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  • Une rencontre culturelle en parallèle

    Expédition des Premières Nations

    Une rencontre culturelle en parallèle

  • Le retour attendu de  Cain’s Quest tombe à l’eau

    Course d’endurance à motoneige

    Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

  • Investissement de 4,8 M $ pour des  logements transitoires

    Labrador City

    Investissement de 4,8 M $ pour des logements transitoires

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    Monde médiatique

    Une 27 février, 2023

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    Tata Steel

    Réouverture de la mine de fer à Schefferville

  • Réconciliation  entre Rio Tinto IOC  et les Naskapis

    Entente « Aganow »

    Réconciliation entre Rio Tinto IOC et les Naskapis

  • Suite royale anonyme aux frais des  contribuables…

    Funérailles de la reine Élisabeth II

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    Transport aérien régional

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    Pont à Tadoussac

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    Intégration des activités minières

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    Fidèle ami de l’homme

    Une 30 janvier, 2023

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    Littérature

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    Labrador

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Volume_41

Une rencontre culturelle en parallèle

Expédition des Premières Nations

Une rencontre culturelle en parallèle

Le retour attendu de  Cain’s Quest tombe à l’eau

Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

Investissement de 4,8 M $ pour des  logements transitoires

Labrador City

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Réouverture de la mine de fer à Schefferville

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Réconciliation  entre Rio Tinto IOC  et les Naskapis

Entente « Aganow »

Réconciliation entre Rio Tinto IOC et les Naskapis

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Continuité, dynamisme et vision d’avenir

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Continuité, dynamisme et vision d’avenir

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Expédition des Premières Nations

Une rencontre culturelle en parallèle

par Louise Vachon

Légende : Sur la photo de gauche à droite : les aidantes naturelles, Pauline et Louisa St-Onge, la conseillère d’ITUM (conseil de bande) Rose-Anne Grégoire, la chef de production pour la mine du Lac Bloom, Krystle Régis et la VP sénior aux ressources humaines pour Minerai de fer Québec, Angela Kourouklis.

La Ville de Fermont a été très fière de recevoir l’Expédition des Premières Nations qui a fait une halte dans notre communauté. Le comité d’accueil local, composé de Minerai de fer Québec (MFQ), de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau, avait organisé une rencontre culturelle avec des femmes innues de Uashat mak Mani-utenam. C’est à la salle du deuxième étage de la cafétéria du complexe de MFQ qu’elles ont pris part à une causerie, le 2 mars dernier. Les sœurs Louisa et Pauline St-Onge nous ont livré un touchant témoignage sur leur quotidien en tant qu’aidantes naturelles dans leur communauté.

Elles considèrent très important pour une Innue de retrouver ses racines et de revenir se ressourcer sur son territoire.

Chacune des deux ayant vécu une enfance difficile : perte des parents à un jeune âge, placement dans les pensionnats autochtones ainsi que d’autres situations problématiques qui ont suivi, elles ont dû composer avec une vie épineuse incluant des problèmes liés à des dépendances. Aujourd’hui, elles s’en sont sorti, se sont réconciliées avec elles-mêmes et sont toujours disponibles pour aider des personnes de leur communauté aux prises avec des difficultés. C’est là que l’expédition vouée à la réconciliation prend tout son sens et elles étaient fières que le comité d’accueil fermontois ait pensé à elles et à leur groupe pour venir livrer leur message d’espoir et de réconciliation en les invitant à prendre part aux activités dans le cadre du passage de l’événement historique à Fermont.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006. L’épreuve sportive biennale est reconnue comme ayant l’un des parcours les plus difficiles au monde. Le départ et l’arrivée de l’événement se font à Labrador City.

Le nombre de coureurs a malheureusement diminué après une annulation en raison de la pandémie en 2022. Qu’à cela ne tienne, une trentaine d’équipages composés de deux motoneigistes expérimentés a relevé ce défi biennal d’envergure, nécessitant une préparation de longue haleine, en s’alignant au départ de cet affrontement de calibre international qui s’échelonne sur un itinéraire de 3100 kilomètres à travers le vaste territoire du Labrador, le 4 mars dernier.

Les participants ont franchi le fil de départ de l’édition de 2023 qui s’est effectué sur le lac Tanya. Ils ont enfourché leurs bolides rugissants, mais tous n’ont pas réussi à terminer le trajet dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires. Cette année, les athlètes provenaient tous du Canada et étaient exclusivement originaires du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à l’exception d’un motoneigiste de Kitimat, en Colombie-Britannique, et d’un autre coureur de Fort McMurray, en Alberta, ainsi que d’une équipe finlandaise, Wild Nordic Finland, dont les coéquipiers sont de la région d’Ostrobotnie du Nord, situé juste au-dessous de la Laponie, soit de la petite station de sports d’hiver d’Iso-Syöte et de la ville de Pudasjärvi au nord de la Finlande en Europe.

Délégation des Premières Nations

Plusieurs représentants autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Mistissini, Nord-du-Québec), des Innus (Matimekush-Lac John, Schefferville, Côte-Nord ainsi que Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach, Schefferville, Côte-Nord) et des Inuits (Kuujjuaq, Nunavik, Nord-du-Québec), se sont aussi élancés vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur débrouillardise. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont dû affronter les caprices de dame nature durant leur parcours rempli d’embûches naturelles.

Avant de prendre part à Cain’s Quest et en symbole de solidarité, certains motoneigistes autochtones ont été rendre visite à leurs confrères de l’Expédition des Premières Nations dans la ville voisine de Fermont, le 2 mars.

Représentation féminine

Aucune participante n’était inscrite à cette compétition dominée par les hommes. Coreen Paul, originaire du Labrador et habitant au Nouveau-Brunswick, qui était auparavant la seule femme motoneigiste à avoir terminé l’épreuve en 2012 partage aujourd’hui cet exploit avec sa coéquipière de l’édition de 2020, l’Américaine originaire de l’Alaska, Rebecca Charles, avec qui elle a pris l’alignement de cette année-là au sein de la première équipe féminine à avoir complété le très difficile circuit enneigé.

Annulation et déception

La course a malheureusement été annulée à mi-parcours, le 7 mars, à cause de la pluie et de la fragilité de la nappe de glace de mer. En route vers un point de contrôle à Port Hope Simpson à plus de 900 km du départ, un membre de l’équipage finlandais s’est retrouvé dans l’eau glacée. Heureusement, il s’en est sorti indemne.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Labrador City

Investissement de 4,8 M $ pour des logements transitoires

par Éric Cyr

Source image : Pixabay

Le gouvernement fédéral verse 3,4 millions de dollars à la maison de transition Hope Haven (refuge d’espoir) à Labrador City dans le cadre de l’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour femmes et enfants du Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCIL). La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador fournira également 1,4 M $ aux termes de l’entente bilatérale conclue entre Ottawa et cette province dans le cadre de la stratégie nationale sur le logement.

Le ministre fédéral du Logement, de la Diversité et de l’Inclusion, Ahmed Hussen, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, et le ministre provincial des Enfants, des Aînés et du Développement social et ministre responsable de la Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador, John G. Abbott, ont annoncé, le 27 février dernier, un investissement de plus de 4,8 M $ pour la construction d’un ensemble de sept logements de transition sûrs, supervisés, et abordables à Labrador City pour des femmes victimes de violence ou susceptibles de l’être.

La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador remet 9 M $ annuellement aux dix maisons de transition de cette province, dont environ 700 000 $ à celle de Labrador City. Ce financement permet à ces établissements d’offrir un hébergement sûr à court terme, des services et des ressources aux femmes et aux enfants qui risquent d’être victimes de violence conjugale et familiale ou qui la subissent déjà.

