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Aéroport de Wabush

Un monopole qui décolle

par Éric Cyr

Une seule compagnie d’aviation offre actuellement des vols commerciaux à la population à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui englobe la clientèle de la ville de Fermont au Québec, depuis le retrait d’Air Canada dans la région, il y a quelques années, et de Pascan Aviation, depuis le 1er décembre 2023. Cette restructuration de Pascan cède l’exclusivité des déplacements aériens à PAL Airlines qui n’a plus aucune concurrence locale.

L’interruption de services, qui devait s’avérer temporaire selon Pascan, s’étire depuis plus de deux mois. À la suite de cette décision d’entreprise de délaisser la clientèle de cet aérodrome, les passagers de la région doivent dorénavant composer avec la situation et faire affaire exclusivement avec PAL pour assurer leurs voyages aériens. Le copropriétaire et vice-président de Pascan, Yani Gagnon, n’a pas répondu aux demandes d’informations répétées, ni par téléphone, ni par courriel.

Un porte-parole au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), Louis-André Bertrand, explique que la gestion des liaisons et des opérations est de l’entière responsabilité de chacun des transporteurs et que le choix de desservir une région ou non revient entièrement aux différentes compagnies aériennes. En ce qui a trait au Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) implanté durant la pandémie de Covid-19, il n’a pas été renouvelé. « Ce programme qui était destiné à assurer le maintien des services aériens régionaux essentiels a été lancé par le Ministère, le 1er avril 2020, afin de soutenir les transporteurs pour qu’ils puissent offrir des services aériens essentiels dans les régions éloignées et isolées du Québec au cours de la période d’urgence sanitaire et en sortie de crise », précise le relationniste qui mentionne que les transporteurs aériens ont été informés depuis le début de la pandémie que cette mesure était temporaire et que maintenant que la pandémie est terminée, le Ministère a aboli le programme puisque la grande majorité des transporteurs réussissent désormais à exploiter leurs services sans aide gouvernementale. Dans le cadre de cette mesure exceptionnelle, ce sont 80,5 M$ qui ont été accordés par le Ministère à différents transporteurs pour couvrir l’entièreté des déficits d’exploitation qu’ils auront encourus entre le 13 mars 2020 et le 30 septembre 2023.

Selon l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, Pascan a reçu 37 millions de dollars durant cette période pour l’aider à maintenir ses opérations.

Les deux transporteurs aériens présents à Wabush continuent d’offrir des services de vols nolisés privés (navettage) pour les travailleurs du domaine minier.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

  • Aéroport régional de Wabush
  • Air Canada
  • Compagnie d’aviation
  • Fermont
  • Labrador
  • Louis-André Bertrand
  • Ministre des Transports et de la Mobilité durable
  • PAL Airlines
  • Pascan Aviation
  • Transporteurs aériens
  • Vols commerciaux
  • Yves Montigny

Publié sur le site le 6 février 2024

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Tacora Resources

La minière en difficulté financière

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

L’entreprise Tacora Resources, qui a redémarré et qui exploite a mine de fer Scully à Wabush dans l’Ouest du Labrador, est actuellement aux prises avec des problèmes financiers et s’est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 10 octobre 2023, en attendant de liquider des actifs et de trouver du financement additionnel afin de l’aider à poursuivre ses activités.

La minière emploie localement quelque 280 travailleurs, syndiqués avec la section 6285 des Métallos, et exporte annuellement jusqu’à trois millions et demi de tonnes de minerai de fer, soit environ le quart du volume qui transite par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) sur la Côte-Nord.

Redressement financier

Tacora Resources, qui a demandé la protection de ses créanciers auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu une entente de financement de type débiteur-exploitant (DIP) de 75 millions de dollars avec la multinationale américaine Cargill. Cet accord, qui lui donne accès à des liquidités (avoirs en numéraire), devrait lui permettre de continuer l’exploitation du gisement de fer de Wabush pendant qu’elle vend des actifs et cherche des investisseurs potentiels dans le cadre d’un processus de sollicitation de ventes et d’investissements. Aucune fermeture ni perte d’emplois ne sont anticipées pour l’instant durant cette démarche.

Une note interne de l’entreprise destinée aux employés de la mine dévoilée par le diffuseur public Radio-Canada/CBC révèle que la situation budgétaire de la compagnie a été affectée négativement par plusieurs facteurs et que celle-ci se retrouve maintenant confrontée à des obligations financières qu’elle ne peut tout simplement pas respecter. Le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, a déclaré dans une lettre officielle :

« Tacora Resources, propriétaire de Mines Wabush, a entamé une procédure en vertu de la LACC (protection contre les créanciers). Cela signifie que Tacora fera l’objet d’une restructuration supervisée par le tribunal. Tacora a obtenu un financement auprès d’un investisseur pour poursuivre ses activités pendant cette période. On nous a dit que la production se déroulerait comme d’habitude pendant le processus en cours. J’ai été en contact avec le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, responsable des mines. Il m’a informé que le Ministère suivrait le processus de près. Je continuerai de discuter avec Tacora et le gouvernement (de Terre-Neuve-et-Labrador) de cette situation et je surveillerai attentivement les progrès de la LACC pour garantir que les travailleurs de nos mines sont protégés. »

Évolution historique

Tacora a acquis la mine Scully de la défunte minière Cliffs Natural Resources en 2017 et lui a redonné une nouvelle impulsion en relançant ses activités en 2019. Les installations avaient préalablement été abandonnées en 2014 en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer ayant propulsé la faillite de son précédent propriétaire, Cliffs. Tacora Resources visait, en 2021, l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles. L’objectif était alors d’accroître la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Conférence minière

On veut FER ça vert ! à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, les intervenants du groupe de discussion sur la table ronde sur l’environnement. Sur la seconde, des participants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles lors de leur passage à Fermont.

