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  • Un jalon important se dessine

    Cancer Fermont

    Un jalon important se dessine

  • Retour en force de la soirée-bénéfice

    Cancer Fermont

    Une 24 avril, 2023

    Retour en force de la soirée-bénéfice

  • Des redevances en abondance

    Industrie minière

    Des redevances en abondance

  • On veut FER ça vert ! à Fermont

    Conférence minière

    On veut FER ça vert ! à Fermont

  • Une nouvelle usine de traitement des eaux

    Mine de fer du Mont-Wright

    Une nouvelle usine de traitement des eaux

  • Transformer l’avenir localement

    Chambre de commerce Fermont

    Une 10 avril, 2023

    Transformer l’avenir localement

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    Compagnie minière IOC

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    Société du Plan Nord

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    Une 27 mars, 2023

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    Nouvelles technologies

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  • La deuxième usine a désormais un nom

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    L’héritage francophone au Labrador

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  • Le Trait d’union du Nord à vos côtés depuis 1983

    Mot de la présidente

    Une 13 mars, 2023

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  • Un accueil chaleureux et fraternel

    Expédition des Premières Nations

    Un accueil chaleureux et fraternel

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Un jalon important se dessine

Cancer Fermont

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On veut FER ça vert ! à Fermont

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Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

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Cancer Fermont

Un jalon important se dessine

par Éric Cyr

Sur la photo, la ministre caquiste, Kateri Champagne Jourdain, attentive aux propos du président de Cancer Fermont, Denis Grenier, lors d’une discussion au Centre de santé de Fermont. Source photo : Kathleen Dubé

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a discuté avec des élues représentant les citoyens de la région aux gouvernements fédéral et provincial dans le cadre de deux rencontres officielles qui se sont tenues à Fermont lors de leur récent déplacement qui coïncidait avec une importante activité de financement de l’organisme de charité.

La première rencontre, celle avec la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, a eu lieu à la mezzanine de l’hôtel Fermont, le 15 avril 2023, et le lendemain, le 16 avril, une seconde réunion se déroulait au centre de santé local avec la ministre québécoise de l’Emploi, ministre responsable de la Côte-Nord, et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain.

Vers une prolifération du concept

Le but de la démarche était de présenter la mission, la vision, et les objectifs de l’organisme caritatif qui célèbrera son 19e anniversaire cette année et d’expliquer aux représentants politiques les visées de l’œuvre de bienfaisance qui souhaite tendre la main à des bénévoles d’autres communautés afin de les aider à reproduire son modèle ailleurs au Québec et au Canada. M. Grenier est très heureux d’avoir eu l’occasion d’exposer la formule à succès de Cancer Fermont et espère que cet exemple pourra se multiplier dans d’autres localités. « Ces conversations ont été fructueuses et devraient éventuellement aboutir sur de nouvelles rencontres avec des personnalités publiques à Ottawa et à Québec. »

Des échanges prolifiques

À la suite des discussions avec la députée Marilène Gill du Bloc québécois, une ambassadrice de Cancer Fermont, celle-ci a suggéré qu’une rencontre pourrait être organisée entre M. Grenier et la sénatrice d’origine nord-côtière Michèle Audette, que ce dernier a déjà eu l’occasion de côtoyer lors de son passage à Fermont avant sa nomination au sénat, afin d’explorer les possibilités d’expansion de cette mission ailleurs au pays comme ce fut récemment le cas pour Cancer Labrador Ouest.

Durant le dialogue entre M. Grenier (qui était accompagné de l’infirmière pivot Angèle Kenny) et la ministre de la Coalition avenir Québec (CAQ), Kateri Champagne Jourdain, il a été question d’implanter d’autres organisations similaires inspirées du modèle de Cancer Fermont sur la Côte-Nord pour éventuellement atteindre également le reste du Québec. Une rencontre avec le premier ministre québécois, François Legault, pourrait être envisagée afin de lui présenter les aspirations et les idéaux de l’organisme philanthropique qui espère voir des reproductions ailleurs.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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Cancer Fermont

Retour en force de la soirée-bénéfice

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo, Marie-Manon Gauthier de Pascan, le PDG d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, la ministre Kateri Champagne Jourdain, le président de Cancer Fermont Denis Grenier, la députée de Manicouagan Marilène Gill, le PDG de Minerai de fer Québec David Cataford, l’élu innu Kenny Régis et la représentante de Tacora Resources Melissa Reid. Source photo : Kathleen Dubé

Après trois années de report à cause de la pandémie, la très attendue troisième édition du souper de crabe au profit de l’organisme Cancer Fermont s’est tenue à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel) à Fermont, le 15 avril 2023. L’événement de financement, qui a attiré des gens de tous les horizons, fut un véritable succès et a permis d’amasser près de 140 000 dollars pour les personnes atteintes du cancer localement. Véritable tour de force, cette manifestation altruiste a regroupé des représentants des trois des plus importantes minières de la région, du jamais vu. Le rassemblement culinaire festif organisé par les policiers de la Sûreté du Québec, qui assuraient le service, a réuni plus de 250 convives ravis de prendre part à ce repas pour une bonne cause.

Solidarité exemplaire

En plus des agents de police, dont Kerry Aubé qui s’est investi depuis les débuts, des bénévoles ont mis la main à la pâte afin d’assurer un service impeccable et la réussite de ce grand élan philanthropique dont les retombées contribueront à aider financièrement des Fermontois qui luttent courageusement contre le cancer en répondant de façon flexible à leurs divers besoins. En effet, le concept innovateur de Cancer Fermont, qui a fait ses preuves au cours des 18 dernières années, a interpellé plusieurs citoyens, organismes et entreprises de la région et même de l’extérieur qui ont généreusement contribué à la concrétisation de ce franc succès. Véritable ralliement populaire, cette mobilisation caritative et gustative animée par Karl Gagné Côté de la radio CFMF 103,1 a connu un engouement indéniable au sein de la communauté locale et au-delà.

