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Transport aérien

Zizanie à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

L’aéroport régional de Wabush au Labrador a connu à nouveau des perturbations majeures ayant paralysé totalement le trafic aérien, cette fois-ci à l’approche de Noël, ce qui a occasionné des maux de tête à des centaines de passagers qui devaient se déplacer en avion. Aucun vol n’a pu y atterrir ou décoller, du 19 au 22 décembre 2025, puisque la piste a été condamnée durant ces quatre jours. Cette fermeture totale de l’aérodrome a été causée par des conditions météorologiques difficiles ayant favorisé la formation de glace.

Les mauvaises expériences s’accumulent pour la desserte aérienne de Wabush à la suite d’une gestion problématique des infrastructures aéroportuaires et d’une offre de service déficiente.

Deuxième occurrence

C’est la seconde interruption de service en deux mois à ce terminal aérien. Le précédent épisode ayant nécessité une suspension des vols commerciaux durant deux jours, en novembre dernier, avait été causé par de la négligence, voire de l’incompétence, de l’administration aéroportuaire qui avait omis de remplacer des pneus trop usés sur un véhicule d’urgence. Le mécontentement populaire concernant les problèmes de communications récurrents et la piètre qualité du service offert aux usagers de cet aérodrome, exprimé notamment sur les réseaux sociaux, aura finalement eu la tête de la gestionnaire responsable de la récente réintroduction des services d’urgence-incendie aéroportuaires, qui avaient été démantelés en août 2020 pour une durée de près de 5 ans par le ministère des Transports du Canada, la directrice de l’aéroport de Wabush, Belinda Curran, qui a remis sa démission et cessé ses fonctions le 16 janvier.

La colère gronde

La tension était palpable dans l’aérogare constamment bondée de nombreux passagers fatigués et impatients, de quoi décourager n’importe quel hodophile. Ceux-ci circulaient dans une confusion totale en tentant d’obtenir des renseignements sur le cumul de suppressions de vols et l’évolution de la situation dans une atmosphère de brouhaha généralisé. Malgré une annulation de vols, l’un après l’autre, des voyageurs conservaient un mince espoir de pouvoir enfin embarquer à bord d’un aéronef. Malheureusement, le tarmac est demeuré désert durant cette période de désarroi pour plusieurs qui ignoraient ce qui allait advenir. Ils observaient en colère ou de façon résignée la nonchalance ambiante qui régnait sur place.

Pluie, verglas et refroidissement soudain

Une alerte météorologique, signalant un système pluvieux intense suivi d’un refroidissement éolien soudain, avait au préalable été émise. Cela aurait dû contribuer à enclencher un processus préventif pouvant inclure le recouvrement de la piste de neige afin de mieux pouvoir casser la glace par la suite selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, qui considère que des erreurs ont été commises et que tous les moyens n’ont pas été pris pour éviter une telle crise. Celui-ci juge le tout combiné à une mauvaise gestion qui a mené aux problématiques qui en ont découlé. Il explique de plus que les produits de déglaçage pour faire fondre la glace sur la piste d’atterrissage ont été entreposés à l’extérieur et exposés au soleil durant la période estivale, ce qui a affecté leur performance en réduisant considérablement leur efficacité.

Retour à la « normale »

Après quelques jours de chaos et de tergiversations, un traitement chimique additionnel a été appliqué et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour faciliter le déglaçage de la piste. La reprise graduelle des activités a finalement eu lieu dans la soirée du 22 décembre lorsqu’un premier aéronef a enfin pu atterrir et reprendre son envol. Toutes ces péripéties ont gâché les plans de voyage de plusieurs et ont forcé de nombreux passagers à annuler leurs déplacements aériens et à prendre d’autres dispositions comme de se résoudre à emprunter la route pour atteindre leur destination. Le principal transporteur aérien commercial de l’aéroport, PAL Airlines, a nolisé des autobus afin d’acheminer des clients en attente de leur vol jusqu’à l’aéroport de Happy Valley-Goose Bay au Labrador pour qu’ils puissent décoller de cet endroit. Des minières ont fait de même pour des travailleurs utilisant le navettage aérien, qui ont été pris en otage plusieurs jours, pour leur permettre de rentrer chez eux.

Le député fédéral de la circonscription du Labrador, le libéral Philip Earle, qui avait communiqué avec le ministre des Transports de son gouvernement afin de trouver des solutions lors de la première fermeture, a dit avoir été « en contact direct et continu » avec les autorités aéroportuaires et les compagnies aériennes durant cette période d’agitation tumultueuse.

Le député fédéral du Labrador s’impatiente

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a affiché une fois de plus son mécontentement au sujet des complications fréquentes perturbant le trafic aérien qui surviennent de façon courante à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 8 janvier 2026.

« Des interruptions de vols sont survenues de nouveau à l’aéroport de Wabush, ce qui constitue la troisième perturbation majeure depuis octobre 2025. Ce niveau d’interruptions répétées est inacceptable pour notre région et pour les passagers qui dépendent de ce moyen de transport », a confié le député fédéral libéral qui s’est exprimé au sujet de la nouvelle situation problématique survenue au début janvier. « Le récent problème n’était pas lié aux conditions météorologiques au sens habituel, mais plutôt aux opérations de déneigement de l’aérodrome. La ligne centrale de la piste avait été dégagée sur 90 pieds et un NOTAM (Notice to Airmen, ou Avis aux navigants en français, un message essentiel diffusé par les autorités aéronautiques pour informer les pilotes et le personnel navigant de changements temporaires ou non permanents affectant les activités aériennes, de dangers ou de restrictions concernant la navigation comme la fermeture de pistes) avait été émis en conséquence », a expliqué le député qui est lui-même issu du monde de l’aviation.

Selon le politicien, à l’extérieur de cette ligne axiale de 90 pieds, l’état de la surface de la piste était inférieur aux limites réglementaires pour l’atterrissage selon le type d’avion. Conformément aux spécifications d’exploitation du transporteur aérien PAL Airlines, l’aéronef Dash 8-400 (Q-400) doit disposer d’une ligne centrale longitudinale dégagée sur 100 pieds pour pouvoir atterrir légalement, tandis que d’autres types d’appareils exigent une largeur de dégagement différente ou moindre. Par conséquent, l’appareil n’a pas pu atterrir tant que l’axe de piste est demeuré à 90 pieds. Ce n’est qu’en début de soirée que la piste a été élargie à l’envergure requise de 100 pieds, permettant alors à tous les aéroplanes, y compris le Dash 8-400, d’opérer normalement.

Dialogue de sourds

« Les problèmes opérationnels persistants à l’aéroport de Wabush doivent être réglés. J’ai à nouveau communiqué par écrit avec les autorités compétentes afin de rechercher une solution à ces enjeux récurrents. Notre communauté, nos travailleurs et nos entreprises dépendent d’un service aérien fiable et ces interruptions répétées minent la confiance en causant de réelles difficultés aux voyageurs. Je continuerai à suivre ce dossier jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, une responsabilité et une solution durable. Nous méritons un service aérien plus sûr et je continuerai d’exiger cette fiabilité de la part de l’exploitant jusqu’à ce qu’elle soit au rendez-vous. Nos attentes sont justes et raisonnables, le service est loin d’être acceptable et un changement s’impose », a conclu le député fédéral du Labrador.