La 9e édition de la rencontre annuelle de la branche régionale du Canadian Mineral Processors Côte-Nord et Labrador (CMP-CNL) s’est tenue à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel) à Fermont, les 5 et 6 avril 2023. Cet événement coïncidait avec une conférence en format bilingue (français/anglais) de calibre national regroupant des professionnels de traitement de minerai sous le thème « On veut FER ça vert ! Let’s think envIRONment ! », qui se déroulait de façon simultanée.

L’activité, qui est habituellement organisée à Sept-Îles et qui a été annulée durant trois années consécutives à cause de la pandémie, était présentée pour la première fois dans la région. Selon le président de l’OSBL, l’ingénieur Romain Prêcheur, ce retour en force est une réussite pour cette édition de 2023 qui a rassemblé 150 personnes du domaine en proposant six présentations techniques sous la présidence d’honneur de la présidente directrice générale de l’Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot. Celle-ci qui s’est déplacée pour l’occasion confie : « Ce fut un immense plaisir pour moi d’animer une table ronde sur l’environnement qui a généré des échanges intéressants et surtout constructifs. Je tiens à remercier et à féliciter l’équipe derrière l’organisation de cet événement pour leur dévouement et leur professionnalisme. Je tiens également à remercier la Ville de Fermont et son maire, M. Martin Saint-Laurent, pour leur accueil chaleureux. »

Des visites sur le terrain

M. Prêcheur explique que la décision de choisir Fermont était principalement motivée par la possibilité d’effectuer des visites industrielles incluant celles de la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et du concentrateur de Minerai de fer Québec (MFQ) à la mine du Lac Bloom, et qui a de plus permis d’attirer en prime des participants du Labrador voisin notamment de la Compagnie minière IOC. « La seconde raison est que l’on souhaitait faire rayonner les régions minières », précise ce dernier qui mentionne que les minières ArcelorMittal et MFQ ont affrété un avion à leurs frais afin de transporter certains participants dans un vol nolisé incluant six enseignants et 30 étudiants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles afin d’encourager la relève. Une bourse de 2000 $ pour de l’achat d’équipements a d’ailleurs été remise pour cette formation dispensée sur la Côte-Nord dans le cadre de la rencontre.

Réseautage et étonnement

M. Prêcheur, qui est aussi directeur général des procédés chez ArcelorMittal, indique que plusieurs invités, qui en ont profité pour faire du réseautage, ont été surpris de constater que Fermont est loin d’être un camp minier et constitue une ville minière qui dispose d’infrastructures adaptées et modernes permettant d’organiser une manifestation d’une telle ampleur. D’ailleurs, l’invité d’honneur, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui travaille également dans le secteur minier, a livré un vibrant témoignage en s’adressant directement aux étudiants en leur vantant les attraits et les charmes de sa municipalité et en leur faisant miroiter la qualité de vie sur place afin de stimuler leur intérêt et de les inciter à venir s’y établir.

L’objectif principal de cette démarche se voulait d’illustrer comment les avancées des techniques d’aujourd’hui peuvent contribuer à l’industrie minière de demain. Cette année, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), dont le CMP-CNL est une société technique, souligne ses 125 ans.

 

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Nouvelles technologies

Tests de performance pour un nouveau drone

par Éric Cyr

Source photo : Transports Canada

Des représentants de l’entreprise d’aérospatiale néo-brunswickoise Aerial Vehicle Safety Solutions (AVSS) appuyés par une équipe d’experts du ministère des Transports du Canada se sont déplacés dans la région au début mars pour le compte du ministère afin d’effectuer des essais relatifs à un nouveau prototype de drone destiné aux opérations de recherche et de sauvetage et de tester ses capacités et sa résistance au climat rigoureux.

Le projet pilote s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Solutions innovatrices Canada », qui jumelle des entreprises en démarrage (jeunes pousses) canadiennes avec des ministères fédéraux et des experts techniques pour financer, superviser et fournir des commentaires sur leurs premiers déploiements d’innovations dans le monde réel. C’est à travers ce programme que le Centre d’innovation de Transports Canada, un centre de recherche et de développement qui se concentre sur les technologies nouvelles et émergentes relevant du mandat des transports, s’est associé à la démarche de la compagnie de mobilité aérienne du Nouveau-Brunswick qui s’occupe des essais sur le terrain.

L’objectif de cette association entre AVSS et le ministère fédéral est d’illustrer le fonctionnement de la nouvelle technologie de pointe et de démontrer son efficacité et sa robustesse, ainsi que la façon dont elle peut être déployée de façon sécuritaire au pays dans une optique d’amélioration des outils destinés aux efforts de sécurité et de sauvetage.

Ce déploiement local coïncidait avec la tenue de la course d’endurance à motoneige Cain’s Quest à Labrador City, qui possède des caractéristiques environnementales uniques (température, conditions météorologiques, etc.) utiles pour les essais et la validation des prototypes de drones. Afin de repousser les limites opérationnelles, une équipe a testé dans le périmètre du sentier emprunté par les motoneigistes un modèle comprenant un système de parachute de précision conçu pour livrer des fournitures aux personnes qui en ont besoin dans des zones difficiles d’accès. Cette phase du projet a utilisé un système de charge utile de précision avec un drone. Les phases suivantes verront l’engin téléguidé déployé à partir d’hélicoptères et d’avions à voilure fixe, mais dans d’autres parties du pays.