Rayonnement élargi

Le président de Cancer Fermont, Denis Grenier, visiblement ému du retentissement de l’organisme de bienfaisance qu’il a contribué à créer et de l’appui indéfectible de la population pour sa mission, s’est d’abord adressé avec ferveur et passion à l’auditoire réceptif à son allocution. En plus des présidents directeurs généraux d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano et de Champion Iron/Minerai de fer Québec, David Cataford, qui se sont amicalement taquinés lors de leurs discours respectifs, des représentants d’entreprises, notamment Melissa Reid de la minière Tacora Resources, étaient sur place. Des personnalités politiques se sont également déplacées pour l’occasion et ont tenu à témoigner leur appui à l’organisme de charité. La députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, l’élu politique innu de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles), Kenny Régis, ont aussi prononcé quelques mots de circonstance tout comme la déléguée du transporteur aérien Pascan, Marie-Manon Gauthier. Le maire de Wabush au Labrador, Ron Barron, qui a salué la foule a été chaudement applaudi. Cette brochette de dignitaires témoigne du dynamisme et de la vitalité de Cancer Fermont dont le concept a récemment dépassé la frontière. Une délégation de Cancer Labrador Ouest, inspiré directement du modèle fermontois, était aussi présente. Des tirages de prix intéressants offerts par des donateurs ont été effectués durant la soirée. La Maison des jeunes Alpha a été sollicitée par Cancer Fermont pour donner un coup de main au vestiaire, au service aux tables et à la vaisselle, ce qui lui a permis de recueillir une somme d’argent pour financer son voyage à New York. Après le copieux repas, les musiciens Julie Fournier et Yvon Durette ont réchauffé la foule en l’incitant à danser. Un service de raccompagnement a été offert dans un véhicule de la compagnie East to West par le bénévole David Tremblay.

Considérant le nouvel engouement pour l’activité de collecte de fonds, les organisateurs envisagent déjà de renouveler l’expérience l’an prochain dans le cadre d’une quatrième édition. Selon M. Grenier : « Ça a été un succès retentissant et je tiens à remercier du fond du cœur les organisateurs et les bénévoles qui sont trop nombreux pour tous les énumérer. Je ne me pardonnerais cependant pas de passer sous silence le travail de ma conjointe Marlène Rioux et de mon adjointe Caroline Boudreau, qui s’investissent pour cette cause depuis de nombreuses années. En espérant que la mission de Cancer Fermont pourra éventuellement s’étendre ailleurs au Québec en inspirant d’autres localités à instaurer un tel organisme. »

Voir photos en page 20 dans la version papier et numérique du journal TDN Volume 41_No 8_ 24 avril 2023

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Conférence minière

On veut FER ça vert ! à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, les intervenants du groupe de discussion sur la table ronde sur l’environnement. Sur la seconde, des participants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles lors de leur passage à Fermont.

La 9e édition de la rencontre annuelle de la branche régionale du Canadian Mineral Processors Côte-Nord et Labrador (CMP-CNL) s’est tenue à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel) à Fermont, les 5 et 6 avril 2023. Cet événement coïncidait avec une conférence en format bilingue (français/anglais) de calibre national regroupant des professionnels de traitement de minerai sous le thème « On veut FER ça vert ! Let’s think envIRONment ! », qui se déroulait de façon simultanée.

L’activité, qui est habituellement organisée à Sept-Îles et qui a été annulée durant trois années consécutives à cause de la pandémie, était présentée pour la première fois dans la région. Selon le président de l’OSBL, l’ingénieur Romain Prêcheur, ce retour en force est une réussite pour cette édition de 2023 qui a rassemblé 150 personnes du domaine en proposant six présentations techniques sous la présidence d’honneur de la présidente directrice générale de l’Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot. Celle-ci qui s’est déplacée pour l’occasion confie : « Ce fut un immense plaisir pour moi d’animer une table ronde sur l’environnement qui a généré des échanges intéressants et surtout constructifs. Je tiens à remercier et à féliciter l’équipe derrière l’organisation de cet événement pour leur dévouement et leur professionnalisme. Je tiens également à remercier la Ville de Fermont et son maire, M. Martin Saint-Laurent, pour leur accueil chaleureux. »

Des visites sur le terrain

M. Prêcheur explique que la décision de choisir Fermont était principalement motivée par la possibilité d’effectuer des visites industrielles incluant celles de la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et du concentrateur de Minerai de fer Québec (MFQ) à la mine du Lac Bloom, et qui a de plus permis d’attirer en prime des participants du Labrador voisin notamment de la Compagnie minière IOC. « La seconde raison est que l’on souhaitait faire rayonner les régions minières », précise ce dernier qui mentionne que les minières ArcelorMittal et MFQ ont affrété un avion à leurs frais afin de transporter certains participants dans un vol nolisé incluant six enseignants et 30 étudiants du programme de technologie minérale du cégep de Sept-Îles afin d’encourager la relève. Une bourse de 2000 $ pour de l’achat d’équipements a d’ailleurs été remise pour cette formation dispensée sur la Côte-Nord dans le cadre de la rencontre.

Réseautage et étonnement

M. Prêcheur, qui est aussi directeur général des procédés chez ArcelorMittal, indique que plusieurs invités, qui en ont profité pour faire du réseautage, ont été surpris de constater que Fermont est loin d’être un camp minier et constitue une ville minière qui dispose d’infrastructures adaptées et modernes permettant d’organiser une manifestation d’une telle ampleur. D’ailleurs, l’invité d’honneur, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui travaille également dans le secteur minier, a livré un vibrant témoignage en s’adressant directement aux étudiants en leur vantant les attraits et les charmes de sa municipalité et en leur faisant miroiter la qualité de vie sur place afin de stimuler leur intérêt et de les inciter à venir s’y établir.

L’objectif principal de cette démarche se voulait d’illustrer comment les avancées des techniques d’aujourd’hui peuvent contribuer à l’industrie minière de demain. Cette année, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), dont le CMP-CNL est une société technique, souligne ses 125 ans.

 

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Mine de fer du Mont-Wright

Une nouvelle usine de traitement des eaux

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau, la députée de Manicouagan Marilène Gill, le PDG d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada Mapi Mobwano, la ministre Kateri Champagne Jourdain, le représentant innu Kenny Régis et le préfet de la MRC et maire de Fermont Martin St-Laurent lors de l’inauguration. Source photo : Patrick Canuel

ArcelorMittal Exploitation minière Canada a officiellement inauguré une nouvelle usine de traitement des eaux à son complexe minier de Mont-Wright, le 15 avril 2023. L’événement s’est tenu en présence de dignitaires incluant la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée provinciale de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, l’élu politique pour Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM), Kenny Régis et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

