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économie

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Crise du logement

Le gouvernement Legault en rajoute

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a dénoncé avec vigueur la décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’interrompre des programmes utiles contribuant à diminuer la pression sur des citoyens éprouvant des difficultés à se loger en période de pénurie de logements, le 31 mars 2025.

Au moment où chaque logis compte, l’UMQ condamne et critique l’abolition des programmes Rénovation Québec et RénoRégion, à compter du 1er avril, ainsi que la prolongation de l’interruption du programme d’adaptation de domicile, des outils pourtant très avantageux afin de lutter contre la grave carence de logements, en qualifiant la décision du gouvernement de François Legault d’incohérence en contexte de crise de l’habitation et d’incertitude économique. Selon l’UMQ, ces deux premiers programmes jouent un rôle essentiel en soutenant la rénovation des parcs immobiliers existants, en particulier dans les secteurs résidentiels dégradés et en milieu rural tout en apportant un soutien financier précieux aux municipalités et aux propriétaires-occupants à faible revenu pour entretenir et préserver leur résidence. La cessation de ces mesures va totalement à l’encontre des demandes du milieu municipal visant à élargir leur portée et à les rendre plus agiles. Ce choix est illogique et nuit aux impératifs liés à l’insuffisance problématique de logements qui sévit actuellement et du climat d’incertitude économique. Ce sont les populations vivant dans des conditions précaires qui s’en trouvent pénalisées.

Abandon des plus vulnérables

Le programme d’adaptation de domicile, qui répond à un besoin majeur et croissant en offrant une aide financière pour adapter les logements de personnes handicapées ou à mobilité réduite, est particulièrement impacté par cette décision. En 2024, l’ensemble des fonds avaient déjà été dépensés, et les municipalités attendaient avec impatience le renouvellement de l’enveloppe budgétaire. L’UMQ déplore vivement que les sommes allouées dans le Budget 2025-2026 du gouvernement caquiste ne servent qu’à combler les arrérages des demandes déjà soumises, sans prévoir la continuation du programme. L’absence de nouveau financement affecte directement le milieu de vie de personnes vulnérables et compromet leur maintien à domicile, notamment en région, où cela pourrait accélérer des dynamiques de dévitalisation. L’UMQ demande au gouvernement du Québec de renouveler rapidement le financement de ces programmes essentiels pour le bien-être des Québécoises et Québécois. Il est impératif de prendre en compte les besoins urgents des communautés locales et des citoyens les plus vulnérables. « La suspension des programmes Rénovation Québec, RénoRégion, et d’adaptation de domicile touche directement le milieu de vie de personnes vulnérables. Ces programmes étaient très utilisés et pénalisent une fois de plus les populations vivant dans des conditions précaires. Dans un contexte de crise où on ne peut se permettre de perdre un seul logement, cette décision est particulièrement préoccupante », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Varennes, Martin Damphousse.

Finances publiques et crise du logement

L’approche douteuse du gouvernement Legault

Le chef du Parti québécois (PQ) Paul St-Pierre Plamondon a vivement dénoncé la « gestion catastrophique des finances publiques » du gouvernement Legault et notamment l’abolition du programme RénoRégion par la Coalition avenir Québec (CAQ), le 1er avril 2025. Il a questionné le gouvernement, en tandem avec sa collègue péquiste la députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, à ce sujet lors de la période des questions qualifiant cette décision d’économie de bouts de chandelles en déplorant que la CAQ s’en prenne aux plus vulnérables et aux régions.

« Je veux qu’on soit clair ici, on parle d’un programme qui vise des Québécoises et des Québécois qui ont un salaire de moins de 30 000 $ pour des habitations dont la valeur est moins de 150 000 $, un programme qui coûte à peine 15 millions de dollars par année. Lorsque vient le temps d’aider la grande entreprise, là, à coups de centaines de millions, on ne les compte pas, les milliards jetés par les fenêtres, parce que ça, ce sont des “risques calculés”, mais, quand, cependant, on demande à des Québécois plus vulnérables en situation de précarité financière de se serrer la ceinture pour des miettes, alors là, il n’a pas de problème à oublier la réalité des Québécois, particulièrement en région. Est-ce que la vice-première ministre (Geneviève Guilbault) peut se lever au nom de son gouvernement et reconnaître que l’abolition du programme RénoRégion est une erreur, une erreur grave et malaisante ? », a tonné le chef de la formation indépendantiste. 

Madame Gentilcore a, pour sa part, tenté de savoir ce que le gouvernement comptait faire désormais que le programme est aboli. « Le programme RénoRégion, justement, résidait dans le fait d’aider à faible coût des résidences qui avaient besoin des rénovations dans l’immédiat. Donc, j’aimerais vraiment entendre la ministre de l’Habitation (France-Élaine Duranceau) expliquer pourquoi ces Québécois-là, qui sont dans une situation de vulnérabilité, se voient couper l’aide qui leur permettrait de faire des rénovations urgentes, qui leur permettraient de vivre avec un minimum de dignité et nous dire ce qu’elle compte faire concrètement, là, maintenant que le programme est coupé. Qu’est-ce qu’on va faire pour que ces citoyens-là puissent vivre dans la dignité ? »

Quant à lui, le député du Parti québécois Pascal Paradis a dénoncé lors d’un point de presse subséquent une attaque envers les régions. « C’est une grande preuve d’insensibilité à la situation du logement dans les régions, parce que souvent il n’y a pas d’alternative. Les gens doivent faire ces rénovations urgentes pour demeurer chez eux. Il n’y a pas d’autre option. Où sont les députés caquistes des régions pour défendre cette mesure-là, qui concerne plusieurs régions du Québec ? C’est inexplicable ».

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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Projet minier Kami

Champion Iron annonce un partenariat

par Éric Cyr

Deux chefs de file mondiaux de l’industrie minière japonaise, Nippon Steel (NSC) et Sojitz, ont conclu une entente avec Champion Iron dans le cadre du projet de mine de fer à ciel ouvert Kamistiatusset (Kami), le 18 décembre 2024. Ces deux actionnaires majeurs investissent un montant de 245 millions de dollars (M $) en échange d’une participation de 49 % dans le projet (30 % pour NSC et 19 % pour Sojitz) et, par la suite, 490 M $ lors du démarrage de la construction des infrastructures advenant une décision finale d’investissement de l’entreprise. La durée de vie de la nouvelle mine, qui se situera dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec, est évaluée à 25 ans.

L’annonce de ce partenariat destiné à faire progresser l’évaluation de la faisabilité et le développement potentiel du projet, dont le produit sera transformé au Labrador, constitue une avancée majeure dans le cheminement de la démarche et témoigne que celle-ci pourrait se matérialiser dans un échéancier de moins de sept ans selon les prévisions de la minière. La concrétisation de Kami est évaluée à près de 4 milliards de dollars. Ce scénario permettrait d’accroître l’offre de concentré de minerai de fer de haute pureté destiné à la réduction directe de Champion Iron en ajoutant une capacité de production anticipée de 9 millions de tonnes annuelles à celle de 15 millions de tonnes produites actuellement sur le site minier de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) au Lac Bloom.

Tout en contribuant à la décarbonation de l’industrie de l’acier, l’accord devrait s’avérer mutuellement bénéfique pour les partenaires. En plus de stimuler la croissance économique de la région, le maître d’œuvre et promoteur de ce plan, Champion Iron, prévoit que cette visée favoriserait la création de 500 à 600 emplois directs. Les deux « lutteurs sumos » nippons de l’acier saisissent pour leur part, en unissant leurs forces, un avantage stratégique grâce à cette occasion d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement pour plus de deux décennies.