En vertu de ce partenariat entre les volets de financement fédéral, provincial et communautaire, la maison de transition Hope Haven, grâce à l’appui de collaborateurs du milieu qui ont contribué à cette initiative notamment les compagnies minières IOC et Tacora Resources, injectera pour sa part 50 000$ pour la nouvelle résidence services qui inclura sept logements abordables et qui sera érigée sur une propriété donnée par la Ville de Labrador City. Selon le ministre Hussen, cet endroit « sera un lieu de réconfort pour les femmes et leurs enfants qui fuient la violence familiale. Cet investissement vise à favoriser la guérison, à reconstruire des vies et à accroître l’autonomie. »

La députée Jones considère que ce refuge permettra aux femmes qui en bénéficieront de reconstruire leur vie et d’acquérir leur indépendance.

La directrice générale de la maison de transition, Nicole Young, confie : « Hope Haven offre des services aux femmes et à leurs enfants qui sont victimes de violence dans la région du Labrador Ouest depuis 30 ans. Grâce à ces nouveaux logements, nous pourrons offrir plus de services de soutien à cette clientèle vulnérable, ce qui contribuera à réduire les obstacles pour les femmes qui tentent de s’extirper de la violence et des mauvais traitements. »

Les travaux de construction devraient commencer au printemps 2023 et être achevés en juillet 2024.

Un logement de transition désigne un type de domicile de soutien temporaire visant à combler le temps entre l’itinérance et le logement permanent en offrant une structure, une supervision, un soutien (relativement à la violence conjugale, aux dépendances et à la santé mentale, par exemple). Le logement de transition, qui constitue un séjour limité, est conçu comme une étape entre les abris d’urgence et le logement permanent.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Monde médiatique

Journaliste globetrotteur en visite dans la région

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, Carole Vuylsteke, Anne Pélouas et Michel Lécuyer dans le chalet en bois rond des adeptes de traîneau à chiens au lac Cladonie. Source photo : Myriam Desjardins-Malenfant

De retour du Japon, la journaliste indépendante Anne Pélouas était de passage à Fermont durant la semaine du 13 février dernier afin de réaliser des articles à la pige sur des sujets typiquement locaux. Originaire de France, elle est arrivée au Québec en 1988 et habite à Montréal depuis.

Très polyvalente, celle-ci se définit modestement comme « toutologue », qui signifie selon son interprétation « compétente en tout, spécialiste de rien ». Elle écrit régulièrement des articles à la pige dans diverses rubriques pour de nombreuses publications québécoises et françaises.

Parcours étoffé

Difficile de résumer le cheminement diversifié de cette passionnée dont l’un des premiers articles pour un journal local de la banlieue parisienne fut la couverture du décès du réalisateur de cinéma français Jacques Tati, avant d’œuvrer dans les années 1980 en journalisme politique à Paris et d’être collaboratrice pour le journal satirique Le Canard Enchaîné. « J’ai eu le déclic pour cette profession à l’âge de 12 ans quand ma mère m’a emmené visiter le quotidien régional Ouest-France en Bretagne. »  Ayant comme sujets actuels de prédilection l’art de vivre, la gastronomie, le plein air et le tourisme/voyage, Anne Pélouas a fait des études de droit et de sciences politiques dans l’Hexagone, notamment un diplôme d’études approfondies, post-maîtrise, en droit international et européen. Elle n’en est pas à ses premières armes dans le domaine de l’information au Québec où elle fut pendant vingt ans correspondante du journal Le Monde, couvrant l’actualité canadienne comme elle le fit auparavant, depuis la métropole québécoise, pour l’Agence centrale de presse et Les Échos pour ne nommer que ceux-ci. À ses débuts au Québec, Mme Pélouas a notamment travaillé pour le quotidien Le Devoir puis une dizaine d’années pour l’Agence France-Presse au bureau du siège social canadien de Montréal. Elle publie depuis plusieurs années des articles dans des médias québécois comme Rando-Québec, Avenues.ca, Air Inuit Magazine, Vie en montagne et Géo Plein Air en plus de collaborer à l’écriture de plusieurs guides de voyage Ulysse et d’articles pour les médias français Terre sauvage et Le Figaro.

« Je choisis les thèmes qui m’intéressent particulièrement. Adepte de raquettes, j’ai développé une passion pour le Nord et Fermont était depuis longtemps sur ma liste de voyages à faire », confie Anne Pélouas qui a entre autres publié l’essai Les Inuits résistants! Et, plus récemment, le guide de voyage Ulysse Fabuleux sud-ouest de la France. Selon elle, il y a aussi une part de hasard dans les sujets qui retiennent son attention.

Après avoir rencontré de façon fortuite le premier pilote d’avion inuit, Johnny May, lors d’un déplacement à Kuujjuaq au Nunavik, elle en a profité pour l’interviewer. Elle raconte qu’elle a eu la chance de visiter le Yukon et l’île d’Ellesmere au Nunavut dans l’archipel arctique en plus d’avoir navigué dans le passage du Nord-Ouest sur un navire de la garde côtière canadienne.

Revenons à Fermont…

Emballée par l’accueil chaleureux et les ravissants paysages hivernaux, Anne Pélouas a pu découvrir la faune et la flore locales avec des amoureux de la nature grâce au service « Loue un Fermontois » proposé par l’entreprise Aventure 52e parallèle. Elle a bien aimé les discussions avec des guides qui connaissent très bien le milieu. Elle a entre autres pu faire du ski de fond avec Pascale Castilloux, escalader le mont Daviault avec Marilou Morin-Lévesque, se rendre sur la montagne du lac Tupper avec Gabriel Collard, dans les monts Severson avec Myriam Leblanc, sur les montagnes blanches avec Myriam Desjardins-Malenfant en plus d’effectuer une balade à motoneige avec cette dernière au chalet en bois rond du légendaire meneur de chiens de traîneau (musher) Michel Lécuyer et de sa conjointe Carole Vuylsteke. Une excursion a aussi été organisée au Labrador voisin avec la doyenne de la petite communauté francophone Lise Boucher. « Ça donne l’occasion de rencontrer des gens locaux tout en faisant une activité. C’est un concept qui favorise les rapprochements et qui permet de mieux comprendre les réalités du terrain. » La conjoncture lui aura aussi permis de croiser sur son chemin deux personnages emblématiques de l’endroit, le retraité, chasseur et pêcheur, Richard « Grand chef » Bernatchez, et le pittoresque commerçant, « Ti-Guy » Simard, avec qui elle a pu déguster un repas composé de gibier de la région. Elle prévoit de publier au moins deux articles sur la raquette dans le secteur de Fermont et sur les défis de l’approvisionnement en denrées alimentaires en région dite éloignée.

La venue d’Anne Pélouas à Fermont a été possible grâce à la collaboration de Tourisme Côte-Nord, de la MRC de Caniapiscau, d’Aventure 52e parallèle et de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Vous pouvez consulter le profil Facebook Anne Pélouas.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Tata Steel

Réouverture de la mine de fer à Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : Expertise PG

La compagnie Tata Steel Minerals Canada (TSMC), qui avait interrompu ses activités minières à Schefferville le 30 novembre dernier en évoquant un contexte économique défavorable et des coûts d’exploitation élevés, a repris ses opérations, le 22 février 2023. La relance de la production est possible grâce à l’augmentation du prix du fer sur les marchés mondiaux.