En hommage au peuple innu et au territoire du Nitassinan sur lequel elle a été érigée, l’usine portera le nom de « Nipi », qui signifie « eau » en langue innue. « Dans le même esprit que nous travaillons à atteindre la carboneutralité de l’ensemble de nos opérations d’ici 2050, la protection de l’environnement est au cœur de toutes nos actions. Cet investissement de 65 millions de dollars canadiens que nous avons consacré à la construction de l’usine Nipi en est un bon exemple », a déclaré le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, qui poursuit : « Depuis 2018, nous avons mis en place un vaste programme quinquennal d’investissement de plus de 300 millions de dollars canadiens pour des projets qui touchent l’environnement et la gestion de l’eau, et nous allons continuer de travailler sans relâche à réduire notre empreinte environnementale. »

Conformité et efficacité

Les travaux de construction de l’usine Nipi se sont échelonnés d’avril 2021 à mars 2023. La phase de mise en service est en cours depuis la mi-mars et l’exploitation à pleine échelle commencera d’ici quelques semaines. La société Nordikeau, qui travaille en partenariat avec la nation innue, sera responsable du fonctionnement de l’infrastructure. La mise en œuvre de ce projet fait partie d’un important programme de gestion des eaux de cette mine visant à permettre l’adaptation aux changements climatiques et à garantir la conformité avec les lois et réglementations en matière d’environnement. Le projet de l’usine Nipi a consisté à développer un système de canaux et de bassins autour des haldes existantes et celles anticipées dans l’avenir afin de capter et de traiter toutes les eaux de ruissellement et de surface au sud de la mine du Mont-Wright en un seul effluent final. L’usine assurera ainsi une qualité d’eau conforme à la réglementation à cet effluent terminal.

« Améliorons l’efficacité pour diminuer les risques environnementaux et éliminer la contamination des sols. Cette usine répond au besoin de filtration des eaux de ruissellement du site minier et nos communautés doivent continuer de travailler ensemble pour trouver des solutions innovantes qui permettent de maintenir un environnement sain », a ajouté le représentant innu, Kenny Régis.

L’usine Nipi traitera environ 10 millions de mètres cubes d’eau par année, soit 1,8 mètre cube à la seconde, en fonction des précipitations annuelles (fonte des neiges, pluies). Elle a été conçue pour une récurrence de 100 ans. Sa construction a nécessité 270 000 heures de travail et plus de 4000 mètres cubes de béton y ont été coulés.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Chambre de commerce Fermont

Transformer l’avenir localement

par Éric Cyr

Légende de la photo : l'agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, et le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano durant la présentation.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, a été le conférencier d’honneur dans le cadre d’un cocktail-causerie organisé par la Chambre de commerce Fermont, le 28 mars 2023, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel).

L’événement a regroupé une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Guidé par l’animatrice, l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau Mélanie Roy, M. Mobwano s’est adressé au public en répondant à la première question lui demandant de brosser un portrait de son parcours.

Présentation

M. Mobwano a raconté son cheminement personnel et professionnel en toute franchise et de façon décontractée. Né en République démocratique du Congo où il a passé ses jeunes années, ce dernier a été envoyé en Afrique du Sud en compagnie de ses frères et sœurs par ses parents en 1993 afin d’échapper à la guerre qui sévissait dans son pays. D’abord intéressé par le génie électrique, il s’est finalement orienté vers le génie minier. Il a gravi les échelons de sa profession en obtenant une bourse et en travaillant dans une mine afin de payer ses études où il a opéré des machineries puis s’est joint à une équipe de dynamitage. Toujours sur le sol africain, il a par la suite progressé vers un poste en planification avant de devenir directeur général d’une petite mine puis de gérer une plus grosse mine au Liberia. C’est là qu’un chasseur de têtes pour ArcelorMittal l’a approché à maintes reprises pour lui proposer des emplois au sein de cette multinationale. Il a décliné les offres jusqu’à ce qu’une proposition plus alléchante l’interpelle : un poste dans une mine au Canada, pays qu’il avait déjà visité comme consultant en 2018. M. Mobwano décide de relever ce nouveau défi au Québec et accepte finalement la fonction de chef des opérations pour ArcelorMittal en 2019. À peine trois mois après son entrée en fonction, le PDG en place décide de partir et M. Mobwano hérite du poste par intérim en septembre 2019 avant de se faire offrir le jour de son anniversaire, le 31 août 2020, la position qu’il occupe à ce jour.

Sujets diversifiés

Selon M. Mobwano, Fermont est une ville privilégiée située autour d’un lac. Il considère que son plus grand défi est d’assurer la pérennité de la mine du Mont-Wright, la plus grande mine à ciel ouvert au Québec et la deuxième plus grande mine de fer au Canada, précise-t-il, puisque l’accès au minerai se situe dans une fosse. « Nous voulons encourager les gens à habiter à Fermont, mais nous allons conserver la proportion actuelle de travailleurs non-résidents. Je dois prendre des décisions au quotidien afin de m’assurer que cette mine va continuer potentiellement de 30 à 50 ans », confie-t-il. Il mentionne que le meilleur conseil qu’il a reçu dans sa carrière est d’écouter les gens, d’être présent sur le plancher, d’être transparent, de dire la vérité et de ne pas faire de promesses que l’on ne peut tenir. Il a abordé plusieurs dossiers en réponse à des questions, notamment l’importance du rôle des entrepreneurs, la volonté de revitaliser la ville de Fermont en attirant des familles et en réduisant le coût de la vie sur place, par exemple en maximisant l’utilisation du chemin de fer pour l’approvisionnement pour compenser le transport par camion, les discussions avec le ministère de la Famille pour l’obtention de deux permis de 80 places afin d’augmenter la capacité de la garderie, le développement du parc industriel, la réfection du parc immobilier, la vision d’avenir d’ArcelorMittal qui est basée sur le long terme. Il a également parlé de la transition énergétique de l’entreprise qui est bien en marche, notamment avec l’utilisation de l’huile pyrolytique, un biocarburant produit localement à Port-Cartier par la société BioÉnergie AE Côte-Nord Canada. L’utilisation de ce carburant renouvelable a permis la relance de l’usine d’Arbec et permet de remplacer une partie du mazout lourd utilisé à l’usine de bouletage. D’autres projets sont également en développement pour éventuellement remplacer le charbon provenant actuellement de sources fossiles par un biocharbon. Il a aussi expliqué le projet qui est en cours qui fera que toute la production de l’usine de Port-Cartier sera constituée de boulettes à réduction directe. Ces boulettes à très basse teneur en silice sont requises pour faire fonctionner les fours à arcs électriques auxquels se convertissent de nombreuses aciéries qui travaillent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. M. Mobwano a de plus indiqué qu’ArcelorMittal œuvre à influencer le gouvernement pour l’inciter à asphalter la route nationale 389. Il a répondu à de nombreuses autres questions.

