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    Chambre de commerce Fermont

    Causerie avec deux ministres caquistes

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    Désenclavement de la Côte-Nord

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    Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

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    Chambre de commerce Fermont

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Côte-Nord

Causerie avec deux ministres caquistes

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Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

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Chambre de commerce Fermont

Causerie avec deux ministres caquistes

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo, la ministre Duranceau, la présidente de Chambre de commerce Fermont, Marie-Claude Nolet, la directrice générale de l’organisation, Mélissa Gauthier et la ministre Champagne Jourdain.

La Chambre de commerce Fermont a profité d’un déplacement officiel local de trois personnalités politiques du cabinet Legault pour organiser un dîner-causerie dans une formule de discussion conviviale et décontractée sur le thème « Viens dîner avec nous. Parlons des enjeux de notre milieu » à la salle Aurora, le 6 novembre dernier.

La ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, de passage à Fermont pour la troisième fois depuis son élection, et la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Bertrand, France-Élaine Duranceau, se sont adressées au public de façon interactive, ce qui a permis aux participants qui le souhaitaient d’échanger de façon constructive et à tour de rôle sur les réalités de la région et de tenter de trouver des solutions à certaines problématiques, pour la plupart récurrentes, vécues localement.

Échange réaliste et respectueux

Les sujets qui ont été les plus abordés par les protagonistes du milieu sont la crise du logement qui sévit actuellement et son lien indissociable avec la pénurie de main-d’œuvre pour les commerces et organismes locaux qui sont incapables de rivaliser avec les minières dans le domaine du recrutement d’employés, ce qui freine l’essor économique des plus petites entreprises. Le phénomène du travail par navettage aérien (fly-in/fly-out) qui rompt aussi l’équilibre et qui accentue la pression sur les services, entre autres au centre de santé, a été mentionné tout comme des problèmes liés aux modalités et à la logistique de transport tant aérien que routier. Certains plus pessimistes ont même parlé d’un point de bascule ou de rupture du mode de vie fermontois. Des interventions ont fait ressortir que la combinaison de ces éléments nuit considérablement au bien-être et à l’épanouissement des rouages communs qui définissent le quotidien des membres de la collectivité notamment au niveau du manque de diversification des services offerts.

Il a été suggéré par une interlocutrice que les gouvernements devraient maintenir et bonifier les mesures fiscales incitatives pour les résidents de Fermont qui vivent un certain isolement et qui occupent le territoire nordique. Quelqu’un a aussi souligné que les redevances minières devraient être réparties plus équitablement et profiter davantage aux gens d’ici.

La ministre Champagne Jourdain qui souhaite freiner la décroissance démographique en rendant la Côte-Nord plus attractive a confié avoir abordé cette question avec le premier ministre François Legault.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Causerie
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  • Côte-Nord
  • Décroissance démographique
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  • Ministres caquistes
  • Pénurie de main-d'oeuvre
  • Rupture du mode de vie fermontois

Publié sur le site le 14 novembre 2023

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Désenclavement de la Côte-Nord

La CU138 à la rencontre du premier ministre

par Éric Cyr

Source photo : CU138

La Coalition Union 138 (CU138) a profité du passage sur la Côte-Nord du premier ministre québécois, François Legault, dans le cadre de l’inauguration du complexe hydroélectrique de la Romaine à Havre-Saint-Pierre, le 12 octobre dernier, pour tenir un événement de sensibilisation et de visibilité relatif au besoin primordial d’édifier une autre construction afin de relier par voie terrestre la région coupée du reste du Québec.

Le premier lien

Des représentants de la CU138 ont déployé la bannière « Mamu un pont entre nous » en marge de l’événement médiatique d’envergure afin que l’étendard symbolique soit bien en vue. L’intention était de signifier, une fois de plus, au chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) en déplacement pour une très rare fois sur la Côte-Nord que le projet d’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh à Tadoussac est essentiel et constitue toujours une priorité régionale appuyée par l’ensemble des élus du territoire nord-côtier et les chefs des communautés innues. Cette action s’inscrit dans le cadre du plan de mobilisation qui a pour objectif de faire ressortir la nécessité de construire un premier lien reliant la Côte-Nord au Québec.

Scénario inéluctable

Le porte-parole de la CU138, Guillaume Tremblay, considère que selon toute logique le scénario consistant à bâtir un pont qui relierait Tadoussac à Baie-Sainte-Catherine et qui est envisagé depuis de multiples décennies est nécessaire. Ce dernier réitère l’importance de saisir chaque occasion de sensibiliser le gouvernement du Québec au sujet de l’édification d’un pont enjambant la rivière Saguenay à cet endroit jusqu’à la concrétisation de l’ouvrage architectural en soulignant l’importance stratégique de cet axe de transport régional.

« Ce projet rejoint autant les élus régionaux, les communautés autochtones, le milieu économique que la population. Nos décideurs doivent reconnaître que cette infrastructure s’inscrit dans une vision et une volonté de développement capitale pour la région ».

Alignement des astres ?

Il semble exister une conjonction de facteurs favorables puisque la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, qui est aussi députée de Duplessis et l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, tous deux de la CAQ, se sont dit en faveur du projet. Le premier ministre du Québec, François Legault, a confié avoir « un préjugé favorable pour le pont ». L’avenir nous dira si cette synchronisation est véritable.

La Coalition Union 138 qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un tel ouvrage d’art est soutenue par les communautés innues du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, ainsi que la Société du Pont sur le Saguenay et ses revendications sont appuyés par une majorité de citoyens.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

  • Chefs innues
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  • Élus régionaux
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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Premières Nations

Vérité et réconciliation à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des participants rassemblés à Fermont sous le shaputuan et sur la couverture une performance musicale en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète innu Dan-Georges Mckenzie. Source photo : Minerai de fer Québec.

Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite la mine de fer de haute pureté du Lac Bloom située à proximité de Fermont est l’une des premières entreprises privées au pays à accorder un jour férié de recueillement à ses employés dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Cette importante reconnaissance symbolique est survenue à la suite de consultations auprès de ses partenaires innus et d’une entente conclue avec la section locale 9996 du Syndicat des Métallos l’an passé. La minière a souligné localement la troisième édition de l’événement.

Cette commémoration, qui coïncide avec la Journée du chandail orange, a été instituée officiellement par le gouvernement canadien le 30 septembre 2021 « pour rendre hommage aux survivants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, à leurs familles et à leurs collectivités, et veiller à ce que la commémoration de leur histoire et des séquelles des pensionnats demeure un aspect essentiel du processus de réconciliation. » La démarche du gouvernement fédéral vise notamment à reconnaître les conséquences douloureuses et tragiques des pensionnats autochtones, à honorer la mémoire des victimes et des survivants de ses établissements, les enfants disparus et les familles laissées derrière.

MFQ, qui génère une centaine d’emplois directs et indirects au sein de communautés autochtones de la Côte-Nord, décrivait à l’époque son engagement ainsi : « Nous nous sommes toujours comptés extrêmement privilégiés de pouvoir entretenir une relation basée sur la transparence et la confiance avec les communautés innues qui nous accueillent sur leur territoire, le Nitassinan. Ce jour férié nous permettra de prendre un moment collectif pour en apprendre davantage sur l’histoire de nos partenaires innus et d’honorer la mémoire de leurs ancêtres. Nous sommes de tout cœur avec les Premières Nations dans leur démarche de réconciliation. »

Les Métallos considéraient alors que c’était une occasion de reconnaître collectivement ce qu’ont vécu les communautés autochtones et de s’orienter vers une réconciliation : « Nous partageons un espace géographique où il y a une grande présence autochtone et il était important pour nous de souligner ce jour férié afin de marquer une volonté de cohabitation et de coexistence commune sur le territoire ».

Plusieurs activités ont été organisées à Fermont à l’emplacement du complexe de MFQ, du 29 au 30 septembre derniers, où une tente conique traditionnelle innue, appelée shaputuan, avait été érigée afin de souligner l’événement. Il y a eu notamment une performance musicale de l’artiste Dan-Georges Mckenzie et un coquetel dinatoire composé de menus typiquement innus à la cafétéria. Un appel à l’arrêt des activités minières a aussi été lancé à la radio sur le site minier avant que les travailleurs observent une minute de silence dans le cadre d’une pause symbolique des opérations afin de rendre hommage aux enfants autochtones disparus, aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

  • Autochtones
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Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Pont à Tadoussac

En attendant les prochaines études…

par Éric Cyr

Les deux nouvelles études relatives à l’éventuelle érection d’un pont qui enjamberait l’embouchure de la rivière Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, commandées par le gouvernement Legault (les 15e et 16e à ce sujet depuis 1973) et qui devaient être dévoilées en 2023 ne seront finalement pas divulguées avant 2024.

Ce retard concernant l’étude d’opportunité et celle sur les impacts socio-économiques, a été annoncé au début septembre par l’adjoint gouvernemental à la ministre québécoise des Transports, le député caquiste de la circonscription de René-Lévesque sur la Côte-Nord, Yves Montigny, qui affirmait pourtant, en avril dernier, lors d’un point de presse à Baie-Comeau que les études concernant un projet de pont qui relierait Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine seraient révélées en 2023.

La Coalition Union 138 (CU138), qui milite en faveur du désenclavement de la Côte-Nord et qui fait partie du comité de liaison relatif au projet, a été informée en juin de l’évolution des dossiers en cours par l’équipe des grands projets de l’Est-du-Québec du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). Le porte-parole de la CU138, Guillaume Tremblay, n’en démord pas et est convaincu de la nécessité et de la pertinence de construire un lien routier fixe entre les deux rives surtout si l’on considère les frais récurrents associés aux traversiers.

Selon ce dernier, cette intention constitue une priorité régionale. « Bien que les études additionnelles annoncées par les responsables exercent notre patience, il n’en demeure pas moins que les explications apportées sont justifiables et compréhensibles. Les démarches supplémentaires et nécessaires à l’étude concernent principalement les préoccupations exprimées par le milieu local. La volonté d’être consciencieux, qui semble être démontrée par l’équipe du MTMD, est souhaitable puisqu’il est important d’aller au fond des choses pour obtenir un résultat clair et précis, car au moment de la prise de décision le gouvernement au pouvoir ne pourra se servir du manque d’informations comme prétexte à l’immobilisme et en tant que défaite pour éviter de s’engager envers la construction d’un pont. »

La CU138 considère que les fréquentes interruptions de la liaison par traversiers à cet endroit, qui sont engendrées par le manque de main-d’œuvre et les bris, constituent une problématique sérieuse et que le service maritime actuel a atteint ses limites à tous les niveaux.

Le PQ ne change pas son fusil d’épaule

Le Parti québécois (PQ) n’a pas changé d’opinion et considère qu’il existe deux différences majeures entre le projet avorté puis ressuscité par la Coalition avenir Québec (CAQ) de troisième lien entre Québec et Lévis, qui en fait en est un quatrième si l’on considère le traversier, et celui d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine puisque dans le cas du projet de pont qui désenclaverait le territoire nord-côtier pas moins de 14 études ont été réalisées à ce jour et l’on remet sans cesse sa construction à plus tard sans raison valable.