Le chargé de projet pour le Centre d’innovation de Transports Canada, Mark Robbins, confie : « Nous avons pu effectuer des manœuvres et des tests dans les conditions météorologiques que nous espérions, cependant, nous avons dû modifier nos plans à la suite de l’annulation de la course de motoneige en raison du temps trop doux. Nous avons donc redirigé nos efforts vers la formation du personnel des associations de secourisme basées au Labrador, déjà sur place pour l’événement sportif, en leur enseignant comment intégrer ces drones dans leurs opérations de recherche et de sauvetage de manière sûre et efficace. Ce fut une bonne occasion de tirer parti d’une situation inattendue. »

Transports Canada effectue des essais d’innovations sur le terrain dans des environnements réels difficiles. Par exemple, déployer un prototype de drone industriel pour un vol en conditions réelles. Les drones ne volent normalement pas beaucoup en dessous de 0 ° Celsius, mais cet appareil télécommandé a pu voler à une température aussi basse que -51°C. Cela a permis au ministère de vérifier que l’aéronef puisse être utilisé à des températures aussi froides que -30°C et d’aider à guider les changements vers la prochaine génération du prototype qui le rendrait encore plus fiable et performant à des températures inférieures à -30°C. Ce type d’exercices se fait aussi à Thompson au nord du Manitoba où le climat est semblable.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006. L’épreuve sportive biennale est reconnue comme ayant l’un des parcours les plus difficiles au monde. Le départ et l’arrivée de l’événement se font à Labrador City.

Le nombre de coureurs a malheureusement diminué après une annulation en raison de la pandémie en 2022. Qu’à cela ne tienne, une trentaine d’équipages composés de deux motoneigistes expérimentés a relevé ce défi biennal d’envergure, nécessitant une préparation de longue haleine, en s’alignant au départ de cet affrontement de calibre international qui s’échelonne sur un itinéraire de 3100 kilomètres à travers le vaste territoire du Labrador, le 4 mars dernier.

Les participants ont franchi le fil de départ de l’édition de 2023 qui s’est effectué sur le lac Tanya. Ils ont enfourché leurs bolides rugissants, mais tous n’ont pas réussi à terminer le trajet dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires. Cette année, les athlètes provenaient tous du Canada et étaient exclusivement originaires du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à l’exception d’un motoneigiste de Kitimat, en Colombie-Britannique, et d’un autre coureur de Fort McMurray, en Alberta, ainsi que d’une équipe finlandaise, Wild Nordic Finland, dont les coéquipiers sont de la région d’Ostrobotnie du Nord, situé juste au-dessous de la Laponie, soit de la petite station de sports d’hiver d’Iso-Syöte et de la ville de Pudasjärvi au nord de la Finlande en Europe.

Délégation des Premières Nations

Plusieurs représentants autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Mistissini, Nord-du-Québec), des Innus (Matimekush-Lac John, Schefferville, Côte-Nord ainsi que Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach, Schefferville, Côte-Nord) et des Inuits (Kuujjuaq, Nunavik, Nord-du-Québec), se sont aussi élancés vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur débrouillardise. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont dû affronter les caprices de dame nature durant leur parcours rempli d’embûches naturelles.

Avant de prendre part à Cain’s Quest et en symbole de solidarité, certains motoneigistes autochtones ont été rendre visite à leurs confrères de l’Expédition des Premières Nations dans la ville voisine de Fermont, le 2 mars.

Représentation féminine

Aucune participante n’était inscrite à cette compétition dominée par les hommes. Coreen Paul, originaire du Labrador et habitant au Nouveau-Brunswick, qui était auparavant la seule femme motoneigiste à avoir terminé l’épreuve en 2012 partage aujourd’hui cet exploit avec sa coéquipière de l’édition de 2020, l’Américaine originaire de l’Alaska, Rebecca Charles, avec qui elle a pris l’alignement de cette année-là au sein de la première équipe féminine à avoir complété le très difficile circuit enneigé.

Annulation et déception

La course a malheureusement été annulée à mi-parcours, le 7 mars, à cause de la pluie et de la fragilité de la nappe de glace de mer. En route vers un point de contrôle à Port Hope Simpson à plus de 900 km du départ, un membre de l’équipage finlandais s’est retrouvé dans l’eau glacée. Heureusement, il s’en est sorti indemne.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Labrador City

Investissement de 4,8 M $ pour des logements transitoires

par Éric Cyr

Source image : Pixabay

Le gouvernement fédéral verse 3,4 millions de dollars à la maison de transition Hope Haven (refuge d’espoir) à Labrador City dans le cadre de l’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour femmes et enfants du Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCIL). La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador fournira également 1,4 M $ aux termes de l’entente bilatérale conclue entre Ottawa et cette province dans le cadre de la stratégie nationale sur le logement.

Le ministre fédéral du Logement, de la Diversité et de l’Inclusion, Ahmed Hussen, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, et le ministre provincial des Enfants, des Aînés et du Développement social et ministre responsable de la Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador, John G. Abbott, ont annoncé, le 27 février dernier, un investissement de plus de 4,8 M $ pour la construction d’un ensemble de sept logements de transition sûrs, supervisés, et abordables à Labrador City pour des femmes victimes de violence ou susceptibles de l’être.

La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador remet 9 M $ annuellement aux dix maisons de transition de cette province, dont environ 700 000 $ à celle de Labrador City. Ce financement permet à ces établissements d’offrir un hébergement sûr à court terme, des services et des ressources aux femmes et aux enfants qui risquent d’être victimes de violence conjugale et familiale ou qui la subissent déjà.

En vertu de ce partenariat entre les volets de financement fédéral, provincial et communautaire, la maison de transition Hope Haven, grâce à l’appui de collaborateurs du milieu qui ont contribué à cette initiative notamment les compagnies minières IOC et Tacora Resources, injectera pour sa part 50 000$ pour la nouvelle résidence services qui inclura sept logements abordables et qui sera érigée sur une propriété donnée par la Ville de Labrador City. Selon le ministre Hussen, cet endroit « sera un lieu de réconfort pour les femmes et leurs enfants qui fuient la violence familiale. Cet investissement vise à favoriser la guérison, à reconstruire des vies et à accroître l’autonomie. »

La députée Jones considère que ce refuge permettra aux femmes qui en bénéficieront de reconstruire leur vie et d’acquérir leur indépendance.