Redémarrage

Une analyse approfondie de la situation, combinée à un regain dans la demande du fer, a convaincu les membres de la direction de l’entreprise Tata Steel de la viabilité d’un redémarrage. Ces derniers jugent que le scénario a évolué de façon propice et qu’une reprise des activités est opportune. Les dirigeants ont donc pris la décision d’investir de manière substantielle afin d’entreprendre des changements opérationnels et une transformation majeure destinée à améliorer les performances et à soutenir les actions futures notamment par une amélioration des procédés d’extraction et de traitement.

Restructuration

Des travaux de restructuration importants seront effectués par la firme d’ingénierie-conseil et de maintenance industrielle Construction & Expertise PG qui se chargera, de concert avec son partenaire issu des Premières Nations Construction & Expertise Maikan, du fonctionnement et de la maintenance du concentrateur dans le cadre d’un contrat d’une durée de huit mois. « Cette entente permettra à notre entreprise d’embaucher plus d’une centaine d’employés afin d’assurer les fonctions d’exploitation et de maintenance. Ce service constitue une belle alternative pour les grandes compagnies en lien avec la pénurie de main-d’œuvre. Par ailleurs, nous pourrons l’offrir à d’autres minières et alumineries », mentionne le vice-président de Construction & Expertise PG, Sébastien Tessier.

Des réparations d’équipements sont prévues notamment sur certaines installations de l’usine, construite sous un dôme afin de l’abriter des conditions climatiques hivernales rigoureuses, qui éprouve souvent des difficultés de fonctionnement.

L’administrateur de la Ville de Schefferville, Jean Dionne, se réjouit pour sa part de cette remise sur les rails qui contribuera à la vitalité de l’endroit.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Entente « Aganow »

Réconciliation entre Rio Tinto IOC et les Naskapis

par Éric Cyr

Source photo : IOC

La nation naskapie de Kawawachikamach, située près de Schefferville, et la compagnie minière IOC ont signé, le 31 janvier 2023, une entente visant à établir des relations mutuellement avantageuses, fondées sur le dialogue, la collaboration et la confiance entre l’entreprise et la communauté pour des dizaines d’années à venir. Cet accord a symboliquement été nommé « Aganow », ce qui signifie « minerai de fer » en naskapi.

Le partenariat socioéconomique dont la signature a eu lieu à Kawawachikamach en présence du Conseil de la nation naskapie, d’aînés de la communauté et d’une délégation de représentants d’IOC a pour but de créer des occasions en faveur d’une participation active du peuple naskapi dans les activités d’IOC, notamment par la formation et le développement, l’emploi, la collaboration à des projets environnementaux et l’approvisionnement. Cette démarche permettra aussi de protéger et d’encourager la pratique des activités traditionnelles ainsi que de générer des retombées financières à long terme pour la nation naskapie.

La cheffe de la nation naskapie, Teresa Chemaganish, confie : « L’histoire récente de notre communauté est étroitement liée à celle d’IOC. Nos grands-parents ont quitté Fort Chimo (aujourd’hui Kuujjuaq) en bateau et à pied dans les années 1950 pour s’installer à Schefferville (à l’époque) la nouvelle ville minière d’IOC, et ils ont dû s’adapter à un mode de vie complètement différent. Les temps ont énormément changé depuis lors, et notre nation, qui dispose désormais d’un traité moderne, est autonome et tournée vers l’avenir depuis les années 1980. » Selon cette dernière, ce pacte aidera les Naskapis à répondre à de nombreux projets prioritaires comme la protection et la promotion de leur langue et de leur culture, la fourniture de logements adéquats, la création de possibilités d’emplois intéressantes et satisfaisantes, la protection de l’environnement ainsi que l’amélioration de la qualité de vie en général.

« Nos aînés ont souffert de préjugés et de discrimination, le plus souvent en silence. L’entente Aganow n’est pas une finalité, mais plutôt un nouveau chapitre dans le processus de réconciliation et nous espérons qu’elle aidera ceux qui ont souffert à guérir et à avancer. »

Selon le président et chef de la direction de la minière IOC, Mike McCann, cet arrangement bilatéral bénéficiera aux deux parties. « Aganow témoigne du ferme engagement d’IOC à développer des relations mutuellement profitables avec ses partenaires autochtones. Au cours des dix dernières années, nous avons réalisé d’importants progrès en signant des ententes avec l’ensemble des cinq communautés des Premières Nations présentes dans les régions où nous exerçons nos activités. Nous sommes reconnaissants des liens de collaboration que nous entretenons avec la nation naskapie et nous sommes impatients de continuer à travailler de concert afin d’intégrer notre objectif de réconciliation dans nos actions quotidiennes. »

Cette convention est l’aboutissement d’environ deux ans de négociations. IOC a exprimé ses regrets quant à son manque de compréhension, par le passé, de la réalité historique, de la culture et des moyens de subsistance du peuple naskapi. Durant les dernières années, IOC a eu l’occasion de collaborer sur plusieurs projets avec la nation naskapie, notamment en faisant profiter de son expertise à Transport ferroviaire Tshiuetin, dont la nation naskapie est actionnaire, en amenant la fibre optique dans la communauté ainsi qu’en soutenant une étude de préfaisabilité portant sur un projet d’élevage de caribous.

IOC a mené des activités d’exploration et d’exploitation minières dans le secteur de Schefferville de 1954 à 1982. Les installations d’IOC chevauchaient la frontière entre le Québec et le Labrador. On compte aujourd’hui 975 Naskapis dans la collectivité de Kawawachikamach et dans les environs.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Funérailles de la reine Élisabeth II

Suite royale anonyme aux frais des contribuables…

par Éric Cyr

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) a lancé, le 15 février dernier, une action en justice auprès du commissaire à l’information pour obliger le gouvernement fédéral à révéler qui a séjourné dans une suite d’hôtel de luxe à 6000 $ la nuit lors des funérailles nationales de la reine Élisabeth II à Londres en Angleterre.

Caviar et caviardage…

La FCC a au préalable déposé une demande d’accès à l’information pour obtenir des documents précisant l’identité des occupants de la chambre d’hôtel, mais Ottawa a envoyé une réponse caviardée où certains éléments avaient été expurgés et qui camoufle le nom de la personne ayant séjourné dans la luxueuse suite en invoquant des raisons de sécurité et une clause de la Loi sur l’accès à l’information qui interdit la divulgation de renseignements personnels. Un avocat représentant la FCC a par la suite déposé une plainte officielle auprès du Commissariat à l’information, l’organisme chargé d’enquêter sur les plaintes et de régler les différends liés au système fédéral d’accès à l’information, afin de contraindre le gouvernement à rendre publics les documents non caviardés.

Choquant…

Le directeur fédéral de la FCC, Franco Terrazzano, s’indigne de ce manque de limpidité : « Par principe, le gouvernement a une obligation de transparence envers les contribuables qui ont payé les factures et nous devons savoir qui a gaspillé leur argent en louant cette chambre d’hôtel à 6000 $ la nuit.

Le directeur québécois de la FCC, Nicolas Gagnon, abonde dans le même sens : « Le premier ministre Justin Trudeau doit être transparent. Lorsqu’un gouvernement cache ses dépenses à la population, c’est la confiance envers les institutions qui est ébranlée. Trudeau doit agir en conséquence et rendre des comptes. »

Rien de trop beau pour « l’élite » dirigeante

Le Canada a envoyé une importante délégation au Royaume-Uni en septembre 2022 pour assister aux funérailles de feu Sa Majesté Élisabeth II. Le cortège qui, selon le Toronto Sun, a dépensé près de 400 000 $ uniquement pour des frais d’hôtel, incluant la fastueuse « River Suite » à 6000 $ la nuit, à l’hôtel Corinthia, comprenait entre autres le premier ministre Trudeau et sa famille, la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, quatre anciens premiers ministres, deux anciens gouverneurs généraux et trois chefs des Premières Nations. L’hôtel Corinthia est décrit comme l’un des meilleurs hôtels de luxe du centre de Londres. Il offre une vue imprenable sur la Tamise, une salle de bain en marbre et un service de majordome. Plusieurs autres luxueux hôtels londoniens proposent pourtant de douillettes alcôves à des prix inférieurs.

