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Journal le Trait d'Union du Nord
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    Coalition Union 138

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    Expédition des Premières Nations

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Transports

Lien terrestre Fermont-Sept-Îles

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, des travaux de réfection de la chaussée s’échelonnent sur une cinquantaine de kilomètres. Sur la couverture, une pancarte indiquant l’entrée de la route Denis-Perron (SM-3) située à l’intersection de la route 138 à une trentaine de kilomètres de Sept-Îles est couchée dans le fossé témoignant de l’état de délabrement de certains segments de ce chemin secondaire. Source photo : Daniel Girard

Des travaux de réfection routière ont été amorcés, le 11 août 2025, afin d’éventuellement réussir à relier de façon plus sécuritaire Fermont à Sept-Îles par voie terrestre en passant par un ancien chemin forestier grandement détérioré qui a été abandonné en 2008 dont l’embranchement prend sa source sur la route 138 à proximité de Sept-Îles et qui rejoint la route 389 dans le secteur du Relais Gabriel.

Ce tronçon routier déjà existant qui commence sur la route Denis-Perron et qui traverse la zone d’exploitation contrôlée (Zec) Matimek est totalement asphalté à partir de la route 138. Il constitue au départ la route de service qui permet de se rendre au barrage Denis-Perron de la centrale hydroélectrique de Sainte-Marguerite 3 (SM-3). C’est cette portion qui a été construite en 1994 dans le territoire non organisé de Lac-Walker qu’il faut emprunter avant de bifurquer sur un autre chemin situé à proximité du barrage qui donnait autrefois accès à un camp de travailleurs d’Uniforest sur la réserve faunique de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Il est cependant actuellement déconseillé aux néophytes de la conduite sur un chemin de terre et aux touristes qui ne connaissent pas bien la région, surtout s’ils traînent une roulotte de camping, de l’emprunter dans le secteur plus au nord de SM-3 jusqu’au Relais Gabriel vu son déplorable état de détérioration et son manque d’entretien.

La première étape des travaux de réfection de la chaussée d’une durée de deux semaines inclut du débroussaillage, du déblayage, de l’aménagement et l’ajout de concassé à certains endroits notamment dans la côte des « drive shafts » nommée ainsi à cause des nombreux bris d’arbres de transmission dans le dénivelé de cette montée. L’objectif des travaux, des kilomètres 116 à 169, est de rendre carrossables ces quelques dizaines de kilomètres de cette voie forestière qui s’amalgame avec l’entrée de la réserve faunique sur la route Denis-Perron, qui elle se greffe à la 138 au kilomètre 970 dans le secteur du pont de la rivière Sainte-Marguerite à mi-chemin entre Port-Cartier et Sept-Îles.

Une initiative citoyenne

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, qui peine péniblement depuis des décennies à la réfection de la route 389, n’est pas l’instigateur ni le maître d’œuvre du chantier qui vise à long terme une amélioration notoire de la fluidité de la circulation sur ce lien routier secondaire. Cette initiative émane plutôt d’un organisme sans but lucratif fondé en juin 2024, le Regroupement des propriétaires et amis du 107 (RPA 107), qui a obtenu une subvention de 225 000 dollars de la MRC de Sept-Rivières pour cette première phase de réfection de ce chemin et dont le total s’élève à 300 000 $.

Des ententes ont été conclues avec des partenaires qui appuient la démarche notamment des Innus et des clubs de motoneige et de VTT de la région.

Selon le président de l’organisation, Daniel Girard, il y a une réelle volonté de rendre cette route plus accessible et sécuritaire et il serait bien que la MRC de Manicouagan envisage de se joindre aux efforts, car la section plus au nord de cet axe routier se trouve sur son territoire. « Nous avons obtenu l’appui du conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) et de son bureau des droits de la protection du territoire qui nous soutiennent dans nos démarches et tiennent à un accès par cette route jusqu’au Relais Gabriel. De plus, nous avons entamé des discussions avec Hydro-Québec, qui prévoit d’ajouter une nouvelle turbine à SM-3 et la construction d’un deuxième poste Arnaud, et avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec), afin d’examiner les possibilités qui peuvent s’offrir à nous. Il y a des efforts en ce sens et des bénévoles affichent de la volonté et travaillent avec ardeur à concrétiser ce projet et c’est un retraité qui conduit la niveleuse. Un souper-bénéfice organisé à l’hôtel Sept-Îles a permis d’amasser un montant de 52 000 $ pour cette cause ».

Cet itinéraire une fois restauré permettrait d’éviter un long détour en passant par Baie-Comeau et d’économiser un trajet d’environ quatre heures.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Bureau des droits de la protection du territoire
  • Chemin forestier
  • Clubs de motoneige et de VTT
  • Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam
  • Fermont
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  • Innus
  • MRC de Manicouagan
  • MRC de Sept-Rivières
  • Poste Arnaud
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  • Route 138
  • Route 389
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  • Tronçon routier
  • Turbine à SM-3

Publié sur le site le 9 septembre 2025

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Premières Nations

Vérité et réconciliation à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des participants rassemblés à Fermont sous le shaputuan et sur la couverture une performance musicale en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète innu Dan-Georges Mckenzie. Source photo : Minerai de fer Québec.

Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite la mine de fer de haute pureté du Lac Bloom située à proximité de Fermont est l’une des premières entreprises privées au pays à accorder un jour férié de recueillement à ses employés dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Cette importante reconnaissance symbolique est survenue à la suite de consultations auprès de ses partenaires innus et d’une entente conclue avec la section locale 9996 du Syndicat des Métallos l’an passé. La minière a souligné localement la troisième édition de l’événement.

Cette commémoration, qui coïncide avec la Journée du chandail orange, a été instituée officiellement par le gouvernement canadien le 30 septembre 2021 « pour rendre hommage aux survivants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, à leurs familles et à leurs collectivités, et veiller à ce que la commémoration de leur histoire et des séquelles des pensionnats demeure un aspect essentiel du processus de réconciliation. » La démarche du gouvernement fédéral vise notamment à reconnaître les conséquences douloureuses et tragiques des pensionnats autochtones, à honorer la mémoire des victimes et des survivants de ses établissements, les enfants disparus et les familles laissées derrière.

MFQ, qui génère une centaine d’emplois directs et indirects au sein de communautés autochtones de la Côte-Nord, décrivait à l’époque son engagement ainsi : « Nous nous sommes toujours comptés extrêmement privilégiés de pouvoir entretenir une relation basée sur la transparence et la confiance avec les communautés innues qui nous accueillent sur leur territoire, le Nitassinan. Ce jour férié nous permettra de prendre un moment collectif pour en apprendre davantage sur l’histoire de nos partenaires innus et d’honorer la mémoire de leurs ancêtres. Nous sommes de tout cœur avec les Premières Nations dans leur démarche de réconciliation. »

Les Métallos considéraient alors que c’était une occasion de reconnaître collectivement ce qu’ont vécu les communautés autochtones et de s’orienter vers une réconciliation : « Nous partageons un espace géographique où il y a une grande présence autochtone et il était important pour nous de souligner ce jour férié afin de marquer une volonté de cohabitation et de coexistence commune sur le territoire ».

