• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Labrador

  • Nouvelle ligne de transport d’électricité

    Environnement

    Nouvelle ligne de transport d’électricité

  • Des citoyens en colère

    Pollution sonore

    Des citoyens en colère

  • Churchill Falls : vers l’avenir

    Hydroélectricité

    Churchill Falls : vers l’avenir

  • Redémarrage réussi

    Mine Scully

    Redémarrage réussi

  • De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

    Environnement

    De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

  • Retour au mitan du Nord

    Littérature

    Retour au mitan du Nord

  • Vote très serré au Labrador Ouest

    Élections provinciales

    Vote très serré au Labrador Ouest

  • Un véritable cri du coeur

    Parachèvement de la 138

    Une 27 mai, 2019

    Un véritable cri du coeur

  • Objectif les monts Torngat

    Expédition à motoneige

    Objectif les monts Torngat

  • D’autres alliés stratégiques se manifestent

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Une 18 mars, 2019

    D’autres alliés stratégiques se manifestent

  • Bar ou microbrasserie?

    Économie

    Bar ou microbrasserie?

  • Transport : maillage et consensus

    Côte-Nord

    Une 4 février, 2019

    Transport : maillage et consensus

  • Lifting complet et nouvelles infrastructures

    Centre Smokey Mountain

    Lifting complet et nouvelles infrastructures

  • Nouveau départ pour la mine Scully

    Tacora Resources

    Une 17 décembre, 2018

    Nouveau départ pour la mine Scully

  • Documentaire à vélo

    Cyclotourisme

    Documentaire à vélo

    • publications précédentes
    • publications plus récentes

Labrador

Nouvelle ligne de transport d’électricité

Environnement

Nouvelle ligne de transport d’électricité

Des citoyens en colère

Pollution sonore

Des citoyens en colère

Churchill Falls : vers l’avenir

Hydroélectricité

Churchill Falls : vers l’avenir

Redémarrage réussi

Mine Scully

Redémarrage réussi

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

Environnement

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

Retour au mitan du Nord

Littérature

Retour au mitan du Nord

Vote très serré au Labrador Ouest

Élections provinciales

Vote très serré au Labrador Ouest

Un véritable cri du coeur

Parachèvement de la 138

Une 27 mai, 2019

Un véritable cri du coeur

Objectif les monts Torngat

Expédition à motoneige

Objectif les monts Torngat

D’autres alliés stratégiques se manifestent

Désenclavement de la Côte-Nord

Une 18 mars, 2019

D’autres alliés stratégiques se manifestent

Bar ou microbrasserie?

Économie

Bar ou microbrasserie?

Transport : maillage et consensus

Côte-Nord

Une 4 février, 2019

Transport : maillage et consensus

Lifting complet et nouvelles infrastructures

Centre Smokey Mountain

Lifting complet et nouvelles infrastructures

Nouveau départ pour la mine Scully

Tacora Resources

Une 17 décembre, 2018

Nouveau départ pour la mine Scully

Documentaire à vélo

Cyclotourisme

Documentaire à vélo

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Environnement

Nouvelle ligne de transport d’électricité

par Éric Cyr

L’industrie minière du Labrador bénéficiera d’une énergie plus propre grâce à une nouvelle ligne de répartition d’électricité qui sera construite par la société de la Couronne Nalcor Energy, qui a pour mission de gérer les ressources énergétiques de Terre-Neuve-et-Labrador, avec l’aide de fonds fédéraux et provinciaux.

La députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, a annoncé le financement d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et d’une station terminale à Menihek dans l’ouest du Labrador, le 16 août dernier, au nom de la ministre canadienne du Développement économique et rural, Bernadette Jordan, de la ministre des Affaires municipales de Terre-Neuve-et-Labrador, Lisa Dempster et de la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady.

Le projet verra la construction d’une nouvelle station terminale et d’une ligne de répartition d’électricité de 27 kilomètres depuis la ligne de transport d’énergie existante qui part du barrage hydroélectrique Menihek de Nalcor Energy, jusqu’au site de traitement du minerai de fer de Tata Steel au Labrador non loin de Schefferville dans le Nord-du-Québec. Cette nouvelle structure dont la construction est évaluée à
22 millions de dollars, duquel un montant d’environ 6,8 millions proviendra du fédéral, permettra à la minière de faire la transition de l’électricité produite par des génératrices au diesel à l’utilisation d’hydroélectricité propre et renouvelable donc de réduire sa consommation de diesel jusqu’à 40 %. Ce nouvel aménagement favorisera une croissance soutenue de l’industrie minière du Labrador tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre pour un environnement plus propre.

C’est dans le cadre du volet Infrastructure verte du plan d’infrastructure « Investir dans le Canada » que le gouvernement fédéral investit plus de 6,8 millions de dollars dans ce projet de transport d’énergie dont la construction sera assurée par Nalcor Energy. Selon la députée fédérale labradorienne : « Pour bâtir un avenir sain et durable, il faut que nous ayons accès à des sources fiables d’énergie propre et renouvelable. En réduisant la dépendance au diesel et en éliminant plus de 558 000 tonnes de gaz à effet de serre de l’atmosphère pendant sa durée de vie, ce projet sera avantageux pour Terre-Neuve-et-Labrador et permettra de protéger l’environnement. »

La ministre provinciale Coady ajoute : « La construction d’une nouvelle ligne de transport d’énergie pour aider l’industrie minière est une grande nouvelle puisque cela permettra de réduire la dépendance au diesel et contribuera à créer une économie verte. En tant que province, nous avons instauré le programme « Mining the Future 2030 » qui vise à favoriser la croissance de l’industrie minière à Terre-Neuve-et-Labrador et qui définit la voie à suivre pour l’exploitation minière. L’initiative annoncée appuie le travail que nous avons entrepris pour concrétiser les objectifs de ce programme. »

Une entente de principe a été conclue entre Tata Steel et Nalcor Energy, qui devrait récupérer le reste des sommes liées au raccordement à sa ligne de transport d’électricité à la suite d’un accord commercial de recouvrement des coûts entre les deux parties.

Partager

Publié le 23 septembre, 2019, dans la publication : Numéro_15 Volume 37

  • Barrage Menihek
  • Environnement
  • Hydroélectricité
  • Industrie minière
  • Labrador
  • Ligne de transport d'électricité
  • Ligne de transport d'énergie
  • Récupération d'électricité

Publié sur le site le 23 septembre 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pollution sonore

Des citoyens en colère

par Éric Cyr

Des résidents de Labrador City en ont marre du bruit qui émane du centre d’hébergement de données informatiques Great North Data situé en face du restaurant Subway sur la rue Avalon et dont les ventilateurs de refroidissement atteignent des décibels élevés nuisant à la quiétude du voisinage.

La mairie tente de trouver des solutions afin de résoudre le problème. Le maire Fabian Benoit (qui a succédé en mai dernier à Wayne Button qui a démissionné pour des raisons personnelles) confiait à la fin août : « Nous avons donné à l’entreprise jusqu’à la mi-juillet afin qu’elle se conforme à la réglementation municipale en matière de bruit et elle n’en a pas tenu compte. Elle devra donc se plier à une ordonnance d’arrêt de travail, une mesure exceptionnelle qu’elle semble avoir choisi d’ignorer. Nous explorons les recours que la Ville va prendre afin d’appliquer la loi. Depuis l’émission de cet avis d’infraction, nous avons effectué une surveillance du niveau de bruit et nous avons constaté que la compagnie continue ses activités. »

L’immobilisme de Great North Data a été interprété comme un non-respect par la Ville de Labrador City. Seul hic, les documents émis par la Ville en mai dernier ont été expédiés à l’ancienne adresse postale de la compagnie et celle-ci ne les a donc jamais reçus, ce qui a par la suite été confirmé par le maire Benoit. La municipalité a donc émis un nouvel avis de non-conformité qu’elle a remis à l’entreprise le 28 août lui donnant 30 jours pour rectifier la situation.