Bouillonnement économique

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, considère que l’arrivée prochaine de cette nouvelle mine dans la région aurait un fort potentiel de développement économique. Il juge que ce projet pourrait non seulement soutenir et stimuler davantage la croissance de l’économie florissante de Fermont, mais surtout contribuer à la vitalité du nouveau parc industriel qui sera bientôt prêt à accueillir des entreprises et qui représente selon lui un élément clé pour diversifier les activités économiques locales et attirer de nouvelles industries. L’implantation de cette minière dans le secteur serait un moteur pour maximiser l’utilisation de cette nouvelle zone industrielle municipale et renforcer l’économie fermontoise. Toutefois, il rappelle l’importance pour l’instigateur du projet de prendre des mesures rigoureuses pour minimiser les impacts environnementaux sur le milieu. Cela inclut une attention particulière aux nappes phréatiques, aux eaux souterraines, ainsi qu’à la pollution de l’air, lumineuse et visuelle. Enfin, il insiste sur la nécessité d’un financement accru pour renforcer les services offerts aux citoyens afin de garantir que la communauté puisse pleinement profiter des avantages économiques liés à cette nouvelle dynamique industrielle.

Le processus d’approbation environnemental a été amorcé par Champion Iron auprès des instances provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada, rattachée au ministère de l’Environnement, a déjà effectué une étude approfondie de la précédente mouture proposée à l’époque par Alderon Iron Ore, qui a obtenu une décision positive et l’aval des autorités fédérales en 2012, et n’a pas l’intention ni l’obligation d’entamer une nouvelle étude sur une mine projetée au même endroit et comportant de nombreuses similitudes.

Quelle coïncidence ! « Kami » diminutif du mot issu de la langue innue, l’innu-aimun, « kamistiatusset », qui signifie « terre des gens qui travaillent dur », apparaît également dans la langue japonaise où il se définit comme « esprit » ou « supérieur » et se réfère aux entités spirituelles vénérées dans la religion shintoïste.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

par Éric Cyr

Source photo : Instagram de François Legault

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), le gouvernement du Québec ne fait pas assez d’efforts pour renouer avec l’équilibre budgétaire. En effet, les dépenses ont augmenté de 54,1 milliards de dollars ($) depuis l’élection du gouvernement Legault. Malgré tout, le ministère des Finances maintient sa projection d’un déficit de 11 milliards de $ pour l’exercice financier 2024-2025. Il s’agit du plus important déficit de l’histoire du Québec.

De plus, le gouvernement revoit à la hausse les projections du déficit pour l’année prochaine, le faisant passer de 8,5 à 9,2 milliards de $. Réagissant à la révision de la situation économique et financière du Québec présentée le 21 novembre 2024, un chercheur de l’IEDM, Gabriel Giguère, explique que les déficits à répétition marquent une perte de contrôle sur les finances publiques. « Le Québec fait face à un déficit d’une ampleur sans précédent. » Selon l’analyste expert du groupe de réflexion en politiques publiques, le gouvernement du Québec doit faire plus d’efforts pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du budget, le gouvernement Legault s’était pourtant engagé à entamer un exercice de révision des dépenses gouvernementales à compter du printemps 2024. Les résultats de cet examen devraient être intégrés au budget 2025-2026.

Déficit historique

Les frais d’intérêts sur la dette du Québec coûteront 9,9 milliards de $ aux contribuables cette année. Le gouvernement québécois s’attend à ce que la dette du Québec atteigne 236,6 milliards de $ au 31 mars prochain. Le chercheur note que les dépenses se sont accrues de 51 pour cent (%) depuis l’entrée en fonction du gouvernement Legault, passant de 106,5 milliards de $ en 2019 à 160,6 milliards de $ cette année. Cela représente une augmentation de trois milliards de $ par rapport aux prévisions de mars dernier.

« Plutôt que de chercher des solutions créatives aux enjeux du Québec, ce gouvernement se contente de dépenser davantage à gauche et à droite. Le fait est que, depuis qu’il est au pouvoir, les dépenses ont augmenté de moitié environ. Ce n’est pas soutenable ! »

Le chercheur rappelle que le premier ministre François Legault avait fait campagne sur l’abolition de 5 000 postes de fonctionnaires en 2018. Aujourd’hui, le Québec en compte 9 838 de plus qu’à son arrivée au pouvoir. Dans l’ensemble, il y a 72 806 employés de l’État québécois de plus qu’en 2018-2019.

Les plus récentes estimations montrent que l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital rapportera 2,8 milliards de $ sur cinq ans, dont un milliard de $ cette année. « Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses et l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital le confirme », indique M. Giguère qui considère que cette mesure nuit à la croissance du Québec ainsi qu’aux épargnants et revient à sacrifier notre prospérité future pour une rentrée d’argent annuelle. « Si ce n’était pas de la décision du ministre des Finances, Eric Girard, le Québec aurait bénéficié d’un environnement fiscal plus intéressant que le reste du pays. » Après avoir laissé planer le doute, le ministre avait pourtant annoncé qu’il copierait le fédéral et augmenterait le taux d’inclusion des gains en capital à 66,6 % au mois d’avril dernier. L’IEDM explique qu’une telle augmentation d’impôt a pour effet de réduire la disponibilité du capital de risque en abaissant les rendements prévus et pourrait mener au report des ventes potentielles par les investisseurs en capital de risque.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Chambre de commerce Fermont

Transformer l’avenir localement

par Éric Cyr

Légende de la photo : l'agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, et le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano durant la présentation.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, a été le conférencier d’honneur dans le cadre d’un cocktail-causerie organisé par la Chambre de commerce Fermont, le 28 mars 2023, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel).

L’événement a regroupé une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Guidé par l’animatrice, l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau Mélanie Roy, M. Mobwano s’est adressé au public en répondant à la première question lui demandant de brosser un portrait de son parcours.

Présentation

M. Mobwano a raconté son cheminement personnel et professionnel en toute franchise et de façon décontractée. Né en République démocratique du Congo où il a passé ses jeunes années, ce dernier a été envoyé en Afrique du Sud en compagnie de ses frères et sœurs par ses parents en 1993 afin d’échapper à la guerre qui sévissait dans son pays. D’abord intéressé par le génie électrique, il s’est finalement orienté vers le génie minier. Il a gravi les échelons de sa profession en obtenant une bourse et en travaillant dans une mine afin de payer ses études où il a opéré des machineries puis s’est joint à une équipe de dynamitage. Toujours sur le sol africain, il a par la suite progressé vers un poste en planification avant de devenir directeur général d’une petite mine puis de gérer une plus grosse mine au Liberia. C’est là qu’un chasseur de têtes pour ArcelorMittal l’a approché à maintes reprises pour lui proposer des emplois au sein de cette multinationale. Il a décliné les offres jusqu’à ce qu’une proposition plus alléchante l’interpelle : un poste dans une mine au Canada, pays qu’il avait déjà visité comme consultant en 2018. M. Mobwano décide de relever ce nouveau défi au Québec et accepte finalement la fonction de chef des opérations pour ArcelorMittal en 2019. À peine trois mois après son entrée en fonction, le PDG en place décide de partir et M. Mobwano hérite du poste par intérim en septembre 2019 avant de se faire offrir le jour de son anniversaire, le 31 août 2020, la position qu’il occupe à ce jour.