Plusieurs activités ont été organisées à Fermont à l’emplacement du complexe de MFQ, du 29 au 30 septembre derniers, où une tente conique traditionnelle innue, appelée shaputuan, avait été érigée afin de souligner l’événement. Il y a eu notamment une performance musicale de l’artiste Dan-Georges Mckenzie et un coquetel dinatoire composé de menus typiquement innus à la cafétéria. Un appel à l’arrêt des activités minières a aussi été lancé à la radio sur le site minier avant que les travailleurs observent une minute de silence dans le cadre d’une pause symbolique des opérations afin de rendre hommage aux enfants autochtones disparus, aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

  • Autochtones
  • Cohabitation
  • Commémoration
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Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Coalition Union 138

Un pont pour tous, tous pour un pont !

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Considérant que les résultats de deux études portant sur la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh, les quinzième et seizième depuis 1973, devraient être connus à la fin de l’année 2023, la Coalition Union 138 a réitéré, le 5 mai 2023, sa ferme intention d’intensifier la mobilisation et souhaite assurer que l’ensemble des acteurs du milieu adhère et s’approprie le projet du pont à Tadoussac afin qu’il soit considéré comme une priorité régionale.

Engagement

Les avantages de la construction d’un pont et les raisons qui la justifie sont bien connus par les Nord-Côtiers. Pour le préfet de la MRC de la Haute Côte-Nord et responsable du dossier à l’Assemblée des préfets de la Côte-Nord, Micheline Anctil : « À l’aube de la fin des études, nous réitérerons l’importance de la construction du pont à l’entrée de la Côte-Nord. Nous souhaitons plus de volonté politique et nous profiterons des occasions qui se présentent à nous pour porter le projet et répéter son importance pour notre région et pour le Québec ».

Lien rassembleur

Selon le chef de la Première Nation des Innus Essipit et co-chef porteur du dossier de développement économique pour la nation innue, Martin Dufour : « Nos territoires regorgent de richesses et celles-ci sont importantes pour le développement du Québec. Nous espérons que le gouvernement du Québec sera à l’écoute à nos réalités et qu’il comprendra que la mise en valeur de nos richesses sera facilitée par un pont à l’entrée de la Côte-Nord. L’accès à notre territoire doit être une priorité pour Québec. Le remplacement des traversiers par un pont permettra de réduire le trafic maritime à l’embouchure du fjord et le bruit sous l’eau qui nuit aux espèces comme le béluga, ce qui va dans le sens de la conservation de la biodiversité. La nation innue dans son ensemble appuie ce projet de pont et nous porterons avec plus d’insistance ce message auprès des gouvernements de Québec et d’Ottawa ».

Élan essentiel

Pour les acteurs économiques de la Côte-Nord, l’éloignement des grands centres amplifié par l’absence d’un lien fixe représente un défi dans plusieurs sphères de leurs activités quotidiennes, dont le transport et l’attractivité de la main d’œuvre. « Dans une perspective d’essor économique pour la région, le projet de construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay revêt une grande importance. En tant qu’acteurs économiques, nous demanderons à nos membres de porter le projet et de saisir les occasions favorables qui s’offrent à eux pour renforcir nos démarches » conclut la présidente de la Chambre de commerce de la Haute Côte-Nord, Stéphanie Gagnon.

Les données parlent

Pour la Société du Pont sur le Saguenay, qui propose un projet de pont novateur à deux voies, l’explosion des coûts d’exploitation à la traverse est une raison additionnelle pour se tourner de façon définitive et sans équivoque vers une solution d’avenir. Son président, Marc Gilbert, estime que : « Si l’on se base sur les chiffres fournis par la Société des Traversiers du Québec (STQ), nous réalisons qu’entre 2016 et 2021 l’augmentation des coûts représente 188% en faisant abstraction du capital et des intérêts. Si l’on tient compte de ceux-ci, l’augmentation se situe à 400% en plus de noter une baisse de traversées de 19%. Pour nous, cette situation n’a aucun sens et nous sommes sûrs qu’il est possible de remplacer ce service inefficace sans pour autant causer de préjudice à quiconque ».

Mobilisation

Dans cet esprit, afin de soutenir le travail de la ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne-Jourdain, et du député de René-Lévesque, Yves Montigny, plusieurs actions de visibilité se poursuivront et la population sera invitée à y prendre part. Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, précise :

« Les yeux du gouvernement sont tournés vers nous pour le développement du Québec. Travaillons ensemble pour convaincre ce dernier de développer aussi notre région en allant de l’avant pour la construction d’un pont sur le Saguenay ».

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

  • Accès au territoire
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Publié sur le site le 23 mai 2023

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Société du Plan Nord

Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région Côte-Nord, Kateri Campagne Jourdain, a annoncé au club de curling de Sept-Îles un investissement de 2 504 150 $, le 20 mars 2023, pour soutenir 25 projets de la Côte-Nord dans le cadre du Fonds d’initiatives nordiques (FIN), dont quatre dans la MRC de Caniapiscau.

La ministre Champagne Jourdain qui était accompagnée pour l’occasion du député de René-Lévesque, Yves Montigny, a fait l’annonce au nom de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, et ministre responsable de la Société du Plan Nord, Maïté Blanchette Vézina.

Les projets retenus, qui touchent une grande variété de domaines, comme les services de proximité, l’adaptation aux changements climatiques et l’entrepreneuriat, représentent des investissements totaux de plus de 6,6 millions de dollars dans la région. Des projets nord-côtiers retenus, 21 s’inscrivent dans le volet A du FIN qui vise à favoriser l’essor des communautés et conservation de l’environnement. Quatre autres initiatives de nature entrepreneuriale se classent sous le volet B. Le FIN, qui clôt son quatrième appel de projets, fait partie du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) du gouvernement du Québec. Il est assorti d’une enveloppe budgétaire totale de 12,7 millions de dollars. La Société du Plan Nord, qui coordonne la réalisation du PAN 20-23, est responsable de ce programme.

La ministre Blanchette Vézina confie : « Je suis fière que notre gouvernement dispose d’un outil comme le Fonds d’initiatives nordiques pour appuyer les initiatives qui voient le jour sur le territoire nordique. Ce programme a permis de soutenir 84 projets nord-côtiers depuis le lancement du Plan d’action nordique, en décembre 2020. Il s’agit de retombées concrètes sur le territoire, représentant des investissements de plus de 22,9 millions de dollars sur la Côte-Nord. »

« Je suis ravie que les organismes et les entrepreneurs nord-côtiers aient encore répondu nombreux à cet appel à projets du Fonds d’initiatives nordiques. La diversité des initiatives sélectionnées démontre bien le dynamisme de notre région, tout comme sa préoccupation pour le développement durable de son territoire », conclut la ministre Champagne Jourdain.

Quatre projets dans la MRC de Caniapiscau

Volet A. Essor des communautés nordiques et conservation de l’environnement.

-La MRC de Caniapiscau obtiendra 18 375 $ afin d’évaluer le revenu viable nécessaire pour permettre aux résidents de la région d’atteindre un niveau de vie digne et sans pauvreté. Fait à noter, il existe des disparités entre les secteurs de Fermont et de Schefferville puisqu’en 2020 le revenu médian annuel après impôts des ménages de Fermont était de 125 000 $. Le coût des denrées alimentaires est aussi plus élevé à Schefferville.

-La Ville de Schefferville recevra 100 000 $ pour aménager une aire de jeux pour enfants au parc des Ailes.

Volet B. Initiatives de nature entrepreneuriale

-Le Conseil de la nation innue de Matimekush- Lac John disposera de 97 954 $ pour réaliser un projet pilote de revégétalisation de sites miniers abandonnés.