Opinion dissidente

Un ancien superviseur pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, réfute les affirmations et les conclusions de l’élu labradorien qui sont selon lui erronées ou de mauvaise foi. « Avant que PAL fasse l’annonce de l’impossibilité d’atterrir à Wabush pour ses avions, ils l’ont pourtant fait à maintes reprises au préalable sur une piste dégagée de 90 pieds avec un appareil Q-400. Qu’est-ce qui a changé entre ce moment et les jours suivants où les responsables exigeaient une surface d’au moins 100 pieds ? Sans explications plus convaincantes, les passagers lésés ont certainement droit à des indemnisations, car cette décision a été prise par PAL qui a soit mal interprété la réglementation ou commis une erreur. Cet incident n’aurait jamais dû se produire. J’ai en ma possession les preuves de ce que j’avance et c’est avec plaisir que je les partagerai avec quiconque souhaite les obtenir afin de faire une demande de dédommagement auprès du transporteur aérien ou des petites créances », explique ce dernier.

Avec du recul, force est de constater qu’à Wabush, ce n’est pas la glace qui a cloué les avions au sol, c’est plutôt l’absence d’anticipation, de gouvernance robuste et de parole fiable selon le pilote privé Jimmy Delalin qui explique qu’il existe des tensions entre les normes en vigueur et la sécurité. « Le problème n’est plus seulement l’état de la piste, mais l’absence d’alignement entre règles, pratiques et responsabilités et ce décalage finit toujours par pénaliser les passagers. »

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Administration aéroportuaire
  • Aérodrome de Wabush
  • Aéroport de Happy Valley-Goose Bay
  • Aéroport régional de Wabush
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  • Infrastructures aéroportuaires
  • Labrador
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  • Trafic aérien

Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Transport aérien

Une fermeture brusque et soudaine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’entrave de la circulation des autobus de travailleurs lors du geste de désobéissance civile survenu le 21 octobre dernier. Sur la couverture, des perturbations à l’aéroport de Wabush. Source photo : Facebook.

L’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert également Fermont au Québec, a cessé ses activités liées aux vols commerciaux sans notification au grand désarroi des passagers qui s’étaient procuré des billets d’avion qui ont appris la nouvelle de façon soudaine sans avis préalable et qui ont dû composer avec cet imprévu qui a nui à leurs déplacements durant près de deux jours, les 20 et 21 octobre 2025. Les vols offerts au public ont repris le 22 octobre.

Cette interruption de service, qui n’a pas affecté les vols nolisés transportant des travailleurs aéroportés utilisant le navettage aérien (fly-in/fly-out) sauf pour l’imposition d’une limitation du nombre de passagers qui a été fixé à 19, a cependant nui aux clients des entreprises aériennes Provincial Airlines (PAL) et à ceux de son partenaire, Air Borealis, qui en ont subi les désagréments ainsi qu’à ceux d’Air Liaison, qui vient tout juste d’offrir des vols à ce terminal aérien. La situation ‘inattendue’ aurait pu être prévisible puisqu’elle découle directement de la décision controversée du gouvernement de Justin Trudeau de démanteler le service aéroportuaire d’urgence-incendie à cet aérodrome, en août 2020, malgré une forte opposition locale et une vague d’indignation. Ce choix, qui avait été dénoncé à l’époque par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région, a refait surface en causant la problématique vécue durant cette période d’incertitude et de stress pour les voyageurs ayant à emprunter la desserte aérienne de Wabush incluant des patients qui devaient se rendre à des rendez-vous médicaux pour des traitements ou pour consulter un spécialiste de la santé ainsi que pour les gens en attente de certains médicaments qui sont livrés par avion.

Le nouveau député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, lui-même issu de l’industrie de l’aviation, qui a géré la situation a confié : « Les opérations aériennes à l’aéroport de Wabush ont été interrompues en raison d’un problème touchant la disponibilité des services d’incendie et de sauvetage en cas d’écrasement, une exigence essentielle en vertu de la réglementation canadienne de l’aviation. »

Ce dernier n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait d’un manque d’effectifs ou d’équipements de service-incendie. L’ancienne députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui faisait partie du gouvernement ayant consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, avait pourtant annoncé, en décembre dernier, la réinstallation du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, qui avait été retiré durant près de cinq ans, à compter du début 2025.

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui a contacté le bureau du député du Labrador à ce sujet et qui a suivi avec attention l’évolution des événements en gardant des liens constants avec le bureau du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, et la Ville de Fermont, a déploré un manque de communication de la part du ministère, qui a finalement invoqué qu’il manquait un camion de pompiers sur place pour justifier la raison de cet arrêt des vols commerciaux. « Nous avons la ferme intention de demander des explications et les détails relatifs à cette affaire au gouvernement Carney incluant les mesures adoptées afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus », a affirmé la députée bloquiste.

Désobéissance civile

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local avait déjà eu lieu en face de l’aéroport, en octobre 2024, cependant c’est la première fois qu’un geste de désobéissance civile se produit. La chaîne de communications déficiente des autorités aéroportuaires au sujet des raisons ayant occasionné l’arrêt des vols de passagers laissant planer le doute au sein du public qui ne pouvait plus utiliser l’aérodrome a sans doute contribué à favoriser le déclenchement de cette manifestation spontanée de résistance passive qui témoignait du mécontentement populaire et dans le cadre de laquelle des citoyens ont entravé de façon non organisée et pacifique la circulation des autobus transportant des travailleurs en partance de l’aérogare afin de dénoncer le double standard observé entre les vols offerts aux résidents et ceux des travailleurs ambulants, le 21 octobre. Ce ralentissement imposé aux autocars transportant des travailleurs a nécessité une intervention policière afin d’y mettre fin.

Fait inusité illustrant toute l’ampleur de la problématique, le député Earle, qui a qualifié d’embarrassante la situation et qui souhaite une solution définitive et permanente à ce problème récurrent, a fait parvenir une lettre au bureau du ministre des Transports de son propre gouvernement afin d’exprimer sa frustration et ses préoccupations relatives à cette interruption du service aérien en mentionnant notamment que les infrastructures aéroportuaires sont essentielles pour la région et que les répercussions sont majeures tant pour les citoyens que pour les entreprises des communautés de l’Ouest du Labrador et de Fermont.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

  • Aéroport régional de Wabush
  • Député fédéral du Labrador
  • Fermont
  • Imprévisibilité du service aérien local
  • Infrastructures aéroportuaires
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  • Philip Earle
  • Règlementation canadienne de l’aviation
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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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TransQuébec-Labrador

Le pari d’un cycliste audacieux

par Éric Cyr

Un cycliste originaire du Sud de la France, Donnie Edery, qui habite dans la métropole québécoise depuis quatre ans, a décidé d’entreprendre un périple sur une distance de 6000 kilomètres à partir d’Ottawa où habite sa petite amie. Il a entamé cette exigeante randonnée à vélo nécessitant une préparation de longue haleine qui le mènera à travers trois provinces atlantiques puis en Gaspésie avant son retour à son point d’origine. Il était dans la région de Fermont et de l’Ouest du Labrador à la mi-octobre.