Sujets diversifiés

Selon M. Mobwano, Fermont est une ville privilégiée située autour d’un lac. Il considère que son plus grand défi est d’assurer la pérennité de la mine du Mont-Wright, la plus grande mine à ciel ouvert au Québec et la deuxième plus grande mine de fer au Canada, précise-t-il, puisque l’accès au minerai se situe dans une fosse. « Nous voulons encourager les gens à habiter à Fermont, mais nous allons conserver la proportion actuelle de travailleurs non-résidents. Je dois prendre des décisions au quotidien afin de m’assurer que cette mine va continuer potentiellement de 30 à 50 ans », confie-t-il. Il mentionne que le meilleur conseil qu’il a reçu dans sa carrière est d’écouter les gens, d’être présent sur le plancher, d’être transparent, de dire la vérité et de ne pas faire de promesses que l’on ne peut tenir. Il a abordé plusieurs dossiers en réponse à des questions, notamment l’importance du rôle des entrepreneurs, la volonté de revitaliser la ville de Fermont en attirant des familles et en réduisant le coût de la vie sur place, par exemple en maximisant l’utilisation du chemin de fer pour l’approvisionnement pour compenser le transport par camion, les discussions avec le ministère de la Famille pour l’obtention de deux permis de 80 places afin d’augmenter la capacité de la garderie, le développement du parc industriel, la réfection du parc immobilier, la vision d’avenir d’ArcelorMittal qui est basée sur le long terme. Il a également parlé de la transition énergétique de l’entreprise qui est bien en marche, notamment avec l’utilisation de l’huile pyrolytique, un biocarburant produit localement à Port-Cartier par la société BioÉnergie AE Côte-Nord Canada. L’utilisation de ce carburant renouvelable a permis la relance de l’usine d’Arbec et permet de remplacer une partie du mazout lourd utilisé à l’usine de bouletage. D’autres projets sont également en développement pour éventuellement remplacer le charbon provenant actuellement de sources fossiles par un biocharbon. Il a aussi expliqué le projet qui est en cours qui fera que toute la production de l’usine de Port-Cartier sera constituée de boulettes à réduction directe. Ces boulettes à très basse teneur en silice sont requises pour faire fonctionner les fours à arcs électriques auxquels se convertissent de nombreuses aciéries qui travaillent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. M. Mobwano a de plus indiqué qu’ArcelorMittal œuvre à influencer le gouvernement pour l’inciter à asphalter la route nationale 389. Il a répondu à de nombreuses autres questions.

Après près de trois généreuses heures de discours et d’échanges, M. Mobwano a remercié les personnes venues assister à la rencontre.

Sur la photo en couverture, la directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et M. Mapi Mobwano.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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hambre de commerce de Fermont

Lancement de la programmation annuelle

par Éric Cyr

Chambre de commerce Fermont (CCF) qui vise principalement à assurer une représentativité des entreprises et des différents secteurs d’affaires du milieu pour assurer le dynamisme de l’économie fermontoise, a lancé sa programmation 2022-2023 sous le thème « La force du regroupement est un atout », le 28 septembre dernier, à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel) en plus de présenter son calendrier des activités et son nouveau site internet.

La directrice générale (DG), Mélissa Gauthier (à droite) qui gère également le programme Place aux jeunes en région pour la MRC de Caniapiscau, et la présidente, Marie-Claude Nolet (à gauche) ont prononcé des allocutions devant la trentaine de participants composés des principaux acteurs économiques des entreprises et des industries locales en expliquant les mandats et la mission de CCF, dont la crédibilité est bien assise et qui prône une approche centrée sur les besoins du milieu de concert avec les instances concernées, ainsi que les avantages offerts aux gens d’affaires qui y adhèrent. La DG a aussi souligné que l’augmentation du nombre de membres, qui a dépassé la cinquantaine, et la création de partenariats financiers illustre la crédibilité et le dynamisme de l’organisme sans but lucratif qui a l’intention de continuer à relever de nouveaux défis. Celle-ci de plus a présenté les différentes facettes du site internet récemment mis en ligne qui assurera une meilleure visibilité et fournira une vitrine additionnelle aux membres.

« Malgré le fait que la dernière année a été remplie de bouleversements et de contraintes liées à la pandémie, je suis très fière d’affirmer que la Chambre de commerce Fermont a su tirer son épingle du jeu en utilisant la technologie à son avantage pour avancer et se développer. L’élaboration de notre planification stratégique nous a permis d’avoir une vision claire de ce que nous voulions accomplir. Se structurer, se faire connaître et améliorer l’offre de services aux membres ont été les principaux objectifs à atteindre et continueront de faire partie de nos priorités. L’enthousiasme de la DG fait toute la différence dans l’évolution de l’organisation », confie Mme Nolet, qui a profité de l’occasion pour remercier les bénévoles du conseil d’administration (CA) pour leur dévouement. 

Bref historique

La Chambre de commerce de Fermont a été fondée le 15 février 1999 par feu l’homme d’affaires Jean-Claude Thibodeau. De 2012 à 2017, elle a connu un ralentissement de ces activités occasionné par un manque de ressources. En 2018, un nouveau CA est mis sur pied. En 2021, une direction générale est embauchée et CCF devient partenaire-promoteur de Place aux jeunes Caniapiscau. CCF a œuvré sur plusieurs enjeux socio-économiques cruciaux, notamment le transport, afin d’assurer le dynamisme de la région au fil des ans.

Mme Gauthier invite les dirigeants de la communauté des affaires et des organismes locaux à la contacter pour mieux connaître leurs aspirations, leurs besoins et leur vision d’avenir afin d’assurer un développement équilibré et harmonieux de la collectivité tout en planifiant l’atteinte de buts facilitant, dans l’intérêt de tous, une meilleure qualité de vie à Fermont. Vous pouvez la joindre par téléphone au 833-363-1162 poste 101 ou par courriel : direction@ccfermont.ca.

Pour consulter le nouveau site internet : ccfermont.ca

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Nouveau service

Dépanord voit le jour

par Éric Cyr

Les entrepreneures fermontoises Véronique Dumais et Kathy Savard, déjà propriétaires de la boutique de vêtements et d’articles de motoneige Panoramique52, ont mis sur pied Dépanord, leur second commerce dans le centre commercial du mur-écran de Fermont. L’ouverture s’est faite le 25 avril 2022.

Le défi est audacieux, si l’on considère que deux commerces de même type situés à cet emplacement ont déjà mis la clef sous la porte par le passé soit Variétés Fermont, en 2015 et Délices et trouvailles, en 2019. Ces deux fermetures, en un laps de temps rapproché, n’ont pas dissuadé les deux associées d’aller de l’avant, bien au contraire. Malgré la pénurie de main-d’œuvre et la déconfiture de leurs prédécesseurs, les deux femmes enthousiastes et fonceuses ont tout de même fait le choix de s’investir dans cette démarche destinée, entre autres, à contrer la morosité de l’espace intra-muros en créant un nouveau lieu de discussion et de rassemblement commun où les clients peuvent s’asseoir en prenant un café ou un thé aux perles tout en contribuant à redonner une certaine vitalité économique et sociale à ce secteur envahi par des cafétérias qui nourrissent des travailleurs de l’industrie minière. Les ouvriers, tout comme les familles, sont ciblés comme clientèle potentielle tout comme les employés des petites et moyennes entreprises locales.