Un besoin évident

Selon le PQ, jamais le projet n’a paru aussi nécessaire que maintenant : le manque de personnel et les ennuis mécaniques contraignent la Société des traversiers du Québec (STQ) à modifier sans cesse et inopinément son offre de service, les files d’attente sont de plus en plus longues, et l’économie de la Côte-Nord en souffre. De plus, il ne faut pas négliger l’aspect environnemental. Un traversier, c’est polluant. Et celui entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, qui effectue de très nombreuses traversées annuelles, passe à un endroit stratégique pour les bélugas. Un pont aurait de multiples avantages. La Côte-Nord serait désenclavée et l’économie locale stimulée.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

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Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Bureau d’accueil touristique

Ouverture officielle

par Journal TDN, Louise Vachon

Sur la photo, Joannie Francoeur et Pascale Poney de Tourisme Côte-Nord, Mélanie Bérubé de la Ville de Fermont, Julie Simone Hébert de la Société du Plan Nord, Maude Delisle du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, Éric Lemonde de la Ville de Fermont, Annie Paré d’ArcelorMittal, Jimmy Morneau de la MRC de Caniapiscau, Martin St-Laurent, maire de Fermont et Pascale Castilloux du bureau touristique de la MRC de Caniapiscau.

Le 20 juin dernier, la MRC de Caniapiscau a inauguré officiellement le nouvel accueil touristique de Fermont, situé dans le parc Jean Fortin à l’entrée de la ville. Des dignitaires et des membres de la population étaient présents à l’événement. Ce projet, qui a nécessité des investissements de 870 000 $ dans la région, a été rendu possible grâce à la contribution financière de nombreux partenaires.

Il convient de rappeler que M. Martin St-Laurent, préfet de la MRC de Caniapiscau, avait donné le coup d’envoi du projet en procédant à la première pelletée de terre le 13 juin 2022. Ainsi pour la réalisation du projet, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation a contribué à la hauteur de 320 000 $, la Société du Plan Nord pour 100 000 $, le ministère du Tourisme pour 50 000 $, ArcelorMittal Exploitation minière Canada pour 100 000 $, Tourisme Côte-Nord pour 50 000 $ et la Ville de Fermont pour 40 000 $. Lors de la cérémonie d’ouverture, les représentants de chaque organisme contributeur ont reçu une photo significative de la région afin de les remercier de leur apport à cette réalisation.

« L’accueil Caniapiscau nous permet de poursuivre l’amélioration de l’expérience des touristes qui visitent notre région de même que celle des nouveaux arrivants qui viennent s’y établir. Fermont est une ville unique du fait de sa nordicité, de son légendaire mur-écran, de sa richesse géologique, et des innombrables attraits naturels de la région. Nous sommes heureux de pouvoir maintenant rassembler en un seul lieu toute l’information dont nos visiteurs pourraient avoir besoin pour rendre leur séjour mémorable », a déclaré M. Martin St-Laurent, préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont.

Le bureau touristique comprend une aire d’accueil où les visiteurs pourront en apprendre davantage sur la région, ses attractions et ses activités. Le mur des artistes et des artisans de Fermont permet de mettre en valeur les talents locaux et offre aux visiteurs la possibilité d’y faire de belles découvertes. ArcelorMittal, Exploitation minière, a aménagé une zone interactive qui permet aux visiteurs de simuler des explosions sur la mine, d’écouter des capsules d’information, de se familiariser avec les différents types de minerais présents sur le site minier, ainsi qu’avec les divers métiers miniers. Un hommage est également rendu au territoire Nitassinan, territoire ancestral occupé par les Innus depuis plus de 8 000 ans. Une œuvre de l’artiste-peintre innu Ernest Dominique viendra bientôt compléter l’installation.

Pascale Castilloux, agente de développement et responsable du bureau touristique est fière que l’on reconnaisse que cet emplacement reflète l’importance du développement touristique dans notre municipalité. Après cinq déménagements, le bureau d’accueil pourra désormais poursuivre ses activités en toute saison dans ce nouvel endroit.

Le bilan touristique de l’été 2023 vous sera dévoilé ultérieurement.

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Publié le 5 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_14 Volume_41

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Publié sur le site le 6 septembre 2023

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Pas de répit pour Denis Grenier

Un engagement dans l’expansion régionale

par Journal TDN, Louise Vachon

Sur la photo Denis Grenier et Jean-Pierre Dugas en entrevue avec Alexandre Cantin de TVA Nouvelles-Est-du-Québec.

À l’automne dernier, l’œuvre de Cancer Fermont, soutenu par son fondateur Denis Grenier, avait dépassé la frontière pour aller s’implanter avec succès à Labrador-City, sous le nom de Cancer Labrador West. Inspiré du modèle fermontois, un premier conseil d’administration fut mis en place le 18 décembre 2022 à la suite d’une élection, toujours pour fournir un soutien inébranlable aux personnes atteintes du cancer et leurs proches.

Cet été, Denis Grenier n’a pas chômé, puisque le 21 juillet dernier, en compagnie de Caroline Boudreau, secrétaire de l’organisation, et de sa conjointe Marlène Rioux, celui-ci a rencontré d’éventuels partenaires d’entreprises afin d’apporter un appui vital au lancement d’un organisme similaire dans les villes de Sept-Îles et de Port-Cartier. Une figure éminente, Sonia Dumont, l’ancienne directrice de l’organisme communautaire l’Âtre de Sept-Îles, a accepté de s’investir dans l’aventure de Cancer Sept-Rivières. Les grandes entreprises de la Côte-Nord auront été également approchées pour y injecter le financement nécessaire pour faciliter le démarrage de l’organisme, les réponses semblent prometteuses, mais aucun montant exact n’a été dévoilé pour l’instant.

Le 26 juillet, Denis Grenier, en entrevue à TVA Nouvelles Est-du-Québec, a expliqué les rouages et la mission à laquelle lui et son groupe consacrent beaucoup d’efforts depuis 2005. Pour les gens des régions éloignées, les déplacements sont souvent très difficiles et onéreux, sans compter le stress que ça leur cause en plus de leur maladie. Un organisme comme celui-là devient essentiel pour aider les gens atteints de la maladie. Lors de son passage à Sept-Îles, pour l’interview, monsieur Grenier était accompagné de Jean-Pierre Dugas, ancien résident de Fermont qui fut un des premiers bénéficiaires de ces actions caritatives et qui a offert son témoignage.