Le gouvernement Trudeau a catégoriquement refusé d’identifier la personne qui a séjourné dans cette somptueuse alvéole. Un porte-parole de la gouverneure générale Mary Simon, alors dans l’eau chaude à cause des coûts extrêmement élevés de son voyage au Moyen-Orient en mars 2022, a confirmé que cette dernière n’avait pas occupé cette chambre cossue.

Le Toronto Sun a aussi dévoilé que des fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada ont rédigé plusieurs réponses aux demandes des médias sur la question, mais que le personnel politique du bureau de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, leur a ordonné de ne pas répondre.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Diffusion Fermont et radio locale

Continuité, dynamisme et vision d’avenir

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le directeur général adjoint de la station, Karl Gagné Côté (à gauche), les membres du nouveau CA de Diffusion Fermont et de la radio CFMF 103,1 et la directrice générale de Diffusion Fermont, Isabelle Nadon (à droite).

Les assemblées générales annuelles (AGA) du câblodistributeur Diffusion Fermont et de la radio CFMF 103,1 se sont tenues simultanément à la salle Aurora (centre multifonctionnel), le 24 janvier dernier. Le directeur général adjoint de la radio, Karl Gagné Côté, a présenté le rapport annuel de la direction et le plan d’action 2023-2024 incluant les réalisations et les grandes orientations de la station. La directrice générale de Diffusion Fermont, Isabelle Nadon, a fait de même pour le fournisseur de services Internet et de télévision.

Plusieurs projets audacieux sont en branle actuellement au sein des deux entreprises d’économie sociale.

Radiophonie

La radio CFMF 103,1 poursuit sa mission d’accompagnement, de divertissement et d’information, grâce à un choix musical diversifié et des émissions quotidiennes et préenregistrées ainsi que certaines productions externes tout en proposant une couverture journalistique locale et régionale qui comprend un bulletin de nouvelles et des informations générales, communautaires et municipales ainsi que la réalisation d’entrevues avec des intervenants du milieu. Une entente avec le diffuseur public Radio-Canada permet également de transmettre des informations nationales et internationales. La station, qui offre une voix à la communauté notamment par la promotion de multiples activités et la participation à différents événements, a conclu de nouveaux partenariats durant l’année et a entrepris d’augmenter sa diffusion en élargissant le rayonnement de son signal radiophonique grâce à un nouvel émetteur de 1300 W et une antenne plus performante, ce qui doublera sa puissance hertzienne. Des représentants du média local ont pris part à la première rencontre des directeurs généraux (DG) de l’Association des radiodiffuseurs communautaires (ARCQ) à Québec. Fait à noter, l’équipe de CFMF 103,1 a obtenu le titre de « Station de radio communautaire de l’année – marchés central et régional 2022 » dans le cadre du plus grand rassemblement annuel de radiodiffuseurs francophones au pays « Les Jours de la radio », un prix des Rencontres de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

À l’avant-garde

Diffusion Fermont, qui vise une amélioration continue de son réseau, a quelque peu augmenté sa clientèle. L’entreprise est en constante innovation et modernise ses infrastructures afin de s’adapter aux nouvelles technologies qui évoluent à la vitesse de l’éclair tout en conservant des services à un coût abordable.

La coopérative qui a procédé à deux augmentations de sa capacité Internet, qui est à l’heure actuelle de 5G, a obtenu une subvention de près de 376 000 $ du gouvernement du Québec dans le cadre du projet Éclair III destiné à offrir un service Internet à haute vitesse (50/10) pour les régions éloignées. Cette exigence a été dépassée puisqu’il est possible d’obtenir localement une vitesse plus rapide (100/22).

Défis constants

Ayant reçu à la dernière minute un avis de son fournisseur télé lui indiquant qu’il mettait fin à son signal sous sa forme actuelle, ce qui signifiait la fin de la plateforme utilisée par Diffusion Fermont, le câblodistributeur fermontois a dû mettre les bouchées doubles afin de dénicher un nouveau fournisseur tout en s’activant pour assurer une transition vers un procédé plus moderne, un système de télévision numérique dans lequel les signaux télévisuels sont transmis par paquets sur un réseau pouvant utiliser le protocole IP (Télévision IP). Les clients actuels n’auront pas à débourser un montant additionnel pour obtenir un nouveau modem puisque l’ancien sera remplacé gratuitement. Des travaux de câblage optique et une modernisation de la tête de ligne se poursuivent en parallèle aux travaux d’entretien du réseau existant entre autres dans le mur-écran et vers le parc industriel et incluent un accès à un réseau privé virtuel IP (RPV) plus sécurisé et un accroissement de la protection grâce à un système d’alimentation sans interruption en fonctionnement continu à l’aide d’un onduleur qui fournit le courant (UPS) ainsi qu’une meilleure qualité électroacoustique en raison d’un rapport signal-bruit (RSB) amoindri. Une sauvegarde locale de données informatiques complémentaire à l’infonuage (cloud) a été implantée. Des discussions sont en cours avec l’administration municipale au sujet d’un éventuel branchement à Internet pour la Ville.

Témoignant de l’intérêt des citoyens et de la vitalité des deux organisations, un nombre supérieur de candidatures, soit quatre pour les trois postes à pourvoir sur le conseil d’administration (CA) conjoint a nécessité des élections.

Ceci n’est qu’un aperçu. Pour en connaître davantage, consulter les sites Internet suivants : cfmf.rocks et diffusionfermont.ca.

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) exige une rencontre rapide du groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux afin d’analyser l’impact des mesures instaurées par le gouvernement Legault qui ne font pas l’unanimité.

C’est dans le cadre de la rencontre du Comité sur le transport aérien de l’UMQ, le 24 janvier 2023, que les élus municipaux ont profité de l’occasion pour discuter de l’accessibilité, de la disponibilité et de la fiabilité des vols régionaux en présence de l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et responsable du volet aérien régional, le député de René-Lévesque, Yves Montigny.

Efficacité et fiabilité variables…

Pour l’UMQ, le moment est venu de dresser le bilan des retombées des mesures gouvernementales mises en place au courant des dernières années en convoquant rapidement une réunion de tous les membres de l’unité d’intervention afin qu’ils se penchent sur ce sujet. Le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, remet en question l’efficacité et la fiabilité de ce modèle : « On le constate partout au Québec, il n’y a plus de garantie de desserte aérienne. Nous faisons face, par exemple, à des horaires variables, à des annulations fréquentes de vols et à des restrictions d’équipages. Nous avons un grand territoire et il est important de connecter nos régions, mais aussi d’assurer le transport médical. Le gouvernement du Québec a été au rendez-vous par le passé. Maintenant, nous devons collectivement faire le bilan et déterminer les prochaines étapes destinées à améliorer l’offre de services aériens en région.

Mieux s’adapter et mieux s’outiller…

La présidente du comité de l’UMQ et mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, juge que la formule actuelle de transport aérien régional ne convient pas aux aspirations et aux exigences de la population et qu’il faut tout revoir en examinant différentes possibilités qui pourraient contribuer à améliorer la situation.