Le PDG de Greath North Data, James Goodwin a été surpris d’apprendre la nouvelle dans un média puisqu’il n’était pas au courant des démarches enclenchées par la Ville. Ce dernier assure que les résidents n’auront plus à se soucier de la problématique de bruit encore bien longtemps puisqu’un entrepreneur local est actuellement en train de retirer les gros ventilateurs responsables du bruit élevé afin de les remplacer par d’autres, plus petits et à haute fréquence, qui sont beaucoup plus silencieux. Ce dernier aurait préféré que les travaux soient amorcés en juillet, mais l’entrepreneur local avait d’autres obligations et Great North Data favorise l’embauche locale. Il espère que les travaux seront terminés au début septembre.

Partager

Publié le 9 septembre, 2019, dans la publication : Numéro_14 Volume 37

  • Bruit
  • Centre d'hébergement de données
  • Décibels élevés
  • Great North Data
  • Labrador
  • Labrador City
  • Pollution sonore
  • Stockage de données informatiques

Publié sur le site le 9 septembre 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Hydroélectricité

Churchill Falls : vers l’avenir

par Éric Cyr

Source photo : Aird & Berlis

Terre-Neuve-et-Labrador a remporté le 20 juin dernier sa première victoire, toutefois partielle, en un demi-siècle dans le conflit qui l’opposait à Hydro-Québec au sujet de l’entente concernant la vente d’électricité de la centrale hydroélectrique de Churchill Falls au Labrador.

La longue bataille juridique dans l’interprétation et l’application du contrat du 12 mai 1969, qui s’est avérée très profitable pour le Québec et dont la validité a été confirmée par la Cour suprême du Canada en 2018, remonte à 50 ans. À l’approche de la fin du terme initial de 40 ans, la récente décision partagée de la Cour d’appel du Québec constituera vraisemblablement la dernière dans ce dossier puisque tous les recours semblent dorénavant épuisés pour cette province. La plus haute instance judiciaire québécoise a tranché et, dans ce cas particulier, donne raison à Terre-Neuve-et-Labrador qui soutient qu’Hydro-Québec ne jouit pas du droit exclusif d’acheter toute l’énergie produite par cette centrale du Labrador.

La décision stipule cependant que la société d’État québécoise jouit toujours du « droit exclusif d’acheter et de recevoir toute la puissance disponible et toute l’énergie produite à la centrale de Churchill Falls » jusqu’au 31 août 2041 sur une base mensuelle sans être restreinte à un plafond quantitatif à l’exception de celle associée à deux blocs. Terre-Neuve-et-Labrador devra donc se contenter de la mince consolation de pouvoir écouler une petite quantité de l’électricité produite à Churchill Falls pour la vente à une tierce partie en vue d’une consommation hors Québec.

« Le droit d’Hydro-Québec à l’énergie produite par la centrale est maintenant assujetti à un plafond contractuel qui n’existait pas pendant les 40 premières années de l’entente. À compter du 1er septembre 2016, la quantité d’énergie ne dépend plus que des besoins d’Hydro-Québec : elle est prédéterminée. »

Interprétation et non-renégociation

Hydro-Québec, qui a assumé tous les coûts et les risques associés au projet lors de la signature de l’accord de 1969, pourra donc continuer à acheter la majeure partie de l’électricité produite à cette installation du Labrador incluant toute la puissance additionnelle offerte puisque le jugement ne remet pas en cause le contrat initial ni le prix de vente de l’électricité déterminé il y a cinquante ans. La société d’État a tout de même applaudi cette décision dans un communiqué : « Hydro-Québec est heureuse de constater que la Cour d’appel confirme son droit à la flexibilité opérationnelle prévue au contrat de 1969 et qu’elle confirme qu’Hydro-Québec n’est pas assujettie à des blocs d’énergie mensuels. »

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, s’est dit soulagé de la décision et considère que cela aura un apport bénéfique pour sa province. Lors d’une rencontre avec son homologue à la fin de l’année dernière, le premier ministre du Québe François Legault, anticipant de nouveaux projets, disait privilégier la coopération et souhaiter que les deux provinces travaillent ensemble pour l’avenir au-delà de 2041, vision alors partagée par son vis-à-vis.

Partager

Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

  • Barrage
  • Centrale hydroélectrique
  • Churchill Falls
  • Cour d'appel du Québec
  • Énergie
  • Hydro-Québec
  • Hydroélectricité
  • Labrador
  • Vente d'électricité

Publié sur le site le 26 août 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine Scully

Redémarrage réussi

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

Annoncée en grande pompe par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, lors de son passage à Wabush au Labrador, le 27 novembre dernier, la relance de la mine de fer Scully située dans cette même localité nordique s’est effectuée tel que prévu à la fin juin dernier.

Un second souffle

Le premier ministre Ball avait alors souligné l’importance de l’activité minière et de ses retombées économiques pour solidifier la fondation des collectivités du Labrador.

« Le redémarrage de cette mine constitue une étape charnière pour l’industrie minière de notre province. Notre gouvernement comprend l’importance et le potentiel énorme de la mise en valeur des ressources minérales en tant que créateur de richesses afin d’assurer un avenir prometteur aux travailleurs de la région. Nous accueillons avec enthousiasme ces investissements à long terme », avait-il déclaré.

Le président et chef de la direction de Tacora, M. Lehtinen, évalue que les activées minières devraient s’échelonner pendant 25 ans et précise que la totalité du minerai de fer est déjà vendue pour les 15 prochaines années grâce à un contrat avec le partenaire Cargill qui achètera toute la production et des accords de financement avec des investisseurs en actions : Proterra Investment Partners, Aequor et MagGlobal.

Véritable bouée de sauvetage, la reprise des activités de cette mine, un projet de 276 M $ américains (367 M $ canadiens) qui produira annuellement jusqu’à 6,5 millions de tonnes de concentré à teneur en fer de 65,9 % insuffle un nouvel élan à l’économie de Wabush grandement affectée lors de sa fermeture par Cliffs Natural Resources en 2014. Près de 300 emplois directs ont été créés localement sans compter ceux qui s’ajoutent en périphérie.

Évolution historique

C’est sous la gouverne de la défunte société Cliffs Natural Resources que la mine Scully (aussi connue sous le nom de Mine Wabush) avait cessé ses activités lors de l’effondrement des prix du fer en 2014, soit près d’un demi-siècle après son inauguration. Quelque 500 travailleurs de Wabush et de Sept-Îles avaient alors perdu leur emploi. Elle fut par la suite acquise après la faillite de l’ancien propriétaire par l’Américaine Tacora basée au Minnesota, en juillet 2017. Au préalable, en juin de cette même année, le syndicat des Métallos/Steelworkers négocie une convention collective de cinq ans pour les futurs travailleurs. Le 23 mai 2019, un premier chargement de minerai alimente le concasseur après 5 ans 3 mois et 14 jours d’inactivité. Le 28 mai, c’est le démarrage d’un troisième moulin et le 2 juin dernier la production de concentré humide. Le premier dynamitage a eu lieu le 25 juin et le premier train chargé de concentré est arrivé à Pointe-Noire le 1er juillet.