Lors de son séjour dans la région, en plus de TVA Nouvelles-Est-du- Québec, sous les mêmes thèmes, Denis Grenier, porte-parole de l’organisme, a également donné des entrevues au journal Le Nord-Côtier, au journal numérique Ma Côte-Nord, à la station radiophonique Plaisir 94,1 à 1’émission « Bonjour La Côte » de Radio-Canada Côte-Nord et à LCN et bien sûr à CFMF 103,1 Fermont Nouvelles. À tous, il a exprimé avec passion, comment ce modèle aide à transformer le paysage médical de la maladie. Notons que les communautés des villes d’Havre-St-Pierre et de Baie-Comeau seront aussi approchées pour y voir amorcer une initiative similaire.

Rappelons que depuis sa fondation, l’organisme caritatif a distribué près de 1,4M$ en dons sous diverses formes d’aide. L’équipe de Cancer Fermont, composée exclusivement de bénévoles, souhaite exprimer toute sa gratitude envers la population et la collectivité saluant le travail exemplaire, bienveillant et désintéressé de tous ceux qui se sont investis durant ces années et de ceux qui continuent à le faire en soutenant sa mission. C’est l’agencement de tous ces facteurs qui permettent d’assurer la pérennité de sa vocation.

Noter le nouveau site internet de l’organisme : cancer-fermont.com

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Publié le 5 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_14 Volume_41

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Publié sur le site le 6 septembre 2023

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Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

par Élizabeth Séguin

Les élus municipaux et des employés de la Ville de Fermont ont rencontré M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Source photo : Patrick Lemieux, Union des municipalités du Québec

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Martin Damphousse, qui est aussi maire de Varennes, a effectué un court passage à Fermont le 17 mai dernier, pour rencontrer les élus locaux. L’objectif de sa visite, bien qu’elle fût brève, a été de sonder le territoire avec son équipe afin de pouvoir discuter adéquatement des dossiers municipaux dans la négociation du prochain pacte fiscal gouvernemental.

« C’est majeur, ce qui s’en vient dans la négociation », a-t-il affirmé. « On parle de logements, d’emplois, de rareté de la main-d’œuvre, de transport aérien, d’adaptation aux changements climatiques…tous ces enjeux doivent être impérativement amenés au gouvernement, pour qu’on trouve ensemble des solutions. »

M. Damphousse a expliqué vouloir éviter d’avoir à confronter le gouvernement sur ces sujets et qu’en développant la prochaine entente Québec-municipalités, les problématiques rencontrées aux quatre coins du Québec puissent être adressées. Il s’est embarqué dans une tournée des régions quelques jours après sa nomination comme président de l’UMQ, au début du mois de mai. « Je veux m’assurer de maîtriser l’ensemble des enjeux locaux que je connais moins. J’avais besoin de les entendre et de les comprendre pour être capable de mieux les défendre, » a ajouté M. Damphousse.

Lors de son passage, Martin Damphousse a eu l’occasion d’échanger avec le conseil municipal sur les principaux dossiers qui concernent la région, en particulier les redevances minières, dont le partage à l’échelle provinciale est jugé inéquitable par plusieurs. « C’est un constat qui me surprend et me déçoit un peu », a-t-il admis. « Les redevances minières ne sont pas du tout à la hauteur de ce que les entreprises génèrent sur leur territoire. Honnêtement, je ne comprends pas. J’aurai besoin d’explications des ministres du gouvernement, pour que ça soit juste pour les villes qui sont concernées. C’est la moindre des choses ».

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, a accompagné M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Il lui a fait voir certains attraits de la ville, dont la mine du Mont-Wright. Un souper a aussi été organisé avec les élus locaux et certains employés municipaux. Dans un communiqué de presse publié par l’UMQ suivant cette rencontre, M. St-Laurent, qui est aussi président du caucus régional de la Côte-Nord, a salué l’engagement du nouveau président de l’Union. « Si nous souhaitons un développement à la hauteur de nos ambitions, les municipalités doivent détenir non seulement de nouveaux outils fiscaux et financiers, mais également, l’énergie nécessaire pour être partie prenante de la transition verte. C’est tout le Québec qui va y gagner. »

Fermont faisait partie de la trentaine de municipalités visitées par le président de l’UMQ dans sa tournée québécoise, sous le thème « les municipalités, l’énergie du Québec ».

Martin Damphousse a été élu président par ses pairs lors de la rencontre du conseil d’administration qui s’est tenue en marge des 101e assises annuelles de l’UMQ. Il est le 59e président de l’Union, succédant au maire de Gaspé, Daniel Côté qui présidait l’organisation depuis mai 2021.

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Publié le 5 juin, 2023, dans la publication : Numéro_11 Volume_41

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Publié sur le site le 5 juin 2023

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Coalition Union 138

Un pont pour tous, tous pour un pont !

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Considérant que les résultats de deux études portant sur la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh, les quinzième et seizième depuis 1973, devraient être connus à la fin de l’année 2023, la Coalition Union 138 a réitéré, le 5 mai 2023, sa ferme intention d’intensifier la mobilisation et souhaite assurer que l’ensemble des acteurs du milieu adhère et s’approprie le projet du pont à Tadoussac afin qu’il soit considéré comme une priorité régionale.