Détenteur d’un baccalauréat en philosophie de l’Université Paris-Nanterre (Paris-X), celui-ci qui a également une formation en mécanique automobile se considère comme un aventurier qui aime affronter l’adversité en relevant de nouveaux défis afin de repousser ses limites tout en évitant le point de rupture. Le jeune homme de 23 ans, qui filme et relate ses aventures le long de ce trajet qu’il a baptisé « Route de l’impossible » sur les médias sociaux et sur sa chaîne YouTube Petit Donnie, est parti de la capitale fédérale le 23 septembre 2025. Il confie que les dénivelés de la route 389 constituent une épreuve en soi et représentent pour lui le plus important défi à ce jour, car gravir ces pentes en pédalant a demandé une énergie particulière, le tout combiné aux exigences liées aux froides températures hivernales. Le cycliste, qui a déjà effectué deux autres traversées majeures à vélo à l’international, soit Paris-Angleterre-Écosse et dans l’arrière-pays nippon et les Alpes japonaises, sait à quoi s’attendre. Pourtant quoiqu’il s’entraîne assidûment et qu’il soit en excellente forme physique, les montées impressionnantes de la 389 surgissant l’une après l’autre en particulier dans les monts Groulx-Uapishka ont nécessité toute la force de sa volonté en testant sa détermination, sa persévérance et sa ténacité sur ce parcours unique.

« Une  de la sorte en autonomie complète sur une telle étendue est très exigeante physiquement et constitue un défi mental qui demande une grande préparation et des ressources adaptées en conséquence comme de transporter un téléphone satellite en cas d’urgence. Les paysages et le relief montagneux sont grandioses et incitent à poursuivre le parcours en crescendo. Je pars habituellement aux premières lueurs du matin et je roule jusqu’au coucher du soleil », explique Donnie Edery qui effectue en moyenne une centaine de kilomètres quotidiennement et qui est ravi de l’accueil chaleureux qu’il reçoit dans les communautés isolées visitées. Celui qui a fait la rivière des Outaouais en kayak et qui a escaladé le plus haut col de randonnée au monde, l’Annapurna situé à 5400 mètres d’altitude dans l’Himalaya au Népal, confie : « Je me sens souvent moins seul en forêt que dans le centre-ville de Montréal sauf peut-être quand je roulais exceptionnellement de nuit dans un secteur isolé afin d’atteindre le motel de l’Énergie à la centrale hydroélectrique de Manic-5 et que j’ai entendu les hurlements d’une meute de loups par un soir de pleine lune. J’avoue que cela m’a causé un certain stress. » L’athlète quelque peu éreinté par son difficile itinéraire qui produit des montages vidéo en chemin et qui adore communiquer avec les gens et partager ses expériences de voyage en utilisant l’Internet conclut : « Je monte en selle parfois durant une période de onze heures consécutives. Entre les escales où il y a des populations, je dors dans le bois et comme nourriture je mange des aliments lyophilisés que je réhydrate. »

La prochaine étape, le Labrador, puis un traversier pour atteindre l’île de Terre-Neuve qu’il va explorer à vélo avant de prendre un autre bateau pour se rendre sillonner deux provinces maritimes, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Pour en connaître davantage sur les péripéties du jeune aventurier, vous pouvez consulter la page Facebook Petit Donnie et sur YouTube : https://www.youtube.com/@petit_donnie.

Les entreprises intéressées à commanditer ses voyages d’aventure en obtenant une visibilité en retour sont priées de le contacter.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Prix du carburant

Le Québec fait cavalier seul

par Éric Cyr

Le Québec continue à fixer un prix sur le carbone ce qui influe grandement sur le coût du carburant à la pompe. Les consommateurs québécois peuvent particulièrement constater ce phénomène dans les régions frontalières avec les autres provinces, qui ont abandonné cette mesure de tarification depuis l’abolition de la taxe fédérale sur le carbone, le 1er avril 2025.

Le gouvernement de François Legault navigue à contre-courant des autres provinces et a choisi de conserver son propre système de tarification du carbone, ce qui fait que les Québécois paient plus cher lorsqu’ils font le plein de leurs véhicules à la station-service.

Selon la directrice générale de Libre-Service Fermont, Nancy Hardy, cette décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) se ressent localement, car le prix de l’essence et du diesel diffère passablement de celui des compétiteurs situés à une trentaine de kilomètres au Labrador voisin. « Le gouvernement Legault a choisi de maintenir une taxe carbone contrairement aux autres provinces, ce qui fait qu’on observe une différence du prix au litre entre Fermont et Labrador City. Nous ne percevons qu’environ 2 % de profit par litre comparativement à ailleurs au Québec ou les détaillants peuvent percevoir de 8 à 9 % le litre. Comme nous sommes en région éloignée, les frais de transport influent aussi sur la facture. Nous sommes capables de vendre l’essence et le diesel à ce prix à cause des produits dérivés que nous offrons au dépanneur sinon ce serait beaucoup plus difficile. »

Des réalités à considérer

Les distributeurs et les raffineurs peuvent conserver une certaine marge bénéficiaire en ajustant un peu les prix et Mme Hardy explique que la station-service fermontoise indépendante doit considérer le prix de détail. Elle cite en exemple des détaillants le long de la route 389 comme au Relais Gabriel et à Manic-5 qui le vendent à sa véritable valeur. « On essaie d’offrir les prix les plus bas du marché, mais on doit se conformer aux règles imposées par le gouvernement de la CAQ qui joue beaucoup sur le prix offert à la pompe à Fermont. On vit une situation particulière, car nous sommes en région éloignée. Nous devons tenir compte de cette décision gouvernementale ainsi que du prix déterminé et facturé par le fournisseur qui nous approvisionne, deux réalités que l’on ne peut changer et qui nous affectent. Je remercie notre clientèle de sa compréhension et de son soutien. Nous avons toujours du plaisir à bien vous servir et nous tentons constamment de nous améliorer. Vos suggestions constructives sont les bienvenues. »

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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Hydroélectricité

Entente historique d’un demi-siècle

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Un protocole d’entente de 50 ans, dévoilé en grande pompe dans le cadre d’une conférence de presse, le 12 décembre 2024, a été conclu entre les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador au sujet de l’hydroélectricité. Celle-ci viendra à échéance en 2075. Hydro-Québec investira un montant de 25 milliards de dollars (G$) pour trois projets au Labrador.

La construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique d’une capacité de 2250 mW à Gull Island, qui commencera ses activités d’ici 2034-2035, totalisera 20 G$ et une autre, Churchill Falls 2 (CF2), de 1100 mW, devrait être terminée d’ici 2035 pour 3,5 G$. Des travaux d’amélioration de la centrale existante de Churchill Falls de 1,5 G$ destinés à obtenir une augmentation progressive de la puissance actuelle qui s’accroîtra de 550 mW additionnels de 2028 à 2038 sont aussi prévus. Ce projet énergétique sur lequel se sont entendus les gouvernements caquiste de François Legault et libéral d’Andrew Furey, tous deux en perte de popularité, modifie l’ancienne entente de Churchill Falls qui garantissait au Québec des prix très inférieurs à la valeur du marché jusqu’en 2041 dont la nouvelle échéance est dorénavant fixée à 2025.