« Durant les dernières années, l’UMQ a été particulièrement active dans le dossier du transport aérien. Grâce à nos efforts, nous avons obtenu la création de programmes pour soutenir les infrastructures, stimuler la concurrence et accroître l’accessibilité à ce mode de déplacement. Lors de la pandémie, nous avons aussi travaillé avec plusieurs groupes économiques afin de proposer un nouveau modèle d’affaires visant à éviter les bris de services. De concert avec le gouvernement du Québec, le groupe d’intervention a fait des choix qu’il jugeait les plus appropriés dans le contexte. Aujourd’hui, on constate malheureusement que le transport aérien régional ne répond plus aux attentes et aux besoins de nos populations. Tous les acteurs du domaine doivent se réunir pour identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en tentant de trouver des solutions aux irritants actuels. »

Le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, qui était attendu depuis longtemps, a été implanté par le gouvernement du Québec en juillet 2020 afin de déterminer et d’analyser des pistes de solutions pour les dessertes aériennes régionales. Cette structure, qui rassemble plus d’une vingtaine d’intervenants et de partenaire, a tenu sa dernière rencontre en mars 2022.

Transport aérien régional

Le Parti québécois revient à la charge

Constatant une détérioration dans le domaine des déplacements aériens desservant les régions du Québec, le Parti québécois (PQ) réclame, le 30 janvier 2023, une véritable stratégie en matière de transport aérien régional afin de répondre de façon adéquate et efficace aux aspirations et aux besoins des acteurs des milieux.

Le porte-parole en matière de transports pour le PQ et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a remarqué comme de nombreux autres intervenants, la situation désastreuse du transport aérien et les performances décevantes du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR). Ce dernier exhorte le gouvernement Legault à agir et l’invite à instaurer une réelle tactique destinée à améliorer les déplacements par avion dans les régions du Québec. Déplorant que la situation du transport aérien en région se soit dégradée au courant des derniers mois, le député péquiste constate que la mise en place du PARR par le gouvernement n’a amélioré ni l’offre ni la demande dans la plupart des aéroports régionaux. « C’était écrit dans le ciel (sic). Il faut maintenant reprendre le travail alors que tout reste à faire pour établir enfin un modèle de dessertes régionales efficace, viable et abordable. »

Selon le PQ, la fiabilité des liaisons est mise à mal et la confiance de la clientèle est au plus bas. Le gouvernement doit donc prendre acte dès maintenant de la performance discutable du programme alors qu’à peine 20 % des billets à rabais ont trouvé preneur. « Je demande à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, de revoir avec les intervenants du secteur les fondements du PARR et je lui tends la main pour travailler ensemble à relancer durablement le transport aérien dans nos régions. D’autres modèles d’intervention existent et d’autres modèles d’affaires doivent être envisagés. Nous avons besoin d’une vraie vision qui colle à notre réalité », souligne le député Joël Arseneau.

À l’instar de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), M. Arseneau demande à la ministre québécoise des Transports de réunir d’urgence le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, dont il fait partie, qui ne s’est pas rencontré depuis mars 2022.

« Il y a des gestes concrets et urgents à poser pour soutenir, consolider ou rétablir certaines liaisons aériennes, mais l’objectif primordial doit être le développement d’une véritable stratégie de transport aérien régional pour le Québec. »

Témoin direct de la défaillance du système actuel, l’élu madelinot rappelle que le PARR ne visait qu’à soutenir la demande alors que le soutien à l’offre doit faire partie des axes clés pour relancer le transport aérien régional. « Force est aujourd’hui de constater qu’il faut voir plus grand et de façon plus approfondie les enjeux du transport aérien et travailler sur l’offre de transport actuellement anémique, souvent perturbée, insuffisante et surtout insatisfaisante en regard des besoins aériens des Québécoises et des Québécois en région. »

Selon le député Arseneau, les divers intervenants du domaine s’entendent sur le fait que les fréquences et les itinéraires des vols sont insatisfaisants et que la fiabilité du service est compromise par une offre de transport déficiente. « L’offre de quelques milliers de billets d’avion à coût réduit n’a pas changé le fait que les régions sont actuellement extrêmement mal desservies dans un marché caractérisé par un manque de concurrence, où les attentes et les besoins régionaux sont ignorés ou déçus. La situation catastrophique que nous vivons a notamment un impact délétère sur les efforts de vitalisation de nos régions, les initiatives d’attraction et de rétention des familles et de la main-d’œuvre ainsi que sur l’accès aux soins de santé. Il faut agir ! »

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

par Éric Cyr

La vision de Québec semble diamétralement opposée aux revendications des Nord-Côtiers en matière de transports et le gouvernement Legault l’a démontré encore une fois en annonçant son intention de faire construire trois nouveaux traversiers électriques avant même de connaître les conclusions de deux études concernant la construction d’un éventuel pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh menées au coût de plusieurs millions de dollars.

Au diapason des aspirations légitimes des citoyens et des intervenants des différents milieux de la Côte-Nord, la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui prônent le désenclavement du territoire et militent pour l’érection d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, questionnent l’annonce du ministère des Transports du Québec, les 30 et 31 janvier 2023, et s’insurgent contre ce qu’ils considèrent absurde en y voyant une façon détournée de court-circuiter le projet revendiqué depuis plus d’un demi-siècle qui relierait la région par voie terrestre.

Jeter un pont ?

Selon la Coalition Union 138 depuis l’entrée en fonction des traversiers actuels assurant le lien entre la Côte-Nord et le Québec, le gouvernement québécois a toujours garanti que ces deux navires pourraient être relocalisés ailleurs dans l’optique où l’édification d’un pont irait de l’avant. Le porte-parole de l’organisation, Guillaume Tremblay, confie : « Cette action gouvernementale, avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay, sème l’incompréhension et l’inquiétude. Comment justifier le choix de la nouvelle ministre québécoise des Transports, Geneviève Guilbault, de commander de nouveaux traversiers à même les fonds publics alors que les deux bateaux neufs actuels pourraient être libérés et utilisés à une autre desserte maritime à la suite de la réalisation d’un pont sur le Saguenay ? Cette annonce ébranle les ambitions et les attentes des Nord-Côtiers qui avaient fait confiance au gouvernement caquiste lors des dernières élections ».

Selon l’analyse de la Coalition, l’objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) par l’introduction de navires à propulsion électrique est farfelu puisque l’attente actuelle des nombreux véhicules et poids lourds aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine et l’étirement de ce service par l’emprunt de la route 172 menant au Saguenay, qui génèrent eux aussi une quantité importante de GES, viennent contrecarrer et saboter tout effort en ce sens. La Coalition insiste sur le fait que d’autres projets novateurs, dont évidemment et logiquement la construction d’un pont, pourraient contribuer de façon beaucoup plus efficace à diminuer ceux-ci.

La Société du Pont sur le Saguenay réagit aussi de façon défavorable à l’annonce et s’élève contre cette volonté exprimée par la ministre Guilbault d’acquérir trois nouveaux traversiers électriques sans attendre les conclusions des études amorcées par le consortium Systra-WSP-Cima+ qui permettront de savoir si les deux nouveaux traversiers affectés actuellement à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine pourront bientôt être mutés ailleurs. La crainte de l’organisation, constituée de membres de la société civile, est simple. En faisant disparaître toute possibilité de réaffectation des deux traversiers actuellement en service qui ont coûté 324 millions de dollars aux contribuables, est-ce que cela ne viendrait pas biaiser fondamentalement l’analyse avantages/coûts du processus en cours ? Poser la question c’est y répondre. Le président de la Société d’un pont sur le Saguenay, Marc Guilbert, trouve cette approche, visant la mise en service de trois nouveaux navires, précipitée et illogique : « Un tel scénario serait évitable. Ce serait dommage, inacceptable et cela constituerait une très mauvaise utilisation des fonds publics. »

Chronologie d’événements passés

-Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé en 2009 la construction de deux nouveaux traversiers pour Tadoussac, les responsables de l’époque ont confirmé que ceux-ci seraient polyvalents et pourraient donc être réaffectés ailleurs.