-La nation naskapie de Kawawachikamach pourra disposer de 100 000 $ afin de mener une étude pour structurer une initiative entrepreneuriale portée par la communauté.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Minerai de fer Québec

La deuxième usine a désormais un nom

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Pierre Fitzgibbon, était de passage à Fermont en compagnie du ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière, les 7 et 8 mars derniers, dans le cadre d’une visite du site minier du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ), où ils ont pris part à la cérémonie d’officialisation de l’appellation de la deuxième usine, celle de la phase II en activité depuis mai 2022, qui portera le nom « Tshinanu », qui signifie « nous autres » en langue innue.

Les deux politiciens ont prononcé pour l’occasion une brève allocution à l’intérieur même de la nouvelle usine en présence de dignitaires et de collaborateurs venus assister à l’événement. Le chef des opérations, Alexandre Belleau, la première vice-présidente aux ressources humaines, Angela Kourouklis, et le directeur général du site minier du Lac Bloom, Marc Beaubien, étaient heureux d’accueillir ces représentants du gouvernement du Québec et en ont profité pour leur faire visiter les installations du complexe minier.

Une appellation porteuse de sens

MFQ, qui par ce geste réitère toute l’importance de maintenir une relation authentique de confiance et de respect avec ses partenaires innus, souhaitait impérativement donner un nom en langue innue à l’usine afin d’honorer le territoire ancestral du peuple innu, le Nitassinan, et la contribution autochtone à l’évolution de ses activités. La compagnie a donc organisé un concours au sein de ses employés, dont la seule exigence était que le nom soit tiré de l’innu-aimun, afin de trouver une appellation représentative. Selon la chef des affaires publiques et gouvernementales de l’entreprise, Noémie Prégent-Charlebois, cette démarche s’inscrit dans les fondements mêmes de l’identité et de l’unicité de MFQ : « Ça peut sembler un geste symbolique de donner un nom innu à notre usine, mais cela s’inscrit plutôt dans les fondements mêmes de notre identité. Cette annonce prend racine dans nos valeurs, dans la sincérité de notre partenariat, dans la relation de confiance que nous entretenons avec nos partenaires innus. » Ce sont deux employés innus de la minière, Fernand Michel et Yannick Pilot qui ont proposé le nom de l’usine II, qui fait aussi référence au titre d’une chanson populaire du groupe de musiciens innus Kashtin.

Les deux ministres caquistes, dont M. Fitzgibbbon qui en était à sa deuxième présence à la mine de fer du Lac Bloom, ont profité de leur déplacement local pour échanger notamment au sujet des besoins et des grands enjeux régionaux dans le cadre d’une discussion privée avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Expédition des Premières Nations

Un accueil chaleureux et fraternel

par Éric Cyr

Source photo : Audrey McMahon

Les représentants de l’expédition des Premières Nations ont chaleureusement été accueillis par des citoyens visiblement heureux de venir à leur rencontre lors de leur passage dans la région de la MRC de Caniapiscau, du 1er au 3 mars 2023, d’abord dans les communautés innue de Matimekush-Lac John et naskapie de Kawawachikamach dans le secteur de Schefferville, puis à Fermont.

La soixantaine de participants de la délégation de motoneigistes de la grande expédition du feu sacré, composée de membres de près de la moitié des 11 nations autochtones distinctes habitant au Québec, incluant le conjoint de feue Joyce Echaquan, Carol Dubé de Manawan, neuf femmes et quatre allochtones québécois, aura parcouru, du 16 février au 4 mars, une distance de 4275 kilomètres jusqu’à sa destination finale, la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles).

Comment résumer cette démarche sinon en la qualifiant de belle aventure vers la réconciliation entre peuples ? Comment décrire ces échanges amicaux sinon en les désignant de rapprochement enrichissant, harmonieux et respectueux entre nations ? Que retenir sinon que les premiers occupants du territoire sont là depuis des temps immémoriaux et que malgré une histoire malheureusement trop souvent tragique, leurs racines sont bien ancrées dans le sol de leurs ancêtres ? Ils sont toujours là et font partie à part entière du lieu qu’ils habitent dans leur cœur, dans leur mémoire et dans leur vie.

Les communautés de Chisasibi, Kawawachikamach, Lac-Simon, Manawan, Matimekush-Lac John, Nutashkuan, Opitciwan, Oujé-Bougoumou, Pikogan, Uashat mak Mani-utenam, Unamen Shipu et Wemotaci existent bel et bien et ne se situent pas dans un monde parallèle. Les Abénakis, Anishnabe (Algonquins), Atikamekw, Cris, Hurons-Wendat, Innus (Montagnais), Inuits, Malécites, Micmacs, Mohawks et Naskapis sont bien vivants et souhaitent une réconciliation, un rapprochement avec les autres peuples, les Acadiens, les Québécois, les nouveaux arrivants…

Le moment n’est-il pas venu de mieux se connaître et de se découvrir ? Quelle belle occasion de tisser des liens d’amitié avec des représentants de divers peuples autochtones en se réchauffant à même le feu sacré en face d’un tipi érigé pour l’occasion à Fermont par des Innus de Uashat. Les astres semblent alignés sous un ciel d’aurores boréales. Nous ne réécrirons pas l’histoire et il n’est pas question de l’effacer, mais nous pouvons contribuer à dessiner l’avenir sur la mère nourricière, la Terre, qui est notre maison commune.

Innu signifie « être humain » dans la langue innue. Nous avons déjà un lieu commun, le territoire que nous habitons, voici maintenant un lien qui nous unit « mamou ». Ensemble, il est temps de créer un pont entre nous. Les Premières Nations ne sont pas folkloriques, mais bien vivantes avec leurs langues, leurs cultures et leurs traditions. L’influence des Amérindiens et des Inuits ne se limite pas au canot d’écorce, aux traîneaux à chiens, à la crosse (l’ancêtre du hockey sur glace), aux épis de maïs sucré, à la raquette, au sirop d’érable et au toboggan.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui a accompagné le convoi en motoneige lors de son départ de Fermont jusqu’à un cimetière innu situé au lac Ashuanipi à 140 km de sa localité, était enchanté d’accueillir ces ambassadeurs. Il considère que c’est un grand honneur d’avoir reçu cette expédition inspirante qu’il a décrite lors de son allocution comme une « aventure remarquable qui vise à promouvoir la réconciliation communautaire, culturelle, sociale et spirituelle entre les peuples autochtones et allochtones. Nous avons été honorés de faire partie de cette initiative qui porte un message de paix, d’harmonie et de guérison à travers les communautés. »

Réconciliation entre peuples

Une grande aventure spirituelle à motoneige

L’Expédition des Premières Nations 2023 est un événement historique rassembleur d’envergure imaginé et créé par des hommes et des femmes autochtones du Québec afin de montrer qu’ils ont été très touchés par les récents événements que vivent leurs peuples à l’échelle du pays. L’organisation de cette grande aventure à motoneige avait également pour objectif d’amorcer une campagne publique de sensibilisation au sujet du sort qui leur est réservé. La démarche visait aussi à rendre hommage aux enfants des pensionnats « indiens » et aux femmes autochtones assassinées ou disparues ainsi qu’à la mémoire de Joyce Echaquan.