Ce nouveau scénario ne fait pas l’unanimité au sein des partis d’opposition des deux provinces et a été soumis à un vote de la Chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a adopté, à la suite d’un débat exceptionnel de l’Assemblée législative quatre jours à ce sujet, le 9 janvier 2025, une motion en faveur d’un accord de principe qui accorde aux négociateurs de la société de la Couronne Newfoundland and Labrador Hydro (Hydro NL), qui sera le propriétaire majoritaire de ces projets, un mandat les autorisant à poursuivre les négociations en vue de conclure une entente définitive avec la société d’État Hydro-Québec qui devrait être finalisée en 2026. Les progressistes-conservateurs, qui avaient donné le feu vert à l’époque au démarrage du désastreux projet hydroélectrique de Muskrat Falls, ont demandé de reporter le vote jusqu’à une révision de l’arrangement provisoire avant de prendre une décision irrévocable. Les députés de ce parti ont finalement boycotté le suffrage et sont sortis en guise de contestation. Après avoir hésité, les néo-démocrates et les deux députés indépendants se sont rangés du côté du gouvernement après avoir obtenu l’assurance qu’un groupe indépendant examinera le protocole d’entente et les négociations ultérieures.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, qui a déchiré de façon théâtrale le contrat initial de 1969 et assuré que la frontière du Labrador est définitive, considère que cette transaction, qu’il décrit comme étant potentiellement la plus importante de l’histoire de sa province lourdement endettée, est un tournant qui mettra fin au sentiment d’amertume qui découlait de l’entente précédente qui avantageait selon lui grandement le Québec. La PDG d’Hydro NL, qui présentera une série de webinaires destinés à expliquer l’entente, Jennifer Williams, est satisfaite du nouvel accord qui comporte selon elle de nombreux avantages et qui permettra à ses concitoyens de reprendre le contrôle du fleuve Churchill. Le gouvernement de cette province a également lancé une campagne de promotion mettant en vedette des ouvriers visant à stimuler l’assentiment de la population.

Entente hydroélectrique

Bémols du Parti québécois

Le Parti québécois (PQ) se questionne à savoir s’il faut célébrer l’entente entre Québec et St. John’s en ce qui concerne Churchill Falls et considère que peut-être du côté de Terre-Neuve il y a lieu de triompher comme le premier ministre Andrew Furey l’a fait. Cependant, du côté du Québec, il est d’avis qu’il faut examiner les faits avec lucidité et rigueur.

Le PQ félicite l’équipe de négociation d’Hydro-Québec pour le travail de longue haleine effectué afin d’arriver à cette entente et qui a fait au mieux avec les cartes qu’elle avait en main, mais déplore en revanche que le gouvernement Legault ne lui ait pas distribué la meilleure main. Il juge qu’il y aurait eu d’autres options par exemple la construction d’infrastructures de production ailleurs qui aurait pu coûter plus cher avec un prix de production d’énergie du kilowatt/heure (₵ / kWh) plus élevé.

Selon le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, le Québec aurait dû aborder la négociation avec la posture suivante :

– La centrale de Churchill Falls est située au Labrador, un territoire qui a été amputé du Québec pour être attribué à Terre-Neuve, une injustice historique. Aucun gouvernement du Québec n’a reconnu la frontière du Labrador déterminée par la mauvaise décision rendue en 1927 par le Conseil privé, une institution coloniale britannique qui, comme l’histoire l’a maintes fois démontré, a penché en défaveur du Québec. Dans une déclaration publiée en 2001 lors du changement de nom de Terre-Neuve, le gouvernement Landry a réitéré que le Québec n’accepte pas la décision de 1927 et ne reconnaît pas la frontière du Labrador, à l’instar des gouvernements de Taschereau, Duplessis, Johnson, Lévesque et Bouchard, entre autres, qui avaient affirmé la même chose d’une manière ou d’une autre.

– En ce qui concerne la prétendue injustice du contrat de 1969, ce n’en est pas une. D’abord pour la raison historique mentionnée ci-dessus. Mais aussi parce que le Québec et Terre-Neuve ont signé ce contrat de 1969 dans un contexte où Terre-Neuve n’avait aucune capacité pour développer une centrale hydro-électrique à Churchill Falls. Le Québec a donc assumé tous les risques pour la construction de la centrale avec, en contrepartie, un accès à l’électricité de Churchill Falls à des tarifs préférentiels jusqu’en 2041. Ce contrat est parfaitement légitime, ce que les tribunaux ont confirmé.

– Il n’y a pas de débouché pour l’électricité de Churchill Falls autrement que par le Québec.

– Le développement et la gestion de nouvelles infrastructures de production d’électricité ne peuvent être assumés exclusivement par Terre-Neuve, comme l’a démontré le fiasco de la centrale de Muskrat Falls (qui a coûté 13,5 milliards de dollars (G$), le double de ce qui était prévu, et qui produit de l’électricité au taux ahurissant de 22,6 ₵ / kWh, une tentative terre-neuvienne de contourner le Québec avec l’aide illégitime du fédéral.

Le PQ trouve que ça coûte cher aux Québécois que François Legault ne se soit pas souvenu de l’histoire du Québec et du Labrador et n’ait pas assuré la posture stratégique que le Québec aurait dû avoir en se présentant aux négociations sur Churchill Falls en position de faiblesse, en acceptant que le Québec n’eût soi-disant d’autre choix que de faire des concessions majeures à Terre-Neuve. Selon le PQ, il a accrédité la théorie terre-neuvienne que c’est Terre-Neuve qui est victime d’une injustice à cause du contrat de 1969, en abandonnant son devoir de rappeler la véritable injustice de 1927 et de maintenir la position historique du Québec.

« Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) négocie une partie importante de notre avenir énergétique sans aucun plan, aucune vision d’ensemble. On l’attend toujours, le plan du gouvernement de la CAQ en énergie, mais en vain depuis des années », conclut le chef du PQ.

 

 

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Industrie minière

Restructuration de Tacora Resources

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

La société spécialisée dans l’extraction de minerai de fer, Tacora Resources, qui exploite la mine de fer de Scully à Wabush au Labrador, traverse actuellement une phase de restructuration et de transformation stratégique. En 2023, la minière a dû composer avec des difficultés financières en raison de nombreux facteurs, notamment la volatilité du marché et des problèmes de maintenance imprévus de ses infrastructures locales. Cela a conduit l’entreprise à solliciter la protection contre les créanciers en vertu de la Loi canadienne sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Pour sortir de cette situation, Tacora Resources a entamé des négociations avec plusieurs investisseurs potentiels. Après une première tentative infructueuse en début d’année 2024, Tacora a finalement accepté une offre dirigée par Millstreet Capital Management, une firme de gestion d’investissements basée à Boston aux États-Unis, qui a mené une importante opération de financement ayant pour but de sortir l’entreprise de sa fâcheuse posture. Cette transaction devrait permettre à Tacora de lever un investissement d’environ 250 millions de dollars américains, destinés à éponger une partie de ses dettes, de stabiliser ses finances et de continuer à exploiter pleinement la mine Scully au Labrador tout en préservant les emplois actuels et en assurant le développement à long terme de la compagnie. Le processus de vente a cependant été complexe et marqué par des défis. Une précédente entente avec un autre groupe d’investisseurs, comprenant Javelin Global Commodities et le Resource Capital Fund, a échoué en raison de différends avec l’un des principaux créanciers de Tacora, Cargill, qui a exprimé des préoccupations concernant la rapidité du processus de vente et qui aurait contribué à retarder l’aboutissement de cet accord, ce qui a entraîné son annulation.