La production est expédiée par wagons sur les chemins de fer Wabush Lake Railway, QNS&L et Arnaud jusqu’aux installations ferroviaires et portuaires de Pointe-Noire avant d’être transbordée sur des minéraliers au quai multiusager de Sept-Îles.

Partager

Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

  • Économie Labrador
  • Fer
  • Industrie minière
  • Labrador
  • Mine Scully redémarrage
  • Mine Wabush
  • Tacora Resources
  • Wabush

Publié sur le site le 26 août 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Environnement

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

L’eau rouge observée autour des installations de Tata Steel qui exploite une mine de fer à Schefferville a suscité des réactions jusqu’à l’Assemblée nationale à Québec où le phénomène cause l’inquiétude. Le premier ministre québécois François Legault s’est dit préoccupé par la problématique des déversements récurrents de la minière et veut faire appel à l’expertise de spécialistes.

Le gouvernement Legault a confié le dossier au ministère de l’Environnement qui a indiqué avoir transmis en début d’année un rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin d’étudier les informations et de déterminer la pertinence de porter des accusations. L’opposition reproche notamment au gouvernement de la CAQ son manque de transparence dans cette affaire et exige que les résultats des analyses soient rendus publics. Les porte-parole en environnement des différents partis d’opposition sont également contrariés et se soucient d’un possible danger pour les populations innue et naskapie qui vivent à proximité ainsi que des répercussions sur la faune et sur la flore.

Friction et mécontentement

Le chef de la nation innue de Matimekush-Lac John, voisine de Schefferville, Tshani Ambroise, se soucie de la qualité des frayères et des cours d’eau situés à proximité où vivent et se reproduisent des poissons et des castors consommés par les membres de sa communauté. Moins d’un an après l’adoption d’une entente relative à l’environnement, le conseil innu épaulé par un biologiste indépendant, Michel La Haye, accuse Tata Steel de bafouer ses engagements à ce sujet et affirme que les pratiques de l’entreprise n’ont pas évolué depuis, alors qu’à cette époque, 23 sites d’écoulement d’eau rouge avaient été répertoriés aux abords des infrastructures minières.

C’est essentiellement la gestion de l’eau rouge qui est rejetée dans la nature qui est la principale source de discorde puisque ce déversement serait considérablement accru lors de la fonte des neiges. Selon le scientifique, la gestion environnementale est défaillante puisqu’il n’existerait actuellement aucun traitement et l’eau dont la qualité est inconnue serait tout simplement décantée dans des bassins avant d’être relâchée dans le milieu naturel.

La source de tension entre la communauté innue et la minière ne date pas d’hier puisque déjà, à la fin juillet 2018, des Innus avaient bloqué pour les mêmes raisons l’accès à la mine forçant l’interruption de ses activités durant au moins une semaine.

Tata Steel en eaux troubles

Pour sa part, Tata Steel, qui a subi en juin dernier un bris sur le bassin de sédimentation qui a causé un déversement d’eaux chargées de matières en suspension, ayant nécessité l’intervention d’Urgence-Environnement, admet une problématique de déversements tant au Québec qu’au Labrador, mais se veut rassurante et n’a pas souhaité donner de précisions concernant les infrastructures et les procédés instaurés afin de s’assurer de la qualité des eaux rejetées et des eaux de ruissellement. La compagnie estime que la couleur rougeâtre de cette eau est causée par la présence de particules de fer et n’est pas aussi alarmante que ce que l’on prétend et que l’eau rouge ne représente aucun risque pour les humains ni pour les espèces végétales et animales environnantes.

 

Partager

Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

  • Assemblée nationale
  • Déversements
  • Eau rouge
  • Environnement
  • François Legault
  • Labrador
  • Mine de fer
  • Pollution
  • Québec
  • Schefferville
  • Tata Steel
  • Urgence-environnement

Publié sur le site le 10 juin 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Littérature

Retour au mitan du Nord

par Éric Cyr

L’écrivain Albert Roy était de passage à Fermont dans le cadre d’un café-causerie à la bibliothèque municipale, le 18 mai dernier. Enseignant de français à la retraite, celui-ci a déjà exercé son métier localement durant plusieurs années et était très heureux de rencontrer le public composé à majorité de plusieurs amis d’antan : des retrouvailles en quelque sorte.

L’inspiration du romancier, poète et conteur originaire de Kedgwick au Nouveau-Brunswick qui écrit depuis l’âge de 15 ans est grandement imprégnée de son parcours nord-côtier puisqu’il a aussi habité à La Romaine et à Sept-Îles. Le recueil de poésie Au mitan du Nord en témoigne. Durant son récent périple nordique, le dompteur de mots a aussi rencontré des élèves à l’école Boréale à Happy-Valley-Goose-Bay et dans une classe d’immersion française à l’école A.P. Low et au centre éducatif l’ENVOL à Labrador City, ainsi qu’à la polyvalente Horizon-Blanc à Fermont. Il a aussi participé à un événement de discussion littéraire à l’Association francophone du Labrador, le 16 mai.

Époque fermontoise

Le dompteur de mots qui habite aujourd’hui à Témiscouata-sur-le-Lac est déjà revenu en catimini à Fermont à plusieurs reprises pour aller pêcher avec des copains.

« Je suis heureux d’être ici. J’adore ce milieu. Que Fermont vous soit aussi bon qu’il le fut envers moi!»

Le poète a offert une lecture de plusieurs de ses poèmes tirés de quelques-uns de ses recueils et a particulièrement ciblé ceux ayant une affiliation avec Fermont au grand bonheur de l’auditoire réceptif qui s’est reconnu dans les personnages qu’il a dépeints dans le cadre d’une interprétation poétique nostalgique, passionnée et empreinte d’émotions. Poèmes sur feu Mario Lepage, l’enseignant d’éducation physique Alain Proteau, l’adolescent Mario Bisson passionné de sports décédé subitement, l’adolescente Lucie Maloney décédée dans un accident de la route, feu l’enseignante Margot Bouchard, Ghislain Dubé et Jacques Oakes qui ont perdu la vie dans un tragique accident d’avion, le syndicaliste haut en couleur Herby Bérubé.

Riche parcours

Poète en résidence au Congrès mondial acadien en 2014, Albert Roy a reçu le prix du Salon du livre d’Edmundston en 1999 et travaille actuellement sur un nouveau spectacle qu’il souhaite présenter dans son coin de pays au début octobre « Souvenir…quand tu nous tiens. » Voici quelques titres qu’il a publiés au fil du temps :
Recueils de poésie : Fouillis d’un Brayon, Poèmes venteux, La couleur des mots, Au mitan du Nord, La mare d’Oursi, La mer en écrits, Écoole maudite école, Écueils madawaskayens et Témiscouata Blues.
Nouvelle : Des Brayonneries
Romans : Comme à la vraie cachette et dans la catégorie jeunesse Accident au lac Virot
Biographie : Confidences sur un air country-biographie du chanteur Oneil Devost

Vous pouvez emprunter plusieurs de ses écrits à la bibliothèque municipale de Fermont.

