel ? Ça n’a pas de sens de rouler là-dessus même pour les charrues (chasse-neige). Les opérateurs de machineries lourdes trouvent ça difficile et brisent leurs équipements. J’ai même vu des camionneurs qui devaient rouler à reculons (en marche arrière) pour monter la côte de Manic-5, ça n’a aucun sens. À certains endroits quand on roule, on dirait que tout veut sauter dans les airs. On brise nos camions, ce qui occasionne des frais de réparation exorbitants et les coûts d’assurance augmentent de façon considérable. Certaines compagnies d’assurance ne veulent même plus assurer les transporteurs qui empruntent cette route médiocre. »

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

  • Bris prématurés
  • Camionneurs
  • Cobayes
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  • Ministrère des Transports du Québec
  • Poids lourds
  • Route nationale 389

Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Mines Wabush

Nouvelle vocation envisagée pour la défunte mine

par Éric Cyr

L’espoir s’amenuise en ce qui a trait à la possible réouverture de la mine Scully à Wabush au Labrador alors qu’une entreprise a manifesté un certain intérêt à acquérir Mines Wabush pour des raisons totalement différentes. La compagnie minière Alderon Iron Ore qui a l’intention d’exploiter le projet minier Kami (situé dans la fosse du Labrador) souhaite redéfinir l’étendue de sa demande initiale et réviser la portée de son plan original afin d’acquérir et d’intégrer les installations de la défunte Cliffs à Wabush au Labrador dans son processus anticipé de développement.

Cette modification dans les visées de la minière dans l’ouest du Labrador pourrait donner un coup de pouce au démarrage d’un nouveau projet minier revu et amélioré pour Kami. Le seul hic c’est qu’Alderon n’a pas l’intention d’investir pour le redémarrage de Mines Wabush et ne songe aucunement à l’exploiter, mais prévoit plutôt utiliser la mine abandonnée comme dépotoir pour les résidus miniers de son autre mine située six kilomètres plus loin. Selon le président directeur général d’Alderon, Mark Morabito il faut exclure la possibilité d’une réouverture de Mines Wabush : « Nous avons étudié le dossier et nous en sommes venus à la conclusion qu’il était insensé d’acheter les installations et même de tenter un redémarrage, peu importe si les infrastructures nous étaient données. Un tel scénario mènerait directement à des pertes financières. »

Le PDG d’Alderon s’attend à ce que les installations de Mines Wabush soient transférées au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador une fois les procédures de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) terminées, ce qui est prévu pour le 31 janvier 2017, et espère que la province consentira à céder ces terrains à Alderon afin d’accélérer le processus de démarrage de sa nouvelle mine.

La disparition de Mines Wabush pourrait devenir un tremplin pour le projet Kami qui attend dans les coulisses depuis une évaluation économique préliminaire en 2011. Ce nouvel atout permettrait à la minière Alderon d’éviter la construction d’un dépôt pour ses résidus miniers et ainsi d’économiser afin de propulser le projet Kami dans l’arène malgré le ralentissement actuel du marché du fer.

« Nous croyons que cela pourrait signifier que nous pouvons concevoir l’implantation d’une nouvelle mine qui serait rentable malgré des conditions économiques difficiles. »
M. Morabito poursuit : « La mort de Scully permettra la naissance de Kami. »

Un bémol

Le député provincial de l’ouest du Labrador, le libéral Graham Letto affirme qu’il n’y a encore eu aucune discussion à ce sujet et qu’il n’est pas certain que cette stratégie d’affaires pourrait être envisagée. Un tiers parti est aussi impliqué dans le processus décisionnel puisque c’est MFC Bancorp, une banque commerciale qui est détentrice du bail, des droits minéraux et chargée des démarches afin de trouver un nouvel exploitant pour Mines Wabush. Jusqu’à présent, les recherches pour trouver un successeur à Cliffs Ressources naturelles pour la mine Scully se sont avérées infructueuses. Selon le porte-parole d’Alderon, les réserves de Mines Wabush sont presque épuisées et ne sont pas viables. Ce dernier est convaincu qu’aucune proposition ne sera faite pour la reprise des activités et s’attend à ce que MFC Bancorp se départisse du site minier. Le maire de Wabush Colin Vardy confie pour sa part que les citoyens de l’endroit ne savent trop quoi penser de ce plan réducteur. Selon ce dernier, au départ les gens ont fait confiance à Alderon, mais entretemps l’espoir s’est transformé en optimisme prudent.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

  • Compagnie minière Alderon Iron Ore
  • Développement minier
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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Service de prévention des incendies

Formation spécialisée

par Éric Cyr

Des pompiers de la caserne locale ont eu l’occasion de bénéficier de plusieurs formations dispensées par des formateurs de l’École nationale des pompiers du Québec (ENPQ) qui se sont déplacés à Fermont afin d’offrir des cours adaptés aux réalités du milieu dans lequel ils évoluent. La dernière en lice s’est déroulée à la fin octobre et une douzaine de pompiers y ont pris part.

Selon le directeur du Service de prévention des incendies de la Ville de Fermont, Jean-Sébastien Allard, douze candidats ont été retenus pour suivre une formation de 30 heures avec un évaluateur de l’ENPQ en désincarcération à la fin octobre. Ce programme permet de développer les compétences et les techniques visant à dégager et sauver des personnes emprisonnées dans un véhicule à la suite d’un accident. Les pompiers choisis ont tous réussi leurs examens de qualification professionnelle permettant l’obtention de la certification « désincarcération ». Durant la période estivale, six pompiers avaient aussi reçu une formation de 30 heures dans le cadre du programme « opérateur de véhicule d’élévation » et destiné à développer leurs compétences relatives à l’opération d’un véhicule d’urgence muni d’un dispositif aérien et plus spécifiquement le maniement de l’échelle aérienne.

Brigade polyvalente et qualifiée

« On cible les candidats selon leur expertise et leurs habiletés. On va avoir atteint nos objectifs de formation pour la caserne. On a 27 pompiers qui disposent au moins de la formation « pompier 1 », qui permet de développer l’ensemble des compétences essentielles en combat d’incendie et en intervention en présence de matières dangereuses, ce qui signifie qu’ils ont reçu un minimum de 300 heures de formation. Un autre pompier est actuellement en formation en vue de l’obtention de ce titre. »

La brigade incendie fermontoise peut compter sur 30 pompiers dont 11 officiers incluant le directeur Jean-Sébastien Allard, le capitaine Yann Shaw et le pompier comptant le plus d’années de service, le lieutenant Claude Meilleur qui cumule 31 ans d’ancienneté et qui s’est vu honorer par le gouverneur général du Canada David Johnston qui lui a décerné la médaille de pompiers pour services distingués en reconnaissance de ses nombreuses années de conduite exemplaire au service de la sécurité publique au Canada, lors de son passage à Fermont en septembre 2014.

M. Meilleur qui s’est joint à la brigade en janvier 1985 confie modestement : « J’ai un grand intérêt dans cette profession qui est aussi une passion. » Un autre pompier, Luc Rivière qui occupe le poste de lieutenant cumule pour sa part 27 ans au sein de la brigade locale à laquelle il a adhéré en août 1989. Le directeur du service, Jean-Sébastien Allard confie : « Je suis très fier de pouvoir compter sur des collègues compétents de la brigade incendie qui sont qualifiés dans toutes les disciplines afin d’offrir un service sur mesure à la population. »

Collaboration fructueuse

Le Service de sécurité incendie souhaite remercier la minière ArcelorMittal d’agir en bon citoyen corporatif et de sa très bonne collaboration lorsque la nécessité d’une libération de certains de ses employés qui font partie des pompiers volontaires est nécessaire dans le cadre d’une formation ou d’une intervention. Un protocole a été établi et instauré entre la compagnie e la Ville de Fermont qui peut s’appuyer sur une nouvelle technologie qui informe les pompiers que leur présence est requise dans le cadre d’une opération d’urgence. Ceux-ci peuvent recevoir une deuxième alarme même au travail.