Un nouveau bourdonnement

Le commerce est en pleine effervescence depuis son démarrage et cela est certainement dû à l’énergie consacrée à son bon fonctionnement par les femmes d’affaires qui se sont investies à fond afin d’assurer le succès et la viabilité de leur nouveau projet. Les deux copropriétaires, convaincues que leur initiative comble un besoin, affichent une confiance et une détermination exemplaire et ont même démissionné de leurs emplois respectifs chez ArcelorMittal, en janvier dernier, après s’être fait refuser un congé sans solde, afin de se consacrer entièrement à leur nouvelle vocation entrepreneuriale. « Nous nous retrouvions à la croisée des chemins. Ça a été l’élément déclencheur, le signal que le moment était venu de tout miser sur notre objectif. En cour de route, nous avons été heureuses de constater l’entraide qui existe au sein des entrepreneurs locaux. Nous avons reçu un coup de main de plusieurs commerçants qui ont fait preuve de solidarité. » Très heureuse de l’engouement du public, Mme Savard confie que quelques problèmes d’approvisionnement, notamment la livraison de réfrigérateurs, ont quelque peu retardé l’ouverture qui était initialement prévue en février, mais le recrutement de personnel n’a pas été un problème puisque plus d’une cinquantaine de candidats potentiels se sont manifestés pour pourvoir les postes.

Produits diversifiés

Selon Mme Savard, qui est heureuse de l’appui de la population et du soutien de la clientèle, le créneau du dépanneur est quelque peu différent de ses prédécesseurs.

« Nous mettons des produits régionaux en valeur grâce à des partenariats que nous avons établis. Dépanord propose une formule de petit bistrot et de bar laitier en plus d’offrir un choix diversifié d’articles de consommation et des menus préparés pour emporter ou pour manger sur place. Il y a aussi des bières de microbrasseries québécoises. Venez nous rencontrer et nous vous servirons avec plaisir ! »

Reconnaissances bien méritées

Dépanord a fait partie des finalistes régionaux de la 24e édition du Défi OSEntreprendre Côte-Nord au Centre des congrès de Sept-Îles, le 28 avril dernier, où il a récolté deux distinctions : le prix Volet création d’entreprise dans la catégorie commerce et le prix Honneur jeune entrepreneur.

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Publié le 9 mai, 2022, dans la publication : Numéro_9 Volume_40

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Publié sur le site le 9 mai 2022

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Désenclavement de la Côte-Nord

Des appuis de taille s’ajoutent

par Éric Cyr

Source photo : Société du pont sur le Saguenay à Tadoussac

À l’aube du déploiement de son plan d’action, la Coalition Union 138, qui milite avec énergie et fougue en faveur du désenclavement de la Côte-Nord notamment par la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac et par le parachèvement de la route 138 jusqu’en Basse-Côte-Nord, a obtenu des appuis de taille, le 12 avril dernier. Les communautés de la nation innue du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord et l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord se rallient aux objectifs du mouvement.

Ce soutien, qui s’ajoute à celui offert il y a quelques années par l’ensemble des élus nord-côtiers des paliers de gouvernement : fédéral, provincial et municipal, incluant des politiciens du Labrador, contribuera à l’atteinte de l’un de ses objectifs : obtenir des engagements fermes des différents partis politiques pour la construction d’un pont à l’embouchure du Shekutamitsh/Saguenay afin de remédier à la problématique de goulot d’étranglement causée par le service peu efficace et peu fiable des traversiers qui décline de plus en plus avec la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement.

L’initiative de la Coalition Union 138

Engagée depuis 2018 dans des démarches de désenclavement de la Côte-Nord, la Coalition Union 138 souhaite profiter de la prochaine campagne électorale au Québec pour placer au cœur des priorités la construction d’un pont à l’embouchure du Shekutamitsh/Saguenay. L’appui des différents intervenants est essentiel à la concrétisation du projet. Selon un porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay : « L’appui au projet de pont par l’ensemble des intervenants est un message sans équivoque lancé au futur gouvernement sur la nécessité d’agir dans ce dossier qui s’éternise. »

Nation innue du Nitassinan

En tant que chef du Conseil de la Première nation des Innus d’Essipit et co-chef responsable des dossiers économiques pour la Nation innue, Martin Dufour estime « qu’il est essentiel pour l’ensemble des communautés que la région se dote d’infrastructures favorisant le développement ». Ce dernier a également réitéré ses préoccupations écologiques et environnementales liées à la présence des traversiers à l’embouchure du fjord, lieu assidument fréquenté par les bélugas, une espèce menacée. Le chef de Uashat Mak Mani-utenam, Mike Mckenzie, qui traite aussi des dossiers économiques pour la Nation innue, a profité de l’occasion pour assurer que « l’ensemble des chefs de la Nation innue appuie fortement le projet du pont et partage les inquiétudes du chef Dufour et de sa communauté pour la protection des bélugas. »

L’Assemblée des MRC de la Côte-Nord

L’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, par la voix de sa présidente, Micheline Anctil, qui est également préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord et mairesse de Forestville, estime que la construction d’un pont sur la rivière Shekutamitsh/Saguenay assurera l’occupation et la vitalité des territoires et viendra contrer la baisse démographique, l’appauvrissement et la dévitalisation.

« Un pont est la porte essentielle à la mise en valeur et au développement des ressources de notre région, dont la contribution est reconnue de première importance dans l’économie du Québec et du Canada. »

Les chambres de commerce et de l’industrie

Pour l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, l’appui à la Coalition Union 138 est une façon de plus de dénoncer les pertes économiques liées à l’absence d’un pont pour ouvrir la région au reste du Québec. Selon son président, Antonio Hortas : « En plus des problématiques récurrentes de transport, des coûts d’exploitation plus élevés et des défis de main-d’œuvre, l’enclavement du territoire nuit à notre compétitivité. »

L’action s’organise

Pour la Coalition Union 138, cet appui majeur est primordial et démontre la solidarité indéfectible du milieu. Dans la poursuite de l’objectif, plusieurs actions se tiendront dans les prochains mois et la population sera invitée à y participer. Pour Guillaume Tremblay, c’est le moment de passer de la parole aux actes : « Nous souhaitons obtenir des différents partis politiques des engagements clairs pour la construction d’un pont sur le Shekutamitsh/Saguenay. L’attente dure depuis trop longtemps. Il est plus que temps que le gouvernement investisse dans ce projet bénéfique pour tout le Québec. »

La Coalition Union 138 regroupe des intervenants de la Côte-Nord, de Charlevoix et du Nitassinan et est appuyée par des décideurs du Labrador afin de promouvoir l’amélioration des infrastructures de la route 138 qui constitue l’unique voie d’accès terrestre à la Côte-Nord et au Labrador, un chemin touristique et un trajet commercial desservant les deux régions. La construction d’un pont sur le Shekutamitsh/Saguenay constitue l’un de ses principaux enjeux.

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Publié le 25 avril, 2022, dans la publication : Numéro_8 Volume_40

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Publié sur le site le 25 avril 2022

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Pénurie de main-d’œuvre

La Coop Metro réduit ses heures

par Éric Cyr

Le seul marché d’alimentation à Fermont est contraint de réduire ses heures d’ouverture et est fermé une journée par semaine, depuis le 14 septembre dernier, à cause de la pénurie de main-d’œuvre qui touche plusieurs sphères d’activités et qui freine certains secteurs de l’économie locale.