Partager

Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Albert Roy
  • Café-causerie
  • Fermont
  • Labrador
  • Littérature
  • Poème
  • Rencontre littéraire
  • Romancier

Publié sur le site le 27 mai 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Élections provinciales

Vote très serré au Labrador Ouest

par Éric Cyr

Source photo : NPD Labrador. Légende : sur la photo, le nouveau député du Labrador Ouest entouré de ses enfants.

Le Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador a réussi à se maintenir au pouvoir pour un second mandat consécutif à la suite des élections dans cette province, le 16 mai dernier. La députation du premier ministre Dwight Ball a cependant perdu des plumes en rétrécissant de façon significative, passant de 31 sièges à seulement 20, soit un de moins que nécessaire pour s’assurer une majorité en chambre. Ce dernier devra donc se contenter de former un gouvernement minoritaire, le troisième dans les provinces atlantiques après le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard où les gouvernements libéraux précédents ont succombé aux progressistes-conservateurs.

Le NPD reprend le Labrador Ouest

Au Labrador Ouest, c’est le Nouveau Parti démocratique (NPD), fortement appuyé par le mouvement syndical, qui a remporté la victoire à l’arraché par seulement cinq voix, nécessitant un dépouillement judiciaire du Directeur général des élections comme c’est obligatoire lors d’un écart de 10 votes et moins. Le néo-démocrate Jordan Brown a défait l’ancien ministre des Affaires municipales et de l’Environnement et ministre responsable de la Commission de gestion des matériaux multiples et du Bureau des changements climatiques aussi Registraire général, le député libéral sortant Graham Letto, qui siégeait depuis 2015. Une défaite amère pour cet ancien maire de Labrador City de 2001 à 2009. Le NPD reprend donc de justesse cette circonscription électorale créée en 1962, qui lui avait échappée en 2015, alors qu’un ancien chef du Labrador Party (fondé en 1969 afin de défendre les intérêts du Labrador et qui a remporté le Labrador Ouest de 1969 à 1972) et actuel maire de Wabush, Ron Barron, candidat du NPD de l’époque, avait terminé deuxième lors du scrutin. L’ADN du NPD a laissé sa trace au Labrador Ouest puisque des députés néo-démocrates y ont déjà été élus au préalable : Peter Fenwick, de 1984 à 1989, et Randy Collins, de 1999 à 2007.

Labrador tricolore

Trois formations politiques ont remporté des sièges dans les quatre circonscriptions électorales du Labrador. Le NPD au Labrador Ouest, les progressistes-conservateurs dans Monts Torngat et les libéraux à Lac Melville et Cartwright-L’Anse au Clair.

Partager

Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Député Jordan Brown
  • Élection provinciales
  • Labrador
  • Nouveau parti démocratique
  • NPD
  • Premier ministre Dwight Ball
  • Scrutin
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Vote

Publié sur le site le 27 mai 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Parachèvement de la 138

Un véritable cri du coeur

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones

Un mémoire a été présenté au Comité permanent des transports de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes à Ottawa, le 14 mai dernier, par le préfet de la MRC Le Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, au sujet du nécessaire et très attendu aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, qui s’avérerait bénéfique tant au Québec qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Une fois complétée, la route 138 permettrait de relier la Trans-Québec-Labrador en formant une boucle désenclavant ainsi à la fois la Côte-Nord et le Labrador : d’une pierre deux coups.

C’est ce comité, qui étudie principalement les mesures législatives, politiques, programmes et autres questions d’importance nationale liées au transport, à l’infrastructure et aux villes canadiennes, ainsi que le fonctionnement de Transports Canada et d’Infrastructure Canada, qui a invité M. Jones dans la capitale fédérale afin de présenter ce dossier jugé prioritaire à l’unanimité par tous les élus nord-côtiers et les chefs autochtones ainsi que par l’ensemble des maires du Labrador.

Suite logique et équité

Un front commun historique pour le désenclavement de la Côte-Nord, qui regroupe au sein d’une importante coalition l’ensemble des élus de cette région issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal, comprenant les députés, les préfets, les maires, incluant ceux du Labrador, et les chefs autochtones ainsi que des représentants des diverses collectivités nord-côtières et labradoriennes, s’était d’ailleurs rendu à Ottawa, à la fin de l’année dernière, afin de faire valoir cette revendication légitime.

Des ambassadeurs de trois cultures, s’exprimant dans trois langues en provenance de deux provinces : un symbole fort pour relayer un seul discours.

Des Innus, des Québécois et des citoyens du Labrador ont uni leurs forces et leur voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque : il est grand temps de compléter la route 138. Leur présence sur la colline parlementaire avait aussi pour objectif de démontrer leur solidarité et leur détermination ainsi que toute l’importance de cette démarche de prolongement et d’aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon.

Occupation dynamique du territoire

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, a livré un discours empreint d’émotions : « Je ne sais trop comment interpréter cette invitation à cette tribune de choix. Après toutes ces années à nous relayer, moi, mes amis maires et chefs de communautés autochtones afin de tenter d’obtenir des audiences auprès des gouvernements pour faire valoir cet enjeu primordial considéré d’une importance capitale, le désenclavement de la Côte-Nord, afin d’extirper une bonne fois pour toutes nos communautés de l’isolement en les reliant au reste du pays. J’ose y voir de l’espoir et j’espère que cette fois sera la bonne et qu’enfin on nous entendra après plus d’un demi-siècle de revendications auxquelles les gouvernements successifs, tant au fédéral qu’au provincial, ont fait la sourde oreille. » Le capitaine de bateau à la retraite poursuit : « Les résidents de nos vastes régions sont liés par une même réalité, par le même sentiment d’abandon, et ont l’impression d’être considérés comme des citoyens de deuxième classe laissés à eux-mêmes. Comment passer sous silence cette flagrante injustice qui consiste à multiplier les autoroutes, les ponts, les circuits aériens pour les habitants des grands centres urbains alors que chez nous des gens perdent la vie faute d’un simple lien routier ? Encore tout récemment, un homme est mort d’hypothermie alors que sa motoneige, le seul moyen de transport à notre portée, s’enlisait sur un lac et que, gelé, il a dû marcher de longues heures. Quel paradoxe! Après plus de 50 ans de promesses, l’heure est venue de passer à l’action! On a assez attendu! »

Partager

Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Basse-Côte-Nord
  • Comité permanent des transports
  • Désenclavement Côte-Nord
  • Gouvernement fédéral
  • Labrador
  • Ottawa
  • Route 138
  • Trans-Québec-Labrador
  • Transports

Publié sur le site le 27 mai 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Expédition à motoneige

Objectif les monts Torngat

par Éric Cyr

Source photo : Expédition Torngat

Six intrépides motoneigistes fermontois ont entrepris un long périple qui les a menés jusqu’aux monts Torngat à l’extrémité nord du Labrador. Partis de Fermont par la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le 22 mars dernier, ils rejoignent Happy-Valley-Goose-Bay puis empruntent la route 520 vers North West River. C’est là qu’ils enfourchent leurs bolides pour le grand départ en face du fameux garage de l’émission de télévision Last Stop Garage diffusée sur la chaîne Discovery avant d’entamer un long parcours hivernal de 1936 kilomètres en serpentant des paysages grandioses au gré des intempéries.