« Il est essentiel pour une brigade de pouvoir compter sur cet appui et ce soutien pour ses effectifs. Un renfort et une sécurité accrue font toute la différence. Il est important de disposer d’une équipe de relève pour prêter main-forte. »

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

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  • École nationale des pompiers du Québec
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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Réserve de la biodiversité

L’avenir écologique des monts Groulx-Uapishka menacé

par Éric Cyr

Une portion des monts Groulx-Uapishka, situés le long de la route nationale 389, fait partie de la réserve de la biodiversité et constitue une aire protégée. Ce récif montagneux est malheureusement écorché par des motoneigistes insouciants et irrespectueux qui font fit la règlementation en vigueur leur interdisant de se balader sans guide dans ce secteur préservé qui couvre le tiers ouest de la superficie du massif.

Il faut dire que le règlement n’a aucun mordant puisque le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) censé appliquer la loi ne patrouille que très rarement sur les lieux. L’un des fondateurs des Amis des monts Groulx et des sentiers des monts Groulx-Uapishka qui célébrait son 30e anniversaire cette année, Michel Denis, un aventurier de 72 ans qui habite la région, s’indigne de cette négligence et fait appel au civisme des motoneigistes et à la collaboration des clubs de motoneige afin de tenter de sensibiliser leurs membres à l’importance de respecter l’état naturel de ce joyau.

Les invasions barbares

« La réalité que nous vivons actuellement est sombre et concerne l’avenir écologique de ce massif unique. Ce territoire qui a été ouvert par et pour les randonneurs est maintenant envahi par la motoneige. Le mot envahi n’est pas trop fort, car d’après une évaluation, et malgré le fait que les deux tiers du massif soient pourtant accessibles aux motoneiges, au-delà de 1500 motoneigistes ont circulé en toute liberté et sans être importunés sur les sommets protégés des monts Groulx-Uapishka à l’intérieur de la Réserve de biodiversité Uapishka. Cela s’est fait en dépit du règlement du ministère de l’Environnement, responsable de ce territoire, qui stipule qu’il est interdit de circuler en véhicule motorisé au-delà de 800 mètres d’altitude (ce qui correspond à la limite des arbres). » Visiblement irrité par la situation qui risque de détériorer le patrimoine unique de la faune et de la flore et de nuire de façon irrémédiable aux espèces animales et végétales qui s’y retrouvent, M. Denis dénonce l’inaction et l’inertie du gouvernement libéral de Philippe Couillard dans ce dossier.

« Le gouvernement du Québec a décrété que c’est une aire protégée sur papier, mais dans les faits le règlement qui la protège est totalement inefficace. »

Destination récréotouristique envahie

« La conséquence la plus démoralisante pour nous est que les randonneurs, les skieurs et les raquetteurs commencent à déserter le territoire vers d’autres montagnes, comme les monts Chic-Chocs en Gaspésie, à l’abri des bruits de moteurs, d’odeurs d’essence et de traces de motoneiges. Ces adeptes de grands espaces et d’air pur commencent à bouder l’endroit puisqu’ils n’y retrouvent plus le silence, la quiétude et la neige vierge qui faisaient la réputation de ce massif montagneux qui constituait jusqu’à tout récemment un endroit de prédilection et l’ultime expérience de communion avec la nature dans le Nord québécois. »

Vandales des montagnes

« Nous avons essayé de sensibiliser les motoneigistes à l’importance de respecter cette terre sacrée ancestrale innue et la faune et flore qui l’habitent, mais il semble que nos efforts n’ont pas obtenu les résultats escomptés. Des affiches où on pouvait lire « Motoneiges défendues sur les sommets » ont été installées afin de bien délimiter la zone naturelle protégée, mais la plupart ont été vandalisées ou arrachées par des malfaiteurs. Un délinquant a même coupé un arbre sur lequel on avait posé une pancarte. Certains motoneigistes apathiques abandonnent leurs déchets sur place. Des individus ont même été jusqu’à ajouter de l’eau dans les bidons d’essence des agents de la faune. »

Fourbir les armes

Les amis des monts Groulx peuvent compter sur l’appui formel d’organisations de protection de la nature, d’associations touristiques régionales et d’institutions académiques universitaires et collégiales. Leur engagement envers cette cause stimule et donne confiance aux bénévoles qui oeuvrent au sein de l’organisme.

« Nous avons exercé une influence soutenue auprès du ministère de l’Environnement afin qu’une partie de ce massif devienne une réserve de biodiversité en croyant naïvement et à tord que cela lui garantirait protection. Nous avons l’expérience de l’action combattive, car dans le passé, nous avons mené avec succès des luttes contre les industries minières et forestières qui souhaitaient envahir le territoire des monts Groulx-Uapishka. Nous souhaitons une cohabitation harmonieuse, mais s’il le faut nous mènerons cette lutte contre les motoneigistes récalcitrants et nous utiliserons si nécessaire les tribunes internationales. Ce ne sera qu’une bataille de plus que nous mènerons à bien. Nous ne lâcherons pas le morceau » assure M. Denis.

« Ce n’est pas comme si l’espace pour pratiquer la motoneige manquait dans la région. Nous demandons juste que les adeptes de ce sport motorisé respectent cet espace protégé afin de le préserver pour les générations futures. Chacun à sa place, une place pour chacun. L’harmonie est dans la nature. Quand les activités motorisées et non motorisées se dérouleront sur des territoires différents, l’harmonie règnera sur les monts Groulx-Uapishka. » Un citoyen fermontois, Denis Moreau travaille actuellement sur la concrétisation d’un sentier de motoneige alternatif entretenu par une surfaceuse pour contourner les espaces protégés et accéder aux deux tiers Est hors réserve qui comprendrait un refuge.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Accident mortel

Un autre sacrifié de la 389

par Éric Cyr

La route nationale 389 a fait une autre victime, un camionneur expérimenté qui travaillait pour Transport Lamarre, un courtier pour Morneau Sego, le 19 octobre dernier, dans le tracé problématique Fire Lake/Mont-Wright, qui ne respecte toujours pas les règles minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec (MTQ). Malgré que le Ministère ait assuré de son intention de prioriser la construction d’un nouveau tronçon dans ce secteur en 2009, près d’une décennie plus tard rien n’a encore été accompli. Le conducteur professionnel Claude Forest, 44 ans, a perdu la vie au volant de son camion semi-remorque qui a abouti dans un ravin au kilomètre 508 à une soixantaine de kilomètres de Fermont. Son décès a été constaté à l’hôpital.

La cause de la tragédie n’est pas encore déterminée, mais la plupart de ceux qui empruntent cette route, un axe interprovincial qui a été déclaré route nationale il y a plusieurs années et qui constitue le seul lien routier du Nord-est québécois, ont déjà tiré leurs propres conclusions.

« La route était raboteuse (planche à laver) et couverte de boue et possiblement qu’une mince couche de glace s’était formée à la suite de la chute de neige. »

Le camionneur Claude Forest, natif de Baie-Comeau, mais résident de Rimouski, père de trois enfants, avait emprunté cette route à quelques reprises et avait déjà résolu de ne plus jamais refaire ce périple. C’était son dernier voyage sur la 389 et il avait trouvé un autre emploi à Rimouski selon son oncle Alain Bourque de Baie-Comeau, surnommé « mononcle Alain » par ses collègues camionneurs, qui était sur les lieux lors du passage du journaliste tout comme un autre oncle, Jacques, lui aussi chauffeur de camion, qui a identifié le corps. Une grue a été nécessaire pour sortir le poids lourd du ravin.