-Le bureau de projet créé en 2018 pour évaluer les avantages/coûts de construire un pont sur la rivière Saguenay en remplacement du service de traversiers actuel devrait transmettre ses conclusions au gouvernement en décembre 2023.

-Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre québécois François Legault a affirmé qu’il avait de grandes ambitions pour le développement de la Côte-Nord et qu’il espérait que les conclusions des études en cours seraient positives afin de pouvoir construire ce fameux pont attendu par les Nord-Côtiers depuis plus de six décennies.

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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Intégration des activités minières

Adoption de la déclaration de Gatineau

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, la mairesse de Gatineau, France Bélisle, le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, l’administrateur de l’UMQ, préfet de la MRC de Papineau et maire de Thurso, Benoit Lauzon, et le président du Caucus des municipalités locales de l’UMQ et maire de Saint-Donat, Joé Deslauriers.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) dresse un bilan positif du Forum municipal « Intégration des activités minières : acceptabilité sociale et cohabitation » qui s’est tenu, le 26 janvier 2023, au Palais des congrès de Gatineau en Outaouais et qui mettait l’accent sur une meilleure cohabitation entre les collectivités et l’industrie minière.

L’événement, qui a réuni plus de 200 élus, préfets et gestionnaires municipaux de plusieurs régions du Québec de même que de nombreux spécialistes et partenaires de tous les horizons afin de faire le point sur l’encadrement des activités minières et de déterminer les orientations futures destinées à favoriser une cohabitation plus harmonieuse entre l’industrie extractive et les autres utilisations du territoire en tenant réellement compte des aspirations, de l’expertise et des recommandations des intervenants du monde municipal des différents milieux en ce qui concerne l’aménagement du territoire qu’ils connaissent et qu’ils occupent.

Selon le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté : « Cette mobilisation sans précédent sur l’intégration des activités minières démontre l’importance des incidences pour nos régions. Je vais m’assurer de transmettre au gouvernement du Québec les enjeux mis de l’avant durant cette rencontre afin de stimuler activement le resserrement des dispositions en vigueur concernant les territoires qui sont actuellement incompatibles avec l’activité minière, notamment dans le cadre du plan de mise en œuvre de la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire. L’appui majoritaire des protagonistes municipaux à la déclaration de Gatineau envoie un signal fort qui ne s’essoufflera pas. »

« Les municipalités doivent avoir tous les outils nécessaires pour assurer l’intégration harmonieuse des activités du secteur minier aux autres activités déjà présentes sur le territoire. Malheureusement, elles sont limitées dans l’encadrement des activités minières par le régime actuel. Le forum a permis de rappeler avec force que l’aménagement du territoire est une compétence fondamentale des municipalités et que les gouvernements municipaux sont les mieux placés pour prendre les meilleures décisions pour leurs communautés à ce sujet. Les membres du Caucus des municipalités locales poursuivront sans relâche leurs représentations sur cet enjeu prioritaire » a ajouté le président du Caucus des municipalités locales de l’UMQ et maire de Saint-Donat, Joé Deslauriers.

Pour le préfet de la MRC de Papineau et maire de Thurso, Benoît Lauzon, ces discussions ont permis de réitérer la nécessité d’assurer une bonne cohabitation entre les opérations minières et les milieux d’accueil. M. Lauzon explique que celles-ci ont un impact important sur le territoire et posent un défi d’acceptabilité sociale lié à leur impact sur l’environnement, à la pérennité des ressources en eau, à la quiétude des milieux environnants, au transport et à la remise en état des sites. Il juge qu’il s’avère essentiel d’ajuster nos façons de faire pour que l’exploitation des minéraux critiques et stratégiques du Québec se fasse de manière équilibrée et constitue une véritable occasion de développement.

La mairesse de la métropole de l’ouest du Québec, Gatineau, France Bélisle confie : « La déclaration de Gatineau adoptée dans le cadre de cet événement majeur de l’UMQ constituera assurément un jalon important dans les discussions nationales sur l’aménagement de nos territoires au Québec. Les échanges que nous avons eus ont mis en relief le rôle clé qu’exercent les élus pour préserver la qualité de nos milieux de vie et assurer la sécurité de nos communautés. Les prochaines discussions avec le gouvernement du Québec doivent se faire dans un esprit de collaboration et tenir compte de la volonté des municipalités dans ce dossier afin de favoriser une intégration réussie des activités minières. »

Le conseiller municipal, Marco Ouellet, a été mandaté afin de se rendre sur place pour représenter la MRC de Caniapiscau et la Ville de Fermont. Au moment de mettre sous presse, le conseil municipal de Fermont n’avait pas encore statué sur son adhésion à la déclaration de Gatineau et était en réflexion à ce sujet.

Titres miniers

Deux coalitions adhèrent à la déclaration de Gatineau

La Coalition Québec meilleure mine et la Coalition québécoise des lacs incompatibles avec l’activité minière (QLAIM), saluent la mobilisation de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) destinée à moderniser les lois minières et les règles régissant les territoires incompatibles avec l’activité minière ayant mené à l’adoption de la déclaration de Gatineau, le 26 janvier dernier.

« Nous encourageons toutes les municipalités du Québec à appuyer et à signer cette déclaration qui vise à mieux protéger l’eau, les milieux naturels et les populations des activités minières au Québec », confie le co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Rodrigue Turgeon. « Nous saluons également l’intention d’agir annoncée par le gouvernement du Québec. Nous porterons attention aux actions concrètes qui seront posées dans les prochaines semaines. Nous souhaitons faire partie de la solution pour redéfinir la loi sur les mines et les règles des territoires incompatibles avec l’activité minière. »

Les deux regroupements qui prônent des changements à la loi actuelle sur les mines afin de protéger les cours d’eau et les milieux naturels notamment par un moratoire sur les claims miniers, insistent sur la nécessité d’abolir la préséance des claims et de la loi sur les mines sur les autres lois relatives à l’aménagement du territoire. Le porte-parole de la nouvelle Coalition QLAIM qui regroupe 75 associations de protection des lacs, Louis St-Hilaire, qui prenait part à l’événement confie : « Nous sommes d’accord avec le développement d’une filière des batteries pourvu qu’on modernise la loi et qu’on renforce les règles des territoires incompatibles avec l’activité minière. Nous souhaitons collaborer avec le gouvernement et l’ensemble des parties prenantes pour moderniser ce cadre afin de nous assurer de la protection efficace de l’eau et des lacs. »

Les deux coalitions réitèrent la nécessité d’un moratoire sur l’attribution de nouveaux claims miniers durant le processus afin de ne pas aggraver la situation sur le territoire pendant qu’on révise les règles. M. St-Hilaire explique pourquoi cela est une nécessité selon lui : « L’eau, les lacs et les milieux naturels sont encore plus critiques et stratégiques pour la vitalité des écosystèmes et des régions du Québec que les minéraux qu’on cherche à extraire pour des batteries. »

Les temps changent…

Deux projets miniers actuellement proposés dans la MRC de Caniapiscau n’ont pas obtenu l’acceptabilité sociale du milieu et ont été reçus de façon négative par les citoyens et les intervenants locaux. Il s’agit d’une carrière de silice (quartz) au lac Tupper à Fermont que souhaite exploiter le promoteur Saffron H.O.F. et contre lequel un groupe citoyen s’est mobilisé. La MRC de Caniapiscau et la Ville de Fermont ont également toutes deux adopté une résolution en sa défaveur. À Schefferville, les Innus et les Naskapis se sont aussi regroupés afin de signifier à l’unanimité leur désaccord concernant un projet minier de la société Century Global au lac Joyce. Les représentants des deux communautés autochtones ont exprimé un non catégorique et sont prêts à lutter jusqu’au bout pour empêcher sa concrétisation.