Engagement

Les avantages de la construction d’un pont et les raisons qui la justifie sont bien connus par les Nord-Côtiers. Pour le préfet de la MRC de la Haute Côte-Nord et responsable du dossier à l’Assemblée des préfets de la Côte-Nord, Micheline Anctil : « À l’aube de la fin des études, nous réitérerons l’importance de la construction du pont à l’entrée de la Côte-Nord. Nous souhaitons plus de volonté politique et nous profiterons des occasions qui se présentent à nous pour porter le projet et répéter son importance pour notre région et pour le Québec ».

Lien rassembleur

Selon le chef de la Première Nation des Innus Essipit et co-chef porteur du dossier de développement économique pour la nation innue, Martin Dufour : « Nos territoires regorgent de richesses et celles-ci sont importantes pour le développement du Québec. Nous espérons que le gouvernement du Québec sera à l’écoute à nos réalités et qu’il comprendra que la mise en valeur de nos richesses sera facilitée par un pont à l’entrée de la Côte-Nord. L’accès à notre territoire doit être une priorité pour Québec. Le remplacement des traversiers par un pont permettra de réduire le trafic maritime à l’embouchure du fjord et le bruit sous l’eau qui nuit aux espèces comme le béluga, ce qui va dans le sens de la conservation de la biodiversité. La nation innue dans son ensemble appuie ce projet de pont et nous porterons avec plus d’insistance ce message auprès des gouvernements de Québec et d’Ottawa ».

Élan essentiel

Pour les acteurs économiques de la Côte-Nord, l’éloignement des grands centres amplifié par l’absence d’un lien fixe représente un défi dans plusieurs sphères de leurs activités quotidiennes, dont le transport et l’attractivité de la main d’œuvre. « Dans une perspective d’essor économique pour la région, le projet de construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay revêt une grande importance. En tant qu’acteurs économiques, nous demanderons à nos membres de porter le projet et de saisir les occasions favorables qui s’offrent à eux pour renforcir nos démarches » conclut la présidente de la Chambre de commerce de la Haute Côte-Nord, Stéphanie Gagnon.

Les données parlent

Pour la Société du Pont sur le Saguenay, qui propose un projet de pont novateur à deux voies, l’explosion des coûts d’exploitation à la traverse est une raison additionnelle pour se tourner de façon définitive et sans équivoque vers une solution d’avenir. Son président, Marc Gilbert, estime que : « Si l’on se base sur les chiffres fournis par la Société des Traversiers du Québec (STQ), nous réalisons qu’entre 2016 et 2021 l’augmentation des coûts représente 188% en faisant abstraction du capital et des intérêts. Si l’on tient compte de ceux-ci, l’augmentation se situe à 400% en plus de noter une baisse de traversées de 19%. Pour nous, cette situation n’a aucun sens et nous sommes sûrs qu’il est possible de remplacer ce service inefficace sans pour autant causer de préjudice à quiconque ».

Mobilisation

Dans cet esprit, afin de soutenir le travail de la ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne-Jourdain, et du député de René-Lévesque, Yves Montigny, plusieurs actions de visibilité se poursuivront et la population sera invitée à y prendre part. Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, précise :

« Les yeux du gouvernement sont tournés vers nous pour le développement du Québec. Travaillons ensemble pour convaincre ce dernier de développer aussi notre région en allant de l’avant pour la construction d’un pont sur le Saguenay ».

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

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Pont à Tadoussac

Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

par Éric Cyr

Sur la photo, les trois députés péquistes poursuivent leur croisade pour un pont à Tadoussac. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (au centre) est le seul à avoir pris un engagement ferme pour le désenclavement de la Côte-Nord lors de la dernière campagne électorale.

La Coalition avenir Québec (CAQ) refuse à nouveau de s’engager à désenclaver la Côte-Nord en bloquant une motion du Parti québécois (PQ) à cet effet. Les porte-paroles du Parti québécois en matière de Transports, Joël Arseneau, et de Développement économique régional, Pascal Bérubé, demandent à l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, et à la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, d’expliquer cette décision aux Nord-Côtiers qu’ils représentent.

Des péquistes convaincus et déterminés

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a questionné, le 3 mai 2023, le ministre responsable de la Capitale-Nationale et des Infrastructures et ancien ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, concernant le projet de pont sur la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac. Le ministre a refusé de s’engager à ce sujet et ignorait même que son propre gouvernement avait acheté un traversier pour relier les deux rives avant même l’obtention d’études sur la faisabilité d’un pont à cet endroit. La motion, présentée par le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, reconnaissait entre autres que la Côte-Nord est « géographiquement enclavée », que le service de traversier « peut être imprévisible pour les citoyens » et que le projet de pont sur le Saguenay fait l’objet d’un « large consensus ».

« La décision de la CAQ de bloquer cette motion est incompréhensible puisque ce qu’elle contenait est factuel et est vécu réellement par les habitants de la Côte-Nord. Je me demande comment les députés de la région expliqueront leur positionnement aux citoyennes et aux citoyens qui attendent cela depuis des années et qui fondaient beaucoup d’espoir sur la CAQ », de lancer le député madelinot à sa sortie du Salon bleu.

Deux poids, deux mesures

Constatant que le ministre responsable des Infrastructures refusait de prendre position en faveur d’un pont à Tadoussac en cautionnant cette initiative et qu’il n’était même pas au courant que le gouvernement avait commandé de nouveaux traversiers, le Parti québécois a décidé de tester la volonté de la CAQ qui a manifestement échoué à ce test. « Du moment que la CAQ refuse de s’engager, qu’elle ait des études favorisant cette infrastructure et qu’elle ait pris des engagements dans d’autres dossiers, comme celui du troisième lien à Québec et l’achat de traversiers, il faut faire la lecture que la CAQ n’est pas en faveur du pont. Les députés Montigny et Champagne Jourdain qui se disaient favorables à la construction d’un pont en campagne électorale doivent expliquer cette décision », explique Joël Arseneau.