Le MTQ acolyte et complice des politiciens

Interrogé dans sa cabine, « mononcle Alain », qui exerce ce métier depuis 40 ans dont près de neuf ans sur la 389, était toujours sous le choc et en avait gros sur le cœur. Ce dernier tenait un discours empreint d’amertume et de ressentiment envers les décideurs politiques. « On se sent abandonnés de tout le monde, des politiciens qui rient de nous et de Transports Québec qui ne fait pas son travail pour assurer la sécurité sur cette route et qui choisit de sacrifier des vies plutôt que d’investir là où il le faut, là où c’est nécessaire. Ils ont coupé des courbes qui n’étaient pas si dangereuses que ça pour leurs amis d’Hydro-Québec, mais ils attendent que des gens se tuent plus au nord avant de réagir. Ceux qui entretiennent la route ont peur de briser leurs couteaux de gratte. Le MTQ monte une ou deux fois par semaine sur cette route, mais les contracteurs (entrepreneurs) sont informés à l’avance de leur déplacement et s’assurent de faire le travail avant leur passage », confie ce dernier.

« Demandez à n’importe quel camionneur ce qu’il en pense et tous vous diront la même chose. Prenez les bonhommes verts (contrôleurs routiers), par exemple, ils sont aux aguets et sont bons pour t’écoeurer pour le log book (registre, carnet de route) et donner des constats d’infractions pour des bris mineurs comme une lumière brûlée. Ils attendent les camionneurs pour leur attribuer des contraventions salées à l’entrée de la route 389 à Baie-Comeau, mais ils savent bien que c’est l’état pitoyable de la 389 qui occasionne directement les bris et tout comme les inspecteurs du MTQ ne se déplacent que très rarement sur celle-ci. L’état lamentable de cette route provoque l’usure prématurée de nos camions quand on l’emprunte. Le chemin est tellement en mauvaise condition que c’est normal qu’on brise nos trucks. »

La roulette russe

« Mononcle Alain » poursuit : « Je n’ai jamais vu de toute ma carrière une route en si piteux état. Emprunter la 389 c’est comme jouer à la roulette russe avec notre vie. Arriver sain et sauf à destination c’est comme un coup de dés. Les camionneurs doivent souvent rouler au centre de la route pour éviter de déraper, car la route n’est pas assez solide sur les bords. » On pouvait entendre des commentaires désobligeants et très éloquents maudissant le MTQ et les contrôleurs routiers sur les ondes de la radio de bande publique (CB) durant le passage de nombreux camionneurs sur les lieux apercevant la carcasse du fardier au fond du précipice abrupt dans une courbe indiquée seulement par une pancarte installée justement dans la courbe et qu’aucun garde-fou ne délimitait.

Les douze travaux d’Astérix

« Essayer de déposer une plainte au MTQ c’est comme dans les 12 travaux d’Astérix, personne ne veut signer les rapports et ils perdent les dossiers. Durant la période du boom minier il y a avait plus d’une centaine de poids lourds qui empruntait la route quotidiennement. Ils ont installé une unité de mesure de la circulation et puis personne n’en a entendu parler par la suite. S’ils ne veulent pas entretenir la route qu’ils la ferment pour de bon » lance « mononcle Alain » visiblement en colère.

« En 2014-2015, ça prenait deux heures et demie à un camionneur pour faire le bout sinueux de 67 kilomètres avant d’arriver à Fermont, c’est totalement inacceptable. L’Association du camionnage du Québec (ACQ) n’a rien fait pour nous autres. Comme on est loin de Québec ils ne se soucient pas de nous. »

De son côté l’ACQ assure que des démarches ont été entreprises spécifiquement pour la route 389. La responsable des communications de l’organisme, Marie-Claude Leblanc explique : « L’association n’est pas en communication avec les camionneurs, elle représente les transporteurs. » Selon un porte-parole de l’ACQ, l’ingénieur Normand Bourque : « On revendique pour l’amélioration de cette route. L’ACQ a fait des représentations pour le nivelage, l’entretien et l’amélioration des capacités de la route 389 à plusieurs reprises et est revenue à la charge récemment. Nous savons que cet axe routier comporte des éléments de sécurité discutables et qu’on peut reprocher les qualités de la route qui a certainement besoin d’amélioration. On est toujours au combat pour revendiquer que cette structure-là soit remise à niveau. Mon rôle est de m’assurer de la qualité de la route et de son aspect sécuritaire. On prend cet enjeu très au sérieux. » Ce dernier qui avait une rencontre prévue avec le nouveau ministre québécois des Transports, Laurent Lessard (récemment parachuté à ce poste à la suite des multiples démissions et scandales qui avaient ébranlé le MTQ et éclaboussé les libéraux) précise que durant le dernier congrès de l’ACQ, un conférencier de Transports Québec traitait justement de cette problématique.

«  Le dossier de la route 389 revient fréquemment et on en discute lors de nos rencontres. On étudie toutes les implications. »

L’enquête se poursuit

C’est la Sûreté du Québec (SQ) qui mène l’enquête. Le responsable des communications de la SQ pour le territoire de la Côte-Nord, Jean Tremblay explique : « C’est une perte de contrôle à la sortie d’une courbe au kilomètre 508 qui a causé l’accident. On ne sait pas si le conducteur a subi une distraction, a été victime d’un malaise ou de la chaussée glissante. L’autopsie pourrait en révéler davantage. L’accident est survenu à midi quarante, mais ça nous a pris du temps pour retrouver les papiers permettant d’identifier la victime. » Le porte-parole précise qu’aucun problème mécanique n’était apparent et que les pneus n’affichaient aucun signe de crevaison.

« Tout était beau au niveau mécanique. C’était un camion neuf de l’année. »

Des patrouilleurs de Fermont se sont rendus sur les lieux et le capitaine Michel Pelchat, directeur du poste de Fermont qui était sur place ajoute : « La cause de l’accident fait toujours l’objet d’une enquête. C’est nébuleux, le conducteur a vraiment passé droit et aucune trace de freinage n’a été observée. Il n’allait pas vite puisque le camion a versé sur le côté rapidement, il a tout de suite renversé dans le ravin. » Il n’a pas fait de vol plané. La porte-parole de Contrôle routier Québec, Kathy Beaulieu, confie que des contrôleurs routiers ont été appelés pour prêter main-forte à la SQ. Pour sa part, la porte-parole du MTQ pour la Côte-Nord, Sarah Gaudreault ajoute que : « Au moment de l’accident, la route en gravier était dégagée et un peu mouillée. Une niveleuse était passée trois heures avant que l’accident ne se produise. Dans ce secteur, la vitesse est de 70 km/h et est réduite à 55 km/h dans la courbe (où est survenue la tragédie mortelle). Des affiches étaient posées de façon conforme selon les distances requises. » Selon « mononcle Alain », deux autres mastodontes routiers suivaient Claude Forest.

« Les autres chauffeurs l’ont vu planter et ont tenté de porter secours à Claude avant d’appeler les renforts. Ils ont affirmé qu’ils ont évité de justesse de subir le même sort que mon neveu et ils roulaient à une vitesse normale adaptée aux conditions de la route. »

Confrérie en deuil

Les camionneurs constituent une confrérie tissée serrée et leur camaraderie pourrait ressembler à celle de soldats qui partent au front pour se battre afin de transporter des denrées essentielles à l’approvisionnement de la population des différentes régions qu’ils desservent. Plusieurs camionneurs ont mis un tag RIP 389 sur leurs pages Facebook notamment sur Charrieux de la 389, et d’autres, ont installé un ruban noir sur les rétroviseurs de leurs mastodontes routiers pour afficher leur mécontentement et leur solidarité pour leur collègue défunt mort en devoir qui a donné sa vie pour approvisionner le Nord.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Vie associative

Les organismes communautaires crient famine

par Éric Cyr

Les organisations communautaires de la Côte-Nord réclament davantage d’aide de Québec et préparent un front commun pour exiger une aide financière accrue du gouvernement de Philippe Couillard. Ces associations font valoir qu’elles souffrent de sous-financement chronique depuis plusieurs années et ne parviennent plus à remplir leur mission de façon adéquate. Plusieurs ont dû se résigner à sabrer leurs services alors que d’autres ont carrément dû fermer boutique.