Après près de trois généreuses heures de discours et d’échanges, M. Mobwano a remercié les personnes venues assister à la rencontre.

Sur la photo en couverture, la directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et M. Mapi Mobwano.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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MAHF

Des femmes à l’honneur

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a organisé un gala hommage aux Fermontoises, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel), le 31 mars 2023, afin d’honorer des femmes qui se distinguent au quotidien et de souligner leur contribution à la collectivité qui demeure trop souvent dans l’ombre. L’événement qui a déplacé un public nombreux incluait la conférence « Faire le choix du bonheur » de l’auteur-compositeur-interprète et auteur Étienne Drapeau, qui a aussi diverti le public dans le cadre d’un spectacle musical incluant des chansons sentimentales.

Un hommage a été rendu durant le souper, qui incluait quatre services, à un total de 40 femmes qui se démarquent selon différents critères et qui avaient été sélectionnées par des pairs. Les lettres de mises en candidature de chacune ont toutes été lues avant la remise de leur certificat attestant leur valeur. L’ancien hockeyeur professionnel a commencé sa conférence de motivation par une phrase qui attire l’attention : « J’ai une belle histoire à vous raconter. Aujourd’hui sera la plus belle journée de votre vie. » Il a expliqué qu’hier est loin derrière et que l’avenir n’est que spéculation. Le moment présent est ce qui est important. « Je souris pour être heureux, je n’attends pas d’être heureux pour sourire. »

Les lauréates

Les femmes honorées dans la catégorie « bienveillante » sont : Patricia Lizotte, Élaine Frenette, Cloé Comtois, Marie-Philippe Côté et Janie Lavoie.

Les femmes célébrées dans la catégorie « entrepreneure » sont : Carolee Sénéchal, Jessica Perreault, Julie Turcotte, Jenny Perreault, Sylvie Lagacé, Mélanie Houle, Gabrielle Jacob et Myriam Langlais.

Les femmes récompensées dans la catégorie « impliquée » sont : Emanuelle Garneau-Mignot, Dominique Lebel, Stéphanie Ruest et Caroline Frappier.

Les femmes couronnées dans la catégorie « inspirante » sont : Nadine Joncas, Marie-Soleil Dubé, Stéphanie Chassé, Marie-Pier Allard et Marie-Pier Thériault.

Karine Sénéchal brille dans la catégorie « leader ».

Les femmes exemplaires de la catégorie « maman » sont : Alexandra Perreault, Valérie Castonguay, Guylaine Cyr et Annie Samuel.

Les femmes qui s’illustrent dans la catégorie « nouvelle arrivante » sont : Meredith Lévesque et Mélanie Poirier.

D’autres femmes ont été retenues dans des catégories multiples. Jessica Proulx-King sort du lot dans les catégories « bienveillante, entrepreneure, impliquée, inspirante, leader et maman ». Christine Boudreau se démarque dans les catégories « impliquée, inspirante, maman et nouvelle arrivante ». Marie-Philippe Couture se fait remarquer dans les catégories « impliquée, inspirante, leader et pionnière ». Julie David est reconnue dans les catégories « bienveillante, impliquée et leader ». Micheline Lepage est encensée dans les catégories « bienveillante et impliquée ». Cynthia Henri et Marie-Chantal Bélanger s’illustrent dans les catégories « entrepreneure et inspirante ». Mélisa Turbide ne passe pas inaperçue dans les catégories « bienveillante et maman ». Geneviève Richard est reconnue dans les catégories « impliquée et inspirante ». Véronique Dumais apparaît dans les catégories « entrepreneure et maman » et finalement Louise Vachon émerge dans les catégories « bienveillante, impliquée, inspirante et maman ».

La directrice générale de la MAHF, Marie-Pier Thériault (photo de gauche), qui a eu la surprise d’être elle-même honorée, est très satisfaite de l’engouement suscité par la tenue de l’activité et remercie son équipe et ceux qui ont contribué à assurer la réussite de cette première édition dont l’objectif était de reconnaître l’apport essentiel des femmes dans la communauté.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Société du Plan Nord

Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région Côte-Nord, Kateri Campagne Jourdain, a annoncé au club de curling de Sept-Îles un investissement de 2 504 150 $, le 20 mars 2023, pour soutenir 25 projets de la Côte-Nord dans le cadre du Fonds d’initiatives nordiques (FIN), dont quatre dans la MRC de Caniapiscau.

La ministre Champagne Jourdain qui était accompagnée pour l’occasion du député de René-Lévesque, Yves Montigny, a fait l’annonce au nom de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, et ministre responsable de la Société du Plan Nord, Maïté Blanchette Vézina.

Les projets retenus, qui touchent une grande variété de domaines, comme les services de proximité, l’adaptation aux changements climatiques et l’entrepreneuriat, représentent des investissements totaux de plus de 6,6 millions de dollars dans la région. Des projets nord-côtiers retenus, 21 s’inscrivent dans le volet A du FIN qui vise à favoriser l’essor des communautés et conservation de l’environnement. Quatre autres initiatives de nature entrepreneuriale se classent sous le volet B. Le FIN, qui clôt son quatrième appel de projets, fait partie du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) du gouvernement du Québec. Il est assorti d’une enveloppe budgétaire totale de 12,7 millions de dollars. La Société du Plan Nord, qui coordonne la réalisation du PAN 20-23, est responsable de ce programme.

La ministre Blanchette Vézina confie : « Je suis fière que notre gouvernement dispose d’un outil comme le Fonds d’initiatives nordiques pour appuyer les initiatives qui voient le jour sur le territoire nordique. Ce programme a permis de soutenir 84 projets nord-côtiers depuis le lancement du Plan d’action nordique, en décembre 2020. Il s’agit de retombées concrètes sur le territoire, représentant des investissements de plus de 22,9 millions de dollars sur la Côte-Nord. »

« Je suis ravie que les organismes et les entrepreneurs nord-côtiers aient encore répondu nombreux à cet appel à projets du Fonds d’initiatives nordiques. La diversité des initiatives sélectionnées démontre bien le dynamisme de notre région, tout comme sa préoccupation pour le développement durable de son territoire », conclut la ministre Champagne Jourdain.

Quatre projets dans la MRC de Caniapiscau

Volet A. Essor des communautés nordiques et conservation de l’environnement.