Coop Metro, Karim Khimjee, cette décision longuement mûrie s’avérait malheureusement nécessaire compte tenu du contexte actuel de pénurie de personnel, qui est intimement lié au manque de logements, qui sévit localement. Ces deux problèmes majeurs minent l’épicier, mais aussi des organismes et des petites entreprises d’ici tout comme d’autres services essentiels notamment le Centre de la petite enfance Le Mur-mûr.

Inévitable restructuration

« C’est après avoir consulté le président du conseil d’administration de la coopérative et la direction de l’entreprise de distribution alimentaire Metro, dont nous affichons la bannière, que nous avons choisi cette option, que nous espérons temporaire, qui s’imposait considérant les circonstances. La journée du mardi a été retenue, car cela aura moins d’impact sur nos employés à temps partiel et notre service de livraison », confie M. Khimjee, qui fait valoir que huit postes à temps plein sont à combler, ce qui équivaut à un total de 320 heures par semaine. Ce dernier explique que les gérants et lui-même doivent prendre des bouchées doubles depuis un bon moment déjà et que la fatigue accumulée se fait sentir. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons dû nous résoudre à remanier l’horaire de travail, cela nous attriste de devoir en arriver là, mais il fallait agir et ne pas attendre de perdre du personnel de gestion pour des raisons d’épuisement professionnel. »

M. Khimjee a déjà interpelé les décideurs politiques afin que les élus aident la communauté à résoudre la situation problématique : « Il y a d’abord eu une concertation des intervenants du milieu afin d’envisager des solutions, mais rien de concret n’en est ressorti. Nous avons eu des discussions avec la direction de la municipalité au sujet de ces problématiques et nous attendons avec impatience leurs propositions. »

Un mal sous-jacent

L’administrateur considère que le marché ne constitue pas un problème puisqu’il y a une forte demande pour les produits alimentaires, mais qu’il existe une surenchère dans le domaine de l’embauche dans la région et que le phénomène est directement imputable au travail par navettage aérien (fly-in/fly-out) qui nuit grandement à l’épanouissement du milieu et à l’établissement de nouvelles familles sur place contribuant ainsi à une dévitalisation communautaire et sociale et dont les effets se font sentir « jusque dans votre panier d’épicerie ». M. Khimjee conclut : « On ne se mettra pas la tête dans le sable. J’ai hâte que la haute direction des minières prenne conscience de l’impact de leurs décisions qui affectent la vie fermontoise et tente de remédier aux inconvénients qu’elles occasionnent. »

La direction de la Coop Metro demande à sa clientèle de faire preuve de compréhension et de continuer d’appuyer le commerce local malgré le contexte difficile.

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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ArcelorMittal

La grève est déclenchée…

par Éric Cyr

Événement annonciateur de la grève à venir chez ArcelorMittal sur la Côte-Nord du Québec, un rassemblement regroupant plusieurs centaines d’employés de la minière s’est tenu en avant de l’attraction touristique « le camion en ville » à l’entrée de Fermont, le 10 mai dernier, avant même la publication des résultats du vote des membres du Syndicat des Métallos au sujet de l’offre finale de l’entreprise. Des travailleurs gonflés à bloc, parfois accompagnés de membres de leurs familles, scandaient des cris de ralliement sur des airs de solidarité.

Le verdict est tombé peu après, un rejet très fortement majoritaire de l’offre patronale oscillant de 97 % à 99,6 % dans les cinq accréditations syndicales des Métallos représentant 2500 employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord. C’est avec pour slogan « Les ressources d’ici pour l’économie d’ici » que le déclenchement de la grève générale illimitée s’en est suivi pour les syndiqués de l’entreprise dans l’ensemble de ses installations nord-côtières incluant les bureaux, la mine, le chemin de fer, l’usine de bouletage et le port.

Refus sans équivoque

Lors d’assemblées qui se sont déroulées durant cette même journée, les travailleurs syndiqués de la multinationale sur la Côte-Nord ont écarté presque à l’unanimité la proposition définitive de leur employeur, sonnant ainsi le glas des négociations et l’appel du clairon avant le piquetage qui a commencé durant la soirée. Des piquets de grève ont rapidement été érigés en permanence devant les installations de la compagnie sur le site des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake ainsi qu’à Port-Cartier.

« L’employeur n’a pas su saisir l’occasion qui aurait pu éviter un conflit. La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint actuellement des sommets historiques inégalés. Cette ressource naturelle est ici. Une portion de la richesse doit donc rester dans la région, demeurer au Québec, contribuer à faire tourner l’économie régionale plutôt que de se retrouver dans les poches des actionnaires à Londres », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a des salaires, des conditions de travail et des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale devrait avoir pour les travailleurs et les travailleuses qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit faire preuve de davantage de respect pour ceux qui concrétisent ses profits », souligne le syndicaliste.

Des promesses non tenues

Les sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP représentant 2500 travailleurs, soit la vaste majorité de la main-d’œuvre de la compagnie ArcelorMittal à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake sur la Côte-Nord réclament notamment de leur employeur, qui profite d’un prix du fer très lucratif, une amélioration des conditions de travail, un meilleur respect et davantage sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique. Des promesses faites lors des négociations de 2017 et restées sans suite ont aussi creusé l’amertume des syndiqués, entre autres quant à la salubrité de certains campements et de certains aliments servis aux travailleurs.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Politique commerciale

Tarification douanière abusive et injustifiée

par Éric Cyr

Le 45e président des États-Unis, le républicain Donald Trump, s’est mis en porte à faux avec les chefs d’État des pays les plus riches du monde lors du Sommet du G7 dans Charlevoix au Québec. Préalablement à cette rencontre, le Syndicat des Métallos/Steelworkers dénonçait déjà les tarifs douaniers injustes sur l’acier et l’aluminium récemment imposés par le gouvernement américain, qui nuiront au commerce et aux travailleurs des deux côtés de la frontière canado-américaine, tout en freinant l’économie.

Quece soit au plan économique ou sur celui de la sécurité nationale, rien ne justifie l’imposition par les États-Unis d’une protection tarifaire sur ces deux alliages métalliques provenant du Canada, fait valoir le syndicat qui représente des dizaines de milliers de travailleurs des secteurs de l’acier et de l’aluminium, tant au Canada qu’aux États-Unis. Cette montée du protectionnisme pourrait mener à un ralentissement du marché nord-américain.

Souricière économique

Les Métallos ont réagi à la suite de la sortie du secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, qui a annoncé que l’administration Trump imposera des tarifs douaniers de 25 % sur les exportations d’acier canadien et de 10 % sur celles d’aluminium. « Le Canada a toujours été exempté de tels tarifs par le passé parce que rien ne justifie le recours à une telle mesure, tant au chapitre de l’économie que de la sécurité nationale. L’acier et l’aluminium canadiens n’ont rien à voir avec le problème qui préoccupe l’administration américaine, ils ne font pas partie du problème. Imposer ainsi des tarifs à l’acier et l’aluminium canadien risque de nuire aux économies et aux travailleurs des États-Unis et du Canada », fait valoir le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann.

Solidarité continentale

Les dirigeants du Syndicat des Métallos des deux pays avaient fait des représentations pour éviter de telles barrières commerciales, menant à une exemption temporaire pour les producteurs canadiens. « Le Canada n’est pas le problème. La décision de retirer le Canada de la liste des exemptions est inacceptable, elle remet sérieusement en question la conception et l’orientation de la politique commerciale de l’administration Trump », fait valoir le président international du Syndicat des Métallos, Leo W. Gerard.