Excédés de réclamer depuis longtemps et sans succès un meilleur financement de leurs activités, les groupes communautaires et populaires québécois en général et nord-côtier en particulier passent à l’attaque et vont exprimer leur ras-le-bol de façon tonitruante afin de tenter de parvenir à se faire entendre du gouvernement libéral qui fait la sourde oreille à leurs revendications. Le collectif qui regroupe une centaine d’organismes affirme que le gouvernement Couillard ignore leurs aspirations légitimes. Le front commun communautaire exige de Québec une hausse de leur financement de base. Le sous-financement endémique de leurs activités accompagné d’une augmentation de la charge de travail, des coupures en services sociaux et de l’étendue du territoire à desservir en ce qui concerne la Côte-Nord, fait des ravages au sein des organismes de la région. Le regroupement tiendra des actions perturbantes et dérangeantes dans le cadre d’une campagne qui se déroulera du 7 au 9 novembre prochains à l’échelle du Québec afin de mettre en lumière les réalités que vivent ces formations populaires.

Triste constat

Selon un sondage, 59 % des organisations ont dû faute d’argent abandonner des services et spécifiquement sur le territoire nord-côtier,
39 % doivent fermer leurs portes durant 12 semaines ou plus faute de moyens pour offrir leurs services à l’année. Le regroupement exige le rehaussement significatif du financement global du réseau communautaire québécois (le manque à gagner annuel sur la Côte-Nord est évalué à 6,5 millions de dollars) et réclame également une reconnaissance de l’action communautaire autonome comme moteur de progrès social ainsi qu’un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux. Une plus grosse enveloppe budgétaire annuelle permettrait aux organismes d’éviter le financement par projet spécifique, qui crée un effet pervers. La porte-parole du Regroupement des femmes de la Côte-Nord, Anne Gagné explique : « Avec le financement par projet, ce ne sont plus les membres qui décident des actions, ce sont les programmes. »

Entreprise de démolition orchestrée par les libéraux

Selon une porte-parole de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Côte-Nord, Nancy Lamontagne : « C’est une entreprise de démolition qui est en cours et c’est la population qui en paie le prix. » Un porte-parole de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau, Michel Savard s’excusant à l’avance des désagréments et des inconvénients qui découleront de ces manifestations confie : « Même si ce n’est pas dans notre culture de mener des actions dérangeantes, on en est rendus à poser ce genre de geste et ça va déranger à la grandeur de la Côte-Nord. Ça ne fait pas notre affaire, mais on n’a pas le choix. » La coordonnatrice de TROC Côte-Nord, Cyndi Berger dénonce pour sa part des conditions de travail précaires, des mises à pied et des fermetures temporaires engendrées directement par ce sous-financement : « Il y a des employés qui doivent aller au chômage et on a des membres qui n’ont pas accès à leur groupe communautaire pendant un certain temps. »

Une importante proportion de la population nord-côtière utilise les services d’organismes communautaires qui constituent une ressource de première importance dans la région.

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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Culturisme

Un Fermontois remporte les grands honneurs

par Éric Cyr

Un athlète natif de la région, Jonathan Simard, s’est illustré lors d’un prestigieux concours de culturisme « La Classique naturelle André Maillé 2016 » à Gatineau lors de sa toute première compétition, le 18 septembre dernier. La rencontre était coordonnée par l’Association des physiques québécois (APQ), la principale organisation provinciale dans le domaine des sports de physique.

Le culturisme et la musculation sont des sports consistant à développer sa masse musculaire dans un but esthétique. Les culturistes naturels prônent un mode de vie sain et naturel et sont testés pour les drogues. Le culturiste fermontois qui s’entraîne depuis l’âge de 15 ans a fait un arrêt planifié à Gatineau durant ses vacances, juste le temps d’accomplir l’exploit de rafler la première position toutes catégories homme sénior mi-moyen lors de ce rassemblement. Le sportif s’est hissé en première place au niveau homme culturiste sénior et en se classant également au premier rang pour la meilleure présentation masculine lors des épreuves qui comportaient notamment des exercices de figures et de physionomie. Il confie qu’il ne se doutait pas qu’il performerait si bien : « Je savais que j’étais compétitif, mais je ne m’attendais pas à remporter de tels honneurs.

Tremplin vers le sommet

Jonathan Simard confie modestement qu’il est heureux et agréablement surpris d’avoir mérité cette reconnaissance, une motivation supplémentaire à la poursuite de son rêve. Il songe de plus en plus à l’ascension vers les compétitions provinciales.

« Au départ, c’est une passion, mais j’ai dû m’entraîner constamment pour parvenir à ce niveau et souvent même après le travail. C’est une discipline qui exige de la constance et de la détermination. Cette victoire m’a montré que j’avais le potentiel pour me rendre plus loin. »

Sacrifices et performance

Le contremaître aux bâtiments à la minière ArcelorMittal explique que dans le domaine de l’entrainement physique, tous n’ont pas les mêmes objectifs. Certains s’entraînent pour se maintenir en forme et améliorer leur système cardio-vasculaire, d’autres pour accroître leur tonus musculaire. Pour sa part, il a choisi de s’orienter vers la performance et a donc dû consentir à plusieurs sacrifices notamment en suivant une diète très stricte de 20 semaines ne comportant aucun glucide avant la compétition, ce qui peut influencer l’humeur et causer de l’irritabilité, et en s’astreignant à un entraînement rigoureux et intensif de cinq mois avant d’affronter ses compétiteurs. L’athlète qui s’aguerrit au club de poids et haltères de Fermont devait prendre la route fréquemment pour aller consulter un diététicien spécialisé afin de vérifier si son régime était approprié et adapté à ses besoins. Ce dernier qui sera la tête d’affiche pour la promotion de cette même rencontre l’an prochain vient de décrocher un commanditaire, une compagnie de suppléments alimentaires et a déjà fixé son prochain objectif. Il envisage s’entraîner durant un an et demi avant de s’inscrire au championnat provincial de mars 2018.

L’athlète tient à remercier sa conjointe Catherine Senneville, sa famille et les personnes qui l’ont encouragé et soutenu, dont son entraîneur professionnel Tommy Desbiens de Baie-Comeau.

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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Presse écrite

La tempête numérique frappe les journaux de plein fouet

par Éric Cyr

Plusieurs journaux se regroupent et demandent l’aide du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral pour mieux résister aux géants de l’Internet qui risquent d’étouffer l’information locale et régionale. La nouvelle Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec inclut de grands noms comme Le Devoir, Groupe Capitales Médias, TC Transcontinental et Hebdos Québec soit un total de 146 journaux qui informent chaque semaine près de six millions de Québécois qui composent près de 80 % de la population.

Cette alliance exclut toutefois certains des plus importants, notamment Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec, La Presse et The Montreal Gazette. Selon la vice-présidente aux communications de La Presse, Caroline Jamet : « Nous (les journaux ayant un tirage plus important) n’avons pas été invités officiellement, je crois qu’ils ont compris que nos besoins ne sont pas les mêmes. » Selon le directeur du quotidien d’information indépendant Le Devoir publié à Montréal et fondé en 1910, Brian Myles, ces journaux s’unissent « parce qu’il y a une réalité commune à tous qui est que les géants du Web comme Google et Facebook ont pris leur vitesse de croisière et que les revenus numériques nous échappent à leur profit. Ils sont meilleurs que nous pour utiliser nos contenus et en tirer des revenus. Ce n’est pas un problème de qualité de l’information, mais de modèle d’affaires. » Le président-directeur général du Groupe Capitales Médias, Claude Gagnon abonde dans le même sens : « Nous sommes chanceux, nous ne subissons pas de perte de clientèle, c’est le modèle d’affaires qui est bouleversé. »

Protéger la presse écrite

La Coalition demande aux gouvernements de l’épauler de cinq façons. D’abord en instaurant deux crédits d’impôt. Le premier de 40 % qui s’appliquerait aux coûts de production de l’information (salaires des journalistes et pupitreurs, frais de reportage) et le deuxième de 50 % qui couvrirait les investissements numériques comme l’acquisition et l’entretien de logiciels spécialisés. Les autres revendications concernent une exemption de la taxe sur le recyclage et que les journaux soient vendus sans TPS ni TVQ et qu’ils reçoivent une part plus importante des investissements publicitaires gouvernementaux qui ont été sabrés de façon drastique depuis le scandale des commandites. « Les Google de ce monde prennent la majeure partie des investissements gouvernementaux sans retombées. On ne fera pas faillite demain matin, mais il faut se lancer dans les investissements numériques », explique M. Gagnon. Les instigateurs de la Coalition ne prétendent pas que leur entreprise médiatique est prise à la gorge, mais tirent la sonnette d’alarme et indiquent que le temps presse et qu’il est temps d’agir. La Coalition souhaite que la presse écrite soit protégée au même titre que et de façon similaire à la télévision ou à d’autres formes d’art. M. Myles confie : « Nous ne sommes pas rétrogrades, nous ne demandons pas une forme de protectionnisme, juste une poussée dans le dos pour faciliter le passage au numérique. » Le moment pour effectuer un virage significatif semble opportun puisqu’il coïncide avec les renouvellements des politiques culturelles à Québec et à Ottawa.