Ce trajet à motoneige hors-piste totalisant un parcours enneigé ardu de plus de 4200 kilomètres a regroupé près de 60 participants issus des nations anishnabe (algonquine), atikamekw, crie, innue, naskapie et québécoise. Les motoneigistes ont sillonné l’immense parcours avec l’intention de mettre en commun les connaissances culturelles des différents occupants du territoire à travers un défi de taille et un objectif conjoint où des valeurs telles que l’amour, la bravoure, le courage, l’entraide, la force, l’harmonie, la persévérance et le respect ont été de mise. De plus, un message d’espoir pour la jeunesse ainsi que de réconciliation et de paix, dans le grand respect de mère Terre, porté par les femmes durant le périple aura rapproché les différents peuples du Québec autour du feu sacré en les incitant à trouver des solutions afin de les guider vers une réconciliation durable.

Selon l’instigateur de cette épopée nordique, Christian Flamand, dont la motoneige a éprouvé des difficultés mécaniques avant de prendre feu alors qu’il était en route vers le village cri de Waskaganish à l’embouchure de la rivière Rupert (Baie-James), cette portion sur la banquise de la baie James jusqu’à Chisasibi a été la plus périlleuse. La plupart des participants du cortège nordique ont dû contourner les rochers, la glace, les détroits et les tourbillons de la forêt en plus de devoir composer avec de nombreux bris mécaniques dans ce secteur. Les bosses incessantes ont même eu raison de plusieurs attelages en acier de traîneaux tirés par les motoneiges.

L’organisateur principal, un ancien commando du régiment aéroporté canadien (Airborne), explique que le froid était extrême et le danger omniprésent. « Ce voyage extraordinaire vers la guérison a permis aux participants de prendre conscience de leur appartenance à leur communauté pour lesquelles l’expérience aura permis de renouer avec la vie sur leurs territoires traditionnels comme des rassemblements sur le Nitaskinan (notre terre) pour les Atikamekw. L’amour pour les diverses communautés autochtones que visait cette expédition a démontré une ouverture vers un avenir très prometteur pour les Premières Nations. » M. Flamand a été ému de l’accueil chaleureux que les participants ont reçu dans les diverses communautés visitées et de la fierté qu’il y a perçue. 

À la fin de la traversée de cette gigantesque terre ancestrale, les participants de cette odyssée unique au monde, qui a commencé à Manawan, ont été accueillis en héros par la population de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles), leur destination finale, le 4 mars dernier. Cette excursion sur ces territoires traditionnels restera gravée dans la mémoire collective pour les décennies à venir.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006. L’épreuve sportive biennale est reconnue comme ayant l’un des parcours les plus difficiles au monde. Le départ et l’arrivée de l’événement se font à Labrador City.

Le nombre de coureurs a malheureusement diminué après une annulation en raison de la pandémie en 2022. Qu’à cela ne tienne, une trentaine d’équipages composés de deux motoneigistes expérimentés a relevé ce défi biennal d’envergure, nécessitant une préparation de longue haleine, en s’alignant au départ de cet affrontement de calibre international qui s’échelonne sur un itinéraire de 3100 kilomètres à travers le vaste territoire du Labrador, le 4 mars dernier.

Les participants ont franchi le fil de départ de l’édition de 2023 qui s’est effectué sur le lac Tanya. Ils ont enfourché leurs bolides rugissants, mais tous n’ont pas réussi à terminer le trajet dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires. Cette année, les athlètes provenaient tous du Canada et étaient exclusivement originaires du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à l’exception d’un motoneigiste de Kitimat, en Colombie-Britannique, et d’un autre coureur de Fort McMurray, en Alberta, ainsi que d’une équipe finlandaise, Wild Nordic Finland, dont les coéquipiers sont de la région d’Ostrobotnie du Nord, situé juste au-dessous de la Laponie, soit de la petite station de sports d’hiver d’Iso-Syöte et de la ville de Pudasjärvi au nord de la Finlande en Europe.

Délégation des Premières Nations

Plusieurs représentants autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Mistissini, Nord-du-Québec), des Innus (Matimekush-Lac John, Schefferville, Côte-Nord ainsi que Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach, Schefferville, Côte-Nord) et des Inuits (Kuujjuaq, Nunavik, Nord-du-Québec), se sont aussi élancés vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur débrouillardise. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont dû affronter les caprices de dame nature durant leur parcours rempli d’embûches naturelles.

Avant de prendre part à Cain’s Quest et en symbole de solidarité, certains motoneigistes autochtones ont été rendre visite à leurs confrères de l’Expédition des Premières Nations dans la ville voisine de Fermont, le 2 mars.

Représentation féminine

Aucune participante n’était inscrite à cette compétition dominée par les hommes. Coreen Paul, originaire du Labrador et habitant au Nouveau-Brunswick, qui était auparavant la seule femme motoneigiste à avoir terminé l’épreuve en 2012 partage aujourd’hui cet exploit avec sa coéquipière de l’édition de 2020, l’Américaine originaire de l’Alaska, Rebecca Charles, avec qui elle a pris l’alignement de cette année-là au sein de la première équipe féminine à avoir complété le très difficile circuit enneigé.

Annulation et déception

La course a malheureusement été annulée à mi-parcours, le 7 mars, à cause de la pluie et de la fragilité de la nappe de glace de mer. En route vers un point de contrôle à Port Hope Simpson à plus de 900 km du départ, un membre de l’équipage finlandais s’est retrouvé dans l’eau glacée. Heureusement, il s’en est sorti indemne.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Schefferville

Blocus d’un chemin de fer

par Éric Cyr

Source photo : Gracieuseté

Un chemin de fer privé de la région scheffervilloise a été bloqué, le 5 septembre dernier et durant plus d’une semaine, par des manifestants innus de la communauté autochtone de Matimekush-Lac John qui accusent leur conseil de corruption, d’extorsion et de fraude. Cette action a été revendiquée par une organisation appelée Comité des droits des premiers peuples qui dénonce notamment les injustices liées à la distribution des fonds à la suite d’une entente de réconciliation conclue par deux conseils innus avec la compagnie minière IOC en 2020.

Le lendemain, le 6 septembre, des contestataires innus de la région de Sept-Îles ayant des revendications communes se sont aussi rassemblés pour les mêmes raisons devant le Conseil des Innus de Uashat mak Mani-Utenam.

Ce blocage, qui a paralysé le chemin de fer de Knob Lake and Timmins (KLT) sur lequel le minerai de fer de la minière Tata Steel est acheminé jusqu’à celui de Quebec North Shore and Labrador (QNS&L) à destination de Sept-Îles, avait pour objectif d’exprimer une exaspération et une insatisfaction de plusieurs citoyens innus envers les deux conseils qui les représentent et aussi de dénoncer une problématique environnementale associée à Tata Steel concernant de la poussière qui se répand dans la communauté autochtone. Des véhicules ont été immobilisés à un passage à niveau afin d’interrompre la circulation ferroviaire. Cette entrave n’a pas interrompu le transport de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin entre Sept-Îles et Schefferville. L’acheminement de minerai sur la voie ferrée a cependant été perturbé occasionnant un ralentissement de la production qui a été temporairement considérablement réduite.

Cet événement a eu des répercussions jusqu’au Saguenay où un autre collectif composé de militants allochtones et autochtones a bloqué par solidarité la voie ferrée de l’entreprise Roberval-Saguenay qui appartient à Rio Tinto IOC à Chicoutimi.

Une rencontre a eu lieu entre les porte-paroles du mouvement et des représentants de l’entreprise, le 11 septembre, et une seconde, le lendemain, afin de discuter des enjeux et de trouver un terrain d’entente. À la suite d’engagements sur le plan environnemental et de la confirmation d’une assurance que le groupe aura un siège au sein du comité santé, sécurité, environnement et communauté de Tata Steel afin de pallier le manque de transparence des conseils, le blocus a finalement été levé, le 16 septembre, et le transport du minerai a pu reprendre son cours normal.