« Cette décision fait fi de la nature équitable des échanges commerciaux d’acier et d’aluminium entre le Canada et les États-Unis. Elle passe outre à la volonté du gouvernement canadien de renforcer ses lois et la coopération avec les États-Unis pour combattre les pratiques commerciales déloyales menées par d’autres pays », poursuit le syndicaliste.

Mercantilisme erroné

« Ces nouveaux tarifs douaniers destinés aux producteurs canadiens d’acier et d’aluminium sont intenables pour l’économie américaine, laquelle a besoin de notre aluminium et de notre acier. Nos industries manufacturières sont fortement interreliées et ça profite aux travailleurs des deux pays. Ces tarifs injustifiés entraîneront des répercussions économiques de chaque côté de la frontière », souligne le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. Selon le directeur des Métallos pour l’Ontario et l’Atlantique, Marty Warren, le Canada n’est pas un mauvais joueur et rien ne justifie d’imposer de telles sanctions sur les importations canadiennes : « Le Canada et les États-Unis doivent se concentrer sur les pays ayant des pratiques commerciales prédatrices et destructrices qui nuisent aux industries et aux emplois dans nos deux pays comme la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Malaisie, la Corée, la Russie, la Turquie et le Vietnam. » Le directeur des Métallos pour l’Ouest canadien, Stephen Hunt, ajoute : « Même la preuve réunie par l’administration américaine montre que le Canada est un partenaire commercial fiable et équitable et ne constitue pas une menace pour la sécurité nationale aux États-Unis. »

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Importations d’acier et d’aluminium

Détrompez-vous, Trump se trompe

par Éric Cyr

Le président américain Donald Trump a fait connaître son intention d’imposer une tarification de 10 % sur les importations d’aluminium et de 25 % sur celles de l’acier. Trump a beau avoir une trempe d’acier, mais selon le Syndicat des Métallos, le Canada doit impérativement être exclu de tarifs douaniers américains récemment annoncés dans le cas de l’acier et l’aluminium produits au Canada.

« Les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada ne font pas partie du problème que tente de résoudre l’administration américaine avec son enquête en vertu de l’article 232 sur la sécurité nationale. Ça saute aux yeux », fait valoir le directeur canadien du Syndicat des Métallos, Ken Neumann, qui poursuit : « Au cours de l’enquête du Département du commerce, il a été clairement démontré que le Canada est un allié névralgique des États-Unis, qui devrait être exclu de toute forme de tarif. Le Canada ne fait certainement pas partie des ‘mauvais joueurs’ aux pratiques commerciales déloyales qui font du dumping d’aluminium et d’acier sur le marché américain. Bien au contraire, les exportations d’acier font partie d’une chaîne d’approvisionnement intégrée. Imposer des tarifs sur les importations canadiennes risque de causer des dommages considérables à l’économie des deux côtés de la frontière. Des emplois sont en jeu aux États-Unis comme au Canada. » M. Neumann explique qu’à l’origine l’enquête du gouvernement américain se voulait une réplique aux pratiques commerciales de certains pays qui menacent la sécurité nationale de ce pays. « De toute évidence, des tarifs doivent être imposés et des actions punitives prises contre les ‘mauvais joueurs’, ceux qui pratiquent le dumping comme la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Malaisie, la Corée, la Russie, la Turquie et le Vietnam », poursuit-il.

Le président international des Métallos dont le siège social est à Pittsburgh aux États-Unis, Leo W. Gerard, renchérit : « Le Canada n’est pas le problème! » Ce dernier souligne que les deux pays partagent une industrie manufacturière bien intégrée. « Le Canada et les États-Unis entretiennent une relation de confiance unique en matière de défense et de renseignement.

Cette relation est essentielle à la sécurité nationale. Peu importe la solution envisagée au sujet des importations d’acier et d’aluminium, elle devra épargner le Canada », souligne M. Gerard qui demande du même souffle au Canada de s’engager à donner beaucoup plus de mordant à ses lois du commerce et à collaborer plus étroitement avec les États-Unis pour intervenir sur la surproduction mondiale d’acier et d’aluminium.

Au Québec

Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, abonde dans le même sens et estime que le Canada doit impérativement être exclu d’éventuels tarifs ou quotas sur ces métaux. «  Le Canada constitue une source d’approvisionnement stable, sécuritaire, à proximité des usines américaines et favorable sur le plan de l’environnement. Chaque fois qu’on augmente la production d’aluminium au Québec à partir d’hydroélectricité, on diminue les gaz à effet de serre sur la planète. Il reste à espérer que les États-Unis exempteront bel et bien la production du Québec et du Canada de tarifs et de quotas sur l’acier et l’aluminium », a-t-il plaidé.

Le Syndicat des Métallos réitère son appel au gouvernement canadien afin qu’il prenne des moyens fermes afin de soutenir les industries et les emplois au pays. « Les tarifs américains pourraient avoir pour effet d’augmenter le dumping d’acier étranger au Canada, certains producteurs cherchant de nouveaux débouchés pour leur surproduction. Le gouvernement fédéral doit absolument prendre les mesures qui s’imposent pour protéger l’économie et les emplois au Canada », conclut Ken Neumann. Les États-Unis ne taxeront pas pour l’instant l’acier et l’aluminium, mais cette décision n’est pas définitive et Trump pourrait renverser la vapeur si la nouvelle mouture de l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ne lui convient pas.

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Publié le 19 mars, 2018, dans la publication : Numéro 05 Volume 36

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Publié sur le site le 20 mars 2018

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Affaires

Une chambre de commerce pour Fermont

par François Bail

La Chambre de commerce de Fermont a été officiellement inaugurée, le 28 novembre dernier, au Centre multifonctionnel Cliffs, où les principaux acteurs économiques de la ville se sont réunis. Celle-ci vise principalement à assurer une représentativité des entreprises et des différents secteurs d’affaires du milieu pour assurer le dynamisme de l’économie fermontoise. Cette initiative est l’œuvre de la MRC de Caniapiscau qui a mis sur pied un comité provisoire responsable du démarrage en attendant la formation d’un conseil d’administration.

C’est l’avocat et ancien président de la Chambre de commerce de Sept-Îles, maître Marc Brouillette, qui a présidé le congrès. Quatre autres conférenciers ont pris la parole. Il s’agit du directeur régional de la Côte-Nord du ministère de l’Économie de la Science et de l’Innovation, Jacques Chiasson, de la conseillère municipale de Fermont, Cindy Vignola, d’un représentant d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Éric Normand, et d’un représentant de Minerai de fer Québec, Joël Crépeau.

Pourquoi une chambre de commerce ?

Selon Me Brouillette, la chambre de commerce procurera une force de regroupement aux entreprises fermontoises à l’extérieur de la région, tel un catalyseur afin de faire valoir les intérêts de ses membres et favoriser la santé économique de Fermont. « Quand on négocie auprès des décideurs ou de parties prenantes, on a beaucoup plus d’impact lorsqu’on représente un ensemble d’entreprises et d’individus », affirme-t-il. La chambre de commerce est aussi un forum de discussion, d’échanges et de réseautage entre les membres et avec des tiers qui partagent leur expérience, leur expertise ou leurs orientations. Elle vise donc à maximiser les relations entre les gens d’affaires, révélant des circonstances opportunes et des occasions favorables autrement ignorées. En somme, la chambre de commerce est une association qui participe au développement de sa ville sur les plans économique, civique et social.