Médias communautaires à l’agonie

Alors que les grands médias écrits éprouvent des difficultés, les journaux communautaires tirent le diable par la queue et leur situation financière est très précaire. La présidente de l’Association des médias écrits communautaires du Québec, l’AMECQ (dont Le Trait d’union du Nord fait partie), Kristina Jensen, a écrit au ministre québécois de la Culture et des communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, le libéral Luc Fortin, pour le sensibiliser à la situation alarmante de plusieurs journaux communautaires qui sont sur les charbons ardents.

Chant du signe de la presse communautaire ?

Les libéraux ont abandonné la presse communautaire et cette dernière redoute et avec raison que certains, en mode survie, ne puissent bientôt plus poursuivre leur mission. Elle dénonce et identifie l’une des raisons principales de ce phénomène soit le manque de revenus publicitaires que subissent ces derniers notamment ceux provenant du gouvernement du Québec.

« Plusieurs de nos membres sont aux prises avec une baisse (marquée) de revenus publicitaires. En 2015-16, votre gouvernement (libéral de Philippe Couillard) a investi 634 060, 27 $ dans des placements publicitaires. De ce montant, 14, 166 $ ont été accordés aux médias écrits communautaires (une somme) qu’on dû se partager nos 87 membres. » Ce sous-financement endémique risque d’avoir des conséquences irréversibles pour certains journaux. « (Beaucoup de nos) membres (sont) aux prises avec une baisse de revenus publicitaires résultant des mesures d’austérité imprévues et rapides décidées par votre gouvernement…ces mesures font des ravages chez nos membres (qui doivent déjà lutter) avec des ressources qui s’amenuisent et un environnement opérationnel difficile à gérer. »

Cri d’alarme

«  À l’AMECQ, nous croyons qu’il est primordial de préserver une source indépendante, originale, crédible et locale d’information. Telle est la mission que nos membres ont accomplie avec brio depuis des décennies…Sans le soutien de votre gouvernement, nous assisterons peut-être à une situation « darwinienne » où, faute d’avoir bénéficié du soutien des plus forts, les journaux communautaires seront condamnés à périr dans un environnement concurrentiel dans lequel seules les organisations les plus aptes prospèrent. »

La résistance

Mme Jensen poursuit : « Chaque jour les Québécois sont bombardés par les médias de masse, américains pour la plupart, qui les inondent d’images provenant d’une culture différente de la leur, dans une autre langue que la leur. Nous sommes « la Résistance » ! Je vous demande de nous accompagner dans notre combat…Saviez-vous que 74 % des adultes québécois lisent leur journal local ? Ces derniers ont désigné les journaux communautaires comme source la plus fiable d’actualités locales. » Le journal Le Trait d’union du Nord ne fait pas exception à la règle et vit des jours difficiles.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard contribuera-t-il à maintenir la qualité de l’information locale et régionale ou lui assènera-t-il le coup de grâce ?

Pour plus d’infos : https://amecq.ca

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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Contrat d’hydroélectricité

Le dossier de Churchill Falls à nouveau devant la Cour suprême

par Éric Cyr

La société d’État Nalcor Energy de Terre-Neuve-et-Labrador a l’intention de demander à la Cour suprême du Canada d’inciter son vis-à-vis la société d’État Hydro-Québec à renégocier l’entente sur le prix de l’électricité pour la centrale de Churchill Falls située au Labrador. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador avait déjà été débouté par la plus haute instance fédérale en 1984 et en 1988 et plus tard par la Cour supérieure du Québec qui avait aussi rejeté une tentative visant à faire modifier cet accord en 2014 et en août dernier. Conclu en 1969, cet engagement a été automatiquement renouvelé le premier septembre pour 25 ans soit jusqu’à la date d’échéance en 2041.

Le statu quo

Le contrat est l’objet de frictions entre les deux provinces depuis des décennies. Après avoir déjà contesté cette transaction jusqu’en Cour suprême du Canada et essuyé deux refus, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador s’était tourné vers la Cour supérieure du Québec en 2010 plaidant la notion de « bonne foi » du Code civil du Québec après qu’Hydro-Québec eut refusé de renégocier les tarifs entourant l’achat d’électricité de Churchill Falls. La Cour d’appel du Québec s’est aussi rangée derrière le verdict rendu en 2014 par le tribunal de première instance et a estimé en août dernier qu’Hydro-Québec n’avait aucune obligation de rouvrir l’entente conclue en 1969 concernant l’énergie produite à Churchill Falls. L’entente prévoit que la société d’État québécoise peut acheter l’électricité de Churchill Falls à bas prix avant de la revendre à un tarif plus élevé sur son marché intérieur (voire aux Québécois) ainsi qu’à l’exportation, ce que déplore Terre-Neuve-et-Labrador.

La grosse part du gâteau

Depuis la signature de l’entente, le 12 mai 1969, les profits encaissés par l’État québécois ont été largement supérieurs à ceux réalisés par Terre-Neuve-et-Labrador. En 2010, la province de l’Atlantique estimait que cet accord lui avait permis d’empocher seulement un milliard de dollars comparativement à 22 milliards de dollars pour le Québec et évalue qu’à la suite du renouvellement du contrat, Hydro-Québec devrait empocher 1,7 milliard de dollars par année pour l’électricité en provenance du réservoir Smallwood qui alimente Churchill Falls comparativement à
60 millions de dollars annuellement pour Terre-Neuve-et-Labrador. La société d’État québécoise a toujours prétendu en cour, avec, succès, qu’à la signature du contrat il y a 47 ans, c’est elle qui a tout payé et qui a pris tous les risques.

La centrale hydroélectrique souterraine de Churchill Falls est aménagée sur le cours supérieur du fleuve Churchill, au Labrador. Avec une puissance installée de 5 428,5 mégawatts (MW)*, elle constitue la deuxième plus grande centrale souterraine au monde derrière la centrale Robert-Bourassa à la baie James dans le nord du Québec.

*1 MW = 1000 kilowatts (KW)

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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Hydro-Québec

Bonder les réservoirs au maximum

par Éric Cyr

Hydro-Québec souhaite approvisionner ses réservoirs au maximum de leur capacité et a déjà commencé à faire gonfler celui de Manicouagan pour lui permettre d’atteindre son plus haut niveau d’eau depuis le début des années 1980. Les raisons invoquées sont que la demande en hydroélectricité est plus faible et que les conditions météorologiques sont favorables. Le même scénario se produit partout au Québec et notamment à la baie James.

Le réservoir de Manicouagan, qui peut contenir près de 138 kilomètres cubes d’eau et constitue le plus gros bassin hydrographique de la société d’État, devrait se remplir pour atteindre sa capacité maximale d’ici quelques années. Le barrage Daniel-Johnson a été conçu pour retenir un volume d’eau aussi important et le niveau aquatique devrait atteindre une hauteur de 360 mètres par rapport au niveau de la mer.