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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En croisade pour un pont

Le bordel chez Bonnardel

par Éric Cyr

Source photo : Coalition Union 138

Dans le cadre de la campagne, « Mamu, un pont entre nous », une délégation nord-côtière et autochtone de la Coalition Union 138, qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadousssac, s’est rendue devant le bureau de circonscription du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, à Granby en Estrie, le 12 mai 2022. Le coup d’éclat, qui incluait le déploiement d’une immense banderole avec le leitmotiv de l’organisation devant l’édifice, n’est pas passé inaperçu.

L’étendard de tissu symbolisant la principale revendication des membres de l’alliance qui préconisent la construction d’un pont à Tadoussac circule un peu partout au Québec et s’est déjà rendu en Minganie, à Sept-Îles et à Baie-Comeau avant son récent déroulement à Granby. La Coalition Union 138, qui croit fermement à la nécessité d’ériger un tel ouvrage d’art à cet endroit stratégique, reçoit notamment l’appui du milieu économique de la Côte-Nord et des communautés innues du Nitassinan sur la Côte-Nord et de Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le regroupement prend les moyens pour que ses requêtes soient considérées et souhaite obtenir un engagement ferme de la part du ministre Bonnardel pour la construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay. « Nous nous sommes déplacés pour lui montrer notre bannière », affirme le porte-parole de la coalition, Guillaume Tremblay.

« La taille imposante de cette dernière, qui montre un pont sur le fjord du Saguenay, fait en sorte que M. Bonnardel ne peut plus ignorer notre présence et notre message. La nécessité de cette infrastructure ne fait plus aucun doute sur la Côte-Nord. Nous souhaitons que le ministre reconnaisse l’importance de cet apport majeur pour la région. »

Fini la cacophonie…

M. Tremblay confie que l’accueil était loin d’être chaleureux et qu’un attaché politique du ministre des Transports a pris de nombreuses photos avant qu’un membre de la sécurité décide d’appeler les forces policières. « Avec cette imposante bannière de 40 pieds sur 20 pieds (12 mètres sur 6 mètres) qui recouvrait l’ensemble de la façade de l’édifice, François Bonnardel ne peut plus se mettre la tête dans le sable et devrait comprendre le message. De plus, il va voir les belles photos prises devant son bureau, ce qui devrait l’éclairer sur le sujet qui nous préoccupe », confie M. Tremblay qui précise qu’à la suite du déploiement de l’immense emblème sur lequel trône un pont, des représentants de la Coalition Union 138 ont finalement pu s’entretenir avec le personnel de l’équipe de circonscription du ministre des Transports qui a assuré que les demandes et les doléances seront transmises au principal intéressé.

La Côte-Nord est la seule région du Québec qui doit assurer l’accès principal au territoire par un service de traversiers. Elle attend la construction d’un pont depuis plus de 60 ans. Mamu signifie ensemble en innu-aimun et la Coalition Union 138 rassemble ainsi tous les principaux groupes de la Côte-Nord : les Premières Nations innues du Nitassinan, la classe politique régionale, l’ensemble des Chambres de commerce et la Société du pont sur le Saguenay à Tadoussac. Toutes et tous croient qu’il est plus que temps d’agir et exigent du gouvernement le même enthousiasme qu’il démontre envers le troisième lien ou d’autres grands projets routiers au Québec. Selon l’organisation, en tant que ministre des Transports, M. Bonnardel peut s’engager à construire ce pont. Il pourrait ainsi remédier aux problématiques de sécurité routière et favoriser les initiatives économiques cruciales pour la région. Le chef de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour confie : « Le ministre pourrait par le fait même contribuer au développement durable et trouver une solution aux menaces environnementales qui touchent la population de bélugas du fleuve Saint-Laurent. » Selon le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert : « La situation a assez duré. Le service des traversiers est inadéquat et non fiable. En plus d’avoir une capacité moindre que les trois anciens traversiers en période estivale, les arrêts multiples, les bris mécaniques à répétition et le manque chronique de personnel empirent encore la situation. »

Autre visite surprise

Quelques jours plus tard, le 16 mai, c’était au tour du bureau de circonscription de la ministre québécoise des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, à Saguenay, de recevoir la visite de membres de la Coalition Union 138.

La Coalition Union 138 invite la population à être à l’affut et à appuyer les actions du mouvement populaire en utilisant toutes les tribunes dont elle peut disposer pour les publiciser. Selon l’alliance pour le désenclavement de la Côte-Nord, la prochaine campagne électorale sera un moment crucial pour démontrer l’intérêt collectif et influencer le futur gouvernement à passer aux actes en agissant dans ce dossier qui s’éternise depuis plus de six décennies.

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Publié le 23 mai, 2022, dans la publication : Numéro_10 Volume_40

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Publié sur le site le 23 mai 2022

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Caribou des bois

Manigances malsaines au ministère des Forêts

par Éric Cyr

Source photo : Donald Poirier

À la suite de révélations du journal La Presse, le 21 avril dernier, concernant un stratagème élaboré par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) de connivence avec l’industrie forestière visant à augmenter la récolte de bois sur la Côte-Nord, au détriment du caribou, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) exige la tenue d’une enquête publique indépendante. Devant l’incapacité du MFFP à équilibrer ses différents mandats, SNAP Québec demande à nouveau au gouvernement du Québec d’abolir ce ministère et de reléguer la gestion de la faune et des parcs au ministère de l’Environnement, avec les budgets nécessaires.

Ces manigances sont révélées au grand jour alors que se tient, jusqu’au 17 mai, une commission indépendante sur le caribou forestier, qui ne contribue qu’à retarder une fois de plus les actions nécessaires pour le rétablissement de cette espèce en péril. SNAP Québec estime qu’une commission d’enquête publique s’impose afin de faire la lumière sur ces liens intimes entre l’industrie forestière et le MFFP, et sur l’inefficacité du système de consultation du public et des parties prenantes du régime forestier. 

« Le gouvernement du Québec doit cesser de se cacher derrière sa commission caribou et de nourrir comme il le fait le débat sur le partage des compétences entre le fédéral et le provincial en matière d’environnement. Après tous ces grands reportages médiatiques sur la mauvaise gestion de nos forêts, force est de reconnaitre qu’un grand ménage printanier est nécessaire au MFFP. Nous sommes mûrs pour une commission Coulombe 2.0 », affirme le directeur général de SNAP Québec, Alain Branchaud.

Le Pipmuakan au cœur du débat

La machination pour éviter des diminutions de récolte de bois sur la Côte-Nord touche directement une population de caribous au seuil de l’extinction, la harde de caribous du Pipmuakan. SNAP Québec collabore avec le Conseil des Innus de Pessamit depuis plusieurs années pour la mise en place d’une aire protégée autochtone qui contribuerait notamment au rétablissement de ce troupeau. « Pendant que les Innus de Pessamit travaillent activement à rétablir le caribou, le MFFP et l’industrie s’allient pour leur mettre des bâtons dans les roues », déclare la directrice principale à SNAP Québec, Alice de Swarte. « Nous soutenons la demande adressée par Pessamit au gouvernement fédéral d’intervenir et de décréter la protection de l’habitat essentiel de la population Pipmuakan en vertu de la Loi sur les espèces en péril. »

D’une combine à l’autre…

SNAP Québec avait dévoilé, en juillet 2018, un autre stratagème interne du MFFP, cette fois-ci visant à éviter la création d’aires protégées dans le sud du Québec. Ce scénario s’est confirmé en décembre 2020 lorsque Québec a annoncé l’atteinte de 17 % d’aires protégées avec des territoires essentiellement en dehors de la forêt commerciale. « Le ministère des Forêts est devenu le ministère de l’Industrie forestière. C’est un ministère qui travaille à l’encontre des objectifs du gouvernement et de la volonté de la population et des Premières Nations. Ce ministère doit être aboli pour restaurer un équilibre entre ses mandats », conclut le directeur de la conservation à SNAP Québec, Pier-Olivier Boudreault.