 

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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Drapeau du Québec

Célébration de l’emblème national

par Éric Cyr

Source photo : Parti québécois

Le drapeau du Québec, symbole de fierté et d’identité nationale, a célébré ses trois quarts de siècle, le 21 janvier 2023. Le fleurdelisé a flotté pour la première fois au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement dans la capitale nationale québécoise à la suite d’un arrêté ministériel du gouvernement de Maurice Duplessis qui lui a accordé le statut de drapeau officiel, il y a 75 ans le 21 janvier 1948.

En termes héraldiques, le drapeau du Québec est défini de la manière suivante : « D’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre fleurs de lys du même ». La fleur de lys qui apparaît sur le drapeau du Québec est l’un des plus anciens emblèmes du monde et a occupé une grande place dans l’ornementation en Europe, plus particulièrement en France où elle se retrouvait sur la bannière royale et le drapeau du royaume de France. Les lys blancs du drapeau québécois sont inspirés du lys doré, symbole de la monarchie française.

Je me souviens

Déjà en 507, une première fleur de lys orne le drapeau du roi des Francs, Clovis 1er, considéré comme le premier roi de France. En 1179, le roi français Philippe Auguste reçoit lors de son sacre la bannière fleurdelisée qui l’accompagne dans ses campagnes militaires. L’explorateur et navigateur malouin Jacques Cartier l’utilise aussi comme emblème lors de ses voyages en terre d’Amérique au XIVe siècle. La fleur de lys se retrouvait aussi sur plusieurs bannières de bataillons de l’infanterie française lors de la guerre de Sept Ans, le premier conflit d’envergure mondiale de 1756 à 1763. Elle aurait été présente durant cette période sur des étendards militaires sur des lieux emblématiques et notamment sur ceux des troupes du général français Montcalm lors de la bataille du Fort Carillon (aujourd’hui Fort Ticonderonda) en 1758 au sud du lac Champlain dans l’état de New York, et lors de la bataille des plaines d’Abraham à Québec en 1759.

Dans le vent

En 1902, un prêtre catholique, l’abbé Elphège Filiatrault de Saint-Jude hisse un drapeau azur qu’il a confectionné à partir du modèle de la bannière de Carillon en y ajoutant une croix blanche. C’est à ce moment que serait né le fleurdelisé qui ressurgira quelques décennies plus tard en haut du mat de l’Assemblée nationale. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’élite canadienne-française du Québec se mobilise pour l’adoption d’un drapeau typiquement québécois qui remplacerait l’Union Jack britannique qui flottait dans le ciel depuis la Conquête de la Nouvelle-France en 1759. À cette période, de nombreuses pressions populaires alimentées par une panoplie d’organisations nationalistes réclament l’adoption d’un drapeau. Talonné par le député indépendant, René Chaloult, qui trouve humiliant de voir l’Union Flag flotter sur le parlement de Québec, le premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis, cède finalement à cette requête qui marquera l’histoire du Québec, mais en y ajoutant sa touche personnelle. Les fleurs de lys sur l’étendard militaire, l’ancêtre du drapeau québécois, étaient inclinées et pointaient vers les armoiries qui se trouvaient au centre, ce qui ne convenait pas à Duplessis qui a décidé de redresser les fleurs de lys comme il l’explique lors du déploiement de la nouvelle représentation du Québec. « Comme elles apparaissaient légèrement penchées aux quatre coins du drapeau, ordre a été donné pour qu’elles se dressent à l’avenir bien droites vers le ciel, afin de bien indiquer la valeur de nos traditions et la force de nos convictions. »

Un autre symbole identitaire national issu de l’héritage français au Nouveau Monde, le drapeau acadien, appelé parfois le tricolore étoilé, a été adopté par le peuple acadien le 15 août 1884.

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Publié le 30 janvier, 2023, dans la publication : Volume_41

  • 21 janvier 1948
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  • Drapeau du Québec
  • Drapeau québécois
  • Emblème national
  • Fleur de lys
  • Fleurdelisé
  • Héritage français
  • L’abbé Elphège Filiatrault
  • Maurice Duplessis
  • Nation québécoise
  • Signe identitaire
  • Symbole national

Publié sur le site le 30 janvier 2023

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Fidèle ami de l’homme

Les péripéties de Choupette et de son maître

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : la technicienne en santé animale Suzy Chagnon, le résident en neurologie et neurochirurgie Mathieu Boutin, le maître de Choupette Steve Dubé qui tient sa petite chienne dans ses bras, la professeure en neurologie Joane Parent et l’interne Karoll-Ann Henry après l’intervention chirurgicale au CHUV de Saint-Hyacinthe.

La chienne Choupette est un caniche toy de 5 ans. Ce chien distingué avec un museau fin a le poil bouclé et abondant et est particulièrement reconnu pour sa douceur et sa fidélité. Les origines de cette espèce de caniche de plus petite taille remonteraient au règne du roi Louis XV qui a développé une passion pour cette race d’origine française. Choupette coulait le parfait bonheur dans son coquet domicile de Fermont en compagnie de son maître attentionné, Steve Dubé, jusqu’à ce qu’un événement imprévu vienne perturber cette parfaite harmonie.

En novembre 2022, M. Dubé remarque une anomalie dans la démarche de son animal de compagnie. Il ne s’inquiète pas trop puisque le prédécesseur de Choupette, un autre caniche, avait eu des symptômes similaires. Il se rend donc en urgence chez le vétérinaire à Labrador City qui réalise une radiographie et constate une boiterie du membre pelvien gauche déjà observée par son propriétaire qui décide de suivre les conseils qui lui ont été prodigués et prend un rendez-vous au centre vétérinaire Daubigny à Québec.

Après un long et tumultueux périple en voiture, il arrive finalement sur place où l’on s’occupe de Choupette. Après une nuit d’observation et d’autres radiographies, le diagnostic probable tombe, une possible hernie. Il est alors orienté, au début décembre, vers des professionnels de la santé animale plus spécialisés à la clinique vétérinaire de Beaumont où un médecin vétérinaire chevronné spécialiste de la douleur neuropathique chez le chien, la docteur Hélène Ruel, effectue des examens plus poussés avant de transférer le dossier de Choupette au Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, la référence québécoise dans le domaine. La petite boule de poil subit des examens approfondis, notamment une imagerie par résonance magnétique (IRM) qui révèle la présence d’une hernie qui a provoqué une paralysie de la patte arrière gauche. Le diagnostic : une myélopathie compressive causée par un matériel extradural latéralisé à gauche et une hernie discale Hansen de type 1 (dégénérescence chondroïde discale), une rupture de l’anneau fibreux dorsal causée par une dégénérescence précoce des disques intervertébraux, ce qui leur fait perdre leur capacité d’absorber les chocs.