Saturation du bassin

Selon la conseillère – Communication et collectivités Relations avec le milieu pour la Côte-Nord à la Direction des affaires régionales et collectivités, Julie Dubé : « Au cours des prochains mois et des prochaines années, Hydro-Québec envisage de rehausser le niveau du réservoir Manicouagan dans les limites de sa cote maximale d’exploitation, établie depuis les années 1960. » Cette dernière  poursuit : « Depuis le début des années 1980, le réservoir n’a pas atteint le niveau prévu pour cet automne. Au premier mai 2016, les stocks énergétiques d’Hydro-Québec étaient supérieurs à ceux observés au cours des 10 dernières années à pareille date partout au Québec. » La porte-parole de la société d’État explique que : « La forte hydraulicité (rapport du débit moyen annuel, le module d’un cours d’eau destiné à caractériser l’abondance de l’écoulement) et la diminution de la demande industrielle au Québec permettent à Hydro-Québec d’emmagasiner de l’eau dans ses réservoirs. Comme il est impossible d’accumuler l’énergie produite (comme dans le cas d’un panneau solaire par exemple), on retient l’eau qui est l’énergie potentielle qui nous servira à produire l’électricité lorsqu’on en aura besoin. L’entreprise sera prête au moment de la reprise de la demande industrielle ou (celle du) marché extérieur. » Mme Dubé explique : « On le fait maintenant parce qu’il y a de l’eau en abondance. Cette eau-là c’est comme une pile pour nous. » Si l’eau n’est pas conservée ou utilisée pour produire de l’électricité grâce à des turbines, elle sera déversée par l’évacuateur de crue, ce qui entraînerait des pertes.

Hydro-Québec roi et maître

Gorger le réservoir Manicouagan veut dire entreposer des centaines de millions de dollars en énergie (en valeur d’aujourd’hui) derrière le barrage Daniel-Johnson, mais cela signifie aussi inonder des terres publiques occupées par une centaine de villégiateurs autour du plan d’eau, engloutir certaines petites îles et nuire aux élans d’Amérique (orignaux) qui s’alimentent sur les berges. Mme Dubé précise qu’Hydro-Québec n’a pas besoin d’autorisation gouvernementale pour remplir le bassin : « On a un arrêté du Conseil des ministres du début des années 1960 qui permet d’exploiter le réservoir à (certains niveaux), c’est-à-dire inonder certaines zones jusqu’à une altitude déterminée. On respecte les cotes d’exploitation établies lors de la construction de l’ouvrage.» Plusieurs baux de villégiature ont été attribués au fil des années par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune devenu le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) dans des zones de rivage qui seront forcément inondées avant que cette responsabilité ne soit relayée aux municipalités régionales de comtés (MRC). Plusieurs propriétaires de chalet assurent que le Ministère ne les a jamais informés qu’ils étaient situés en zone inondable lorsqu’ils ont obtenu leur bail. Mme Dubé précise : « Les zones inondables n’ont pas changé depuis la construction du barrage. Elles sont connues et établies depuis les années 1960 et font partie des schémas d’aménagement. Les ministères et les MRC les connaissent également quand ils donnent des permissions. »

Diluer les responsabilités

L’eau a déjà commencé à monter et se rapproche des chalets et camps de chasse construits par les riverains. La gestion des baux de villégiature a été transférée aux municipalités régionales de comtés (MRC) durant les cinq à dix dernières années. Le coordonnateur de la gestion foncière de la MRC de Manicouagan, Philippe Poitras souligne qu’aucune carte ne délimite la zone inondable du réservoir et il est donc difficile de deviner les intentions de la société d’État. Mme Dubé précise que le niveau précis actuel des réservoirs est de nature commerciale et confidentielle, mais que le niveau du réservoir qui alimente Manic-5 a monté et devrait atteindre un mètre supplémentaire d’ici un mois. « Le niveau se rapproche de celui de 2009 et devrait se maintenir durant deux à trois mois » selon les prévisions de la société d’État, mais plusieurs facteurs peuvent influencer les prévisions à long terme notamment l’hydraulicité et la demande en énergie.

« Notre objectif n’est pas de tout faire pour augmenter le niveau d’eau, mais nous devons tenir compte du niveau naturel d’hydraulicité. » Le niveau devrait augmenter cet hiver si on se fie aux prévisions des météorologues d’Environnement Canada et de Météo Média qui prévoient des précipitations record, mais selon Mme Dubé la demande plus importante en énergie durant la saison hivernale pourrait contribuer à faire descendre quelque peu le niveau du réservoir.

Noyer le garde-manger du gros gibier

Selon le biologiste Bernard Jolicoeur, la situation est préoccupante puisque cette décision va modifier l’habitat du gros gibier. Ces terres inondables sont abondamment fréquentées par l’élan d’Amérique (orignal) qui s’alimente dans ce secteur. « Ce qui fait la force de ce territoire pour l’orignal, c’est la bande de petits arbres feuillus qui ceinturent le réservoir et servent de véritable garde-manger aux orignaux. Cette bande de feuillus principalement composée de bouleaux et de trembles résulte de la mise en eau originale du réservoir dans les années 1960. » M. Jolicoeur poursuit : « À cette époque, toute une bande riparienne de forêts d’épinette a été recouverte par les eaux puis les arbres sont morts (d’où la grande quantité de gros troncs d’arbres qui jonchent encore aujourd’hui les rives du Manic) puis les eaux se sont retirées. Si on hausse le niveau d’eau de sept mètres, on va nécessairement noyer en grande partie le garde-manger des orignaux.»

La porte-parole de la société d’État spécifie que : « Des études environnementales ne sont pas requises puisqu’il ne s’agit pas d’un projet, mais bien de l’exploitation normale du parc de production. » Pourtant il existe des lois au Québec qui interdisent justement de détruire l’habitat des espèces fauniques. Est-ce que les responsables du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont été avisés des intentions d’Hydro-Québec qui reproduit le même scénario dans plusieurs régions du Québec et ont-ils évalué les conséquences pour le gros gibier (orignaux, chevreuils, caribous) ?

 

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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Présentation du Refuge Taïga

L’émergence du pôle touristique de Fermont

par Véronique Dumais

L’Association Touristique de Fermont (ATF), qui chapeaute le Défi Taïga depuis quatre ans, consolide ses sources de financement afin de bâtir Le Refuge Taïga, un centre d’accueil dans le secteur de l’écotourisme et du tourisme d’aventure pouvant accueillir jusqu’à huit personnes et 60 chiens au pied des monts Severson.

Présentation du projet

Organisme sans but lucratif ayant pour mission de promouvoir Fermont et le développement touristique au nord du 52e parallèle, l’ATF organise le Défi Taïga, une course de chiens de traîneaux de 230 kilomètres, la plus longue dans l’Est du Canada, qui bénéficie déjà d’une notoriété nationale. Avec le Refuge Taïga, l’organisme désire consolider le Défi Taïga lui-même en produit d’appel du pôle touristique émergent de Fermont.

Le bâtiment principal du refuge comprendra deux dortoirs, une salle commune, des toilettes, des douches, une cuisine, un bureau administratif, un centre d’interprétation, un bureau d’accueil ainsi que quatre enclos ayant une capacité de 60 chiens. De petites cabines d’hébergement sur pilotis seront installées en périphérie du bâtiment principal. D’une capacité d’accueil de quatre personnes maximum chacune, elles offriront une vue unique sur Fermont, les monts Severson et la forêt boréale.

Équipé d’un système électrique combiné éolien et solaire, le bâtiment comprendra un volet écologique incluant également un système de récupération d’eau potable. Ces bâtiments fourniront un lieu propice au repos des clients. Favorisant le contact avec la nature, l’échange entre les résidents et touristes, il deviendra le camp de base pour tous les amateurs de ski hors-piste, de randonnée, de canot-camping ou autres sports de plein-air.  L’ATF prévoit aussi l’aménagement et l’entretien d’un sentier multi-usager. Ce dernier pourra être utilisé pour des promenades en traîneaux, des sorties en raquette, le ski hors-piste et le skijorring combinant le ski de cross-country et le chien de traîneaux. En période estivale, les amateurs de canicross ou de canibike, pourront également l’utiliser à leur guise.