Vision d’avenir

La reconfiguration de Tacora Resources s’annonce potentiellement profitable, bien que certains défis subsistent. Le financement injecté par Millstreet Capital Management constitue une bouffée d’air frais pour la minière, qui sort ainsi de la protection des créanciers. Cet investissement permet à Tacora de réduire sa dette et de poursuivre ses opérations au Labrador, un atout majeur pour la compagnie et l’économie locale. L’objectif à long terme de la société est de moderniser ses installations et d’augmenter sa production annuelle de concentré de fer de haute qualité à plus de six millions de tonnes. Ce plan ambitieux combiné à l’amélioration des équipements et la stabilisation de ses finances qui sont des indicateurs positifs pourraient accroître sa rentabilité à long terme. Avec le soutien de Millstreet Capital, Tacora espère non seulement se redresser financièrement, mais également de garantir des emplois pour les habitants de la région de l’Ouest du Labrador tout en sécurisant son avenir dans le secteur minier canadien. Cette réorganisation est cruciale pour maximiser le potentiel de la mine Scully et de lui permettre un repositionnement sur le marché mondial. De plus, l’accord avec Cargill pour la vente du minerai de fer pourrait également créer de nouvelles occasions commerciales. Cependant, la recomposition reste dépendante de la capacité de l’entreprise à se stabiliser sur le marché du minerai de fer et à éviter d’autres imprévus, tels que ceux qui ont conduit à la crise financière de 2023. Si ces cibles sont atteintes, ce réaménagement pourrait en effet se révéler prolifique pour Tacora.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Feux de forêt

Du jamais vu dans la région

par Éric Cyr et Océane Bossé

Source : Leona Rockwood

Des incendies de forêt d’une ampleur sans précédent ont fait rage au Labrador et sur la Côte-Nord du Québec durant la saison estivale. Au Labrador, près du tiers de la population a été déplacé dans le cadre de deux évacuations orchestrées en moins d’un mois par les autorités de Terre-Neuve-et-Labrador. L’évacuation de Labrador City se veut la plus importante à ce jour dans cette province. La Côte-Nord, incluant la MRC de Caniapiscau au Québec, a aussi été aux prises avec des feux hors de contrôle disséminés un peu partout sur le territoire.

Ces nombreux brasiers, dont certains se sont rapprochés de façon inquiétante de plusieurs localités, ont nécessité des évacuations préventives de citoyens qui ont dû rapidement quitter les lieux où ils demeurent notamment dans certains secteurs de Port-Cartier sur la Côte-Nord et pour la totalité des résidents de deux des plus importantes agglomérations urbaines du Labrador, Churchill Falls, où les flammes menaçaient également l’importante centrale hydroélectrique qui fournit 15 % de toute l’énergie du Québec et 25 % de celle de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que ceux de la ville minière de Labrador City. D’autres municipalités étaient en état d’alerte, comme Sept-Îles sur la Côte-Nord et Wabush au Labrador, ou de préalerte comme Fermont.

Fortement sollicités, les pompiers forestiers qui étaient sur un pied d’alerte constant ont combattu d’arrache-pied et sans relâche les incendies majeurs dispersés à plusieurs endroits et qui se montraient particulièrement agressifs à l’aide d’avions-citernes (bombardiers d’eau) et d’hélicoptères. Les manœuvres se sont effectuées de concert avec des collègues de plusieurs provinces (Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Ontario).

Le Labrador et la MRC de Caniapiscau ont été durement touchés par ces foyers d’incendie destructeurs alimentés par la sécheresse et propulsés par de forts vents qui ont occasionné à quelques reprises des fermetures de portions de la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le seul lien routier de la région. Les flammes ont de plus ravagé plusieurs hectares de forêt. Un nombre important de citoyens a été évacué, allant de quelques centaines à Port-Cartier, à 750 à Churchill Falls et jusqu’à 9600 à Labrador City soit environ 10 350 personnes pour le Labrador, ce qui représente environ le tiers de sa population.

Les habitants du Labrador qui ont été évacués se sont, pour la très vaste majorité, réfugiés à Happy Valley-Goose Bay. Durant la première vague en partance de Churchill Falls, le 19 juin, on pouvait constater un défilé de véhicules se dirigeant vers cette ville qui abrite une base militaire le long de la Trans-Labrador (route 500). Lors du second épisode, le 12 juillet, alors que les gens forcés de fuir s’orientaient dans la même direction à partir de Labrador City, on pouvait apercevoir un interminable cortège dans lequel des automobiles, qui se suivaient à la queue leu leu, se rendaient plus à l’est. Constituant un véritable défi logistique, ces deux déplacements encadrés par les autorités et les forces de l’ordre dont le second a nécessité l’évacuation de personnes âgées, à mobilité réduite et de patients de l’hôpital, ont reçu l’appui sur le terrain de l’Armée du Salut et de la Croix-Rouge, qui ont participé aux efforts d’hébergement et de ravitaillement de ceux ayant dû abandonner en vitesse leur domicile. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a coordonné avec l’aide de la clinique vétérinaire locale la prise en charge des très nombreux animaux de compagnie qui ont suivi leurs maîtres. La population des localités avoisinantes a fait preuve de générosité et a témoigné sa solidarité en offrant de l’aide et du soutien aux victimes, en particulier celle de Happy Valley-Goose Bay qui a été fortement sollicitée à deux reprises, mais aussi celles de Churchill Falls et de Wabush, où quelques résidents de Labrador City se sont rendus, et de Fermont, où quelques autres ont temporairement trouvé refuge dans leurs roulottes au camping de l’endroit. Malgré l’envergure des incendies forestiers, le pire a heureusement pu être évité.

Par Éric Cyr, journaliste

Une évacuation qui tisse des liens

Les citoyens de la ville de Labrador City au Labrador ont été évacués, le 12 juillet 2024, à cause des feux de forêt situés à proximité de la municipalité nordique. Ceux-ci étaient invités à se diriger vers Churchill Falls puis à Happy Valley-Goose Bay pour y séjourner durant une période indéterminée.

Tout comme ses concitoyens, une résidente de Labrador City, Lise Boucher, a reçu un avertissement en fin d’après-midi lui indiquant qu’elle devait quitter son domicile le plus rapidement possible. Plusieurs questions surgissent alors dans son esprit. Que devons-nous apporter dans nos valises ? Quelle sera la durée de cette évacuation ? L’inquiétude s’installe. Mais elle ne sera pas seule puisque son ami, Célian Lézer, un jeune homme d’origine française qui travaille à l’Association francophone du Labrador, et sa chatte Rosalie l’accompagnent, elle et son petit chien Buddy, dans sa voiture.