L’équipe des docteurs en médecine vétérinaire de l’hôpital des animaux de compagnie du CHUV entre en scène. La professeure en neurologie Joane Parent reprend le flambeau de concert avec le résident en neurologie et en neurochirurgie Mathieu Boutin qu’elle supervise. Après que la chirurgienne en chef ait expliqué dans les moindres détails la procédure au maître de Choupette, une intervention chirurgicale délicate s’en suit dans le cadre de laquelle l’on procède entre autres à une hémilaminectomie, une section chirurgicale d’une partie latérale de la vertèbre dans le but de permettre aux nerfs de retrouver un peu de place en décomprimant la région de la hernie. Le matériel discal était sévèrement calcifié en raison de sa chronicité et avait solidement adhéré à la moelle épinière.

Que de démarches et d’émotions pour Steve Dubé qui, en plus d’avoir déboursé un montant financier important pour les traitements médicaux de son chien, s’est fait voler sa camionnette durant le trajet de retour vers Fermont avant de réussir à la retrouver grâce à la géolocalisation !

Ce dernier n’éprouve cependant aucun regret. « Je suis extrêmement satisfait des soins reçus et du professionnalisme des différents intervenants qui se sont dévoués afin d’assurer une meilleure qualité de vie à Choupette qui pourra je l’espère roupiller dans mon salon encore longtemps. »

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Publié le 30 janvier, 2023, dans la publication : Numéro_02 Volume_41

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Publié sur le site le 30 janvier 2023

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Littérature

Un autre livre pour Albert Roy

par Éric Cyr

L’écrivain Albert Roy était de passage dans la région en novembre 2022 afin de présenter son troisième roman, La bande des 3. Enseignant de français à la retraite, celui-ci a déjà exercé sa profession durant près d’une décennie à la polyvalente de Fermont dans les années 1980. Malgré de malencontreuses péripéties liées à la météo qui a influé sur le transport, il était très heureux de rencontrer le public.

L’inspiration du conteur, nouvelliste, poète et romancier originaire de Kedgwick au nord du Nouveau-Brunswick est imprégnée de son parcours nord-côtier qui l’a fortement inspiré. Celui-ci, qui touche également à la dramaturgie, a aussi habité à La Romaine et à Sept-Îles, maîtrise plusieurs styles d’écriture, mais se considère principalement comme un poète qui bifurque à l’occasion vers d’autres sphères littéraires.

« Ce n’est pas facile de rédiger un roman lorsque l’on a une âme de poète. Je suis plutôt un amateur de poésie qui triche un peu lorsque l’inspiration m’amène à raconter une histoire. »

Incité par une ancienne élève à revenir à Fermont, il a finalement été invité à prendre part au premier Festival littéraire de Terre-Neuve-et-Labrador organisé par la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador de concert avec le Centre de la francophonie des Amériques, du 16 au 20 novembre dernier. Il avait prévu de faire coïncider son déplacement au Labrador dans le cadre de cet événement, où il a rencontré des élèves des écoles L’ENVOL à Labrador City et Boréale à Happy-Valley-Goose-Bay, avec une incursion au salon du livre de la librairie Côte-Nord à Fermont, mais le sort en a décidé autrement à cause des aléas de Dame nature ayant entravé son vol aérien, ce qui a quelque peu bousculé le récent périple nordique du dompteur de mots. Ce n’est que partie remise et l’occasion de visiter à nouveau Fermont se présentera certainement pour celui qui habite aujourd’hui à Quartier Saint-Basile dans la région d’Edmundston.

Nouveau roman

La trame narrative de La bande des 3 se déroule sur l’autoroute TransLabrador (500) en direction de Churchill Falls. L’auteur confie qu’il a été interpellé par trois jeunes qui ressortaient du lot lors de sa tournée des écoles francophones au Labrador en 2018 et que ceux-ci sont devenus les personnages principaux de son récent roman. « J’ai ressenti une sorte d’affection paternelle pour ces trois larrons qui se démarquaient des autres. Ils contribuent à alimenter la synergie qui transparaît dans l’histoire. »

Poète en résidence au Congrès mondial acadien en 2014, Albert Roy a entre autres reçu le prix du Salon du livre d’Edmundston en 1999. Voici quelques titres qu’il a publiés au fil du temps :

Recueils de poésie : Fouillis d’un Brayon, Poèmes venteux, La couleur des mots, Au mitan du Nord, La mare d’Oursi, La mer en écrits, Écooole! Maudite école, Écueils madawaskayens, Témiscouata blues et Des aquarelles de mots.

Nouvelle : Des Brayonneries.

Romans : Comme à la vraie cachette et dans la catégorie jeunesse Accident au lac Virot et La bande des 3.

Biographie : Confidences sur un air country-biographie du chanteur Oneil Devost.

Vous pouvez emprunter plusieurs de ses écrits à la bibliothèque publique de Fermont.

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Publié le 30 janvier, 2023, dans la publication : Numéro_02 Volume_41

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Publié sur le site le 30 janvier 2023

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Labrador

Une présence francophone notoire

par Éric Cyr

Le lancement des cérémonies officielles du 50e anniversaire du mouvement communautaire francophone et acadien de Terre-Neuve-et-Labrador « 50 ans d’élan communautaire 1973-2023 » organisées par la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) et le Réseau culturel francophone TNL s’est tenu, le 21 janvier 2023, dans différentes localités de cette province et notamment au centre de ski nordique Menihek à Labrador City de concert avec l’Association francophone du Labrador.

L’objectif est de souligner tout au long de l’année la présence du fait français dans cette province et l’assurance, l’énergie et la ténacité des citoyens des communautés francophones qui y vivent. Plusieurs activités étaient proposées dans l’Ouest du Labrador dans le cadre de cet événement inaugural notamment un atelier de fusion sur verre offert par une artisane de Vitrerie Thibodeau, des activités hivernales incluant de la glissade, du ski de fond et de la raquette. Une réunion en ligne avec les autres partenaires de la province s’est déroulée en soirée suivie d’un souper communautaire cuit sur charbon de bois et une prestation musicale offerte par Louise Gauthier et sa fille, qui étaient accompagnées par la pianiste Lucie Cauchon.

La ministre terre-neuvienne responsable des Affaires francophones, Sarah Stoodley, et les présidents de différentes associations francophones provinciales ont prononcé des allocutions pour l’occasion durant la rencontre virtuelle. La présidente de la FFTNL, Sophie Thibodeau, explique que cette démarche constitue une grande étape puisqu’elle coïncide avec un demi-siècle d’existence pour l’organisme qu’elle préside et pour certains autres incluant l’Association francophone du Labrador qui a vu le jour en 1973 et dont la présidente actuelle est Julie Blanchette.

« Sans élan, sans conviction, sans détermination, une communauté ne va nulle part et ne fête jamais 50 ans d’histoire et de réalisations », confie Sophie Thibodeau.

Selon cette dernière, plusieurs dossiers majeurs ont cheminé pour les communautés francophones durant cette période comme la fondation d’un journal, l’adoption d’un drapeau et d’une journée de la francophonie terre-neuvienne et labradorienne ainsi que la création de nombreux réseaux francophones dans divers domaines d’importance : culture, éducation, petite enfance, santé, justice, immigration, accueil des nouveaux arrivants, aînés, alphabétisation, éducation postsecondaire et formation aux adultes.

Pour en savoir plus consulter la page Facebook : AFLTNL

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Publié le 30 janvier, 2023, dans la publication : Numéro_02 Volume_41

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Publié sur le site le 30 janvier 2023

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