Objectifs du Refuge Taïga

L’organisme fondé en 1987 considère que la promenade en traîneau à chiens fait partie intégrante de la vie et de la culture nordique. Depuis la fin des années 1980, à chacune des consultations publiques, les gens de Fermont se prononcent largement en faveur du développement de l’activité de traîneau à chiens. C’est donc tout naturellement que l’ATF met ses efforts à créer les conditions favorables à l’essor de ce sport. En bâtissant le Refuge Taïga, l’ATF favorise le développement d’une nouvelle activité économique portant sur la thématique du chien de traîneau et du tourisme d’aventure. Le Refuge bénéficiera autant aux organismes qu’aux résidents de Fermont.

Concept unique sur la Côte-Nord, l’établissement permettra à l’ATF de bonifier l’offre d’activités de plein-air cadrant parfaitement dans la thématique du futur circuit du Grand-Nord en augmentant le nombre de touristes dans la région en plus de diversifier les clientèles. Le Défi et le Refuge Taïga sont complémentaires, le centre d’accueil deviendra une attraction touristique ouvert à l’année. Un autre objectif de l’organisme est de développer un programme d’éducation et de formation en collaboration avec les écoles de Fermont, du Labrador et de la Côte-Nord.

L’ATF souhaite encourager et promouvoir des pratiques de gestion privilégiant un tourisme durable et responsable, le tout dans un souci et un respect certain pour notre environnement.

Comité organisateur

Afin de porter à terme ce projet ambitieux qu’est le Refuge Taïga, l’Association Touristique de Fermont souhaite mettre sur pied le comité organisateur pour la suite du processus. L’ATF recherche donc de trois à cinq personnes désirant s’impliquer au sein de l’ATF pour ce projet; le comité sera chapeauté par l’organisme. Toute personne intéressée, peut faire valoir son intérêt en envoyant un courriel avec ses coordonnées à : associationtouristiquefermont@gmail.com.

Déjà, grâce à la collaboration spéciale d’ArcelorMittal, l’ATF peut aménager, de façon temporaire, ses bureaux administratifs via le projet Genèse, un endroit où l’association peut accueillir ses ressources humaines venues de partout au Québec en plus d’entreposer son matériel et de relancer le centre d’interprétation en le rendant à nouveau disponible à la population. Le projet Genèse se veut quant à lui la première étape menant à l’ouverture du Refuge Taïga. L’ATF prévoit l’inauguration officielle du projet Genèse au début 2017.

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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Les vestiges DE Cliffs

Plaidoyer pour la survie de Mines Wabush

par Éric Cyr

Trois représentants de l’ouest du Labrador incluant le député provincial libéral du Labrador, Graham Letto, et les maires de Labrador City et de Wabush, Karen Olford et Colin Vardy, ont livré un vibrant témoignage devant un juge d’une Cour fédérale à Montréal durant les audiences sur la faillite de l’entreprise Cliffs Ressources naturelles, à la fin septembre, afin de tenter de trouver une alternative permettant de donner un second souffle à la minière et de protéger les fonds de pension des retraités.

Le maire de Wabush qui est aussi vice-président de la chambre de commerce de l’Ouest du Labrador a eu l’occasion d’expliquer au juge fédéral Stephen Hamilton l’impact négatif de cette fermeture dans la collectivité et a signifié son opposition claire d’accorder un délai supplémentaire à Cliffs Ressources naturelles prévu par la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) pour tenter une restructuration. « Cliffs a eu amplement de temps, plus que nécessaire. Cette entreprise voyou utilise ce répit à mauvais escient en tentant de dilapider ses actifs avant de déguerpir. Ce délai empêche un éventuel successeur de se manifester promptement. Cela paralyse notre communauté et nous empêche d’aller de l’avant et d’envisager l’avenir. » Le trio labradorien a plaidé en faveur d’une décision qui minimiserait le démantèlement des infrastructures et qui favoriserait la reprise des activités minières en permettant à un éventuel investisseur de se manifester et d’assurer le relais des opérations. Selon le député provincial du Labrador Graham Letto : « Le juge doit rendre une décision qui prend en considération les intérêts des communautés de Labrador City et de Wabush. Un acheteur s’est montré potentiellement intéressé à reprendre le flambeau et nous devons nous assurer que tous les atouts sont disponibles pour lui permettre de faire une offre raisonnable en lui donnant un coup de pouce pour redémarrer les activités. » La mairesse de Labrador City, Karen Olford a pour sa part fait ressortir la dévastation ressentie par les anciens employés congédiés et les retraités de Cliffs trahis et abandonnés : « Certaines personnes souffrent du cancer et ne peuvent se payer de médicaments alors que d’autres, doivent se résigner à déménager pour des raisons de santé, mais ne peuvent parvenir à vendre leur maison parce que les prix de l’immobilier sont inférieurs à leur hypothèque à la suite du départ de Cliffs. »

La fermeture des installations de Cliffs Ressources naturelles à Mines Wabush en 2014 a dévasté l’économie de l’ouest du Labrador. Le prix de l’immobilier a chuté, des commerces ont fermé leur porte et des retraités ont été laissés pour compte.

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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Randonnée du solstice

Dévoilement des gagnants du concours photo

par Éric Cyr

Les finalistes du concours photo annuel de la randonnée du solstice 2016, organisé conjointement par le Club photo Caniapiscau et le bureau d’information touristique, se sont rassemblés au bureau d’information touristique pour le dévoilement des gagnants et la remise des prix, le 28 septembre dernier. Le tout était agrémenté d’une présentation diapositive des photos sur un écran géant.

La randonnée du solstice consiste en une excursion de quelques kilomètres au cœur des monts Severson près de Fermont durant la période où la nuit est la plus courte de l’année et le lever du soleil très hâtif. Les photographes qui ont pris part à cette aventure ont pu récolter des images originales et inusitées mais devaient respecter certaines exigences particulières. Les œuvres retenues ont été déterminées selon des critères précis : la qualité photographique, la qualité artistique, la mise en valeur de l’immensité du territoire et le respect du thème de cette année qui était « l’esprit de la randonnée ». Un jury composé de trois personnes a choisi les gagnants de chaque catégorie sauf le prix du public qui a été décerné à la suite d’un vote populaire. La photographe professionnelle Valérie Boutin alias The North Soul, l’artiste peintre Yves Downing et l’un des instigateurs de cet évènement, Michel Michaud se sont prononcés sur les photos gagnantes en juillet mais la remise des prix s’est faite juste après l’équinoxe de septembre afin de réunir le plus de participants possible. Le prix du jury a été décerné à Jocelyn Blanchette, le prix coup de cœur du jury a été remis à Bogdan Carasava qui s’est aussi mérité le prix du public. Le choix a été difficile compte tenu de la qualité impressionnante des photos présentées.

L’artiste Jocelyn Blanchette confie : « C’est une super belle folie ce projet de randonnée du solstice. J’aime les activités reliées au cycle du soleil. Je suis heureux de contribuer à perpétuer ce concours. C’est un évènement unique de plein air qui nous amène à apprécier la nature dans une belle ambiance et des conditions inhabituelles de nuit. » Le photographe et cinéaste Bogdan Carasava a aussi apprécié l’expérience : « J’avais déjà été me balader dans les monts Severson mais c’est la première fois que je participe à la randonnée du solstice et au concours photo. C’était très agréable. »

Les photographes ont généreusement accepté que leurs photographies soient publiées dans le journal. Une photo vaut mille mots et celles-ci sont à couper le souffle. Merci à l’organisateur Marc-André Martin et à tous les participants.

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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Économie fermontoise

Expansion anticipée pour le quartier industriel

par Éric Cyr

À première vue, les observateurs pourraient penser que le parc industriel de Fermont stagne depuis plusieurs années et que rien ne semble bouger depuis sa construction au milieu des années 1970 malgré un regain d’activité lors de la période du dernier boom minier. Une poignée d’entreprises s’y sont établies lors de son ouverture et quelques autres durant la relance, coïncidant avec la flambée du prix des métaux, mais plusieurs des nouveaux ajouts ont plié bagage par la suite et ne se sont pas implantés à long terme.