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Publié le 9 mai, 2022, dans la publication : Numéro_9 Volume_40

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Publié sur le site le 9 mai 2022

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Réservoir Manicouagan

Tensions et sourde oreille…

par Éric Cyr

Source photo : Rudy Landry

Le Conseil des Innus de Pessamit considère que le gouvernement du Québec et la société d’État Hydro-Québec bafouent les droits de cette Première Nation en procédant au rehaussement du niveau d’eau du réservoir Manicouagan, qui alimente le barrage Daniel-Johnson et la centrale hydroélectrique de Manic-5, en négligeant de se conformer à leurs obligations de consultation et d’accommodement.

Selon le vice-chef des Innus de Pessamit, Gérald Hervieux : « Pour ajouter l’insulte à l’injure, le gouvernement a procédé dans ce dossier en informant les villégiateurs et les propriétaires de chalets situés dans le secteur visé de son intention de révoquer leurs baux de villégiature afin de procéder à l’augmentation du niveau de l’eau souhaité, sans daigner en informer les Innus, sans que leurs préoccupations, notamment environnementales, soient considérées et sans leur proposer d’accommodements. » Les Innus de Pessamit, qui ont vu leur territoire ancestral littéralement dévasté par les barrages, les réservoirs et centrales hydroélectriques sans consultation et sans leur consentement, ne semblent pas compter aux yeux de Québec. Pessamit connaissait les intentions du gouvernement de rehausser le réservoir puisqu’une ordonnance de la Cour supérieure du Québec rendue en décembre 2020, permettait à Hydro-Québec de le faire, à la condition expresse d’avoir obtenu les autorisations au terme d’un processus de consultation et d’accommodement auprès des Innus et à la suite d’examens menés par le ministère de l’Environnement du Québec (MELCC) et de Pêches et Océans Canada. La Première Nation s’est donc impliquée de bonne foi dans le processus de consultation et s’est attelée à la tâche de conduire ses propres évaluations sur les plans communautaire, technique et environnemental, étude dont les résultats préliminaires ont fait l’objet d’un mémoire déposé le 6 juillet 2021. Mais Hydro-Québec n’a pas jugé bon d’attendre les résultats préliminaires de cette consultation et a décidé de procéder sans avertir le Conseil des Innus de Pessamit.

Loin des belles paroles

À l’heure actuelle, le niveau d’eau approche et menace les installations de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan Uapishka, copropriété des Innus de Pessamit et de l’UNESCO. L’objectif étant de remplir le réservoir à une hauteur de 355,95 m à l’automne 2021 et à une hauteur de 359 mètres en 2022. « On comprend qu’Hydro-Québec est pressée et ne souhaite pas s’embarrasser de « procédures » avec les Innus. D’autant plus que pour la société d’État, le processus de consultation et d’accommodement mis en place par le gouvernement du Québec ne constitue généralement qu’une façade, une perte de temps instituée pour donner l’impression qu’Hydro-Québec se conforme aux exigences établies par la Cour suprême du Canada en regard des préoccupations des Premières Nations. On est loin de l’appel au dialogue lancé par la présidente d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, dans le cadre de son programme « Énergie en commun ». On est loin des belles paroles du gouvernement en matière de relations avec les peuples autochtones », poursuit le chef, Jean-Marie Vollant.

Indifférence totale

«Encore une fois, nous sommes considérés et traités comme un peuple de second ordre et cela nous replace devant la réalité d’une nation qui subit une expropriation illégale de ses terres ancestrales sur lesquelles ses droits, pourtant reconnus par la constitution du Canada et par l’ONU, sont continuellement bafoués », affirme le chef Vollant. Se disant offusqué des méthodes cavalières et de l’approche colonialiste que privilégient le gouvernement du Québec et sa société d’État, celui-ci rappelle que le Nitassinan (terres ancestrales) de Pessamit est le territoire le plus exploité au Québec pour ses ressources hydroélectriques.

« Ce plus récent événement constitue la preuve que le gouvernement et Hydro-Québec agissent dans l’indifférence la plus totale envers nos droits. »

Pour exprimer son indignation et exiger une rencontre, le chef Vollant a transmis, le 14 juillet 2021, une lettre à Mme Brochu, ainsi qu’aux ministres québécois Benoit Charrette (Environnement) et Jonathan Julien (Énergie, Ressources naturelles), où il est spécifié, que les procédures de rehaussement doivent cesser. Celle-ci est demeurée à ce jour lettre morte.

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

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Publié sur le site le 7 septembre 2021

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Route 138

Un prolongement qui se prolonge…

par Éric Cyr

source photo : Connie F. Stone

Voilà belle lurette que les gouvernements successifs à Québec et à Ottawa promettent le désenclavement de la Côte-Nord et du Labrador par le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. Une autre récente annonce confirme la tendance. Cette fois-ci, certains travaux devraient bel et bien commencer cet été, près de La Romaine.

Le 10 juin dernier, le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ainsi que la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, au nom de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, ont annoncé de bonnes nouvelles aux Nord-Côtiers, lors d’une conférence de presse virtuelle. Ils étaient accompagnés du préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, féru du dossier, qui assistait à l’événement depuis son lit d’hôpital, ainsi que des trois Chefs des communautés innues du territoire, le chef du Conseil de la Première nation de Nutashkuan, Réal Tettaut, le chef du Conseil des Innus d’Unamen Shipu, Bryan Mark, et le chef du Conseil des Innus de Pakua Shipu, Guy Mestenapéo. Les maires de Baie-Comeau, Yves Montigny, de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que les préfets de Manicouagan, Marcel Furlong, et de la Minganie, Luc Noël, ont aussi assisté à la rencontre.

Les ministres ont confirmé que des étapes cruciales à la poursuite du projet de prolongement de la route 138 viennent d’être franchies. Les travaux de construction pour le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine commenceront cet été, près de La Romaine. Quant au tronçon situé entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, les travaux devraient commencer au cours de 2022. Au total, près de 80 kilomètres de route seront construits d’ici 2025 dans l’objectif de relier les localités de la Basse-Côte-Nord entre elles et éventuellement, à plus long terme, avec le reste du Québec, tout en soutenant le développement du territoire nordique.

Approbation du Conseil des ministres et ententes-cadres

La démarche a reçu l’aval du Conseil des ministres pour la réalisation des travaux de construction des tronçons retenus. De plus, le gouvernement du Québec a signé une entente-cadre avec la communauté d’Unamen Shipu, une avec celle de Nutashkuan et une avec la communauté de Pakua Shipu, afin de développer des collaborations déterminées liées à la réalisation du projet. Pour sa part, le gouvernement fédéral poursuit toujours sa consultation auprès des trois communautés innues du territoire. L’aboutissement de ces jalons importants pour le projet en assure ainsi la poursuite.