Par chance, le plein d’essence de l’auto avait été fait la veille. Les compagnons d’infortune ont ainsi pu commencer leur périple imprévu vers la ville de Churchill Falls sans devoir attendre un long moment pour s’approvisionner en carburant. Selon madame Boucher, la circulation était très lente et la patience était de mise. Un trajet d’une durée habituelle de 2 h 30 vers Churchill Falls s’est prolongé en une escapade de plus de six heures puisque tous les habitants de Labrador City se dirigeaient simultanément dans la même direction en empruntant l’autoroute Trans-Labrador, la route 500, vers l’Est. Madame Boucher était soulagée que le jeune homme qu’elle considère comme son « ange gardien » s’assoie du côté conducteur. Les deux aventuriers improvisés conservent une attitude positive par rapport à la situation d’urgence et ne se laissent pas abattre. Ce ne fut que vers 2 h du matin qu’ils arrivèrent à Churchill Falls où ils furent accueillis dans une ambiance très chaleureuse. Des gens attendaient les personnes évacuées qui étaient exténuées avec de la nourriture à volonté, d’énormes matelas, des toilettes et des douches.

Le lendemain matin vers 9 h, après avoir mis deux heures à franchir les 750 mètres les séparant de la station d’essence, se sentant maintenant reposés et soulagés, les deux complices repartent sur la route en direction de Happy Valley-Goose Bay après avoir attendu un certain moment pour faire le plein. La circulation serait désormais fluide pour les trois prochaines heures. Lors de leur arrivée à destination, la Croix-Rouge canadienne ainsi que plusieurs équipes s’affairent à l’aréna local afin d’accueillir les voyageurs. Des services de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) sont accessibles pour accommoder les maîtres d’animaux de compagnie ayant oublié d’apporter certaines choses (cages, nourriture, litière, etc.). Lise Boucher affirme que les familles d’accueil qui se sont offertes pour héberger gratuitement les animaux étaient extraordinairement bienveillantes. Certains résidents de Labrador City (environ 750) étaient logés dans des chambres sur la base militaire qui étaient situées dans plusieurs bâtisses des Forces armées canadiennes dotées de lits, de bureaux et de salles de bain communes et une cafétéria se trouvait à quelques minutes de marche. D’autres s’accommodent de lits de camps ou de matelas posés au sol installés dans des édifices municipaux alors que certaines personnes dormaient dans des chambres du collège communautaire de l’endroit. Une friperie locale ainsi que celle de Labrador City offraient gratuitement des vêtements. Une cafétéria proposait des déjeuners, des dîners et des soupers aux personnes évacuées en plus d’un camion de cuisine de rue de l’Armée du Salut qui fournissait des repas.

Madame Boucher confie que la cordialité et la solidarité des gens sur place étaient exemplaires et incroyables. Les gens évacués discutaient entre eux et partageaient au sujet de leurs expériences hors du commun vécues à la suite de leur évacuation et de leur déplacement inattendu. La générosité et l’entraide étaient au rendez-vous. Lise Boucher et son jeune camarade ont finalement retrouvé leurs demeures respectives à Labrador City, le 23 juillet dernier. Demeurant dans cette ville depuis 1967, Mme Boucher explique qu’une telle aventure ne lui était jamais arrivée auparavant et que cette expérience humaine fut très enrichissante.

Par Océane Bossé, journaliste étudiante

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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Aéroport de Wabush

Un monopole qui décolle

par Éric Cyr

Une seule compagnie d’aviation offre actuellement des vols commerciaux à la population à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui englobe la clientèle de la ville de Fermont au Québec, depuis le retrait d’Air Canada dans la région, il y a quelques années, et de Pascan Aviation, depuis le 1er décembre 2023. Cette restructuration de Pascan cède l’exclusivité des déplacements aériens à PAL Airlines qui n’a plus aucune concurrence locale.

L’interruption de services, qui devait s’avérer temporaire selon Pascan, s’étire depuis plus de deux mois. À la suite de cette décision d’entreprise de délaisser la clientèle de cet aérodrome, les passagers de la région doivent dorénavant composer avec la situation et faire affaire exclusivement avec PAL pour assurer leurs voyages aériens. Le copropriétaire et vice-président de Pascan, Yani Gagnon, n’a pas répondu aux demandes d’informations répétées, ni par téléphone, ni par courriel.

Un porte-parole au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), Louis-André Bertrand, explique que la gestion des liaisons et des opérations est de l’entière responsabilité de chacun des transporteurs et que le choix de desservir une région ou non revient entièrement aux différentes compagnies aériennes. En ce qui a trait au Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) implanté durant la pandémie de Covid-19, il n’a pas été renouvelé. « Ce programme qui était destiné à assurer le maintien des services aériens régionaux essentiels a été lancé par le Ministère, le 1er avril 2020, afin de soutenir les transporteurs pour qu’ils puissent offrir des services aériens essentiels dans les régions éloignées et isolées du Québec au cours de la période d’urgence sanitaire et en sortie de crise », précise le relationniste qui mentionne que les transporteurs aériens ont été informés depuis le début de la pandémie que cette mesure était temporaire et que maintenant que la pandémie est terminée, le Ministère a aboli le programme puisque la grande majorité des transporteurs réussissent désormais à exploiter leurs services sans aide gouvernementale. Dans le cadre de cette mesure exceptionnelle, ce sont 80,5 M$ qui ont été accordés par le Ministère à différents transporteurs pour couvrir l’entièreté des déficits d’exploitation qu’ils auront encourus entre le 13 mars 2020 et le 30 septembre 2023.

Selon l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, Pascan a reçu 37 millions de dollars durant cette période pour l’aider à maintenir ses opérations.

Les deux transporteurs aériens présents à Wabush continuent d’offrir des services de vols nolisés privés (navettage) pour les travailleurs du domaine minier.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

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Publié sur le site le 6 février 2024

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Tacora Resources

La minière en difficulté financière

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

L’entreprise Tacora Resources, qui a redémarré et qui exploite a mine de fer Scully à Wabush dans l’Ouest du Labrador, est actuellement aux prises avec des problèmes financiers et s’est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 10 octobre 2023, en attendant de liquider des actifs et de trouver du financement additionnel afin de l’aider à poursuivre ses activités.

La minière emploie localement quelque 280 travailleurs, syndiqués avec la section 6285 des Métallos, et exporte annuellement jusqu’à trois millions et demi de tonnes de minerai de fer, soit environ le quart du volume qui transite par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) sur la Côte-Nord.

Redressement financier

Tacora Resources, qui a demandé la protection de ses créanciers auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu une entente de financement de type débiteur-exploitant (DIP) de 75 millions de dollars avec la multinationale américaine Cargill. Cet accord, qui lui donne accès à des liquidités (avoirs en numéraire), devrait lui permettre de continuer l’exploitation du gisement de fer de Wabush pendant qu’elle vend des actifs et cherche des investisseurs potentiels dans le cadre d’un processus de sollicitation de ventes et d’investissements. Aucune fermeture ni perte d’emplois ne sont anticipées pour l’instant durant cette démarche.