La directrice générale de la maison de transition, Nicole Young, confie : « Hope Haven offre des services aux femmes et à leurs enfants qui sont victimes de violence dans la région du Labrador Ouest depuis 30 ans. Grâce à ces nouveaux logements, nous pourrons offrir plus de services de soutien à cette clientèle vulnérable, ce qui contribuera à réduire les obstacles pour les femmes qui tentent de s’extirper de la violence et des mauvais traitements. »

Les travaux de construction devraient commencer au printemps 2023 et être achevés en juillet 2024.

Un logement de transition désigne un type de domicile de soutien temporaire visant à combler le temps entre l’itinérance et le logement permanent en offrant une structure, une supervision, un soutien (relativement à la violence conjugale, aux dépendances et à la santé mentale, par exemple). Le logement de transition, qui constitue un séjour limité, est conçu comme une étape entre les abris d’urgence et le logement permanent.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Entente « Aganow »

Réconciliation entre Rio Tinto IOC et les Naskapis

par Éric Cyr

Source photo : IOC

La nation naskapie de Kawawachikamach, située près de Schefferville, et la compagnie minière IOC ont signé, le 31 janvier 2023, une entente visant à établir des relations mutuellement avantageuses, fondées sur le dialogue, la collaboration et la confiance entre l’entreprise et la communauté pour des dizaines d’années à venir. Cet accord a symboliquement été nommé « Aganow », ce qui signifie « minerai de fer » en naskapi.

Le partenariat socioéconomique dont la signature a eu lieu à Kawawachikamach en présence du Conseil de la nation naskapie, d’aînés de la communauté et d’une délégation de représentants d’IOC a pour but de créer des occasions en faveur d’une participation active du peuple naskapi dans les activités d’IOC, notamment par la formation et le développement, l’emploi, la collaboration à des projets environnementaux et l’approvisionnement. Cette démarche permettra aussi de protéger et d’encourager la pratique des activités traditionnelles ainsi que de générer des retombées financières à long terme pour la nation naskapie.

La cheffe de la nation naskapie, Teresa Chemaganish, confie : « L’histoire récente de notre communauté est étroitement liée à celle d’IOC. Nos grands-parents ont quitté Fort Chimo (aujourd’hui Kuujjuaq) en bateau et à pied dans les années 1950 pour s’installer à Schefferville (à l’époque) la nouvelle ville minière d’IOC, et ils ont dû s’adapter à un mode de vie complètement différent. Les temps ont énormément changé depuis lors, et notre nation, qui dispose désormais d’un traité moderne, est autonome et tournée vers l’avenir depuis les années 1980. » Selon cette dernière, ce pacte aidera les Naskapis à répondre à de nombreux projets prioritaires comme la protection et la promotion de leur langue et de leur culture, la fourniture de logements adéquats, la création de possibilités d’emplois intéressantes et satisfaisantes, la protection de l’environnement ainsi que l’amélioration de la qualité de vie en général.

« Nos aînés ont souffert de préjugés et de discrimination, le plus souvent en silence. L’entente Aganow n’est pas une finalité, mais plutôt un nouveau chapitre dans le processus de réconciliation et nous espérons qu’elle aidera ceux qui ont souffert à guérir et à avancer. »

Selon le président et chef de la direction de la minière IOC, Mike McCann, cet arrangement bilatéral bénéficiera aux deux parties. « Aganow témoigne du ferme engagement d’IOC à développer des relations mutuellement profitables avec ses partenaires autochtones. Au cours des dix dernières années, nous avons réalisé d’importants progrès en signant des ententes avec l’ensemble des cinq communautés des Premières Nations présentes dans les régions où nous exerçons nos activités. Nous sommes reconnaissants des liens de collaboration que nous entretenons avec la nation naskapie et nous sommes impatients de continuer à travailler de concert afin d’intégrer notre objectif de réconciliation dans nos actions quotidiennes. »

Cette convention est l’aboutissement d’environ deux ans de négociations. IOC a exprimé ses regrets quant à son manque de compréhension, par le passé, de la réalité historique, de la culture et des moyens de subsistance du peuple naskapi. Durant les dernières années, IOC a eu l’occasion de collaborer sur plusieurs projets avec la nation naskapie, notamment en faisant profiter de son expertise à Transport ferroviaire Tshiuetin, dont la nation naskapie est actionnaire, en amenant la fibre optique dans la communauté ainsi qu’en soutenant une étude de préfaisabilité portant sur un projet d’élevage de caribous.

IOC a mené des activités d’exploration et d’exploitation minières dans le secteur de Schefferville de 1954 à 1982. Les installations d’IOC chevauchaient la frontière entre le Québec et le Labrador. On compte aujourd’hui 975 Naskapis dans la collectivité de Kawawachikamach et dans les environs.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Littérature

Un autre livre pour Albert Roy

par Éric Cyr

L’écrivain Albert Roy était de passage dans la région en novembre 2022 afin de présenter son troisième roman, La bande des 3. Enseignant de français à la retraite, celui-ci a déjà exercé sa profession durant près d’une décennie à la polyvalente de Fermont dans les années 1980. Malgré de malencontreuses péripéties liées à la météo qui a influé sur le transport, il était très heureux de rencontrer le public.

L’inspiration du conteur, nouvelliste, poète et romancier originaire de Kedgwick au nord du Nouveau-Brunswick est imprégnée de son parcours nord-côtier qui l’a fortement inspiré. Celui-ci, qui touche également à la dramaturgie, a aussi habité à La Romaine et à Sept-Îles, maîtrise plusieurs styles d’écriture, mais se considère principalement comme un poète qui bifurque à l’occasion vers d’autres sphères littéraires.