• La réalisation de ces deux tronçons représente un investissement de 695,5 millions de dollars, soit 285,6 M$ du ministère des Transports, 225,1 M$ de la Société du Plan Nord et 184,8 M$ du Nouveau Fonds Chantiers Canada – volet Infrastructures provinciales-territoriales – Projets nationaux et régionaux du gouvernement du Canada.

• Le projet consiste à aménager, sur deux tronçons, une route à deux voies, soit une dans chaque direction.

• Le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine aura une longueur d’un peu moins de 49 kilomètres et comprendra 13 structures.

• Pour relier Tête-à-la-Baleine à La Tabatière, environ 30 kilomètres de route et cinq ponts devront être construits.

• Deux autres tronçons sont inscrits au Plan québécois des infrastructures, dans la catégorie « à l’étude », soit ceux situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine ainsi qu’entre La Tabatière et Vieux-Fort.

• L’amélioration de la route 138 fait partie des 49 mesures du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), sous l’orientation 1 : améliorer l’accès au territoire. Le PAN 20-23 répond aux priorités énoncées par les acteurs du Nord québécois. Il vise à fournir les outils appropriés aux communautés concernées afin qu’elles habitent pleinement leur territoire.

• Le gouvernement du Québec investira ainsi 778,6 millions de dollars, soit plus de la moitié de la somme prévue dans le PAN 20-23, pour soutenir les entreprises et les citoyens établis et actifs au nord du 49e parallèle. Les 49 actions socio-économiques du PAN 20-23 ont été précisées conjointement par 20 ministères et organismes du gouvernement du Québec.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Rio Tinto IOC

Vers la fin d’un litige qui s’éternise ?

par Éric Cyr

Le dialogue a été réamorcé, à la mi-janvier, entre la minière IOC, une filiale de la multinationale Rio Tinto, et les chefs autochtones des communautés innues de Matimekush-Lac John (Schefferville) et de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles). Les deux partis ont entamé des pourparlers au sujet du conflit qui les oppose concernant l’exploitation par la minière, depuis le début des années 1950, du Nitassinan, territoire ancestral innu qui n’a jamais été cédé.

L’objectif du rapprochement est d’éventuellement conclure une entente afin de régler le différend qui perdure depuis dix ans (2010). Des tentatives de signer un accord ont été démarrées, mais sans résultat concluant à ce jour. Une poursuite conjointe de 900 millions de dollars a été intentée contre la multinationale par les deux communautés innues en 2013 alléguant que la compagnie IOC a illégalement occupé leur territoire pendant près de trois décennies (28 ans) et que les vastes installations de la compagnie incluant sa filiale de transport, le chemin de fer du littoral nord de Québec et du Labrador (QNS&L), ont violé leurs droits ancestraux les dépossédant de leur territoire traditionnel. Cette procédure déposée il y a sept ans est aujourd’hui devant la Cour suprême du Canada.

Effort de réconciliation

Ce déplacement, une visite de courtoisie, est un peu la continuité d’une rencontre survenue entre les hauts dirigeants de l’entreprise et les représentants innus en 2019. Une délégation, incluant le directeur général de la minière IOC à Sept-Îles, Benoit Méthot, et le chef des opérations, Chantal Lavoie, s’est rendue à Schefferville en compagnie d’avocats afin d’y rencontrer le conseil des Innus de l’endroit. Cette main tendue près de 40 ans après la fin des activités d’IOC à Schefferville est perçue par les premières nations innues concernées comme une réelle volonté de négocier de bonne foi afin de les compenser pour les erreurs commises et a été saisie par les chefs innus qui ont bon espoir de parvenir à l’atteinte d’un règlement à l’amiable. Le chef de Matimekush-Lac John, Réal Mckenzie, considère que c’est un début de discussion encourageant et a profité de l’occasion pour faire visiter sa collectivité aux personnes mandatées par Rio Tinto IOC en prenant soin de leur indiquer les cicatrices laissées par les activités de la minière qui ont dénaturé son apparence. Rio Tinto a pour sa part qualifié ces rencontres d’excellentes en indiquant vouloir maintenir les conversations. Une entente survenue en novembre dernier entre Rio Tinto Fer et Titane (Havre-Saint-Pierre) et la communauté innue Ekuanitshit (Mingan) semble de bon augure et dénote une certaine détermination du groupe minier à régler les bévues du passé.

Cheminement historique

La Compagnie minière IOC est constituée en 1949 après quatre ans d’exploration et de mise en valeur. En 1954, le chemin de fer QNS&L transporte le premier convoi de minerai de fer en provenance de Schefferville jusqu’au terminal portuaire de Sept-Îles. En 1958, IOC lance le projet Carol incluant la construction d’une mine et d’un concentrateur à Labrador City. En 1960, un embranchement de la voie ferrée principale de QNS&L relie les nouvelles opérations du Labrador qui sont complétées en 1962 permettant le début de l’exploitation minière à Labrador City. En 1982, IOC annonce la fin de ses activités à Schefferville.

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Publié le 3 février, 2020, dans la publication : Numéro_02 Volume 38

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Publié sur le site le 3 février 2020

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Désenclavement de la Côte-Nord

Fermeté, unanimité et unité dans la diversité

par Éric Cyr

Légende : Route blanche à Baie-des-Moutons en Basse-Côte-Nord. Source : Juanita Jones

Le front historique de la Côte-Nord poursuit ses représentations et une importante délégation s’est rendue à Québec, le 28 mars dernier, afin de faire valoir les revendications légitimes de la région à l’Assemblée nationale. Le groupe a accordé un point de presse dans le hall de l’hôtel du Parlement en compagnie des députés du Parti québécois de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet. La délégation comprenait, tout comme la précédente qui s’est déplacée à Ottawa, des représentants des localités nord-côtières et des communautés innues de partout sur le territoire et qui se sont exprimés au diapason.

Le combat de la Côte-Nord

La députée péquiste confie : « Vous savez, quand la Côte-Nord se déplace à Québec, c’est que c’est important. On a des élus, des maires, des chefs autochtones et nous sommes tous unis derrière un objectif qui est prioritaire. Ce n’est pas le seul qui est important, il y en a d’autres notamment un pont sur la rivière Saguenay et la réfection de la route 389, mais il y a un projet pour lequel on continue à se battre : le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour désenclaver la Basse-Côte-Nord qui n’est pas reliée au reste du Québec par un réseau routier. » Mme Richard a interpellé le premier ministre François Legault afin qu’il soutienne les Nord-Côtiers dans ces démarches en accordant les sommes nécessaires et en précisant un échéancier précis de réalisation des travaux. Elle a aussi parlé du coût astronomique des billets d’avion et de l’effet prohibitif de ceux-ci.