Motion du PQ

« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée, ce qui a des impacts économiques et sociaux importants pour les Nord-Côtiers; qu’elle reconnaisse que le service de traversier peut être imprévisible pour les citoyens et qu’un seul bateau sera en activité à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine dans les prochains jours; qu’elle considère que la construction d’un pont est nécessaire pour le désenclavement de la Côte-Nord et pour la préservation de la faune marine du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent; qu’elle prend acte du large consensus et de la mobilisation citoyenne autour de ce projet; que l’Assemblée nationale demande par conséquent au gouvernement de s’engager à construire un pont sur le Saguenay. »

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Gaétan Tardif

Un retraité passionné et heureux

par Éric Cyr

Installé à Fermont avec sa conjointe et retraité de la minière ArcelorMittal depuis trois ans, Gaétan Tardif demeure actif et n’a pas le temps de s’ennuyer. Il passe la majeure partie de son temps à se promener dans la forêt avoisinante avec son chien, peu importe la saison. L’hiver, il s’habille chaudement et enfile ses raquettes, mais cela ne l’empêche pas de profiter du plein air qu’il affectionne particulièrement. La plupart du temps, il traîne un appareil photo et croque au passage quelques images qu’il partage avec les gens sur Facebook.

M. Tardif qui a déjà travaillé sur l’entretien de la voie ferrée et comme conducteur de locomotive pour la compagnie minière Québec Cartier adore admirer l’horizon et profiter du grand air. Il se souvient qu’à l’époque, des travailleurs nourrissaient des ours dans leurs mains et qu’une ourse apprivoisée dormait même sur la galerie du camp. Quelle ne fut pas sa surprise quand il l’a aperçue pour la première fois en rentrant le soir ! C’est en 1991 qu’il déménage à Fermont afin de pouvoir passer plus de temps avec sa famille qui compte trois enfants. Son nouveau travail lui permet de rentrer plus souvent à la maison. Il devient alors manœuvre au concentrateur, conducteur de camions puis opérateur du petit concasseur avant de finir sa carrière sur les pompes destinées à gérer l’eau du parc à résidus de la mine de fer du Mont-Wright.

Passion naturelle

« J’adore la nature et les randonnées dans le bois. Les paysages sont ravissants. Au début, ma motivation était que j’allais marcher pour que mes chiens puissent gambader et faire de l’exercice et j’y ai finalement pris goût. Aujourd’hui, c’est devenu comme une drogue et je ne peux m’en passer », confie M. Tardif, qui considère qu’une promenade est bénéfique pour l’esprit, pour le moral et pour la santé. Il découvre une passion pour la photographie à force d’admirer toutes les splendeurs naturelles qui l’entourent. Ce dernier, qui a commencé par escalader le mont Daviault et arpenter les anciens sentiers des monts Severson, entreprend aussi à l’occasion de plus longues excursions comme lorsqu’il s’est rendu dans le parc national des Monts-Valin au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Je veux toujours aller plus loin, explorer de nouvelles destinations. En plus de la flore, il y a la faune. J’aperçois souvent des animaux sauvages et cela me réjouit de les observer en train d’évoluer en toute liberté dans leur milieu naturel. J’ai croisé des lièvres, des loups, des lynx, des orignaux, des ours, des perdrix, des renards. Chaque fois, c’est comme une nouvelle aventure et je ne sais jamais ce qui m’attend. Chaque pas me permet de découvrir des merveilles qui m’entourent et qui m’éblouissent constamment. »

Son fidèle compagnon, le chien husky sibérien, Akira, est malheureusement récemment décédé à l’âge de 12 ans, mais il lui reste son border collie labrador, Stella, qui est toujours aussi enthousiaste de poursuivre la tradition des balades avec son maître malgré la disparition de son complice de la race canine qui les accompagnaient toujours.

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

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Négociations du secteur public

Une action de visibilité à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des représentants syndicaux locaux durant l’activité à Fermont.

Des délégués du Front commun des syndicats de la Côte-Nord, qui regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), ont profité de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, le 1er mai 2023, pour se rassembler sous le thème « On ne profite pas de l’inflation, nous ! »

La mobilisation annuelle à laquelle était convié le public, qui était agrémentée de hot-dogs sur le grill, de boissons gazeuses et de café distribués gratuitement aux participants, s’est tenue dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont. Des représentants et des membres de différents syndicats locaux se sont réunis pour l’occasion dans le cadre d’une activité de sensibilisation de la population destinée à mieux l’informer sur les enjeux de la négociation du secteur public au Québec.

Différents sujets ont été abordés dans différentes localités nord-côtières dans le cadre de discussions notamment les enjeux de l’intensification des moyens de pression pour la négociation du secteur public, de la hausse du salaire minimum et de la réforme de l’assurance-emploi. Les organisateurs de l’événement, les représentants des groupes communautaires de la région et d’Action-chômage Côte-Nord ont tenu à rappeler dans le cadre d’une conférence de presse que si certains profitent de l’inflation, ce ne sont certainement pas ceux qu’ils représentent.

L’augmentation du coût de la vie a des impacts négatifs importants et multiples pour une grande partie de la population, tandis que les plus riches et multinationales profitent de la situation en générant d’importants profits.

« Pendant qu’une proportion importante de travailleuses et de travailleurs peinent à joindre les deux bouts et à subvenir à leurs besoins de base, comme se loger, se nourrir et se déplacer, les riches et les grandes corporations comme les pétrolières et les chaines d’alimentation en profitent allègrement et se remplissent les poches sans scrupules »,
ont dénoncé les porte-paroles de la coalition syndicale.