Toute une aventure que d’atteindre les monts Torngat. Héritage de l’époque glaciaire, cette chaîne de montagnes, faisant partie de la cordillère arctique dans le Bouclier canadien, est un massif rocheux dont le nom signifie « maison des esprits » en inuktitut. Situés sur la péninsule nord du Labrador à la frontière avec le Québec, ses principaux sommets constituent la ligne de partage des eaux entre les deux provinces qui a déterminé la frontière actuelle tracée en 1927 par le Conseil privé de Londres en Angleterre. Le point culminant de cette majestueuse muraille naturelle et la cime de la chaîne Selamiut (Aurore), le mont d’Iberville (appelé aussi Kauviik ou Caubvick) qui s’élève entre 1646 et 1652 m dépendant des mesures.

Des lieux mythiques

Digne du National Geographic, le périple réunit un équipage chevronné et endurci composé de cinq pompiers : Dany Dionne, Éric Tremblay, Yan Leblanc et les frères Francis et Sébastien Meilleur qui ont recruté le mécanicien Jérémy Potvin afin de compléter le cortège des neiges. Ceux-ci se sont au préalable bien documentés et ont consulté des personnes expérimentées afin de bien préparer le trajet. Ils sont prêts à affronter les rigueurs du climat et les dénivelés tortueux leur réservant de nombreuses surprises avant d’atteindre leur objectif, Postville, Hopedale, Natuashish, Nain et le village abandonné d’Hebron au Nunatsiavut puis Nutak où il ne reste qu’une plaque commémorative. L’objectif ultime : atteindre ce territoire exceptionnel aux sommets vertigineux.

Que d’émotions lorsque le parc national des monts Torngat au Labrador surgit à l’horizon tout comme son vis-à-vis québécois, le joyau du Nunavik, le parc national Kuururjuaq qui s’étend de la baie d’Ungava jusqu’au sommet du mont d’Iberville.

Après avoir dormi dans une yourte au camp de base, ils empruntent le chemin du retour. En sillonnant la rivière Koroc, qui prend naissance à la frontière du Labrador et coule en direction de la baie d’Ungava, ils sont émerveillés par son eau bleue limpide et translucide en mouvement sous la glace. Ils rejoignent par la suite Kangiqsualujjuaq, la rivière George puis son affluent la rivière De Pas jusqu’à Schefferville, le lac Menihek puis la rivière Ashuanipi avant de rentrer au bercail à Fermont.

Digne d’un roman de Jack London

Que de souvenirs et d’anecdotes à raconter! Ils ont bravé le froid, croisé des Autochtones, découvert des villages innus et inuits isolés, mais dont l’hospitalité des habitants est légendaire et ont même été invités par une vieille femme inuite qui mangeait de l’ours polaire à prendre le thé à Hebron. Ils ont circulé sur l’océan Atlantique gelé, emprunté une travée, une passerelle en aluminium disposée entre deux banquises après le passage du brise-glace qui relie la mine de Voisey’s Bay, fait du camping dans une église et des camps de Rangers canadiens, dormi dans des pourvoiries abandonnées depuis la quasi-disparition des caribous, qui autrefois se comptaient par centaines de milliers et dont ils n’ont malheureusement aperçu aucun signe, vu des traces d’ours polaire gigantesque. Des phénomènes naturels ont aussi marqué plusieurs des compagnons de voyage : les aurores boréales et l’effet des marées et des cassées de glace tranchante comme des lames qui bougent constamment, le changement drastique de paysage de la taïga et de la toundra qui deviennent faune arctique et alpine.

Partager

Publié le 29 avril, 2019, dans la publication : Numéro_08 Volume 37

  • Baie d'Ungava
  • Cordillère arctique
  • Expédition
  • Labrador
  • Monts Torngat
  • motoneige
  • Motoneigistes fermontois
  • Nunatsiavut
  • Nunavik

Publié sur le site le 29 avril 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Désenclavement de la Côte-Nord

D’autres alliés stratégiques se manifestent

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones. Légende photo : Transport scolaire sur la Basse-Côte-Nord.

Le front commun historique pour désenclaver la Côte-Nord qui regroupe déjà l’ensemble des élus de cette région, de Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon, issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal incluant les préfets et les maires, les chefs autochtones innus et même l’ensemble des maires du Labrador dans la province voisine, peut dorénavant compter sur de nouveaux appuis de taille dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon afin de relier le Labrador en boucle via la Trans-Québec-Labrador jusqu’à la route 389.

Municipalités en renfort

La deuxième plus grande région du Québec, trop longtemps délaissée par les gouvernements successifs tant à Ottawa qu’à Québec dans ce dossier qui s’étire en longueur depuis plus d’un demi-siècle, obtient la collaboration d’une majorité des autres régions québécoises qui ont signifié leur solidarité à la coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord. Une quarantaine de maires et de mairesses de partout au Québec ont officiellement exprimé à l’unanimité leur appui aux municipalités de la Côte-Nord dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord lors de la réunion du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui s’est tenue à Lévis, le 22 février dernier, dans le cadre des discussions des priorités pour la négociation du nouveau pacte fiscal avec le gouvernement du Québec. Le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a tenu à préciser l’importance pour le Québec de développer ses régions.

« Autour de la table, nous avons entendu de vibrants témoignages de municipalités qui vivent des réalités qui sont trop souvent ignorées. À titre d’exemple, l’enclavement de la Côte-Nord, décrit par le président des MRC de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles, monsieur Réjean Porlier, était révélateur du déficit d’attention des gouvernements envers les régions. L’UMQ s’assurera que personne n’oublie que le développement du Québec passe par un développement de nos régions, notamment par leur désenclavement », a affirmé M. Cusson.

Ottawa et Québec : la sourde oreille

La Côte-Nord attend toujours un signal des gouvernements à la suite du passage du ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, dans la région, le 23 janvier dernier. Le ministre du cabinet Trudeau avait mentionné que : « C’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral répondra présent le cas échéant. » Les préfets, maires, mairesses et chefs des communautés autochtones de la région ont alors demandé au premier ministre du Québec François Legault, au ministre québécois des Transports, François Bonnardel et au ministre responsable de la région, Jonathan Julien, une rencontre extraordinaire afin de connaître les intentions de Québec dans le dossier du prolongement de la route 138 vers Blanc-Sablon qui permettrait de relier le Labrador en boucle jusqu’à la route 389. N’ayant toujours pas reçu d’engagement clair en ce sens, les élus municipaux sont surpris que le gouvernement « se fasse tirer l’oreille » dans ce dossier prioritaire pour la Côte-Nord alors que le consensus régional n’a jamais été aussi fort et unanime. D’autant plus que la route ouvrira la voie aux échanges avec la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador, en plus d’assurer une occupation dynamique du territoire en désenclavant les communautés isolées.

Iniquité et injustice

« Nous sommes bien conscients que l’on parle d’un investissement avoisinant les 1,5 milliard de dollars, mais à combien s’élèvent les retombées engendrées par l’exploitation des ressources naturelles de la Côte-Nord et du Labrador depuis toutes ces années? On n’a qu’à penser aux énormes profits dégagés par Hydro-Québec chaque année et pour lesquels la Côte-Nord contribue à environ 40 %. Tout ce que les élus nord-côtiers demandent, c’est le retour de l’ascenseur afin de pouvoir enfin passer au 21e siècle comme toutes les autres régions du Québec » affirme le responsable du dossier pour l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Réjean Porlier qui souhaite que les gouvernements considèrent de façon sérieuse l’appui unanime du Caucus des cités régionales à ce sujet et qui s’est dit heureux de constater que ses collègues comprennent bien toute l’importance de compléter le réseau routier nord-côtier. Pour sa part, le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, espère ne pas revivre avec le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) le même supplice de la goutte d’eau auquel est soumise sa population depuis des décennies.