Un demi-siècle de promesses

Le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a indiqué que le budget de 200 millions de dollars alloué pour la route 138 par le précédent gouvernement Couillard avait mystérieusement disparu : « On va voir si l’on a un gouvernement qui va travailler avec nous pour le parachèvement de la 138 qui nous est promis depuis au moins 50 ans. » Ce dernier a mis en perspective le fait que la Côte-Nord rapporte énormément au Québec, ne serait-ce que par le biais de l’énergie produite par Hydro-Québec sur ce territoire et dont 40 % de celle-ci est fournie ou transite par la Côte-Nord. Un bénéfice net qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars annuellement, ce qui, toutes proportions gardées équivaut à quelques 2 milliards 120 millions par année qui sont directement générés par la région. « On pourrait réserver 10 % de ce montant annuel, ce qui représente 200 M $, jusqu’à ce que la route 138 soit complétée. »

L’effet ping-pong

Le maire de Sept-Îles voudrait que les citoyens réalisent que toute la population du Québec profite de la Côte-Nord qui ne reçoit pas sa juste part dans cette équation qu’il juge inéquitable. « On a reçu l’appui de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dans ce dossier. Il est grand temps de nous donner une route, pas juste pour les communautés isolées dont plusieurs sont en mode survie, mais aussi pour ouvrir le corridor avec Terre-Neuve-et-Labrador, contribuant ainsi à stimuler des échanges commerciaux avec cette province, ce qui générerait des retombées économiques importantes pour la Côte-Nord dont la démographie est en constante diminution depuis les cinq dernières années. Le premier outil de développement économique pour une région, c’est l’accès à son territoire. J’espère que le gouvernement actuel va passer à l’action et déterminer un échéancier comme le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, a dit vouloir le faire lors de son passage sur la Côte-Nord. Le gouvernement précédent nous a envoyés à Ottawa, on y est allés et l’on a reçu l’appui du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, qui a dit qu’Ottawa sera au rendez-vous quand Québec aura priorisé cette route et là Québec nous dit attendre un engagement du fédéral. On a fini de jouer au ping-pong avec les Nord-Côtiers ! Il est grand temps que ça change et qu’on investisse les montants nécessaires pour finaliser la route 138 afin que la Côte-Nord puisse se développer comme toutes les autres régions du Québec. Qu’on arrête de jouer ça à la pièce, on veut tous le même scénario. On fait des études depuis des décennies. On a assez entendu la chanson et tous les gouvernements l’ont promis à tour de rôle. Comment développer une région si l’on n’a pas accès au territoire ? »

Le
combat
de la
Côte-Nord
s’intensifie…

Trans-Québec-Labrador

Le préfet de la Minganie, Luc Noël, réitère les besoins de la Côte-Nord après cette rencontre avec les ministres des Transports, François Bonnardel, et de la Côte-Nord, Jonatan Julien. « On demande un plan de match précis. On veut savoir combien ça coûterait de terminer la route 138 et quand cela va se faire.La Côte-Nord représente 1 % de la population du Québec, mais contribue pour 2,2 % du produit intérieur brut (PIB). Est-ce qu’on pourrait finalement obtenir le 200 M $ par année qu’on réclame pour finir la 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour ouvrir la voie d’échanges commerciaux avec notre principal voisin Terre-Neuve-et-Labrador ? On veut occuper le territoire de façon dynamique, on veut que notre gouvernement qui se dit économique nous donne un engagement sans équivoque et une réponse favorable à notre demande. Ce qu’on veut c’est un plan d’affaires et un investissement pour la Côte-Nord. »

Alliés autochtones

Des représentants autochtones ont aussi pris la parole, dont Guy Bellefleur de la communauté innue de Pakua Shipu qui a dénoncé l’absence d’un lien routier. « Ce n’est pas le temps d’être malade le soir, parce qu’il n’y a pas de route ni d’aéroport pour une évacuation médicale, c’est l’armée qui bien souvent vient chercher les malades à l’aide d’un hélicoptère. On fait des annonces depuis des années, où est passé l’argent ? On apprend qu’il va y avoir du déboisement. Quand je conduis une motoneige, je peux la conduire les yeux fermés parce qu’il n’y a pas de forêt. On demande au gouvernement du Québec de mettre les sommes nécessaires pour une cause, désenclaver les communautés de la Basse-Côte-Nord et travailler ensemble afin de développer les ressources qui sont là et les mettre en valeur. C’est ce qu’on veut faire, tout le monde va en bénéficier. Les gens d’ici méritent l’obtention d’une route. »

Appui total

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, parle d’un appui total et sans réserve à cette démarche et évoque la solidarité entre les Premières Nations et les Québécois dans ce dossier particulier. « Les gens sont tannés d’atterrir ou d’amerrir, c’est le temps d’avoir le choix et de ne pas dépendre d’horaires précis déterminés par d’autres. Il y a trop longtemps qu’on parle de la 138, il faut passer à l’action. Les Premières Nations sont étroitement associées à cette démarche pour plusieurs raisons : faire la promotion d’un esprit de collaboration entre les municipalités et nos communautés à l’échelle du Québec et le prolongement de la 138 est un bel exemple. L’absence de route contribue à créer des situations extrêmement précaires dans le domaine de la santé et à une problématique de logement. Une route permettrait de diminuer les coûts astronomiques au niveau de l’habitation. Comment se fait-il que la route pour se rendre à la Baie-James soit totalement asphaltée sur toute sa longueur pour une population de 450-500 personnes, soit beaucoup moins de monde qu’en Basse-Côte-Nord, la seule région du Québec, à l’exception du Nunavik et de Schefferville, qui n’est pas reliée par un réseau routier. Nos communautés demandent simplement d’avoir accès à une route qui leur permet de s’épanouir. »

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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Rapprochement interculturel

Gastronomie innue à l’honneur

par Éric Cyr

Légende : Le cuisinier Alfred McKenzie et sa complice Annette Vollant présentent leurs créations culinaires inspirées des traditions innues.

Le cuisinier innu Alfred McKenzie était de passage au complexe de Minerai de fer Québec (MFQ) à Fermont, à la fin décembre, répondant à l’invitation de cette dernière, qui emploie un certain nombre d’Innus, dans le cadre d’une exploration de saveurs du terroir de ce peuple autochtone de la taïga et de la toundra. Il était accompagné de sa femme, Annette Vollant, également cuisinière qui l’assistait dans la préparation et la présentation des hors-d’oeuvre.

Voyage gustatif

L’artiste culinaire a offert aux convives, dirigeants, travailleurs et entrepreneurs de cette société plusieurs dégustations de produits alimentaires traditionnels et raffinés. L’activité visant le rapprochement culturel s’est échelonnée sur une période de quatre jours pour permettre à un maximum de participants de profiter de cette expérience gustative. Afin de vivre pleinement cette aventure, un contenu visuel et musical d’artistes innus contribuait à agrémenter l’atmosphère.

Stimuler les papilles

Le passionné cuisine depuis plus d’une trentaine d’années et son approche s’inspire des traditions transmises par ses aïeux et de produits culinaires qui remontent à l’époque où son peuple nomade assurait sa subsistance en s’adonnant à la chasse et à la pêche sur un vaste territoire. Son exploration s’oriente du canard et de l’outarde (bernache) au caribou et au castor jusqu’aux petits fruits des champs ou cueillis dans les bois. Alfred McKenzie fait fumer de la viande de gibier et du poisson à l’aide de branches d’épinette. « J’évite d’utiliser des épices afin de ne pas masquer l’agencement et les saveurs des aliments. J’essaie de conserver le goût d’origine et de perpétuer les recettes de mes ancêtres. » Gourmets et gourmands ont pu faire bonne chère et se sont délectés du menu composé de différents mets préparés par celui qui considère que le garde-manger traditionnel amérindien, c’est la forêt et les lacs.

Leur fille étudie actuellement l’art culinaire en Belgique.

Les Innus étaient jadis nommés Papinachois par les missionnaires jésuites et Montagnais par les explorateurs européens.

 

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Publié le 21 janvier, 2019, dans la publication : Numéro 1 Volume 37

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Publié sur le site le 21 janvier 2019

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