Une note interne de l’entreprise destinée aux employés de la mine dévoilée par le diffuseur public Radio-Canada/CBC révèle que la situation budgétaire de la compagnie a été affectée négativement par plusieurs facteurs et que celle-ci se retrouve maintenant confrontée à des obligations financières qu’elle ne peut tout simplement pas respecter. Le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, a déclaré dans une lettre officielle :

« Tacora Resources, propriétaire de Mines Wabush, a entamé une procédure en vertu de la LACC (protection contre les créanciers). Cela signifie que Tacora fera l’objet d’une restructuration supervisée par le tribunal. Tacora a obtenu un financement auprès d’un investisseur pour poursuivre ses activités pendant cette période. On nous a dit que la production se déroulerait comme d’habitude pendant le processus en cours. J’ai été en contact avec le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, responsable des mines. Il m’a informé que le Ministère suivrait le processus de près. Je continuerai de discuter avec Tacora et le gouvernement (de Terre-Neuve-et-Labrador) de cette situation et je surveillerai attentivement les progrès de la LACC pour garantir que les travailleurs de nos mines sont protégés. »

Évolution historique

Tacora a acquis la mine Scully de la défunte minière Cliffs Natural Resources en 2017 et lui a redonné une nouvelle impulsion en relançant ses activités en 2019. Les installations avaient préalablement été abandonnées en 2014 en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer ayant propulsé la faillite de son précédent propriétaire, Cliffs. Tacora Resources visait, en 2021, l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles. L’objectif était alors d’accroître la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Conférence minière

On veut FER ça vert ! à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, les intervenants du groupe de discussion sur la table ronde sur l’environnement. Sur la seconde, des participants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles lors de leur passage à Fermont.

La 9e édition de la rencontre annuelle de la branche régionale du Canadian Mineral Processors Côte-Nord et Labrador (CMP-CNL) s’est tenue à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel) à Fermont, les 5 et 6 avril 2023. Cet événement coïncidait avec une conférence en format bilingue (français/anglais) de calibre national regroupant des professionnels de traitement de minerai sous le thème « On veut FER ça vert ! Let’s think envIRONment ! », qui se déroulait de façon simultanée.

L’activité, qui est habituellement organisée à Sept-Îles et qui a été annulée durant trois années consécutives à cause de la pandémie, était présentée pour la première fois dans la région. Selon le président de l’OSBL, l’ingénieur Romain Prêcheur, ce retour en force est une réussite pour cette édition de 2023 qui a rassemblé 150 personnes du domaine en proposant six présentations techniques sous la présidence d’honneur de la présidente directrice générale de l’Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot. Celle-ci qui s’est déplacée pour l’occasion confie : « Ce fut un immense plaisir pour moi d’animer une table ronde sur l’environnement qui a généré des échanges intéressants et surtout constructifs. Je tiens à remercier et à féliciter l’équipe derrière l’organisation de cet événement pour leur dévouement et leur professionnalisme. Je tiens également à remercier la Ville de Fermont et son maire, M. Martin Saint-Laurent, pour leur accueil chaleureux. »

Des visites sur le terrain

M. Prêcheur explique que la décision de choisir Fermont était principalement motivée par la possibilité d’effectuer des visites industrielles incluant celles de la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et du concentrateur de Minerai de fer Québec (MFQ) à la mine du Lac Bloom, et qui a de plus permis d’attirer en prime des participants du Labrador voisin notamment de la Compagnie minière IOC. « La seconde raison est que l’on souhaitait faire rayonner les régions minières », précise ce dernier qui mentionne que les minières ArcelorMittal et MFQ ont affrété un avion à leurs frais afin de transporter certains participants dans un vol nolisé incluant six enseignants et 30 étudiants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles afin d’encourager la relève. Une bourse de 2000 $ pour de l’achat d’équipements a d’ailleurs été remise pour cette formation dispensée sur la Côte-Nord dans le cadre de la rencontre.

Réseautage et étonnement

M. Prêcheur, qui est aussi directeur général des procédés chez ArcelorMittal, indique que plusieurs invités, qui en ont profité pour faire du réseautage, ont été surpris de constater que Fermont est loin d’être un camp minier et constitue une ville minière qui dispose d’infrastructures adaptées et modernes permettant d’organiser une manifestation d’une telle ampleur. D’ailleurs, l’invité d’honneur, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui travaille également dans le secteur minier, a livré un vibrant témoignage en s’adressant directement aux étudiants en leur vantant les attraits et les charmes de sa municipalité et en leur faisant miroiter la qualité de vie sur place afin de stimuler leur intérêt et de les inciter à venir s’y établir.

L’objectif principal de cette démarche se voulait d’illustrer comment les avancées des techniques d’aujourd’hui peuvent contribuer à l’industrie minière de demain. Cette année, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), dont le CMP-CNL est une société technique, souligne ses 125 ans.

 

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Nouvelles technologies

Tests de performance pour un nouveau drone

par Éric Cyr

Source photo : Transports Canada

Des représentants de l’entreprise d’aérospatiale néo-brunswickoise Aerial Vehicle Safety Solutions (AVSS) appuyés par une équipe d’experts du ministère des Transports du Canada se sont déplacés dans la région au début mars pour le compte du ministère afin d’effectuer des essais relatifs à un nouveau prototype de drone destiné aux opérations de recherche et de sauvetage et de tester ses capacités et sa résistance au climat rigoureux.

Le projet pilote s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Solutions innovatrices Canada », qui jumelle des entreprises en démarrage (jeunes pousses) canadiennes avec des ministères fédéraux et des experts techniques pour financer, superviser et fournir des commentaires sur leurs premiers déploiements d’innovations dans le monde réel. C’est à travers ce programme que le Centre d’innovation de Transports Canada, un centre de recherche et de développement qui se concentre sur les technologies nouvelles et émergentes relevant du mandat des transports, s’est associé à la démarche de la compagnie de mobilité aérienne du Nouveau-Brunswick qui s’occupe des essais sur le terrain.

L’objectif de cette association entre AVSS et le ministère fédéral est d’illustrer le fonctionnement de la nouvelle technologie de pointe et de démontrer son efficacité et sa robustesse, ainsi que la façon dont elle peut être déployée de façon sécuritaire au pays dans une optique d’amélioration des outils destinés aux efforts de sécurité et de sauvetage.

Ce déploiement local coïncidait avec la tenue de la course d’endurance à motoneige Cain’s Quest à Labrador City, qui possède des caractéristiques environnementales uniques (température, conditions météorologiques, etc.) utiles pour les essais et la validation des prototypes de drones. Afin de repousser les limites opérationnelles, une équipe a testé dans le périmètre du sentier emprunté par les motoneigistes un modèle comprenant un système de parachute de précision conçu pour livrer des fournitures aux personnes qui en ont besoin dans des zones difficiles d’accès. Cette phase du projet a utilisé un système de charge utile de précision avec un drone. Les phases suivantes verront l’engin téléguidé déployé à partir d’hélicoptères et d’avions à voilure fixe, mais dans d’autres parties du pays.