La mobilisation s’intensifie
Les représentants prévoient de rendre visite aux deux députés de la Côte-Nord, Yves Montigny et Kateri Champagne Jourdain de la CAQ. Ils leur rappelleront que dans le cadre de la négociation du secteur public, les offres du gouvernement sont insuffisantes et c’est pourquoi l’intensification de la mobilisation s’amorce. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser des travailleuses et des travailleurs s’appauvrir. Le printemps se réchauffe et le Front commun amorce une phase d’intensification de la mobilisation dans les milieux de travail et dans l’espace public, sur la Côte-Nord comme ailleurs au Québec. Ce n’est qu’un début. Les actions comme celle-ci se multiplieront », ont expliqué des porte-paroles du Front commun.

Revendication salariale
Afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de protéger leur pouvoir d’achat, le Front commun revendique un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’Indice des prix à la consommation (IPC), ce qui garantira l’ajustement des salaires de chaque année en fonction du coût de la vie. Pour revaloriser les emplois du secteur public, il réclame, en plus du mécanisme permanent de protection contre l’inflation, un enrichissement visant un rattrapage salarial général.

Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2023. Pour bien comprendre la négociation : www.frontcommun.org.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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Cancer Fermont

Un jalon important se dessine

par Éric Cyr

Sur la photo, la ministre caquiste, Kateri Champagne Jourdain, attentive aux propos du président de Cancer Fermont, Denis Grenier, lors d’une discussion au Centre de santé de Fermont. Source photo : Kathleen Dubé

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a discuté avec des élues représentant les citoyens de la région aux gouvernements fédéral et provincial dans le cadre de deux rencontres officielles qui se sont tenues à Fermont lors de leur récent déplacement qui coïncidait avec une importante activité de financement de l’organisme de charité.

La première rencontre, celle avec la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, a eu lieu à la mezzanine de l’hôtel Fermont, le 15 avril 2023, et le lendemain, le 16 avril, une seconde réunion se déroulait au centre de santé local avec la ministre québécoise de l’Emploi, ministre responsable de la Côte-Nord, et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain.

Vers une prolifération du concept

Le but de la démarche était de présenter la mission, la vision, et les objectifs de l’organisme caritatif qui célèbrera son 19e anniversaire cette année et d’expliquer aux représentants politiques les visées de l’œuvre de bienfaisance qui souhaite tendre la main à des bénévoles d’autres communautés afin de les aider à reproduire son modèle ailleurs au Québec et au Canada. M. Grenier est très heureux d’avoir eu l’occasion d’exposer la formule à succès de Cancer Fermont et espère que cet exemple pourra se multiplier dans d’autres localités. « Ces conversations ont été fructueuses et devraient éventuellement aboutir sur de nouvelles rencontres avec des personnalités publiques à Ottawa et à Québec. »

Des échanges prolifiques

À la suite des discussions avec la députée Marilène Gill du Bloc québécois, une ambassadrice de Cancer Fermont, celle-ci a suggéré qu’une rencontre pourrait être organisée entre M. Grenier et la sénatrice d’origine nord-côtière Michèle Audette, que ce dernier a déjà eu l’occasion de côtoyer lors de son passage à Fermont avant sa nomination au sénat, afin d’explorer les possibilités d’expansion de cette mission ailleurs au pays comme ce fut récemment le cas pour Cancer Labrador Ouest.

Durant le dialogue entre M. Grenier (qui était accompagné de l’infirmière pivot Angèle Kenny) et la ministre de la Coalition avenir Québec (CAQ), Kateri Champagne Jourdain, il a été question d’implanter d’autres organisations similaires inspirées du modèle de Cancer Fermont sur la Côte-Nord pour éventuellement atteindre également le reste du Québec. Une rencontre avec le premier ministre québécois, François Legault, pourrait être envisagée afin de lui présenter les aspirations et les idéaux de l’organisme philanthropique qui espère voir des reproductions ailleurs.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Conférence minière

On veut FER ça vert ! à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, les intervenants du groupe de discussion sur la table ronde sur l’environnement. Sur la seconde, des participants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles lors de leur passage à Fermont.

La 9e édition de la rencontre annuelle de la branche régionale du Canadian Mineral Processors Côte-Nord et Labrador (CMP-CNL) s’est tenue à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel) à Fermont, les 5 et 6 avril 2023. Cet événement coïncidait avec une conférence en format bilingue (français/anglais) de calibre national regroupant des professionnels de traitement de minerai sous le thème « On veut FER ça vert ! Let’s think envIRONment ! », qui se déroulait de façon simultanée.

L’activité, qui est habituellement organisée à Sept-Îles et qui a été annulée durant trois années consécutives à cause de la pandémie, était présentée pour la première fois dans la région. Selon le président de l’OSBL, l’ingénieur Romain Prêcheur, ce retour en force est une réussite pour cette édition de 2023 qui a rassemblé 150 personnes du domaine en proposant six présentations techniques sous la présidence d’honneur de la présidente directrice générale de l’Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot. Celle-ci qui s’est déplacée pour l’occasion confie : « Ce fut un immense plaisir pour moi d’animer une table ronde sur l’environnement qui a généré des échanges intéressants et surtout constructifs. Je tiens à remercier et à féliciter l’équipe derrière l’organisation de cet événement pour leur dévouement et leur professionnalisme. Je tiens également à remercier la Ville de Fermont et son maire, M. Martin Saint-Laurent, pour leur accueil chaleureux. »

Des visites sur le terrain

M. Prêcheur explique que la décision de choisir Fermont était principalement motivée par la possibilité d’effectuer des visites industrielles incluant celles de la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et du concentrateur de Minerai de fer Québec (MFQ) à la mine du Lac Bloom, et qui a de plus permis d’attirer en prime des participants du Labrador voisin notamment de la Compagnie minière IOC. « La seconde raison est que l’on souhaitait faire rayonner les régions minières », précise ce dernier qui mentionne que les minières ArcelorMittal et MFQ ont affrété un avion à leurs frais afin de transporter certains participants dans un vol nolisé incluant six enseignants et 30 étudiants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles afin d’encourager la relève. Une bourse de 2000 $ pour de l’achat d’équipements a d’ailleurs été remise pour cette formation dispensée sur la Côte-Nord dans le cadre de la rencontre.