-La MRC de Caniapiscau obtiendra 18 375 $ afin d’évaluer le revenu viable nécessaire pour permettre aux résidents de la région d’atteindre un niveau de vie digne et sans pauvreté. Fait à noter, il existe des disparités entre les secteurs de Fermont et de Schefferville puisqu’en 2020 le revenu médian annuel après impôts des ménages de Fermont était de 125 000 $. Le coût des denrées alimentaires est aussi plus élevé à Schefferville.

-La Ville de Schefferville recevra 100 000 $ pour aménager une aire de jeux pour enfants au parc des Ailes.

Volet B. Initiatives de nature entrepreneuriale

-Le Conseil de la nation innue de Matimekush- Lac John disposera de 97 954 $ pour réaliser un projet pilote de revégétalisation de sites miniers abandonnés.

-La nation naskapie de Kawawachikamach pourra disposer de 100 000 $ afin de mener une étude pour structurer une initiative entrepreneuriale portée par la communauté.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Taïga Carnaval

Sauter à pieds joints avec Taïgouin

par Éric Cyr

Source photo : Louise Vachon

La 12e édition du Taïga Carnaval a eu lieu à Fermont au bonheur des petits et des grands, du 17 au 19 mars 2023. Les organisateurs de l’événement familial festif ont proposé une programmation novatrice variée incluant des manifestations culturelles et sportives diversifiées et rassembleuses destinées aux citoyens. L’ambiance chaleureuse de cette tradition annuelle d’envergure qui marque l’arrivée du printemps a réuni un public nombreux qui a pu s’amuser et se divertir. La mascotte du carnaval, Taïgoin, qui représente un moustique pris dans la glace, est sortie de sa longue hibernation pour l’occasion. Le comité du carnaval est satisfait de la participation du public et du déroulement de cette nouvelle mouture.

Taïgouin et les copains s’amusent bien

Ce véritable concentré de magie nordique a proposé de nombreuses activités pour tous les goûts, dont la plupart se sont déroulées sur le site du parc du Ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. L’épisode annuel a pris son envol avec la journée neige des enfants, en présence de l’ambassadeur du Taïga Carnaval, le maringouin Taïgoin, que le public a pu apercevoir à plusieurs reprises et qui n’a rien perdu de sa jovialité et de sa popularité. La Maison d’aide et d’hébergement, qui était sur place, a offert des boissons chaudes et des sessions de maquillage pour les tout-petits. Un fort en neige a été érigé par les classes de l’école primaire Des Découvertes. Les jeunes ont pu profiter de glissades qui ont surtout été fréquentées par les élèves des écoles et les enfants du centre de la petite enfance Le Mur-mûr, qui ont aussi participé à plusieurs autres jeux extérieurs. Le « snow jam », animé par la Maison des jeunes Alpha qui a suivi a aussi été populaire et fréquenté par plusieurs planchistes et skieurs qui ont démontré leurs prouesses en sports de glisse en essayant d’épater la galerie. Afin de souligner la fête des Irlandais le 17 mars, une nouveauté a été ajoutée : la quête au chaudron d’or (rempli de 500 pièces d’un dollar) à travers la ville. De nombreuses familles ont tenté de localiser le chaudron qui a finalement été trouvé par Yoan Aspirot. Le défilé de motoneiges de la Saint-Patrick s’est rendu jusqu’au sommet du mont Daviault. Événement unique en son genre et qui a vu le jour à Fermont, la fameuse course de souffleuses à neige sur le terrain de tennis aménagé pour l’occasion a connu un franc succès et suscité un vif intérêt. Les compétiteurs des écuries Club Cadet, Ariens et Honda, acclamés de la foule, faisaient vrombir les moteurs de leurs engins et la neige volait de toute part. Le gagnant de l’épreuve inusitée et du trophée confectionné par l’artiste fermontois Yan Poirier fut Alexis Arsenault. La soirée s’est poursuivie sous le chapiteau avec le spectacle de musique punk rock celtique du groupe Irish Moutarde. DJ Six’P (Maxime Gamache) a animé les fins de soirées.

Passion et flocons

Le Club Optimiste a contribué en aidant au bon déroulement des activités. Ce rassemblement festif coïncidant avec l’arrivée prochaine du printemps, les participants se retrouvent amicalement sous les rayons chauds du soleil. La température chaude a ses bons côtés, mais elle a eu raison du mur de glace, destiné à l’escalade, qui a fondu avant de pouvoir être utilisé. Une tyrolienne a donc été installée en remplacement à la hâte et a fait la joie de 150 enfants. Une tentative d’établir un record Guinness de la plus longue chaîne de souffleuses en marche et soufflant de la neige en simultané, qui a regroupé 29 souffleuses, sera envoyé prochainement pour une éventuelle homologation. Le tout s’est déroulé juste avant un atelier de lecture et d’illustration. La glissoire a été une attraction populaire auprès des festivaliers avec des tubes à cinq et à huit places. Un tournoi de volley-ball d’hiver a précédé le dîner hot-dogs et chili (préparé par la Maison des jeunes) qui a attiré 500 personnes juste avant les différentes épreuves de la toute nouvelle activité, le rodéo à motoneige, avec notamment la course entre les barils qui a été remportée par Mathieu Thibault et la compétition ramasse ton homme par Guillaume Kenny-Robichaud et Simon Morin. La coupe Slush et de la danse en ligne ont eu lieu avant la soirée country incluant un hommage à Shania Twain par le groupe Honky Tonk Bar. Le clou du carnaval a certainement été le spectacle pyrotechnique où les gens ont pu assister à des feux d’artifice. C’est avec émerveillement que chacun a pu entendre les pétarades et admirer toute la splendeur des sillages lumineux dans le ciel nocturne. Le carnaval a clôturé ses activités le dimanche matin par une visite de la mine de fer du Mont-Wright, la randonnée pédestre des Éclaireurs au lac Tupper et des courses d’accélération de motoneiges sur le lac Daviault qui a regroupé 48 motoneigistes qui ont effectué 112 départs dans plusieurs catégories.

Une soixantaine de bénévoles dévoués et infatigables ont contribué à assurer la réussite du rassemblement convivial incontournable. Les amateurs de plein air ont été comblés. Merci au comité organisateur et aux bénévoles qui se sont investis à la réussite de cette nouvelle édition ainsi qu’aux employés municipaux qui ont prêté main-forte et aux précieux et indispensables commanditaires et partenaires qui assurent la pérennité du Taïga Carnaval. Merci aussi à la population qui, par son enthousiasme et sa grande participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue.