« Ce n’est pas facile de rédiger un roman lorsque l’on a une âme de poète. Je suis plutôt un amateur de poésie qui triche un peu lorsque l’inspiration m’amène à raconter une histoire. »

Incité par une ancienne élève à revenir à Fermont, il a finalement été invité à prendre part au premier Festival littéraire de Terre-Neuve-et-Labrador organisé par la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador de concert avec le Centre de la francophonie des Amériques, du 16 au 20 novembre dernier. Il avait prévu de faire coïncider son déplacement au Labrador dans le cadre de cet événement, où il a rencontré des élèves des écoles L’ENVOL à Labrador City et Boréale à Happy-Valley-Goose-Bay, avec une incursion au salon du livre de la librairie Côte-Nord à Fermont, mais le sort en a décidé autrement à cause des aléas de Dame nature ayant entravé son vol aérien, ce qui a quelque peu bousculé le récent périple nordique du dompteur de mots. Ce n’est que partie remise et l’occasion de visiter à nouveau Fermont se présentera certainement pour celui qui habite aujourd’hui à Quartier Saint-Basile dans la région d’Edmundston.

Nouveau roman

La trame narrative de La bande des 3 se déroule sur l’autoroute TransLabrador (500) en direction de Churchill Falls. L’auteur confie qu’il a été interpellé par trois jeunes qui ressortaient du lot lors de sa tournée des écoles francophones au Labrador en 2018 et que ceux-ci sont devenus les personnages principaux de son récent roman. « J’ai ressenti une sorte d’affection paternelle pour ces trois larrons qui se démarquaient des autres. Ils contribuent à alimenter la synergie qui transparaît dans l’histoire. »

Poète en résidence au Congrès mondial acadien en 2014, Albert Roy a entre autres reçu le prix du Salon du livre d’Edmundston en 1999. Voici quelques titres qu’il a publiés au fil du temps :

Recueils de poésie : Fouillis d’un Brayon, Poèmes venteux, La couleur des mots, Au mitan du Nord, La mare d’Oursi, La mer en écrits, Écooole! Maudite école, Écueils madawaskayens, Témiscouata blues et Des aquarelles de mots.

Nouvelle : Des Brayonneries.

Romans : Comme à la vraie cachette et dans la catégorie jeunesse Accident au lac Virot et La bande des 3.

Biographie : Confidences sur un air country-biographie du chanteur Oneil Devost.

Vous pouvez emprunter plusieurs de ses écrits à la bibliothèque publique de Fermont.

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Publié le 30 janvier, 2023, dans la publication : Numéro_02 Volume_41

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  • Francophonie des Amériques
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Publié sur le site le 30 janvier 2023

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Francophonie au Labrador

Remise du Prix Roger-Champagne 2022

par Éric Cyr

La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) a remis, le 7 novembre dernier, le Prix Roger-Champagne à Mélanie Cayouette de Labrador City (à gauche) pour son implication bénévole soutenue en français dans sa collectivité et au niveau provincial.

La 41e récipiendaire de cette distinction est un exemple d’altruisme au profit de son milieu. Issue d’une famille fière de sa culture francophone et particulièrement engagée dans le maintien et le rayonnement local de la langue française, elle s’est investie à cette mission de façon bénévole depuis de nombreuses années et en particulier dans la construction identitaire de la jeunesse francophone en misant sur le sport. L’Association francophone du Labrador, qui a soumis sa candidature, la décrit comme une personne généreuse et attentionnée qui ne compte pas ses efforts pour s’assurer qu’il y a toujours quelqu’un pour soutenir ceux qui en ont besoin et pour élever sa communauté notamment en poussant les jeunes à se surpasser.

Dès l’adolescence, Mélanie Cayouette se passionne pour le volley-ball et saisit cette chance afin de renforcer l’appartenance culturelle des jeunes en les réunissant dans des compétitions sportives. En 2005, elle créera une équipe de volley-ball qui sera le levier de son engagement au profit de la jeunesse francophone de l’Ouest du Labrador. Elle organisera des entraînements et des rencontres sportives des années durant, non seulement localement, mais aussi aux niveaux provincial et national.

Convaincue que la construction de l’identité culturelle passe aussi par des échanges avec de jeunes francophones et Acadiens d’ailleurs au pays, elle s’impliquera au fil des années au sein de l’organisme jeunesse Franco-Jeunes et formera des équipes de jeunes franco-labradoriens qui participeront à différentes éditions des Jeux de l’Acadie et des Jeux de la francophonie canadienne. Membre de l’équipe d’entraîneurs de volley-ball de la délégation masculine de Terre-Neuve-et-Labrador aux Jeux de la francophonie canadienne à Edmonton en Alberta en 2008 et à Moncton au Nouveau-Brunswick en 2017, elle sera de nouveau mobilisée en 2021 pour la rencontre qui devait se rendre à Victoria en Colombie-Britannique et qui a été annulée en raison de la pandémie. Elle ne se démotivera pas malgré les contraintes sanitaires et réussira à organiser des tournois de volley-ball de plage pour les rencontres régionales des Jeux de l’Acadie en 2021 et en 2022. Parallèlement, elle s’assurera que les jeunes puissent participer à d’autres tournois, tant au Labrador que jusqu’à Sept-Îles au Québec.

Proche partenaire de l’école francophone l’Envol à Labrador City, son travail est essentiel à la tenue de nombre d’activités pour les jeunes francophones de l’endroit. Sachant que l’apprentissage est très important pour le développement dès la petite enfance, elle s’investit aussi dans ce domaine en devenant membre du Comité de parents francophones du Labrador Ouest depuis une dizaine d’années et par la création en 2016 d’une ligue de mini volley-ball en français pour les enfants de maternelle. Selon la présidente de la FFTNL, Sophie Thibodeau (à droite sur la photo) :

« Un tel engagement bénévole, en particulier auprès de la jeunesse, fait une différence indéniable et inestimable pour le dynamisme et l’épanouissement de la communauté francophone d’ici. Au regard de ce parcours exemplaire, nous sommes très fiers que Mélanie Cayouette soit ainsi reconnue par le Prix Roger-Champagne ».

Le prix Roger-Champagne est remis annuellement depuis 1983 à la personnalité francophone ou acadienne s’étant illustrée par son travail dans la promotion du fait français à Terre-Neuve-et-Labrador.