Réseautage et étonnement

M. Prêcheur, qui est aussi directeur général des procédés chez ArcelorMittal, indique que plusieurs invités, qui en ont profité pour faire du réseautage, ont été surpris de constater que Fermont est loin d’être un camp minier et constitue une ville minière qui dispose d’infrastructures adaptées et modernes permettant d’organiser une manifestation d’une telle ampleur. D’ailleurs, l’invité d’honneur, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui travaille également dans le secteur minier, a livré un vibrant témoignage en s’adressant directement aux étudiants en leur vantant les attraits et les charmes de sa municipalité et en leur faisant miroiter la qualité de vie sur place afin de stimuler leur intérêt et de les inciter à venir s’y établir.

L’objectif principal de cette démarche se voulait d’illustrer comment les avancées des techniques d’aujourd’hui peuvent contribuer à l’industrie minière de demain. Cette année, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), dont le CMP-CNL est une société technique, souligne ses 125 ans.

 

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Chambre de commerce Fermont

Transformer l’avenir localement

par Éric Cyr

Légende de la photo : l'agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, et le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano durant la présentation.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, a été le conférencier d’honneur dans le cadre d’un cocktail-causerie organisé par la Chambre de commerce Fermont, le 28 mars 2023, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel).

L’événement a regroupé une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Guidé par l’animatrice, l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau Mélanie Roy, M. Mobwano s’est adressé au public en répondant à la première question lui demandant de brosser un portrait de son parcours.

Présentation

M. Mobwano a raconté son cheminement personnel et professionnel en toute franchise et de façon décontractée. Né en République démocratique du Congo où il a passé ses jeunes années, ce dernier a été envoyé en Afrique du Sud en compagnie de ses frères et sœurs par ses parents en 1993 afin d’échapper à la guerre qui sévissait dans son pays. D’abord intéressé par le génie électrique, il s’est finalement orienté vers le génie minier. Il a gravi les échelons de sa profession en obtenant une bourse et en travaillant dans une mine afin de payer ses études où il a opéré des machineries puis s’est joint à une équipe de dynamitage. Toujours sur le sol africain, il a par la suite progressé vers un poste en planification avant de devenir directeur général d’une petite mine puis de gérer une plus grosse mine au Liberia. C’est là qu’un chasseur de têtes pour ArcelorMittal l’a approché à maintes reprises pour lui proposer des emplois au sein de cette multinationale. Il a décliné les offres jusqu’à ce qu’une proposition plus alléchante l’interpelle : un poste dans une mine au Canada, pays qu’il avait déjà visité comme consultant en 2018. M. Mobwano décide de relever ce nouveau défi au Québec et accepte finalement la fonction de chef des opérations pour ArcelorMittal en 2019. À peine trois mois après son entrée en fonction, le PDG en place décide de partir et M. Mobwano hérite du poste par intérim en septembre 2019 avant de se faire offrir le jour de son anniversaire, le 31 août 2020, la position qu’il occupe à ce jour.

Sujets diversifiés

Selon M. Mobwano, Fermont est une ville privilégiée située autour d’un lac. Il considère que son plus grand défi est d’assurer la pérennité de la mine du Mont-Wright, la plus grande mine à ciel ouvert au Québec et la deuxième plus grande mine de fer au Canada, précise-t-il, puisque l’accès au minerai se situe dans une fosse. « Nous voulons encourager les gens à habiter à Fermont, mais nous allons conserver la proportion actuelle de travailleurs non-résidents. Je dois prendre des décisions au quotidien afin de m’assurer que cette mine va continuer potentiellement de 30 à 50 ans », confie-t-il. Il mentionne que le meilleur conseil qu’il a reçu dans sa carrière est d’écouter les gens, d’être présent sur le plancher, d’être transparent, de dire la vérité et de ne pas faire de promesses que l’on ne peut tenir. Il a abordé plusieurs dossiers en réponse à des questions, notamment l’importance du rôle des entrepreneurs, la volonté de revitaliser la ville de Fermont en attirant des familles et en réduisant le coût de la vie sur place, par exemple en maximisant l’utilisation du chemin de fer pour l’approvisionnement pour compenser le transport par camion, les discussions avec le ministère de la Famille pour l’obtention de deux permis de 80 places afin d’augmenter la capacité de la garderie, le développement du parc industriel, la réfection du parc immobilier, la vision d’avenir d’ArcelorMittal qui est basée sur le long terme. Il a également parlé de la transition énergétique de l’entreprise qui est bien en marche, notamment avec l’utilisation de l’huile pyrolytique, un biocarburant produit localement à Port-Cartier par la société BioÉnergie AE Côte-Nord Canada. L’utilisation de ce carburant renouvelable a permis la relance de l’usine d’Arbec et permet de remplacer une partie du mazout lourd utilisé à l’usine de bouletage. D’autres projets sont également en développement pour éventuellement remplacer le charbon provenant actuellement de sources fossiles par un biocharbon. Il a aussi expliqué le projet qui est en cours qui fera que toute la production de l’usine de Port-Cartier sera constituée de boulettes à réduction directe. Ces boulettes à très basse teneur en silice sont requises pour faire fonctionner les fours à arcs électriques auxquels se convertissent de nombreuses aciéries qui travaillent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. M. Mobwano a de plus indiqué qu’ArcelorMittal œuvre à influencer le gouvernement pour l’inciter à asphalter la route nationale 389. Il a répondu à de nombreuses autres questions.

Après près de trois généreuses heures de discours et d’échanges, M. Mobwano a remercié les personnes venues assister à la rencontre.

Sur la photo en couverture, la directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et M. Mapi Mobwano.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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