Pour plus d’informations, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Nouvelles technologies

Tests de performance pour un nouveau drone

par Éric Cyr

Source photo : Transports Canada

Des représentants de l’entreprise d’aérospatiale néo-brunswickoise Aerial Vehicle Safety Solutions (AVSS) appuyés par une équipe d’experts du ministère des Transports du Canada se sont déplacés dans la région au début mars pour le compte du ministère afin d’effectuer des essais relatifs à un nouveau prototype de drone destiné aux opérations de recherche et de sauvetage et de tester ses capacités et sa résistance au climat rigoureux.

Le projet pilote s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Solutions innovatrices Canada », qui jumelle des entreprises en démarrage (jeunes pousses) canadiennes avec des ministères fédéraux et des experts techniques pour financer, superviser et fournir des commentaires sur leurs premiers déploiements d’innovations dans le monde réel. C’est à travers ce programme que le Centre d’innovation de Transports Canada, un centre de recherche et de développement qui se concentre sur les technologies nouvelles et émergentes relevant du mandat des transports, s’est associé à la démarche de la compagnie de mobilité aérienne du Nouveau-Brunswick qui s’occupe des essais sur le terrain.

L’objectif de cette association entre AVSS et le ministère fédéral est d’illustrer le fonctionnement de la nouvelle technologie de pointe et de démontrer son efficacité et sa robustesse, ainsi que la façon dont elle peut être déployée de façon sécuritaire au pays dans une optique d’amélioration des outils destinés aux efforts de sécurité et de sauvetage.

Ce déploiement local coïncidait avec la tenue de la course d’endurance à motoneige Cain’s Quest à Labrador City, qui possède des caractéristiques environnementales uniques (température, conditions météorologiques, etc.) utiles pour les essais et la validation des prototypes de drones. Afin de repousser les limites opérationnelles, une équipe a testé dans le périmètre du sentier emprunté par les motoneigistes un modèle comprenant un système de parachute de précision conçu pour livrer des fournitures aux personnes qui en ont besoin dans des zones difficiles d’accès. Cette phase du projet a utilisé un système de charge utile de précision avec un drone. Les phases suivantes verront l’engin téléguidé déployé à partir d’hélicoptères et d’avions à voilure fixe, mais dans d’autres parties du pays.

Le chargé de projet pour le Centre d’innovation de Transports Canada, Mark Robbins, confie : « Nous avons pu effectuer des manœuvres et des tests dans les conditions météorologiques que nous espérions, cependant, nous avons dû modifier nos plans à la suite de l’annulation de la course de motoneige en raison du temps trop doux. Nous avons donc redirigé nos efforts vers la formation du personnel des associations de secourisme basées au Labrador, déjà sur place pour l’événement sportif, en leur enseignant comment intégrer ces drones dans leurs opérations de recherche et de sauvetage de manière sûre et efficace. Ce fut une bonne occasion de tirer parti d’une situation inattendue. »

Transports Canada effectue des essais d’innovations sur le terrain dans des environnements réels difficiles. Par exemple, déployer un prototype de drone industriel pour un vol en conditions réelles. Les drones ne volent normalement pas beaucoup en dessous de 0 ° Celsius, mais cet appareil télécommandé a pu voler à une température aussi basse que -51°C. Cela a permis au ministère de vérifier que l’aéronef puisse être utilisé à des températures aussi froides que -30°C et d’aider à guider les changements vers la prochaine génération du prototype qui le rendrait encore plus fiable et performant à des températures inférieures à -30°C. Ce type d’exercices se fait aussi à Thompson au nord du Manitoba où le climat est semblable.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Minerai de fer Québec

La deuxième usine a désormais un nom

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Pierre Fitzgibbon, était de passage à Fermont en compagnie du ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière, les 7 et 8 mars derniers, dans le cadre d’une visite du site minier du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ), où ils ont pris part à la cérémonie d’officialisation de l’appellation de la deuxième usine, celle de la phase II en activité depuis mai 2022, qui portera le nom « Tshinanu », qui signifie « nous autres » en langue innue.

Les deux politiciens ont prononcé pour l’occasion une brève allocution à l’intérieur même de la nouvelle usine en présence de dignitaires et de collaborateurs venus assister à l’événement. Le chef des opérations, Alexandre Belleau, la première vice-présidente aux ressources humaines, Angela Kourouklis, et le directeur général du site minier du Lac Bloom, Marc Beaubien, étaient heureux d’accueillir ces représentants du gouvernement du Québec et en ont profité pour leur faire visiter les installations du complexe minier.

Une appellation porteuse de sens

MFQ, qui par ce geste réitère toute l’importance de maintenir une relation authentique de confiance et de respect avec ses partenaires innus, souhaitait impérativement donner un nom en langue innue à l’usine afin d’honorer le territoire ancestral du peuple innu, le Nitassinan, et la contribution autochtone à l’évolution de ses activités. La compagnie a donc organisé un concours au sein de ses employés, dont la seule exigence était que le nom soit tiré de l’innu-aimun, afin de trouver une appellation représentative. Selon la chef des affaires publiques et gouvernementales de l’entreprise, Noémie Prégent-Charlebois, cette démarche s’inscrit dans les fondements mêmes de l’identité et de l’unicité de MFQ : « Ça peut sembler un geste symbolique de donner un nom innu à notre usine, mais cela s’inscrit plutôt dans les fondements mêmes de notre identité. Cette annonce prend racine dans nos valeurs, dans la sincérité de notre partenariat, dans la relation de confiance que nous entretenons avec nos partenaires innus. » Ce sont deux employés innus de la minière, Fernand Michel et Yannick Pilot qui ont proposé le nom de l’usine II, qui fait aussi référence au titre d’une chanson populaire du groupe de musiciens innus Kashtin.

Les deux ministres caquistes, dont M. Fitzgibbbon qui en était à sa deuxième présence à la mine de fer du Lac Bloom, ont profité de leur déplacement local pour échanger notamment au sujet des besoins et des grands enjeux régionaux dans le cadre d’une discussion privée avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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L’héritage francophone au Labrador

Tradition culturelle et sportive depuis près de 40 ans

par Éric Cyr

L’Association francophone du Labrador (AFL), qui célèbre son cinquantième anniversaire cette année, a organisé la 39e édition des Jeux franco-labradoriens qui se sont déroulés dans l’Ouest du Labrador, du 10 au 12 mars 2023, en proposant plusieurs manifestations culturelles et sportives en français ponctuées de repas pour les participants francophones et francophiles de la région. Cette coutume permet de célébrer l’hiver en prenant part à diverses activités familiales où règne une ambiance conviviale et chaleureuse.