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Publié le 28 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_20 Volume_40

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Publié sur le site le 28 novembre 2022

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Route nationale 389

Une surveillance accrue…

par Éric Cyr

Dans un souci de sécuriser davantage la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route nationale 389, les policiers de la Sûreté du Québec du centre de service de Baie-Comeau ont procédé à une opération de sécurité routière totalisant six jours répartis en deux séquences de trois jours sur cette voie terrestre qui relie Baie-Comeau à Fermont et à la frontière du Labrador, du 6 au 8 septembre et du 4 au 6 octobre 2022.

Cette grande mobilisation s’inscrit dans une série de mesures et d’initiatives mise en place par la Sûreté du Québec pour améliorer le bilan routier sur ce lien interprovincial de plus en plus achalandé qui est reconnu pour sa dangerosité et qui a fait partie à de nombreuses reprises du palmarès annuel peu enviable des dix pires routes du Québec, un concours organisé par le CAA-Québec. 

 Un total de 143 amendes en six jours

Au total, les policiers affectés à ces opérations ont signifié 137 constats d’infraction pour des vitesses excessives, deux constats d’infraction pour le non-port de la ceinture de sécurité et quatre constats d’infraction pour des dépassements illégaux. Il est à noter qu’il y a eu interception pour des infractions liées à la vitesse allant jusqu’à 164 km/h dans une zone de 90 km/h.

La Sûreté du Québec rappelle que la vitesse est l’une des premières causes de collisions mortelles à survenir sur les routes du Québec.

D’autres mesures et initiatives seront mises en place par la Sûreté du Québec sur le réseau routier québécois et notamment sur la route 389.

La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.

Campagne de sensibilisation

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a aussi lancé une campagne de sensibilisation sur les comportements imprudents sur les routes de la Côte-Nord, le 5 octobre dernier, en ciblant notamment la route 389 qui est particulièrement visée par cette démarche.

Caméras de circulation

La route 389, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec et les usagers de cet axe terrestre doivent donc faire preuve de prudence et de grande vigilance quand ils l’empruntent. Malgré ces lacunes, des caméras de circulation ont récemment été installées par Transports Québec aux kilomètres 22,5 et 210,5 afin de surveiller la fluidité du trafic en temps réel et de leur permettre d’être au fait des conditions sur la partie sud du seul lien routier de la région.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Publié sur le site le 31 octobre 2022

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Monde minier

Congrès MINEx 2022 à Wabush

par Éric Cyr

Le congrès MINEx, organisé par la Chambre de commerce du Labrador Ouest et regroupant des intervenants du monde minier, s’est déroulé à l’hôtel Wabush, à Wabush au Labrador, du 19 au 21 septembre derniers. En parallèle se tenait un salon professionnel rassemblant des exposants œuvrant dans ce domaine au centre récréatif Mike Adam adjacent.

Des décideurs du secteur minier se sont déplacés pour l’occasion afin de présenter leurs produits et services, leurs visions et d’échanger entre eux et avec le public sur leurs aspirations et les technologies du domaine minier dans la région. Les participants ont notamment pu prendre part à des discussions sur l’avenir de l’exploitation minière dans la fosse du Labrador dans le cadre de trois jours de conférences présentant des sujets cruciaux pour la communauté minière de la région. L’événement proposait un dîner, un gala, une table ronde, des conférenciers, un salon professionnel et des kiosques d’exposition reliés à cette sphère d’activités.

Des personnalités politiques se trouvaient sur place : le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, le député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, le maire de Wabush, Ron Barron, le grand chef de la nation innue du Labrador, Etienne Rich, et le président du conseil communautaire inuit Nunatukavut et ancien député fédéral libéral, Todd Russell.

Multiples chefs de file

De nombreux dirigeants d’entreprises ont aussi participé: le directeur de l’association minière de Terre-Neuve-et-Labrador (Mining NL) Ed Moriarity, les présidents et chefs de la direction d’IOC, Mike McCann, et de Tacora Resources, Joe Broking, le vice-président et directeur général de High Tide Resources, Steve Roebuck, le directeur général de Nunacor, Andy Turnbull, la directrice générale de NL Hydro, Jennifer Williams, le président et directeur général de Search Minerals, Greg Andrews et le directeur général de Minerai de fer Québec, Marc Beaubien, qui a présenté l’évolution et les grandes orientations de la mine de fer du Lac Bloom à Fermont.

Tisser des liens vers l’avenir

Le président de la Chambre de commerce du Labrador Ouest, Toby Leon, confie : « Le Labrador Ouest est heureux d’être l’hôte de ce congrès d’envergure après une interruption involontaire de quelques années causée par la pandémie. Notre souhait pour cet événement est de construire des liens et des relations plus solides à la suite de ces journées. Ensemble, développons une meilleure compréhension de l’activité minière au Labrador et, ultimement, améliorons la façon dont nous faisons des affaires dans la région. »

Le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, est ravi que cette manifestation contribue à mettre l’accent sur une industrie qu’il définit comme un socle des villes minières de sa circonscription et qui a contribué à enrichir les coffres de l’État terre-neuvien de cinquante-cinq à soixante milliards de dollars depuis leur fondation sans compter l’apport de ces localités au gouvernement fédéral.

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Monde automobile

Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

par Éric Cyr

Sur la photo, les participants au convoi en face du réservoir d’eau potable de Fermont.

Des passionnés de voitures françaises Citroën 2 CV ont mené une expédition le long de la route interprovinciale TransQuébec-Labrador, qu’ils ont arpentée en caravane de quatre automobiles sur une distance de près de 1800 kilomètres (routes 389, 500 et 510) à bord de leurs véhicules en parcourant la fameuse boucle, inachevée du côté québécois, qui se termine en cul-de-sac à Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord où ils ont dû embarquer leurs automobiles à bord d’un navire afin de rejoindre la route 138. Le groupe de camarades a pris le départ à Victoriaville, le 25 août dernier, et leur long périple s’est terminé, le 16 septembre, à leur point d’origine.