« Nous sommes allés à Ottawa, comme nous l’avait fortement suggéré le précédent gouvernement du Québec. Pour la première fois, nous en sommes revenus avec de l’espoir. Est-ce que Québec va éteindre cet espoir ou bien investir pour enfin terminer cette route dans un délai raisonnable et obliger Ottawa à répondre aux attentes créées? La conjoncture étant excellente pour nous, c’est maintenant ou jamais! »

Autochtones déçus

De leur côté, les chefs innus commencent à mettre en doute la réelle volonté du gouvernement du Québec de construire des ponts avec leurs communautés. Selon le chef de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie : « Voilà un projet structurant pour nos communautés qui désenclavera les plus isolées de la région et servira à leur donner du travail tout en resserrant les liens entre elles. Qu’est-ce que Québec attend alors que tout le monde n’espère que leur signal ? On est beaucoup plus vite pour parler de troisième lien, de métro ou de nouvelles autoroutes! On dirait qu’il y a deux vitesses; une pour les grandes villes et une pour nos communautés. »

Partager

Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

  • Autochtones
  • Basse-Côte-Nord
  • CAQ
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Gouvernement fédéral
  • Labrador
  • Ministère des Transports
  • Route 138
  • Route 389'Trans-Québec-Labrador
  • UMQ

Publié sur le site le 18 mars 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Économie

Bar ou microbrasserie?

par Éric Cyr

Véritable monument de la scène nocturne du Labrador Ouest, le K Bar, situé dans le Bruno Plaza au 118, rue Humphrey à Labrador City, pourrait fermer ses portes de façon définitive au début mars, après plus de 43 ans d’activité pour être remplacé par une microbrasserie.

Fin d’une époque?

Ouverte en 1975, la discothèque qui portait alors le nom de Kaboulo Bar/Disco a connu son heure de gloire durant l’âge d’or du disco, phénomène qui a envahi la planète au milieu des années 1970. La boîte de nuit affichait à l’époque des stroboscopes lumineux et une boule en miroir à facettes au plafond. Les temps ont changé et elle est aujourd’hui menacée de disparition pour des raisons commerciales.

Un promoteur souhaite récupérer l’espace pour y établir une microbrasserie et une salle avec des robinets à bière en fût où il proposerait également, une tendance écologique et économique en vogue à certains endroits de la Nouvelle-Angleterre et des provinces atlantiques, la vente en vrac de cruchons, connus sous le nom de growlers, que l’on peut faire remplir de bière soutirée du fût. Des tonnelets pourraient aussi être offerts aux autres bars et restaurants. L’entreprise Iron Rock Brewing qui a déjà tenté d’obtenir l’autorisation de s’implanter à Labrador City revient à la charge et a déposé une seconde demande pour un projet de microbrasserie de 8,4 hectolitres auprès du département des Affaires municipales et de l’Environnement de Terre-Neuve-et-Labrador. La compagnie avait d’abord lorgné du côté d’un édifice situé au 211, avenue Drake qui s’est entretemps transformé pour accueillir le restaurant Baba Q’s Smoke and Grill qui loge actuellement à cette adresse. Le brasseur a par la suite retiré sa demande initiale et en a déposé une autre, le 19 décembre dernier, proposant dorénavant de s’établir à l’étage inférieur du Bruno Plaza qui est plus adapté à ses besoins.

Les affaires sont les affaires

La propriétaire de l’établissement actuel, Anne Argot, qui a acheté le K Bar en 1992, a fait des rénovations et emploie sept personnes. Considérant le ralentissement de l’économie causé par la fermeture de certaines mines, cette dernière n’a pas cru bon de renouveler son bail à long terme en 2015, optant plutôt pour une location mensuelle. Celle qui occupe les lieux depuis plus de 25 ans a reçu en décembre dernier un avis du propriétaire l’invitant à quitter les lieux d’ici mars. Un des propriétaires du Bruno Plaza, Roger Hodge, a confié au journal The Aurora que c’est purement une décision d’affaires qui assure une stabilité à long terme.

Cette nouvelle a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux de la part de résidents nostalgiques tristes à l’idée de l’éventuelle fermeture de cette institution locale. Les citoyens ont pu s’exprimer sur le projet et une décision devait être rendue à ce sujet le 2 février par le ministre Graham Letto.

*1 hectolitre = 100 litres

Partager

Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

  • Bière
  • Bruno Plaza
  • Iron Rock Brewing
  • K Bar
  • Kaboulo Bar
  • Labrador
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Microbrasserie

Publié sur le site le 4 février 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Côte-Nord

Transport : maillage et consensus

par Éric Cyr

Après avoir rencontré une imposante délégation nord-côtière qui s’était déplacée à Ottawa à la fin de l’année dernière, le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, était de passage sur la Côte-Nord les 22, 23 et 24 janvier dernier à l’invitation des élus de cette vaste région. La députée de Manicouagan, Marilène Gill, qui avait facilité la démarche dans la capitale fédérale et qui demeure convaincue de l’importance de désenclaver la Côte-Nord, n’a pu se rendre à la rencontre en raison du caucus présessionnel du Bloc québécois.

Le ministre du cabinet Trudeau a d’abord assisté à un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce de Sept-Îles avant de se rendre à Baie-Comeau le lendemain. Le sujet des transports, et en particulier la nécessité pour la région du prolongement de la route 138, a mobilisé sans surprise l’attention durant sa brève visite.

Unité exemplaire

Il était impatiemment attendu à Sept-Îles par une impressionnante brochette de personnalités influentes, composée de nombreux élus et d’intervenants du milieu socio-économique, qui l’a sensibilisé au sujet des défaillances logistiques du transport sur la Côte-Nord et qui a discuté des grands enjeux relatifs à ce domaine, en tête d’affiche depuis des décennies. Ils ont évoqué leurs préoccupations légitimes concernant le manque d’efficacité des modes de transport et le prolongement très attendu de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon. Ce sont essentiellement les aspects de la fluidité ainsi que la libre circulation des personnes et des marchandises, et ce, jusqu’au Labrador, dont il est question. Rappelons que pour nos voisins, le seul accès terrestre passe par les deux liens routiers de la Côte-Nord au Québec incluant la route 389.