Le chargé de projet pour le Centre d’innovation de Transports Canada, Mark Robbins, confie : « Nous avons pu effectuer des manœuvres et des tests dans les conditions météorologiques que nous espérions, cependant, nous avons dû modifier nos plans à la suite de l’annulation de la course de motoneige en raison du temps trop doux. Nous avons donc redirigé nos efforts vers la formation du personnel des associations de secourisme basées au Labrador, déjà sur place pour l’événement sportif, en leur enseignant comment intégrer ces drones dans leurs opérations de recherche et de sauvetage de manière sûre et efficace. Ce fut une bonne occasion de tirer parti d’une situation inattendue. »

Transports Canada effectue des essais d’innovations sur le terrain dans des environnements réels difficiles. Par exemple, déployer un prototype de drone industriel pour un vol en conditions réelles. Les drones ne volent normalement pas beaucoup en dessous de 0 ° Celsius, mais cet appareil télécommandé a pu voler à une température aussi basse que -51°C. Cela a permis au ministère de vérifier que l’aéronef puisse être utilisé à des températures aussi froides que -30°C et d’aider à guider les changements vers la prochaine génération du prototype qui le rendrait encore plus fiable et performant à des températures inférieures à -30°C. Ce type d’exercices se fait aussi à Thompson au nord du Manitoba où le climat est semblable.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006. L’épreuve sportive biennale est reconnue comme ayant l’un des parcours les plus difficiles au monde. Le départ et l’arrivée de l’événement se font à Labrador City.

Le nombre de coureurs a malheureusement diminué après une annulation en raison de la pandémie en 2022. Qu’à cela ne tienne, une trentaine d’équipages composés de deux motoneigistes expérimentés a relevé ce défi biennal d’envergure, nécessitant une préparation de longue haleine, en s’alignant au départ de cet affrontement de calibre international qui s’échelonne sur un itinéraire de 3100 kilomètres à travers le vaste territoire du Labrador, le 4 mars dernier.

Les participants ont franchi le fil de départ de l’édition de 2023 qui s’est effectué sur le lac Tanya. Ils ont enfourché leurs bolides rugissants, mais tous n’ont pas réussi à terminer le trajet dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires. Cette année, les athlètes provenaient tous du Canada et étaient exclusivement originaires du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à l’exception d’un motoneigiste de Kitimat, en Colombie-Britannique, et d’un autre coureur de Fort McMurray, en Alberta, ainsi que d’une équipe finlandaise, Wild Nordic Finland, dont les coéquipiers sont de la région d’Ostrobotnie du Nord, situé juste au-dessous de la Laponie, soit de la petite station de sports d’hiver d’Iso-Syöte et de la ville de Pudasjärvi au nord de la Finlande en Europe.

Délégation des Premières Nations

Plusieurs représentants autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Mistissini, Nord-du-Québec), des Innus (Matimekush-Lac John, Schefferville, Côte-Nord ainsi que Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach, Schefferville, Côte-Nord) et des Inuits (Kuujjuaq, Nunavik, Nord-du-Québec), se sont aussi élancés vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur débrouillardise. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont dû affronter les caprices de dame nature durant leur parcours rempli d’embûches naturelles.

Avant de prendre part à Cain’s Quest et en symbole de solidarité, certains motoneigistes autochtones ont été rendre visite à leurs confrères de l’Expédition des Premières Nations dans la ville voisine de Fermont, le 2 mars.

Représentation féminine

Aucune participante n’était inscrite à cette compétition dominée par les hommes. Coreen Paul, originaire du Labrador et habitant au Nouveau-Brunswick, qui était auparavant la seule femme motoneigiste à avoir terminé l’épreuve en 2012 partage aujourd’hui cet exploit avec sa coéquipière de l’édition de 2020, l’Américaine originaire de l’Alaska, Rebecca Charles, avec qui elle a pris l’alignement de cette année-là au sein de la première équipe féminine à avoir complété le très difficile circuit enneigé.

Annulation et déception

La course a malheureusement été annulée à mi-parcours, le 7 mars, à cause de la pluie et de la fragilité de la nappe de glace de mer. En route vers un point de contrôle à Port Hope Simpson à plus de 900 km du départ, un membre de l’équipage finlandais s’est retrouvé dans l’eau glacée. Heureusement, il s’en est sorti indemne.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Labrador City

Investissement de 4,8 M $ pour des logements transitoires

par Éric Cyr

Source image : Pixabay

Le gouvernement fédéral verse 3,4 millions de dollars à la maison de transition Hope Haven (refuge d’espoir) à Labrador City dans le cadre de l’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour femmes et enfants du Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCIL). La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador fournira également 1,4 M $ aux termes de l’entente bilatérale conclue entre Ottawa et cette province dans le cadre de la stratégie nationale sur le logement.

Le ministre fédéral du Logement, de la Diversité et de l’Inclusion, Ahmed Hussen, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, et le ministre provincial des Enfants, des Aînés et du Développement social et ministre responsable de la Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador, John G. Abbott, ont annoncé, le 27 février dernier, un investissement de plus de 4,8 M $ pour la construction d’un ensemble de sept logements de transition sûrs, supervisés, et abordables à Labrador City pour des femmes victimes de violence ou susceptibles de l’être.

La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador remet 9 M $ annuellement aux dix maisons de transition de cette province, dont environ 700 000 $ à celle de Labrador City. Ce financement permet à ces établissements d’offrir un hébergement sûr à court terme, des services et des ressources aux femmes et aux enfants qui risquent d’être victimes de violence conjugale et familiale ou qui la subissent déjà.

En vertu de ce partenariat entre les volets de financement fédéral, provincial et communautaire, la maison de transition Hope Haven, grâce à l’appui de collaborateurs du milieu qui ont contribué à cette initiative notamment les compagnies minières IOC et Tacora Resources, injectera pour sa part 50 000$ pour la nouvelle résidence services qui inclura sept logements abordables et qui sera érigée sur une propriété donnée par la Ville de Labrador City. Selon le ministre Hussen, cet endroit « sera un lieu de réconfort pour les femmes et leurs enfants qui fuient la violence familiale. Cet investissement vise à favoriser la guérison, à reconstruire des vies et à accroître l’autonomie. »

La députée Jones considère que ce refuge permettra aux femmes qui en bénéficieront de reconstruire leur vie et d’acquérir leur indépendance.

La directrice générale de la maison de transition, Nicole Young, confie : « Hope Haven offre des services aux femmes et à leurs enfants qui sont victimes de violence dans la région du Labrador Ouest depuis 30 ans. Grâce à ces nouveaux logements, nous pourrons offrir plus de services de soutien à cette clientèle vulnérable, ce qui contribuera à réduire les obstacles pour les femmes qui tentent de s’extirper de la violence et des mauvais traitements. »

Les travaux de construction devraient commencer au printemps 2023 et être achevés en juillet 2024.

Un logement de transition désigne un type de domicile de soutien temporaire visant à combler le temps entre l’itinérance et le logement permanent en offrant une structure, une supervision, un soutien (relativement à la violence conjugale, aux dépendances et à la santé mentale, par exemple). Le logement de transition, qui constitue un séjour limité, est conçu comme une étape entre les abris d’urgence et le logement permanent.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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