La mascotte de l’événement, Rigolo, a animé certains segments destinés aux enfants à leur grand bonheur. Le lancement de ce rassemblement annuel, qui a principalement regroupé des adhérents de l’AFL et des représentants d’organismes francophones de l’île de Terre-Neuve notamment de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL), s’est tenu à la Légion canadienne de Labrador City. L’ouverture officielle fut suivie de trois activités qui se sont déroulées sur place en simultané soit un tournoi de fléchettes, une projection de films produits par l’Office national du film (ONF) et une animation pour les enfants incluant des mimes et un jeu gonflable.

Le lendemain matin, le plein air était au programme au lac Tanya : une course de raquettes juste avant une glissade et un dîner communautaire également à la Légion. En après-midi, un déplacement s’est effectué vers le gymnase du centre récréatif Mike Adam à Wabush pour des compétitions intérieures de badminton et de volleyball. La salle de quilles a par la suite été prise d’assaut par les adeptes de cette discipline venus s’affronter avant les épreuves de natation à la piscine de l’endroit. Des médailles ont été remises aux athlètes qui ont pris part aux compétitions amicales dans les différentes catégories sportives durant la cérémonie de clôture à l’hôtel Wabush, qui coïncidait avec le lancement officiel des festivités soulignant le demi-siècle de l’AFL et qui s’est fait sur place en parallèle. Le tout était agrémenté d’un souper de type buffet au restaurant The Frozen Rooster (Au coq gelé). Ceux qui avaient encore de l’énergie ont pu s’adonner en soirée à du patinage libre à l’aréna de Wabush.

Le dimanche en matinée, des motoneigistes se sont réunis dans le stationnement du restaurant Tim Horton de Labrador City afin de participer à une randonnée qui s’est rendue dans la ville voisine de Fermont pour prendre le déjeuner à la loge des Moose.

La directrice générale de l’organisme, Manel Ben Tahar, est heureuse de constater le dynamisme de la petite communauté francophone et souligne l’implication des membres qui œuvrent activement à préserver leur unicité et leur langue en milieu minoritaire.

« Les Jeux franco-labradoriens ont beaucoup plu à ceux qui s’y sont présentés et qui y ont participé. »

Sur la photo, la mascotte Rigolo prend la pose entourée de plusieurs participants lors du souper de clôture des Jeux franco-labradoriens et du lancement des festivités du 50e anniversaire de l’AFL à l’hôtel Wabush.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Mot de la présidente

Le Trait d’union du Nord à vos côtés depuis 1983

par Louise Vachon

Lisez les 8 pages du cahier spécial 40e anniversaire dédié à l’événement dans la version papier distribuée le lundi 13 mars 2023 ainsi que dans la version numérique des abonnés.

En tant que présidente du journal Le Trait d’union du Nord depuis 2006, je suis fière de voir à quel point cette vitrine médiatique a évolué au fil des années pour devenir une source d’informations locales et régionales de premier plan. Je suis convaincue que les fondateurs de ce média écrit seraient eux aussi fiers de constater que leur travail acharné a porté ses fruits et que leur œuvre perdure en 2023.

Le mandat du bimensuel consiste essentiellement, en plus de transmettre l’actualité et les informations locales et régionales, à mettre en valeur les activités et les événements, la culture, les personnes, les organisations ainsi que les instances de la région. Cette mission est réalisée grâce à la publication d’articles, de caricatures, de chroniques, de critiques, de photos, de portraits, de textes d’opinion et de publicités, qui encouragent la participation des citoyens.

En parcourant les archives du journal des villes nordiques, je suis en admiration devant les artisans journalistiques qui ont contribué à son succès, qu’ils aient été bénévoles ou employés. Ils ont traité de nombreux événements de la vie courante, et des plus inusités, qui ont marqué l’histoire de nos localités, tels que l’apparition de nouvelles infrastructures, la fermeture des villes de Gagnon et de Schefferville, la vie minière avec ses hauts et ses bas, la construction de la route 389 et ses péripéties et j’en passe.

Le Trait d’union du Nord est ainsi devenu un précieux témoin de l’histoire locale et régionale.

Depuis l’avènement de l’ère de l’Internet et des médias sociaux tel que Facebook, les médias de presse écrite traversent la pire crise de leur histoire. La demande publicitaire a drastiquement chuté, ce qui a entraîné de graves problèmes financiers pour de nombreux journaux. De grands quotidiens ont abandonné leur édition papier et plusieurs autres ont mis la clé sous la porte. Bien que la plupart des publications écrites aient pris le virage numérique, cela n’a cependant pas permis de compenser la tendance marquée à la baisse des revenus publicitaires, principale source de financement pour la couverture médiatique. L’aspect financier demeure donc le défi majeur pour les années à venir et le journal doit faire appel à des bénévoles pour occuper plusieurs postes tant au niveau de la direction que de la rédaction. Nous espérons que la relève se manifestera pour continuer l’œuvre commencée par nos valeureux pionniers.

Je tiens à remercier tous ceux qui se sont impliqués au sein du conseil d’administration ainsi que les bénévoles qui ont donné de leur temps en collaborant à assurer la pérennité du journal, que ce soit par leurs textes, leurs caricatures, leurs photographies, leur aide à la révision ou au soutien technique. Je souligne l’apport des organismes communautaires, des commerces et des entreprises, ainsi que celui de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau qui croient en la visibilité que leur offre cette tribune. Je remercie aussi tous les employés qui ont œuvré à la qualité du contenu dans le cadre de cette belle aventure médiatique et merci à l’équipe actuelle qui, par son professionnalisme, contribue à la vitalité de ce média communautaire. Merci à nos lecteurs : vous êtes notre raison d’être.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Expédition des Premières Nations

Un accueil chaleureux et fraternel

par Éric Cyr

Source photo : Audrey McMahon

Les représentants de l’expédition des Premières Nations ont chaleureusement été accueillis par des citoyens visiblement heureux de venir à leur rencontre lors de leur passage dans la région de la MRC de Caniapiscau, du 1er au 3 mars 2023, d’abord dans les communautés innue de Matimekush-Lac John et naskapie de Kawawachikamach dans le secteur de Schefferville, puis à Fermont.