Des acteurs majeurs dévoilent leurs orientations

La soirée de lancement était aussi une occasion pour des acteurs majeurs de Fermont de partager leurs projets et orientations. ArcelorMittal, représenté par Éric Normand, a annoncé des investissements importants pour l’optimisation d’équipements et d’infrastructures, notamment la tour de broyage et la flotte d’équipements miniers. L’entreprise projette également d’ajouter une voie à la ligne de chemin de fer qui relie les installations de Fire Lake à celles de Mont-Wright.

Du côté de Minerai de fer Québec, Joël Crépeau annonce que le redémarrage du lac Bloom se fera autour de trois gros projets, soit la mine, l’usine et le parc. La compagnie adopte une vision basée sur le long terme : « Notre vision est très différente de celle de Cliffs »,affirme ce dernier. De plus, une attention particulière sera portée à la réduction de l’impact environnemental grâce à des technologies plus efficaces. Les investissements devraient engendrer 450 emplois directs au lac Bloom ainsi que de nombreux emplois indirects qui ne sont pas négligeables.

Pour ce qui est de la ville de Fermont, Cindy Vignola affirme que le gouvernement municipal désire que la région se dote de plus de force, particulièrement en ce qui a trait au commerce « On va écouter la chambre de commerce et faire en sorte que la communication se fasse bien. » Elle mentionne également les projets municipaux imminents tels qu’une nouvelle usine d’épuration d’eau et un plan de gestion des matières recyclables.

Une chambre de commerce a déjà existé par le passé à Fermont et avait été fondée par feu l’homme d’affaires Jean-Claude Thibodeau.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

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Publié sur le site le 18 décembre 2017

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Multiculturalisme

Nouvelle vague d’immigration nordique

par Éric Cyr

L’immigration a toujours constitué un apport important dans le développement des communautés minières nordiques au cours des années et des travailleurs originaires de plusieurs pays se sont joints au bassin des pionniers déjà sur place afin de contribuer à l’enrichissement de leur société d’accueil.

Les premiers immigrants à oser s’aventurer dans la région étaient principalement des chrétiens originaires d’Europe et se sont bien intégrés à la vie sous un climat froid. Quelques Portugais, Espagnols, Français, Italiens et Grecs pour n’en nommer que quelques-uns vinrent côtoyer les Québécois, Gaspésiens, Madelinots, Acadiens et Terre-Neuviens qui travaillaient déjà sur le chemin de fer ou dans les mines de fer de la région du 53e parallèle.

Le visage de l’immigration a changé ces dernières années et la très grande majorité des nouveaux arrivants est composée de ressortissants des Philippines, des catholiques, qui sont arrivés par vagues successives au Labrador et sur la Côte-Nord à Sept-Îles et Baie-Comeau ces dernières années. Les Philippins constituaient une main d’œuvre destinée à combler plusieurs emplois peu rémunérés qui autrement seraient demeurés vacants durant la période du boom minier. Ils ont surtout été recrutés pour travailler dans le domaine de la restauration avant que certains ne débordent dans d’autres sphères d’activités.

Autre chose avec ça?

On en retrouve un peu partout au Labrador, preuve de leur excellente intégration. Tim Hortons, McDonald’s, Subway, Pizza Delight, Mary Brown’s, Jungle Jim, restaurant de l’hôtel Wabush, épicerie IGA, mais aussi à l’hôtel Two Seasons, aux quincailleries Rona et Home Hardware, au Wal-Mart, au Canadian Tire, à la station-service Esso et dans certaines entreprises spécialisées comme H&H, Labrador Rewinding et le concessionnaire automobile Carol Auto Ford. Les Philippins du Labrador constituent un modèle d’intégration et certains se risquent parfois à parler quelques mots en français quand ils s’aperçoivent que leur interlocuteur est francophone. Tout comme leurs prédécesseurs, ils ont su se tailler une place dans le paysage nordique. Un bassin oscillant entre 300 et 500 Philippins se serait implanté à Labrador City et Wabush.

D’abord Taïwan ensuite le Labrador

Cherish Castro, originaire de Bulacan aux Philippines, a appris l’anglais comme langue seconde à l’école avant de quitter son pays natal pour aller travailler dans une entreprise de Taïwan en Chine où elle assemblait des téléphones portables HDC. Venue rejoindre son mari au Canada, il y a un an et demi, avec son fils aujourd’hui âgé de cinq ans, elle a été engagée au McDonald’s de Labrador City durant trois mois à son arrivée avant d’opter pour le restaurant Mary Brown’s où elle travaille depuis. Son conjoint a pour sa part bossé comme plusieurs autres de ses compatriotes au Tim Hortons local à ses débuts. Elle habite une maison avec sa belle-sœur qui est aussi originaire du même pays.

« J’adore la région et j’aimerais y demeurer encore longtemps. L’année prochaine je vais faire une demande de citoyenneté canadienne et j’espère être acceptée. J’aime bien ça ici, nous avons un bon gouvernement et nous habitons dans un bel environnement au Labrador. J’aime les gens et la quiétude de l’endroit. Il y a également moins de criminalité ici » confie cette dernière qui avoue cependant qu’elle s’ennuie de ses parents demeurés aux Philippines.

Photo de la Une en couverture : Cherish Castro, originaire des Philippines, travaille comme caissière au restaurant Mary Brown’s de Labrador City.

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Publié le 21 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 20 Volume 34

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Publié sur le site le 21 novembre 2016

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Économie fermontoise

Expansion anticipée pour le quartier industriel

par Éric Cyr

À première vue, les observateurs pourraient penser que le parc industriel de Fermont stagne depuis plusieurs années et que rien ne semble bouger depuis sa construction au milieu des années 1970 malgré un regain d’activité lors de la période du dernier boom minier. Une poignée d’entreprises s’y sont établies lors de son ouverture et quelques autres durant la relance, coïncidant avec la flambée du prix des métaux, mais plusieurs des nouveaux ajouts ont plié bagage par la suite et ne se sont pas implantés à long terme.

Au-delà des apparences, la municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau a cependant une stratégie, n’a pas baissé les bras et travaille de concert avec la Ville de Fermont à faire avancer ce dossier depuis plusieurs années en misant sur l’acquisition de nouveaux terrains dans le cadre d’une revitalisation et d’une expansion de ce secteur d’activité économique.

Le boom minier a profité au Labrador

C’est un tout autre scénario au Labrador voisin qui a une longueur d’avance et où les parcs industriels fourmillaient d’activités durant le boom minier. Ils affichent complet malgré le récent ralentissement économique et aucun espace vacant n’est disponible. Plusieurs commerces se sont établis dans des zones résidentielles à cause du manque d’espace et ce phénomène d’étalement urbain a motivé un projet de création d’un troisième quartier industriel qui serait situé non loin du nouvel hôpital de Labrador City et dont le démarrage attend pour l’instant une remontée significative des prix du fer. Certains dirigeants d’entreprises ayant pignon sur rue dans le parc industriel fermontois sont moins enthousiastes par rapport au boom minier alors qu’ils ont vu leur compte de taxes commerciales tripler durant cette période.

Approche différent

Pourtant les villes de Labrador City et de Wabush presqu’exclusivement mono-industrielles doivent composer avec les mêmes réalités que Fermont à la différence qu’elles sont situées dans une autre province où le principal employeur, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto oblige les entreprises et fournisseurs qui souhaitent faire affaire avec la compagnie à avoir une succursale ou un siège social au Labrador, ce qui a grandement contribué à l’expansion des commerces et à la vitalité économique de l’ouest du Labrador.