Issus de différents endroits, les huit aventuriers, des retraités pour la plupart, ont effectué plusieurs voyages ensemble : le tour de la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Maurice. Ces derniers ont aussi déjà participé à un grand rassemblement de Citroën 2 CV à New York. Ils sont fiers d’être les premiers à avoir réalisé ce parcours sur la Côte-Nord et au Labrador en deudeuches. Alain Grégoire et Nicole Sheinck de Brossard, Gaëtan St-Arnaud et Hélène Boulanger de Victoriaville, Freddy Pfeuti originaire de France près de la frontière suisse qui habite aujourd’hui à Coaticook, Bruce Grant d’Ottawa, Gabriel Aubertin de Knowlton en Estrie et Gilles Pelcot du village de Saint-Cyr-sur-Mer en Provence dans le sud de la France, ont relevé le défi de parcourir ce trajet nordique de plus en plus fréquenté par les touristes.

Selon les amateurs de ce type de mécanique, le moteur bicylindre refroidi à l’air d’une cylindrée de 375 cm3 à 602 cm3, selon les modèles et les années, est muni de cylindres opposés ce qui permet une facilité d’entretien déconcertante. Les deux pattes sont équipées d’une suspension légendaire molle qui fait leur spécificité.

« Les propriétaires de 2 CV sont accessibles et n’idolâtrent pas leur voiture. C’est une bagnole qui n’a rien en sa faveur, mais qui a conquis le cœur de ses adeptes et qui permet de créer des liens sociaux durables. C’est en quelque sorte un catalyseur de rencontres intéressantes et un vecteur de bonheur », confie Alain Grégoire, qui se fait un devoir, tout comme ses compagnons de route, de discuter avec les curieux qui viennent à la rencontre du cortège automobile en offrant même de petites promenades à l’occasion.

Bref historique

C’est en 1935 que le fabricant français de pneumatiques Michelin rachète Citroën alors en faillite. En 1937, le dirigeant de l’entreprise, l’ingénieur Pierre Boulanger, a l’idée de concevoir une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faible revenu tout en ayant pour objectif de stimuler la vente de pneus de la maison mère Michelin. La même année, ce qui n’est certainement pas une coïncidence, le dirigeant nazi Adolf Hitler donne l’impulsion à la fondation de Volkswagen, ce qui signifie voiture du peuple en allemand, afin de permettre aux familles allemandes de posséder une première voiture. À l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, Boulanger ordonne la destruction des prototypes 2 CV de type A déjà construit en 1939. Pendant l’occupation, il refuse de fournir les plans du véhicule au gouvernement allemand contrôlé par le dictateur fasciste. Un ingénieur n’ayant pu se résoudre à détruire le fruit de quatre années de travail avait caché un exemplaire des plans qui referont surface à la fin du conflit, ce qui permettra à Citroën de présenter un exemplaire du 2 CV lors du salon de l’automobile de Paris de 1948. Ce modèle sera commercialisé en France jusqu’en 1987 puis au Portugal jusqu’en 1990.

Pour en savoir plus, consulter la page Facebook : Expédition 51 en deux chevaux (2cv).

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Fine gastronomie

Un chef cuisinier au Labrador

par Éric Cyr

Qui aurait cru qu’un jour un cuisinier de renommée internationale exercerait son art gastronomique créatif dans la région ? C’est pourtant le cas. Le chef Mico Galligues prépare le menu du nouveau bar-salon du restaurant Grenfell de l’hôtel Wabush, The Frozen Rooster (Au coq gelé). Ce dernier a complètement réorganisé le menu de la cuisine et concocte désormais de petits plats sophistiqués pour la clientèle du bar lounge qui en fait la demande.

Le chef cuisinier de renom au parcours hors du commun est un passionné d’art culinaire qui a fait ses preuves sur la scène de la gastronomie mondiale. Originaire de Manille, la capitale des Philippines, Mico Galligues confie que ses parents qui œuvrent dans le domaine médical l’ont poussé à se diriger vers la médecine. Il a donc obtenu un diplôme en biologie au collège de médecine de l’Université Our Lady of Fatima avant de se rendre compte que c’était plutôt la cuisine qui l’intéressait. « Dans la famille, nous aimons beaucoup cuisiner. Nous avons ça dans le sang. Mon grand-père était un chef et mon frère est un pâtissier à Macao, une ancienne colonie portugaise en Chine. » Ce dernier s’est donc réorienté vers sa passion première en fréquentant l’École internationale des arts culinaires et de la gestion hôtelière (International School for Culinary Arts and Hotel Management) à Manille avant d’exercer son talent à l’hôtel Intercontinental local.

Du golfe persique au pays du Soleil-Levant

Se rendant compte de son potentiel, les responsables du groupe hôtelier international, devenu par la suite Radisson, l’envoient suivre une formation de six mois à Tokyo au Japon avant de lui offrir un poste à Dubaï aux Émirats arabes unis où il démarre le premier restaurant nippon de viande grillée cuite à la façon yakiniku, en 2002. Il reste dans ce pays du golfe persique durant sept ans. C’est à cette époque qu’il participe annuellement à deux compétitions culinaires internationales.