Au diapason et à l’unisson

Image forte, de nombreux élus s’agglutinaient autour de la table d’honneur afin d’accueillir le représentant du gouvernement canadien. Alignés pour l’événement, on retrouvait le président de l’Association des MRC de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles Réjean Porlier, le préfet de la MRC de Minganie Luc Noël, le préfet de Manicouagan Marcel Furlong, la préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord Micheline Anctil, le préfet de la MRC de Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina Randy Jones, le maire de Baie-Comeau Yves Montigny, le maire de Port-Cartier Alain Thibault, le maire de Havre-Saint-Pierre Pierre Cormier, le maire de l’Île d’Anticosti John Pineault, le maire de Ragueneau Joseph Imbeault, le maire de Pointe-Lebel Normand Morin, le maire de Godbout Jean-Yves Bouffard, le maire de Baie-Johan-Beetz Martin Côté, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont Martin St-Laurent, l’administrateur de la Ville de Schefferville Ghislain Lévesque, le maire d’Happy-Valley-Goose Bay Wally Andersen et le maire de Wabush Ron Barron, tous deux du Labrador, et plusieurs chefs de communautés autochtones, le chef de Uashat mak Mani-Utenam Mike McKenzie, le chef de Unamen Shipu Brian Mark, le chef de Pakua Shipu Denis Mestenapéo, le chef d’Ekuanitshit Jean-Charles Piétacho et le chef de Nutashkuan Rodrigue Wapistan. Solidaire de la démarche, la députée de Duplessis Lorraine Richard du Parti québécois a mandaté son attachée politique afin de la remplacer, car elle devait assister à une réunion de caucus.

Des gens d’influence

Plusieurs dignitaires notables faisaient partie des invités, notamment des représentants du cabinet du ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles et de la direction générale de la Côte-Nord de Transports Québec, des représentants des Affaires autochtones du Canada, la présidente de la Société du Plan Nord Élizabeth Blais, le président du Port de Sept-Îles Pierre Côté, le directeur général de Tourisme Côte-Nord Mario Leblanc, le directeur général de Transport ferroviaire Tshiuetin Orlando Cordova, des représentants de l’industrie incluant le chef des opérations de la minière Rio Tinto IOC Maurice McClure et le directeur général de Port et Chemin de fer QNS&L Benoit Méthot, le directeur du développement stratégique d’Aluminerie Alouette Richard Lapierre, le directeur des ressources humaines du CISSS Côte-Nord Marc Brouillette, le président de Développement économique Sept-Îles Langis St-Gelais et la présidente de la Chambre de commerce de Sept-Îles Karine Lebreux.

Consensus indéniable

Dans le cadre de cette seconde rencontre en moins de deux mois entre des élus nord-côtiers et le ministre Champagne, ce dernier a reconnu l’intérêt de réellement relier le pays d’un océan à l’autre. Celui-ci s’est senti interpellé par l’unité et la détermination des décideurs politiques multiethniques issus des deux côtés de la frontière Québec-Labrador. Le visiteur fédéral a affirmé avoir rarement vu un consensus si fort autour d’un projet dans l’ensemble d’une région et qui mobilise tant les leaders politiques et autochtones de deux provinces.

Clarté indiscutable

La cohésion du message dont la pertinence résonne de façon unanime et sans fausses notes ne pouvait faire autrement que l’impressionner.

Il a semblé à l’écoute des revendications et notamment celle qui fait consensus et qu’il place en priorité : le prolongement et l’aboutissement de la route 138 en Basse-Côte-Nord. M. Champagne souhaite l’avancement de ce dossier qu’il a qualifié de projet ambitieux et d’envergure. Ce qui était auparavant considéré comme un rêve, en tenant compte des 400 kilomètres nécessaires pour la connexion interprovinciale, fait aujourd’hui parler de lui, ce que le ministre considère être un pas important. Il a d’ailleurs dit espérer être en mesure d’annoncer d’éventuels investissements pour le lancement des travaux dès cet été.

Détermination exemplaire

Illustrant bien la sérieuse problématique dont est victime la région en matière de transports, le maire de Labrador City, Wayne Button, n’a pu assister à la rencontre, car son vol était cloué au sol, contrairement aux maires de Wabush et de Fermont partis la veille. Le préfet Randy Jones a, pour sa part, réussi à s’envoler in extremis afin de se rendre à la rencontre malgré les conditions météo difficiles, mais son retour lui a pris quatre jours, car il a dû rentrer par bateau et le bateau a été retardé à cause des intempéries.

Volonté mitigée

Malgré la volonté du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, qui souhaite voir aboutir le projet d’ici une décennie et qui a déposé une demande de contribution fédérale de 94 millions de dollars pour réaliser des tronçons totalisant environ 85 kilomètres qui relieraient Kegaska à La Romaine et Tête-à-la-Baleine à Kegaska, son homologue fédéral ne s’est toujours pas engagé de façon formelle et attend les orientations provinciales de Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador avant de s’engager. Ottawa peut investir à hauteur de 60 % pour des projets en infrastructures.

Partager

Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

  • Basse-Côte-Nord
  • canada
  • Côte-Nord
  • Fédéral
  • Labrador
  • Ottawa
  • Québec
  • Route 138
  • Transports
  • Transquébeclabrador

Publié sur le site le 4 février 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Centre Smokey Mountain

Lifting complet et nouvelles infrastructures

par Éric Cyr

Un hélicoptère a été nécessaire pour le transport aéroporté d’objets lourds par câble.

Après plus d’un demi-siècle d’activités, le centre de ski alpin et de planche à neige Smokey Mountain de Labrador City, fondé en 1961, a récemment fait peau neuve alors que toutes les installations extérieures intégrées à une partie des montagnes Wapusakatto ont été remplacées par des équipements mieux adaptés et plus modernes durant les deux derniers mois.

Cure de rajeunissement

Afin de cohabiter avec la proximité de travaux de dynamitage minier qui ont débuté dernièrement, de nouvelles pistes et des éléments beaucoup plus solides et durables ont été ajoutés aux pentes de ski qui cumulent à 845 m d’altitude (2769 pi), dont des poteaux d’éclairage aux diodes électroluminescentes (DEL) pour les randonnées nocturnes. Deux remontées mécaniques de type téléski de la marque française Poma ont fait leur apparition, dont l’une à l’endroit où était situé le télésiège original et l’autre sur le tracé de l’ancien téléski rouge. Un télésiège quadruple de marque Skytrac, qui mène au sommet par voie aérienne donnant ainsi accès à l’entièreté des pistes, a aussi été installé un peu à droite de l’endroit où se trouvait l’ancien, aujourd’hui disparu, qui ne disposait que de deux places assises. De nouvelles descentes ont aussi surgi là où étaient disposés les anciens remonte-pentes essoufflés qui ont été retirés en plus de l’ajout d’autres tracés qui viennent complémenter ceux déjà aménagés.

Plusieurs partenaires

Le centre de sports d’hiver avait déjà obtenu un montant de 207 838 $ du Fonds des collectivités innovatrices de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) et 210 000 $ du ministère des Affaires, du Tourisme, de la Culture et du Développement rural (MATCDR) pour améliorer ses infrastructures dans l’ouest du Labrador comprenant la modernisation du chalet de ski, l’achat et l’installation d’un tapis magique et l’acquisition d’appareils de chronométrage et de matériel particulier à l’appui des activités du club incluant un nouveau remonte-pente et une dameuse à neige. Comme la station de ski se trouve dans le périmètre du rayon relié aux travaux de dynamitage de la nouvelle mine de fer Wabush 3 (fosse Moss) récemment inaugurée par Rio Tinto IOC, de nouveaux aménagements ont été nécessaires et font partie des mesures d’atténuation des effets des explosions proposées par la minière qui a financé d’autres structures additionnelles plus contemporaines à la suite d’une entente avec les administrateurs. La saison doit débuter le 22 décembre 2018.