Au-delà des apparences, la municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau a cependant une stratégie, n’a pas baissé les bras et travaille de concert avec la Ville de Fermont à faire avancer ce dossier depuis plusieurs années en misant sur l’acquisition de nouveaux terrains dans le cadre d’une revitalisation et d’une expansion de ce secteur d’activité économique.

Le boom minier a profité au Labrador

C’est un tout autre scénario au Labrador voisin qui a une longueur d’avance et où les parcs industriels fourmillaient d’activités durant le boom minier. Ils affichent complet malgré le récent ralentissement économique et aucun espace vacant n’est disponible. Plusieurs commerces se sont établis dans des zones résidentielles à cause du manque d’espace et ce phénomène d’étalement urbain a motivé un projet de création d’un troisième quartier industriel qui serait situé non loin du nouvel hôpital de Labrador City et dont le démarrage attend pour l’instant une remontée significative des prix du fer. Certains dirigeants d’entreprises ayant pignon sur rue dans le parc industriel fermontois sont moins enthousiastes par rapport au boom minier alors qu’ils ont vu leur compte de taxes commerciales tripler durant cette période.

Approche différent

Pourtant les villes de Labrador City et de Wabush presqu’exclusivement mono-industrielles doivent composer avec les mêmes réalités que Fermont à la différence qu’elles sont situées dans une autre province où le principal employeur, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto oblige les entreprises et fournisseurs qui souhaitent faire affaire avec la compagnie à avoir une succursale ou un siège social au Labrador, ce qui a grandement contribué à l’expansion des commerces et à la vitalité économique de l’ouest du Labrador.

Aucune obligation à Fermont

La minière ArcelorMittal située à Fermont au Québec bénéficie également depuis plusieurs années de l’implantation de nombreuses entreprises spécialisées au Labrador, car elle fait affaire avec plusieurs de celles-ci, mais n’a jamais considéré obliger ses fournisseurs à avoir une succursale en sol québécois, ce qui pourrait avoir une incidence grandement bénéfique sur la création d’emplois et le développement de l’économie locale. Les retombées profiteraient également à la Ville de Fermont. La défunte Cliffs qui était propriétaire de la mine du lac Bloom jouait également des deux côtés de la frontière et on verra si le récent achat de ses actifs par la société Minerai de fer Québec dont le gouvernement du Québec est l’un des principaux actionnaires aura un impact sur l’activité du parc industriel fermontois lors du redémarrage anticipé de la minière actuellement en veilleuse.

Évolution du dossier

Le défunt Centre local de développement (CLD) de Caniapiscau auquel le gouvernement libéral de Philippe Couillard a donné le coup de grâce avait réalisé un sondage auprès des entreprises intéressées à s’implanter dans le quartier économique fermontois il y a quelques années et ce sondage a été repris par la MRC afin d’étoffer sa vision de développement de la zone industrielle. À l’époque, la Ville de Fermont souhaite développer un parc industriel plus élargi afin de combler les besoins criants et répondre aux nombreuses demandes d’entreprises, mais aucun terrain industriel n’est disponible à la suite du boom économique majeur de 2010 et du déploiement du Plan Nord. Une étude est alors réalisée par la firme Roche en 2011 et un plan de développement est présenté par le directeur général, secrétaire trésorier de la MRC et directeur de l’urbanisme de la Ville de Fermont, Jimmy Morneau, dans le cadre du programme relatif à une cession à titre gratuit des terres du domaine de l’État en faveur des municipalités nordiques. Plus tard en 2013, un mémoire sur le projet de loi numéro 43 sur les mines expose la position de la Ville dans le dossier du parc industriel :

« La réalisation des projets des deux minières (du côté québécois) fait en sorte que leur service d’entretien doit être effectué par des fournisseurs qui désirent s’établir près de Fermont et des installations des minières, et ce, normalement, dans un parc industriel. L’aménagement de 36 terrains représente un coût estimé de construction et d’aménagement d’au moins 15 millions $. Une liste de 20 entreprises est désireuse d’acquérir un terrain dans ce futur parc industriel. »

La Ville poursuit : « Malheureusement, faute d’argent, autant des titulaires de droit minier que du gouvernement, et considérant sa capacité financière, la Ville de Fermont n’a pas pu réaliser jusqu’à présent ce projet, de telle sorte que plusieurs de ces entreprises sont allées s’installer à Labrador City ou Wabush, ce qui signifie une perte importante de revenus pour la Ville. »

Vision d’avenir

M. Morneau est enthousiaste et se dit prêt à relever le défi. Selon ce dernier, la MRC et la Ville de Fermont ont entrepris des démarches afin d’acquérir plusieurs terres du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MERN) afin de réaliser ce projet et le dossier progresse rapidement. « Des requêtes ont été déposées et  on attend une confirmation incessamment pour l’obtention de terrains stratégiques avant le dépôt de demandes de financement par le biais de divers programmes et du Plan Nord. » Ce dernier confie que l’expansion est prévue dans le secteur du nouveau tracé de la route nationale 389 de Fire-Lake vers Fermont. Les nouvelles infrastructures seraient raccordées au service d’aqueduc et d’égout sur la rue Bertrand. « On s’attend à ce que les terrains soient cédés à la municipalité d’ici peu. »

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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De la boucane aux yeux

Sensibilisation à la culture innue

par Éric Cyr

Le représentant de la culture innue Alfred McKenzie était de passage au chalet de service de Fermont le 10 septembre dernier dans le cadre d’une rencontre interculturelle visant à sensibiliser la population aux us et coutumes de son peuple incluant une dégustation de nourriture d’inspiration traditionnelle adaptée à la sauce moderne.

Alfred McKenzie qui cuisine depuis une trentaine d’années et travaille avec des produits culinaires locaux et régionaux, en passant du canard et de l’outarde au caribou et au castor, confie qu’il évite d’utiliser des épices afin de ne pas masquer les saveurs des aliments.
« J’essaie de conserver le gout original et de perpétrer les recettes de mes ancêtres. » confie-il.
Ce dernier qui a une formation en tourisme d’aventure et de plein air a déjà été guide de chasse et pêche et c’est dans la nature qu’il communie le mieux avec ses racines. Discutant avec les gens pendant qu’il fait fumer de la viande de gibier et du poisson à l’aide de branches d’épinette, une tradition qui remonte à des temps immémoriaux, Alfred McKenzie répond aux questions et parle de ses traditions aux personnes venues à sa rencontre. Celui-ci déplore que plusieurs jeunes innus aient perdu leur langue, l’innu-aimun qui fait partie de la famille linguistique algonquine.
« La nouvelle jeunesse ne croit plus aux réponses de la nature. » Il est nostalgique de l’époque où les Innus s’adonnaient à la chasse et à la pêche sur le vaste territoire boréal. Les Innus se déplaçaient en canot l’été et en raquettes et en toboggan l’hiver et vivaient dans des wigwams faits d’écorces de bouleaux au sud et de peaux de caribous au nord.

« Le garde-manger traditionnel c’était la forêt et les lacs. Je me souviens d’une vieille aînée innue qui décrivait ce temps-là en parlant de belle misère. Si une catastrophe majeure se produisait, les survivants vont être ceux qui pourront maitriser les techniques traditionnelles.»

Selon M. McKenzie, le monde occidental et la mondialisation vont à l’encontre du mode de vie ancestral traditionnel. « L’appât du gain tue les minorités. » explique celui qui souhaite créer des ponts et sensibiliser le public au fait qu’il existe encore un petit noyau de culture innue qui résiste à la globalisation et qui tente de façon légitime de préserver ses origines.

Le terme Montagnais, archaïque de nos jours, a été utilisé par les Européens pour désigner les Innus, ce qui signifie « humains » ou « hommes véritables ».

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Publié le 26 septembre, 2016, dans la publication : Numéro 16 Volume 34

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Publié sur le site le 6 octobre 2016

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