Distinctions et tournée en Europe

En 2007, il se hisse à la deuxième place du concours international George Foreman Grill Cook Showdown qui réunit 170 participants et c’est le boxeur George Foreman qui lui remet le prix en personne à Dubaï. En 2008, il remporte le titre de sous-chef (chef junior) de l’année, ce qui lui a valu de se rendre parfaire son art gastronomique au prestigieux institut d’arts culinaires et de management hôtelier Le Cordon Bleu fondé à Paris en France en 1895. C’est là qu’il se familiarise avec la gastronomie moléculaire, une discipline scientifique qui a pour objectif la recherche des mécanismes des phénomènes qui surviennent lors des transformations culinaires. Grâce à son talent et à son expertise, il parcourt le continent européen en travaillant en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique avant de retourner dans l’Hexagone puis de nouveau à Dubaï où il évolue avec la légende culinaire, le chef allemand Uwe Micheel. « J’ai préparé des repas pour le pilote automobile allemand Michael Schumacher sur son yacht privé », confie modestement Mico Galligues, comme si avoir été le chef personnel de « Schumi » était totalement banal. Le chef philippin a aussi rédigé des articles culinaires pour une revue spécialisée et est membre de l’Association mondiale des sociétés de chefs créé à la Sorbonne en 1928.

Pourquoi le Labrador ?

Arrivé au pays en 2008, il applique ce qu’il considère les trois qualités essentielles d’un bon chef soit l’optimisme, la débrouillardise et l’adaptation. Il travaille dans de bons restaurants à Toronto où il a pour cliente régulière l’écrivaine canadienne bien connue Margaret Atwood et où il prépare des plats pour des personnalités publiques (acteurs, réalisateurs) lors du Festival international du film dans la Ville Reine avant de se rendre à Calgary et à Vancouver. C’est à Montréal qu’il croise l’homme d’affaires Jeannot Gamache qui lui apprend qu’il existe une petite communauté philippine au Labrador et qui l’invite à venir travailler dans son restaurant, le Pub 215, en lui faisant miroiter des pêches miraculeuses. Comme le chef aime beaucoup taquiner le poisson, il accepte.

« Habitant à l’époque dans la métropole québécoise, je n’avais jamais entendu parler du Labrador, mais une fois en voiture sur cette foutue route 389, en mai 2019, je me suis dit qu’il valait mieux me rendre jusqu’au bout. Finalement comme j’adore la pêche et que je suis passionné de photographie, je me spécialise en nourriture et en paysages, j’aime bien vivre ici. » 

Malheureusement, il n’a toujours pas réussi à convaincre sa petite amie scandinave de le suivre. Il a cependant attiré sur place l’un de ses amis philippins, Loyd Aleta, un réputé mixologue, qui maîtrise l’art de confectionner des cocktails et des assemblages de boissons complexes qui accompagnent bien ses dégustations et ses repas.

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Publié le 23 mai, 2022, dans la publication : Numéro_10 Volume_40

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Publié sur le site le 23 mai 2022

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Prix des carburants

Des sommets historiques dans la région

par Éric Cyr

L’essence et le diesel ont atteint des sommets inégalés dans la région de Fermont et du Labrador Ouest située juste sous le 53e parallèle, le 4 mars 2022, avec un prix à la pompe de 2,01 $ le litre pour l’essence et de 2.21 $ pour le diesel. La journée précédente, les consommateurs pouvaient acheter l’essence à 1,86 $ le litre et un jour avant à 1,82 $, ce qui constitue un fulgurant bond de près de 20 % et de 20 cents en trois jours. Un prix dépassant 2 $ le litre ne s’était jamais vu auparavant et le phénomène qui frappe l’imaginaire alimente les discussions.

Ayant été informés la veille de cet accroissement prévu du prix de l’essence de près de 15 cents le litre dans la région à minuit le soir grâce à une fuite sur les réseaux sociaux, des files d’automobilistes faisaient la queue dans leurs véhicules pour faire le plein aux stations-service locales. Un bouchon de circulation s’est même créé à Labrador City à cause des files d’attente qui débordaient dans la rue s’étendant parfois jusqu’à un feu de circulation. La station-service du Motel de l’Énergie située à Manic-5 le long de la route nationale 389 détient cependant la palme du prix le plus élevé dans la région à la suite du récent renchérissement avec 2,04 $ le litre. Sur la Côte-Nord, c’est l’île d’Anticosti, qui reçoit deux livraisons d’essence par année soit à l’automne et au printemps, qui trône au sommet avec un prix de 2,11 $ le litre selon la Coopérative des consommateurs de l’Île d’Anticosti à Port-Menier qui explique que le prix est fixé à chaque livraison et que celui-ci n’a donc pas changé récemment.

Les prix des carburants sont ajustés à Fermont en fonction de ceux de l’Ouest du Labrador et selon un communiqué de presse émis par le Conseil des commissaires des services publics de Terre-Neuve-et-Labrador (Newfoundland and Labrador Board of Commissioners of Public Utilities), tous les produits pétroliers et les types d’essence augmentent au Labrador (et par rebond à Fermont) de 14,4 cents le litre et le diesel de 24,8 cents le litre.

Combustibles de chauffage

Le mazout (fioul) pour les chaudières et appareils de chauffage central (huile à chauffage pour fournaise) augmentera pour sa part de 20,19 cents à 20,98 cents le litre dans la région selon le type de produit, pour ceux qui n’ont pas converti leur chauffage résidentiel à l’électricité dont le tarif au Labrador est le plus bas en Amérique du Nord et le même que pour l’ensemble du Québec à Fermont. Le prix du gaz propane restera pour sa part stable localement.

Le rôle de la Russie

Cette hausse vertigineuse des coûts des carburants est un phénomène planétaire et pourrait être en partie expliquée par la pénurie de pétrole qui coïncide notamment avec la guerre qui fait rage en Ukraine à la suite de l’invasion de ce pays par l’armée russe et qui est partiellement à blâmer en considérant que la Russie, qui fait partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est l’un des principaux producteurs de pétrole au monde et que l’agression et la destruction de certaines infrastructures dans cette partie du monde contribuent à faire grimper les prix.

Selon certains analystes plutôt pessimistes, cette majoration ne serait que la partie immergée de l’iceberg et les consommateurs doivent se préparer, ou se résigner, à payer un lourd tribut pour se procurer du carburant à l’avenir.

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Publié le 14 mars, 2022, dans la publication : Numéro_5 Volume_40

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Publié sur le site le 14 mars 2022

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