Aucune obligation à Fermont

La minière ArcelorMittal située à Fermont au Québec bénéficie également depuis plusieurs années de l’implantation de nombreuses entreprises spécialisées au Labrador, car elle fait affaire avec plusieurs de celles-ci, mais n’a jamais considéré obliger ses fournisseurs à avoir une succursale en sol québécois, ce qui pourrait avoir une incidence grandement bénéfique sur la création d’emplois et le développement de l’économie locale. Les retombées profiteraient également à la Ville de Fermont. La défunte Cliffs qui était propriétaire de la mine du lac Bloom jouait également des deux côtés de la frontière et on verra si le récent achat de ses actifs par la société Minerai de fer Québec dont le gouvernement du Québec est l’un des principaux actionnaires aura un impact sur l’activité du parc industriel fermontois lors du redémarrage anticipé de la minière actuellement en veilleuse.

Évolution du dossier

Le défunt Centre local de développement (CLD) de Caniapiscau auquel le gouvernement libéral de Philippe Couillard a donné le coup de grâce avait réalisé un sondage auprès des entreprises intéressées à s’implanter dans le quartier économique fermontois il y a quelques années et ce sondage a été repris par la MRC afin d’étoffer sa vision de développement de la zone industrielle. À l’époque, la Ville de Fermont souhaite développer un parc industriel plus élargi afin de combler les besoins criants et répondre aux nombreuses demandes d’entreprises, mais aucun terrain industriel n’est disponible à la suite du boom économique majeur de 2010 et du déploiement du Plan Nord. Une étude est alors réalisée par la firme Roche en 2011 et un plan de développement est présenté par le directeur général, secrétaire trésorier de la MRC et directeur de l’urbanisme de la Ville de Fermont, Jimmy Morneau, dans le cadre du programme relatif à une cession à titre gratuit des terres du domaine de l’État en faveur des municipalités nordiques. Plus tard en 2013, un mémoire sur le projet de loi numéro 43 sur les mines expose la position de la Ville dans le dossier du parc industriel :

« La réalisation des projets des deux minières (du côté québécois) fait en sorte que leur service d’entretien doit être effectué par des fournisseurs qui désirent s’établir près de Fermont et des installations des minières, et ce, normalement, dans un parc industriel. L’aménagement de 36 terrains représente un coût estimé de construction et d’aménagement d’au moins 15 millions $. Une liste de 20 entreprises est désireuse d’acquérir un terrain dans ce futur parc industriel. »

La Ville poursuit : « Malheureusement, faute d’argent, autant des titulaires de droit minier que du gouvernement, et considérant sa capacité financière, la Ville de Fermont n’a pas pu réaliser jusqu’à présent ce projet, de telle sorte que plusieurs de ces entreprises sont allées s’installer à Labrador City ou Wabush, ce qui signifie une perte importante de revenus pour la Ville. »

Vision d’avenir

M. Morneau est enthousiaste et se dit prêt à relever le défi. Selon ce dernier, la MRC et la Ville de Fermont ont entrepris des démarches afin d’acquérir plusieurs terres du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MERN) afin de réaliser ce projet et le dossier progresse rapidement. « Des requêtes ont été déposées et  on attend une confirmation incessamment pour l’obtention de terrains stratégiques avant le dépôt de demandes de financement par le biais de divers programmes et du Plan Nord. » Ce dernier confie que l’expansion est prévue dans le secteur du nouveau tracé de la route nationale 389 de Fire-Lake vers Fermont. Les nouvelles infrastructures seraient raccordées au service d’aqueduc et d’égout sur la rue Bertrand. « On s’attend à ce que les terrains soient cédés à la municipalité d’ici peu. »

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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AUGMENTATION DES TAXES À TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

par Guillaume Rosier

Les augmentations de taxes mises en place par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui doivent aider à éponger un déficit abyssal, inquiètent certains citoyens fermontois.

Terre-Neuve-et-Labrador est lourdement handicapée par un énorme trou budgétaire. En effet, le déficit du budget 2015-2016 se chiffre à 2,2 milliards de dollars, soit 7,3 % du PIB. Le déficit a été légèrement supérieur au double de ce qui avait été prévu il y a un an. En proportion du PIB, le déficit 2015-2016 est quatre fois plus grand que le plus lourd de tous les autres déficits provinciaux.

Avec le statuquo, le déficit de la province aurait atteint 2,7 milliards de dollars en 2016-2017, mais des décisions budgétaires strictes doivent faire baisser le déficit à 1,8 milliard de dollars en 2016-2017, soit 6,2 % du PIB.

Parmi toute une série de mesures prises pour réduire la taille du trou budgétaire, on peut par exemple évoquer une augmentation du cout de l’essence qui est déjà entrée en vigueur au début du mois. Le 1er juillet, date officielle, les taxes augmenteront sur presque toute la ligne, en commençant par la taxe de vente harmonisée, qui passera de 13 % à 15 %. On peut également mentionner une hausse de l’impôt sur le revenu de 1 % pour les tranches de revenus situées entre 35 149 et 125 000 dollars.

Cette austérité est loin, très loin de faire l’unanimité chez nos voisins, qui pâtissent déjà d’un climat de morosité économique. À Fermont, certains s’inquiètent des répercussions que peuvent avoir les augmentations de taxes, en raison de l’étroitesse des liens entre la ville minière et le Labrador.

Cout de la vie plus élevé?

Une citoyenne fermontoise explique :

« Il y a énormément de produits que l’on ne trouve pas à Fermont et que l’on doit se procurer au Labrador. Avec l’augmentation de la taxe de vente harmonisée, forcément, le portefeuille va s’alléger plus vite. » Un autre citoyen va plus loin : « Les taxes vont avoir pour effet de diminuer la consommation de certains ménages. À terme, cela peut menacer les commerces et cela nous concerne directement ».

Concernant la hausse des prix de l’essence, certains pensent que cela aura une répercussion sur le prix de plusieurs produits en magasin en raison de la hausse du cout du transport, et peut-être également sur le prix des déplacements en avion faits depuis l’aéroport de Wabush.

À contrario, une autre citoyenne estime que les augmentations de taxes dans la province voisine auront un effet bénéfique sur l’achat local, à la fois de la part des Fermontois et des Labradoriens.

Il va falloir attendre un peu pour voir quels seront les effets de l’austérité à Labrador sur Fermont. Quoi qu’il en soit, la situation va se détériorer pour les ménages de la province voisine.

« Il n’y a aucun doute que chaque famille va ressentir les effets du déficit dans lequel notre province est plongée. C’est une réalité », a récemment déclaré la mairesse de Labrador City, Karen Oldford.

Prévisions économiques

D’après le Conference Board du Canada, qui a présenté à la mijuin ses prévisions économiques pour l’ensemble du pays, les choses vont mal à Terre-Neuveet- Labrador. La baisse générale du prix des matières premières porte un coup dur à l’économie de cette province selon ce groupe de réflexion. De plus, des projets majeurs en cours de réalisation depuis quelques années devraient être bientôt terminés. Ils cesseront ainsi de contribuer à la croissance économique.

Les mesures d’austérité budgétaires prises par le gouvernement, dont l’augmentation des taxes et impôts, ralentissent aussi la croissance à moyen terme. Le Conference Board prévoit un repli de 1,2 % du PIB l’an prochain.

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Publié le 27 juin, 2016, dans la publication : Numéro 12 Volume 34

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Publié sur le site le 22 septembre 2016

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