La soixantaine de participants de la délégation de motoneigistes de la grande expédition du feu sacré, composée de membres de près de la moitié des 11 nations autochtones distinctes habitant au Québec, incluant le conjoint de feue Joyce Echaquan, Carol Dubé de Manawan, neuf femmes et quatre allochtones québécois, aura parcouru, du 16 février au 4 mars, une distance de 4275 kilomètres jusqu’à sa destination finale, la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles).

Comment résumer cette démarche sinon en la qualifiant de belle aventure vers la réconciliation entre peuples ? Comment décrire ces échanges amicaux sinon en les désignant de rapprochement enrichissant, harmonieux et respectueux entre nations ? Que retenir sinon que les premiers occupants du territoire sont là depuis des temps immémoriaux et que malgré une histoire malheureusement trop souvent tragique, leurs racines sont bien ancrées dans le sol de leurs ancêtres ? Ils sont toujours là et font partie à part entière du lieu qu’ils habitent dans leur cœur, dans leur mémoire et dans leur vie.

Les communautés de Chisasibi, Kawawachikamach, Lac-Simon, Manawan, Matimekush-Lac John, Nutashkuan, Opitciwan, Oujé-Bougoumou, Pikogan, Uashat mak Mani-utenam, Unamen Shipu et Wemotaci existent bel et bien et ne se situent pas dans un monde parallèle. Les Abénakis, Anishnabe (Algonquins), Atikamekw, Cris, Hurons-Wendat, Innus (Montagnais), Inuits, Malécites, Micmacs, Mohawks et Naskapis sont bien vivants et souhaitent une réconciliation, un rapprochement avec les autres peuples, les Acadiens, les Québécois, les nouveaux arrivants…

Le moment n’est-il pas venu de mieux se connaître et de se découvrir ? Quelle belle occasion de tisser des liens d’amitié avec des représentants de divers peuples autochtones en se réchauffant à même le feu sacré en face d’un tipi érigé pour l’occasion à Fermont par des Innus de Uashat. Les astres semblent alignés sous un ciel d’aurores boréales. Nous ne réécrirons pas l’histoire et il n’est pas question de l’effacer, mais nous pouvons contribuer à dessiner l’avenir sur la mère nourricière, la Terre, qui est notre maison commune.

Innu signifie « être humain » dans la langue innue. Nous avons déjà un lieu commun, le territoire que nous habitons, voici maintenant un lien qui nous unit « mamou ». Ensemble, il est temps de créer un pont entre nous. Les Premières Nations ne sont pas folkloriques, mais bien vivantes avec leurs langues, leurs cultures et leurs traditions. L’influence des Amérindiens et des Inuits ne se limite pas au canot d’écorce, aux traîneaux à chiens, à la crosse (l’ancêtre du hockey sur glace), aux épis de maïs sucré, à la raquette, au sirop d’érable et au toboggan.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui a accompagné le convoi en motoneige lors de son départ de Fermont jusqu’à un cimetière innu situé au lac Ashuanipi à 140 km de sa localité, était enchanté d’accueillir ces ambassadeurs. Il considère que c’est un grand honneur d’avoir reçu cette expédition inspirante qu’il a décrite lors de son allocution comme une « aventure remarquable qui vise à promouvoir la réconciliation communautaire, culturelle, sociale et spirituelle entre les peuples autochtones et allochtones. Nous avons été honorés de faire partie de cette initiative qui porte un message de paix, d’harmonie et de guérison à travers les communautés. »

Réconciliation entre peuples

Une grande aventure spirituelle à motoneige

L’Expédition des Premières Nations 2023 est un événement historique rassembleur d’envergure imaginé et créé par des hommes et des femmes autochtones du Québec afin de montrer qu’ils ont été très touchés par les récents événements que vivent leurs peuples à l’échelle du pays. L’organisation de cette grande aventure à motoneige avait également pour objectif d’amorcer une campagne publique de sensibilisation au sujet du sort qui leur est réservé. La démarche visait aussi à rendre hommage aux enfants des pensionnats « indiens » et aux femmes autochtones assassinées ou disparues ainsi qu’à la mémoire de Joyce Echaquan.

Ce trajet à motoneige hors-piste totalisant un parcours enneigé ardu de plus de 4200 kilomètres a regroupé près de 60 participants issus des nations anishnabe (algonquine), atikamekw, crie, innue, naskapie et québécoise. Les motoneigistes ont sillonné l’immense parcours avec l’intention de mettre en commun les connaissances culturelles des différents occupants du territoire à travers un défi de taille et un objectif conjoint où des valeurs telles que l’amour, la bravoure, le courage, l’entraide, la force, l’harmonie, la persévérance et le respect ont été de mise. De plus, un message d’espoir pour la jeunesse ainsi que de réconciliation et de paix, dans le grand respect de mère Terre, porté par les femmes durant le périple aura rapproché les différents peuples du Québec autour du feu sacré en les incitant à trouver des solutions afin de les guider vers une réconciliation durable.

Selon l’instigateur de cette épopée nordique, Christian Flamand, dont la motoneige a éprouvé des difficultés mécaniques avant de prendre feu alors qu’il était en route vers le village cri de Waskaganish à l’embouchure de la rivière Rupert (Baie-James), cette portion sur la banquise de la baie James jusqu’à Chisasibi a été la plus périlleuse. La plupart des participants du cortège nordique ont dû contourner les rochers, la glace, les détroits et les tourbillons de la forêt en plus de devoir composer avec de nombreux bris mécaniques dans ce secteur. Les bosses incessantes ont même eu raison de plusieurs attelages en acier de traîneaux tirés par les motoneiges.

L’organisateur principal, un ancien commando du régiment aéroporté canadien (Airborne), explique que le froid était extrême et le danger omniprésent. « Ce voyage extraordinaire vers la guérison a permis aux participants de prendre conscience de leur appartenance à leur communauté pour lesquelles l’expérience aura permis de renouer avec la vie sur leurs territoires traditionnels comme des rassemblements sur le Nitaskinan (notre terre) pour les Atikamekw. L’amour pour les diverses communautés autochtones que visait cette expédition a démontré une ouverture vers un avenir très prometteur pour les Premières Nations. » M. Flamand a été ému de l’accueil chaleureux que les participants ont reçu dans les diverses communautés visitées et de la fierté qu’il y a perçue. 

À la fin de la traversée de cette gigantesque terre ancestrale, les participants de cette odyssée unique au monde, qui a commencé à Manawan, ont été accueillis en héros par la population de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles), leur destination finale, le 4 mars dernier. Cette excursion sur ces territoires traditionnels restera gravée dans la mémoire collective pour les décennies à venir.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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