Partager

Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

  • Centre de ski alpin
  • Centre de sports d'hiver
  • Labrador
  • Labrador City
  • Planche à neige
  • Rio Tinto IOC
  • Ski alpin
  • Smockey Mountain
  • Sports de glisse
  • Station de ski

Publié sur le site le 17 décembre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Tacora Resources

Nouveau départ pour la mine Scully

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : La représentante innue Clementine Kuyper, le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement Graham Letto, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Dwight Ball, le PDG de la minière Tacora Larry Lehtinen, la ministre provinciale des Ressources naturelles Siobhan Coady, la députée fédérale du Labrador Yvonne Jones et le maire de Wabush Ron Barron.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, était à l’hôtel Wabush au Labrador, le 27 novembre dernier, où il a annoncé officiellement la relance des installations de la mine de fer Scully située à Wabush en compagnie du président-directeur général du nouvel acquéreur Tacora Resources, Larry Lehtinen.

D’autres dignitaires ont prononcé des allocutions pour l’occasion notamment le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement et député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, sa collègue la ministre des Ressources naturelles et ancienne députée fédérale, Siobhan Coady, ainsi que la secrétaire parlementaire du ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones. Le maire de Wabush, Ron Barron et la directrice du Centre innu de développement des affaires, Clementine Kuyper étaient aussi sur place. Le grand chef de la nation innue du Labrador, Gregory Rich, est satisfait de l’accord conclu avec le promoteur.

Un second souffle

Le premier ministre Ball a souligné l’importance de l’activité minière et de ses retombées économiques pour solidifier la fondation des collectivités rurales du Labrador.

« Le redémarrage de cette mine constitue une étape charnière pour l’industrie minière de notre province. Notre gouvernement comprend l’importance et le potentiel énorme de la mise en valeur des ressources minérales en tant que créateur de richesses afin d’assurer un avenir prometteur aux travailleurs de la région. Nous accueillons avec enthousiasme ces investissements à long terme », a-t-il déclaré.

Le président et chef de la direction de Tacora, M. Lehtinen, évalue que les activées minières devraient s’échelonner pendant 25 ans et assure que la production pourra reprendre en juin 2019. Il précise que la totalité du minerai de fer est déjà vendue pour les 15 prochaines années grâce à un contrat avec le partenaire Cargill qui achètera toute la production et des accords de financement avec des investisseurs en actions : Proterra Investment Partners, Aequor et MagGlobal.

Impulsion nouvelle

Cette annonce du projet de 276 M $ américains (367 M $ canadiens) constitue une véritable bouée de sauvetage pour l’économie de Wabush et devrait lui insuffler un nouvel élan d’ici l’été prochain puisque la mine, qui produira annuellement jusqu’à 6,5 millions de tonnes de concentré à teneur en fer de 65,9 %, créera approximativement 260 nouveaux emplois localement au cours des prochains mois sans compter ceux qui s’ajouteront en périphérie.

La production sera expédiée par train sur le chemin de fer QNS&L jusqu’au port de Sept-Îles avant d’être transbordée sur des minéraliers, ce qui devrait nécessiter l’apport d’au moins une trentaine de travailleurs québécois additionnels qui seront embauchés à la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire grâce à une entente relative à la manutention, au chargement et à l’expédition.

Le syndicat des Métallos/Steelworkers qui a négocié, en juin 2017, une convention collective de cinq ans pour les futurs travailleurs, un préalable à la réouverture, se réjouit de la nouvelle. Une séance publique d’information s’est tenue le soir même au Centre des arts et de la culture à Labrador City afin notamment d’expliquer les formalités du processus d’embauche qui a été enclenché sur-le-champ.

Contexte préalable

C’est sous la gouverne de la défunte société Cliffs Natural Resources que la mine Scully (aussi connue sous le nom de Mines Wabush) avait cessé ses activités (tout comme la mine du lac Bloom à Fermont) lors de l’effondrement des prix du fer en 2014 soit près d’un demi-siècle après son inauguration. Quelque 500 travailleurs de Wabush et de Sept-Îles avaient alors perdu leur emploi. Elle fut acquise après la faillite de l’ancien propriétaire par l’Américaine Tacora basée au Minnesota, en juillet 2017.

Partager

Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

  • Cliffs
  • Labrador
  • Labrador Ouest
  • mine scully
  • Mine Wabush
  • Redémarrage mine Scully
  • Relance mine Scully
  • Tacora Ressources
  • Wabush

Publié sur le site le 17 décembre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Cyclotourisme

Documentaire à vélo

par Éric Cyr

Légende : Les cyclistes enthousiastes prêts pour le grand départ.

Un groupe de quatre cyclistes de classe mondiale est parti de l’aéroport de Wabush au Labrador, le 26 août dernier, avec pour objectif de découvrir la région à vélo en autonomie complète tout en participant à un documentaire sur leur expérience sur l’autoroute Translabrador (la 500) en direction de l’île de Terre-Neuve. Ils étaient accompagnés d’une équipe de tournage américaine.

Les athlètes qui ont sillonné la planète et participé à de nombreuses compétitions sur plusieurs circuits professionnels en étaient à leur première visite dans la région. De gauche à droite sur la photo, on aperçoit la seule femme de l’expédition, Sami Sauri, originaire de Barcelone en Catalogne (Espagne) qui habite aujourd’hui à Berlin en Allemagne. À ses côtés, l’organisateur Angus Morton, un Australien d’origine qui vit maintenant à Denver au Colorado, Dan Craven, de Namibie en Afrique et l’Américain, Jacob Rathe, de Portland en Oregon avec quelques supporteurs locaux qui les ont accompagnés en début de parcours.

La grande aventure

Le Namibien a confié en installant la roue avant de son vélo fraîchement débarqué de l’avion qu’il revenait tout juste de sa lune de miel en Islande et d’une épreuve sportive en Écosse. Il s’est dit très excité de découvrir une autre incroyable région du monde. Dan Craven a rencontré l’instigateur de l’événement lors du Grand prix du Saguenay au Québec et a décidé d’y prendre part. L’ancien coureur professionnel australien, Angus Morton (dont le nom figure sur Wikipédia), qui a terminé sa carrière avec la plus ancienne formation américaine du peloton, l’équipe Jelly Belly-Maxxis, ne fait plus de compétitions. Il s’est réorienté dans la réalisation de films dans ce domaine avec ses partenaires le producteur Matt Browne et le cinématographe, Nate Sorensen, de Salt Lake City en Utah (États-Unis) qui explique que le monde du cyclisme professionnel est un petit milieu et que des liens se tissent facilement.

Le groupe qui s’est élancé sous la pluie devra parfois faire du camping le long de la route et espérait ne pas trop être importuné par les moustiques tout en ayant la chance de pouvoir observer des aurores boréales.

Craven et Sorenson vont terminer leur parcours à Port-Aux-Basques à Terre-Neuve mais Morton et Sauri (qui a éprouvé quelques problèmes à un genou sur la fameuse Route 66 aux États-Unis il y a quelques mois) vont poursuivre leur élan vers la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec avec pour objectif un retour au Labrador Ouest à la fin septembre.

Pour concrétiser leur projet, les quatre cyclistes ont fait équipe avec l’organisme de promotion touristique Destination Labrador et le département du tourisme de Terre-Neuve-et-Labrador.

Partager

Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

  • Autoroute 500
  • Bicyclette
  • cyclisme
  • documentaire
  • Film
  • Labrador
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Translabrador
  • Vélo

Publié sur le site le 24 septembre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.